Webinaire : Nouvelles perspectives sur le rôle des produits laitiers dans la prévention du diabète de type 2

Onze millions de personnes vivent avec le diabète ou le prédiabète au Canada et environ 90 % des personnes diabétiques ont le diabète de type 2. De plus en plus de données suggèrent que la consommation de produits laitiers, y compris la consommation de produits à pleine teneur en gras, est associée à un risque réduit de développer le diabète de type 2.

Les Producteurs laitiers du Canada organisent la tenue d’un webinaire avec le conférencier Anthony Hanley, Ph.D., professeur au Department of Nutritional Sciences de l’University of Toronto, le mercredi 24 février 2021 de midi à 13 h (EST). Il présentera des informations scientifiques sur le rôle des produits laitiers dans la prévention du diabète de type 2, notamment :

  • La prévalence du diabète de type 2, particulièrement au Canada
  • Les facteurs de risque associés au développement du diabète de type 2
  • Les données scientifiques sur le rôle des produits laitiers dans la prévention du diabète de type 2
  • Les mécanismes potentiels liés aux produits laitiers dans la prévention du diabète de type 2 
  • Les données nouvelles et émergentes : acides gras laitiers, produits laitiers fermentés

Pour vous s’inscrire au webinaire, cliquez sur le lien suivant : https://studiocast.ca/client/dairy_nutrition/event/8742/fr/

Producteurs laitiers recherchés! Des chercheurs canadiens ont besoin de votre perspective sur la production d’ensilage et les pratiques de gestion associées

Une équipe de recherche canadienne dirigée par Nancy McLean, de l’Université Dalhousie, et Linda Jewell, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) – St. John’s, Terre-Neuve, invite les producteurs laitiers à participer à un sondage sur la production et la gestion de l’ensilage. La date limite pour répondre au sondage est le 31 mars 2021.

Les Producteurs laitiers du Canada, en collaboration avec AAC, appuient ce projet de recherche intitulé Identifier les meilleures pratiques de gestion pour la production d’un ensilage de grande qualité dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 3. 

La participation des producteurs laitiers est une composante cruciale du projet. En participant, les producteurs laitiers contribueront à la réalisation d’un important projet de recherche qui vise à produire et à rendre accessible aux producteurs de l’information fondée sur des données scientifiques portant sur les meilleures pratiques de gestion, les options pour réduire les coûts et les conditions optimales pour produire de l’ensilage de grande qualité partout au Canada.

Cliquez sur le lien suivant pour répondre au sondage : https://fr.surveymonkey.com/r/2020CDN_SilageStudy

Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec Nancy McLean à Nancy.McLean@Dal.Ca.

Des projets de recherche à grande échelle sur le rôle de la consommation de produits laitiers dans la santé des Canadiens

Trois projets de recherche sont présentement en cours et étudient le rôle des produits laitiers dans l’appétit (c.-à-d. la satiété), le poids corporel, le contrôle glycémique, la santé métabolique et la prévention du diabète de type 2. 

1. PROJET DE RECHERCHE : Effets de la consommation à long terme de produits laitiers sur la satiété, le poids corporel et le contrôle glycémique

Ce projet s’appuie sur les résultats d’une vaste étude menée dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 qui a apporté des preuves quant aux bienfaits potentiels de la consommation régulière à long terme de produits laitiers à pleine teneur en gras sur le contrôle de l’appétit (c.-à-d. la satiété) et de la glycémie postprandiale. Ce projet, dirigé par Harvey Anderson de l’University of Toronto, mènera des études randomisées pour déterminer l’impact de la consommation de produits laitiers sur le contrôle de l’appétit et la régulation de la glycémie ainsi que sur la gestion du poids. Ces trois facteurs sont associés au développement de l’obésité et du diabète de type 2. 

Trois régimes alimentaires seront servis à un groupe composé de plus de 150 femmes et hommes âgés de 19 à 45 ans pendant 24 semaines. Ces régimes alimentaires sont les suivants : 1) régime alimentaire restreint en énergie comprenant peu de produits laitiers, 2) régime alimentaire restreint en énergie comprenant trois portions par jour de produits laitiers (lait, yogourt et fromage à pleine teneur en gras), et 3) régime alimentaire comprenant trois portions par jour de produits laitiers à pleine teneur en gras sans restriction énergétique. Des mesures seront prises pour le poids et la composition corporelle, de même que la tension artérielle et les lipides sanguins tels que le cholestérol et d’autres facteurs de risque. L’étude mesurera également la satiété (c.-à-d. le contrôle de l’appétit) et la régularisation de la glycémie après un repas (c.-à-d. la glycémie postprandiale).

Les données scientifiques qui seront publiées suite à cette étude pourraient appuyer des allégations santé liées aux effets bénéfiques de la consommation de produits laitiers (lait, yogourt et fromage) sur la réduction de l’appétit et le contrôle du poids corporel et de la glycémie.

Aperçu du projet

  • Chercheur principal : Harvey Anderson (University of Toronto)
  • Co-chercheur : Bohdan Luhovyy (Mount Saint Vincent University) 
  • Collaborateur : John Sievenpiper (University of Toronto) 
  • Période : 2019-2023 
  • Budget total : 1 245 133 $ 

Pour un sommaire du projet, cliquez sur le lien suivant : Effets de la consommation à long terme de produits laitiers sur la satiété, le poids corporel et le contrôle glycémique.

2. PROJET DE RECHERCHE : Rôle des produits laitiers sur le poids corporel et la santé métabolique chez les familles

L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact des produits laitiers (à pleine teneur en gras et à teneur réduite en gras) sur la gestion du poids dans les familles comprenant des adultes et des enfants. À l’aide d’une approche en ligne novatrice, l’équipe, dirigée par les chercheurs Angelo Tremblay et Vicky Drapeau de l’Université Laval, