La génétique : Le filtrage vous aide-t-il vraiment à atteindre vos objectifs d’élevage?

Le texte qui suit est un extrait d’un article publié par Brian Van Doormaal et Lynsay Beavers du Réseau laitier canadien.

Certains producteurs ont adopté la stratégie visant à appliquer des valeurs minimales à un caractère ou plus pour filtrer les taureaux et identifier ceux à utiliser dans le troupeau. Une telle stratégie peut avoir un impact très important sur la sélection de taureaux qui en résulte, ce que souvent les producteurs ne considèrent pas.

La stratégie idéale permettant aux producteurs d’atteindre leurs objectifs d’élevage consiste d’abord à classer les taureaux en fonction de leur indice de sélection préféré. Une fois que les meilleurs taureaux pour cet indice sont identifiés, la deuxième étape consiste à déterminer la meilleure façon de les incorporer dans votre troupeau en évitant les accouplements qui entraînent un niveau trop élevé de consanguinité et/ou un risque plus grand qu’un taureau soit porteur d’un gène récessif indésirable comme le gène associé à la déficience en cholestérol.

Deux indices de sélection génétique nationaux, l’IPV et Pro$, ont un rôle essentiel à jouer. Le Réseau laitier canadien (CDN) et chaque association de race fournit les listes des meilleurs animaux… taureaux éprouvés, jeunes taureaux génomiques, vaches et génisses, classés selon leurs IPV et Pro$. Ces indices ont été élaborés et mis en œuvre dans le but de guider les producteurs canadiens dans l’établissement puis la réalisation de leurs objectifs d’élevage.

Au Canada, on encourage les producteurs à déterminer si c’est l’IPV ou Pro$ qui répond le mieux à l’ensemble de leurs besoins. Rappelons que Pro$ a été introduit en août 2015 en tant qu’indice basé sur le profit qui classe les taureaux et les vaches en fonction du profit net que leurs filles devraient réaliser pendant les six premiers années de leur vie. Comparativement à Pro$, les producteurs utilisant l’IPV comme leur principal indice de sélection peuvent s’attendre à un plus grand progrès génétique pour les caractères de conformation, mais à des gains plus lents pour les rendements en production, et les deux indices affichent une réponse prévue similaire pour la plupart des caractères fonctionnels.

Pour en savoir d’avantage, vous pouvez avoir accès à l’article complet ici.

Spécialistes canadiens en recherche laitière et en vulgarisation reconnus!

L’Ordre des agronomes du Québec a décerné des prix de reconnaissances à Hélène Lapierre Ph.D. (AAC), Steve Adam (Valacta) et Julie Baillargeon (Valacta) lors de son congrès annuel à Sherbrooke (Québec) les 21 et 22 septembre.

Ordre du Mérite agronomique

Unknown-1Hélène Lapierre Ph.D., AAC Centre de recherche et de développement de Sherbrooke

Comptant près de trente années d’expérience en recherche sur la vache laitière à Agriculture et Agroalimentaire Canada, Mme Lapierre a su contribuer de manière remarquable aux avancées agronomiques dans ce domaine. L’une de ses plus grandes réalisations a mené au développement des connaissances uniques sur l’utilisation de l’azote par la vache laitière. L’azote est important dans l’alimentation de la vache car il est l’élément de base des acides aminés, qui sont eux-mêmes les blocs constituant les protéines.

Les connaissances issues de ses travaux de recherche sont utilisées pour améliorer les modèles de formulation de ration alimentaire des vaches laitières. Ces nouvelles formulations, qui permettent de réduire la teneur en protéine des rations,  ont pour effet d’augmenter les revenus des exploitations laitières tout en diminuant les rejets de polluants dans l’environnement.

Les résultats de ses recherches ont notamment été publiés dans 136 articles originaux évalués par des pairs, 19 revues et chapitres de livre et 206 communications scientifiques présentées lors de congrès sous forme de présentations orales ou d’affiches.

Médaille de distinction agronomique

Steve Adam, Expert confort, comportement et bien-être, Valacta et 

Julie Baillargeon, Coordonnatrice des projets de recherche et du transfert technologique, Valacta

Une Médaille de distinction agronomique est remise à Steve Adam et Julie Baillargeon en reconnaissance de leur travail exceptionnel dans le cadre d’un projet touchant au bien-être des animaux. Le projet L’étable, source de confort est née du besoin de comprendre l’importance du confort des vaches laitières pour les producteurs laitiers et d’offrir à ces derniers des connaissances et des solutions pratiques à appliquer dans leur étable.

Ensemble, Steve Adam et Julie Baillargeon ont recensé, relu et vulgarisé les données des recherches les plus pertinentes et actuelles, dont la plupart provenaient de projets menés dans des fermes québécoises et canadiennes sous la Grappe de recherche laitière.

Les documents de la formation qui en a découlé a connu un succès phénoménal, ayant été consultés par des gens provenant de 26 pays. Au total, les vidéos de la formation cumulent près de 20 000 visionnements à ce jour. De plus, ils faisaient partie d’une équipe avec les Producteurs laitiers du Canada pour adapter le programme dans un format pour transférer les résultats aux producteurs laitiers canadiens. Six webinaires ont été créés (3 anglais et 3 français) pour transmettre l’information sur le bien-être à travers le pays.

Félicitations à nos collègues en recherche laitière et en transfert du savoir laitier pour leurs réalisations exceptionnelles!

 

Symposium 2017 nutrition et santé : Pour conjuguer la nutrition au féminin

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Le symposium des Producteurs laitiers du Canada intitulé Pour conjuguer la nutrition au féminin vise à examiner différents aspects de la santé des femmes. Des conférenciers de renom nous aideront à mieux comprendre :

  • les préjugés entourant le poids
  • le rôle des protéines chez les personnes plus âgées
  • la santé osseuse chez la femme à chaque étape de la vie
  • les besoins nutritionnels spécifiques des femmes actives

Pour consulter le programme et vous inscrire, visitez www.savoirlaitier.ca.

Les PLC adoptent une nouvelle Stratégie nationale pour la vulgarisation et le transfert des connaissances issues de la recherche

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Le 17 juillet 2017, le Conseil d’administration des PLC a adopté sa nouvelle Stratégie nationale pour la vulgarisation et le transfert des connaissances issues de la recherche en production laitière (cliquez sur le lien pour télécharger le document). Cette stratégie a pour objectif de faciliter la collaboration et la coordination, de maximiser l’efficacité du transfert des résultats de recherche et d’accroître l’innovation à la ferme. La Stratégie a été adoptée sur la recommandation du Conseil canadien de recherche laitière (un comité relevant du Conseil d’administration des PLC qui est composé de représentants des organisations laitières provinciales et de six membres du Conseil d’administration des PLC). La Stratégie entre immédiatement en vigueur.

Savoir laitier à portée de la main : documents de référence en ligne sur le bien-être animal et les bonnes pratiques environnementales

Documents de référence sur l’atténuation des gaz à effet de serre provenant des fermes laitières grâce aux pratiques culturales, à l’alimentation et aux bonnes pratiques de gestion du fumier

Ces publications sont fondées sur les résultats d’une étude de cinq ans menée par Claudia Wagner-Riddle, Ph.D., de l’Université de Guelph, et ses collaborateurs dans le cadre du programme de lutte contre les gaz à effet de serre d’AAC. Le contenu met l’accent sur les pratiques recommandées qui peuvent contribuer à l’atténuation des gaz à effet de serre. Les pratiques proposées ont été validées par un groupe d’experts scientifiques canadiens œuvrant dans le secteur laitier et l’environnement, et incluant des études financées par les PLC dans le cadre de la Grappe de recherche laitière. Cliquer sur un titre ci-dessous pour télécharger le document.

Pour obtenir des exemplaires imprimés, communiquez avec shelley.crabtree@dairyresearch.ca.

Documents de référence sur la boiterie, l’état de chair et les blessures aux jarrets, au cou et aux genoux

 

Trois documents de référence sur la boiterie, l’état de chair et les blessures aux jarrets, au cou et aux genoux ont été distribués à plus de 6 000 producteurs laitiers au cours des six derniers mois comme matériel de ressource en préparation de la validation du volet bien-être animale de proAction débutant à l’automne 2017. Ce matériel a été élaboré de concert avec des agents de vulgarisation, des scientifiques et des experts proAction, et les informations sont fondées sur des conclusions scientifiques issues de travaux financés par les PLC et leurs partenaires de la Grappe de recherche laitière. Cliquer sur un titre ci-dessous pour télécharger le document.

Pour obtenir des exemplaires imprimés, communiquez avec shelley.crabtree@dairyresearch.ca.

Les systèmes de traite automatisée : comment la boiterie peut nuire à la production laitière du troupeau et ce que vous pouvez y faire

feedingpackLe recours aux systèmes de traite automatisée (STA) a augmenté dans l’industrie laitière au cours des dernières années, au fur et à mesure que les producteurs investissent dans de nouvelles technologies et dans la construction de nouvelles étables. D’après Statistique Canada, en 2015, sept pour cent de toutes les fermes laitières canadiennes utilisaient un mode de traite automatisée. Comme pour tout nouveau système, il y a des avantages et des défis à relever.

Dans un récent projet de recherche s’intéressant à la boiterie sur les fermes pratiquant la traite automatisée (projet financé par la Grappe de recherche laitière 2) dirigé par l’étudiante au doctorat Meagan King sous la supervision de Trevor DeVries, Ph.D., à l’Université de Guelph, l’équipe a constaté qu’un des défis des troupeaux en traite automatisée était l’identification des vaches légèrement boiteuses. La boiterie a des répercussions sur l’ensemble du troupeau, et non seulement au niveau de la vache individuellement. De fait, une hausse de la prévalence de la boiterie dans le troupeau réduit la production d’ensemble.

Dans le cadre de la recherche, 41 fermes robotisées ont été étudiées et on a recueilli des données sur la régie, la conception des étables et la prévalence de la boiterie. Les chercheurs ont ensuite examiné les facteurs de risque de boiterie au niveau du troupeau et au niveau des vaches, de même que des facteurs relatifs à la productivité, à l’efficacité et au comportement des vaches.

Ils ont recueilli des données en rendant visite à 26 fermes en Ontario et à 15 fermes en Alberta. Ils ont interrogé les producteurs de chaque ferme au sujet de la gestion des aliments, du fumier et de la litière. Les chercheurs ont consigné des détails concernant l’aménagement des étables et la densité animale relativement à l’espace des mangeoires, la disponibilité de stalles de couchage et le nombre de robots sur chaque ferme. Ils ont également évalué la démarche d’un échantillon représentatif de vaches de chaque ferme sur une échelle de 1 à 5 (1 ne présentant aucune boiterie et 5 présentant une boiterie extrême).

Les résultats clés

La prévalence accrue de boiteries graves est associée à une réduction de la production laitière par vache et par robot de traite. Les chercheurs ont constaté qu’en moyenne, moins de 2 % des vaches évaluées affichaient une boiterie grave (≥4 sur 5). Toutefois, ils ont aussi constaté qu’en moyenne, 26 % des vaches évaluées affichaient une boiterie allant de modérée à grave (≥3 sur 5). La majorité des vaches boiteuses observées présentaient une boiterie modérée, i.e. de 3 sur 5.

Les chercheurs ont également constaté que dans le contexte de traite automatisée, il fallait aller chercher les vaches présentant une boiterie légère mais tout de même perceptible 2,2 fois plus souvent, qu’elles passaient au robot 0,3 fois moins par jour et qu’elles produisaient 1,6 kg/jour moins de lait que les vaches sans boiterie. Les travaux de recherche nous portent à croire que les producteurs savent comment identifier et traiter les cas de boiterie grave au sein de leur troupeau. L’équipe a cependant aussi constaté que les producteurs éprouvaient davantage de difficulté à repérer les cas de boiterie allant de légère à modérée (qui représentent les cas ‘à surveiller’ d’après le programme d’évaluation du bien-être animal proAction).

La gestion du fumier a un effet significatif sur la prévalence de la boiterie observée à la ferme : les étables où le fumier est raclé plus fréquemment des allées affichent une prévalence inférieure de boiterie modérée et un taux inférieur de vaches à aller chercher pour la traite. Des planchers plus propres améliorent la mobilité des vaches, facteur important lorsque les vaches se dirigent vers un robot pour se faire traire puis retournent vers leur logette ou l’aire d’alimentation.

La densité de logement a aussi un effet sur la production et la boiterie à la ferme : une plus grande densité par stalle est associée à une prévalence supérieure de boiterie grave et à un nombre supérieur de vaches que le producteur doit aller chercher pour la traite. Bien qu’une densité de logement plus élevée soit associée à une production accrue par robot de traite, cela s’accompagne d’une fréquence de traite par vache inférieure.

Les vaches présentant un moins bon état de chair et les vaches de plus grande parité étaient plus susceptibles d’avoir une boiterie. Ce constat est cohérent avec d’autres travaux de recherche : les vaches maigres ont aussi le coussinet plantaire des sabots aminci, ce qui les prédispose à des causes mécaniques de boiterie (c.-à-d. des ulcères de la sole).

RECOMMANDATIONS

  • Ces constats nous portent à croire que les producteurs devraient surveiller, gérer et traiter la boiterie précocement pour améliorer le bien-être animal et empêcher les pertes de production dans un contexte de traite automatisée, tout comme pour les autres types d’étables et de stabulation. Pour ce faire, il est possible d’obtenir de la formation voulue en évaluation de la démarche des vaches afin de pouvoir identifier les cas de boiterie légère et prendre les mesures correctives pertinentes. Les producteurs devraient aussi connaître l’état de chair de leurs vaches car les vaches plus maigres peuvent manifester davantage de problèmes sous-jacents qui devraient être examinés.

 

  • Enfin, on recommande aux producteurs qui utilise la traite automatisée de veiller à la propreté des planchers afin de procurer aux vaches une surface adéquate sur laquelle elles peuvent se déplacer pour aller au robot de traite et revenir, en plus de prévoir un espace de repos propre, confortable, bien garni de litière et qui soit de taille suffisante pour maximiser le confort et le potentiel de production des animaux, en plus de prévenir la boiterie.

Ressources et liens :

https://www.dairyresearch.ca/francais/cow-comfort.php

http://www.journalofdairyscience.org/article/S0022-0302(17)30330-2/abstract

http://www.journalofdairyscience.org/article/S0022-0302(16)30591-4/fulltext

 Meagan King est candidate au doctorat au Département des biosciences animales de l’Université de Guelph. Emilie Belage est diplômée de maîtrise du Département de médecine des populations à l’Université de Guelph et étudiante en médecine vétérinaire à l’Université Michigan State.

Pierre Lampron élu président des PLC

UnknownDes élections à la présidence des PLC ont eu lieu à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle tenue à Edmonton les 18 et 19 juillet. Wally Smith a occupé la présidence pendant le maximum permis de trois mandats. Après le vote des délégués, Pierre Lampron est devenu le nouveau président des PLC. Il a été élu pour un mandat de deux ans. Par ailleurs, le nouveau Comité exécutif est composé de David Wiens (Manitoba), Reint-Jan Dykstra (Nouveau-Brunswick), Ralph Dietrich (Ontario) et Bruno Letendre (Québec). Toutes nos félicitations à Pierre Lampron et aux membres du nouveau Comité exécutif!

 

Consultez les faits saillants en recherche laitière en ligne dès maintenant

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Un ensemble de six fiches d’information portant sur les investissements en recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada durant l’exercice 2016-2017, les retombées de ces investissements sur le secteur de la production laitière, la santé des Canadiens et l’économie est offert sur le site Recherchelaitiere.ca. Apprenez-en davantage sur nos succès dans plusieurs domaines : la génétique et la génomique laitières, la santé, les soins et le bien-être animal, la production laitière durable et la nutrition et la santé humaines.

Chaire sur la vie durable des bovins laitiers

De plus d’un an, Elsa Vasseur est la titulaire de la chaire sur la vie durable des bovins laitiers. Novalait a produit une nouvelle capsule sur le programme de recherche de la chaire et les travaux en cours pour les producteurs laitiers canadiens. Cliquez sur le lien suivant pour visualiser la capsule maintenant : Elsa Vasseur – Chaire sur la vie durable des bovins laitiers.

 

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Investissement : L’investissement total des partenaires dans cette recherche est de plus de 1,6 million de dollars sur cinq ans. Les partenaires sont le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Novalait, l’Université McGill, Les Producteurs laitiers du Canada et Valacta.

Thèmes de recherche : Sur le thème du confort et de la gestion des vaches, la recherche traitera des systèmes de stabulation entravée (étant donné leur popularité actuelle) et examinera les solutions pour faire la transition vers les systèmes de stabulation libre pour les producteurs laitiers qui souhaitent envisager cette option. Tous les éléments seront abordés sous l’angle du confort et de la gestion des animaux. De plus, chaque domaine sera évalué en fonction des retombées économiques potentielles.

Le thème de la longévité des vaches évaluera l’impact économique des facteurs de risque propres à la longévité des vaches en lien avec la gestion, le logement, et le confort et la santé des vaches. Il portera aussi sur le profit à vie à l’échelle de la vache individuelle et du troupeau, et visera à créer des outils d’aide à la décision pour améliorer la gestion globale de la ferme, les profits et le bien-être et la longévité des vaches, particulièrement en évaluant i) la rentabilité à vie, ii) l’élevage des animaux et ii) le dépistage précoce des indicateurs de longévité.

L’objectif de la recherche menée dans le cadre du thème environnement et société est de commencer à comprendre, à anticiper et à prévenir les conflits potentiels et à trouver des solutions qui amélioreraient tant le bien-être que la longévité des vaches (p. ex. pratiques clés et systèmes de gestion ciblés dans les thèmes de recherche 1 et 2), mais qui pourraient contrebalancer la durabilité globale de la ferme et du système agricole en nuisant à l’impact environnemental et à l’acceptabilité sociale.

Systèmes de traite automatisée : les facteurs touchant la santé, la productivité et le bien-être des animaux

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L’adoption des systèmes de traite automatisée (STA) s’accélère à travers le Canada. Selon Ed Pajor, titulaire de la bourse Anderson-Chisholm en soins et en bien-être animal à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Calgary, « les producteurs de lait canadiens veulent savoir à quoi s’attendre s’ils font la transition vers un STA. »

Grâce au financement obtenu auprès de la Grappe de recherche laitière, M. Pajor, l’étudiante diplômée qu’il dirige, Mme Christine Tse, et leurs collaborateurs ont mené un sondage auprès de 200 producteurs de lait dans huit provinces canadiennes afin de documenter leurs perceptions sur l’effet qu’a eu le passage d’un système de traite classique à un STA sur le logement des animaux, la gestion de la ferme et la santé des vaches.

En moyenne, les producteurs de lait ont terminé la transition vers un STA 30 mois avant la tenue du sondage, avec 51 vaches en lactation par robot de traite et deux robots de traite par ferme. Presque tous les producteurs interrogés (81 %) signalent une hausse du rendement laitier avec une qualité de lait pratiquement inchangée après être passés à un STA. Afin de permettre le passage au STA, plus de la moitié (55 %) des producteurs ont érigé une nouvelle étable et 47 % d’entre eux disent avoir changé de système de stabulation.

Dans la majorité des cas, les pratiques de nettoyage et d’alimentation sont demeurées inchangées. La grande majorité d’entre eux (80 %) sont d’avis que le STA faisait en sorte qu’il était plus facile de déceler les maladies et la boiterie chez leurs vaches grâce à la quantité de renseignements que les robots recueillent pour chaque animal et des alertes qui informent le producteur de certains problèmes.

La plupart des producteurs ont noté que la boiterie était demeurée stable ou avait diminué après l’introduction d’un STA, en plus de trouver la détection des vaches boiteuses plus facile en raison de la détection automatique. Toutefois, une mise en garde s’impose : il semble que le changement de mode de stabulation (c.-à-d. de stabulation entravée à stabulation libre) effectué en même temps que le passage à un STA ait mené à la détection d’un plus grand nombre de cas de boiterie. Cela permet de croire que l’augmentation de l’activité motrice des vaches entrainée par le passage de la stabulation entravée à la stabulation libre combiné à l’installation simultanée d’un STA a un plus grand impact sur la boiterie que la seule installation d’un nouveau système de traite.

La grande majorité des producteurs (87 %) ont signalé un taux de mammite clinique stable ou inférieur, d’après les rapports générés par les STA. Environ les deux tiers des producteurs ont signalé une hausse du taux de conception après l’adoption d’un STA.

Presque tous les producteurs s’entendent pour dire que l’adoption d’un STA a amélioré leur qualité de vie au plan de l’économie de temps, de la souplesse, du stress, de la somme de travail physiquement exigeant et de la gestion du personnel.

« Dans l’ensemble, les producteurs nous ont dit que la transition à un STA avait répondu à leurs attentes et accru la rentabilité de leurs exploitations, » de dire Pajor. De fait, la très grande majorité des producteurs ont affirmé qu’ils recommanderaient l’adoption d’un STA aux autres producteurs.

Auteur : Shannon L. Tracey, Ph.D., Cross the “T” Consulting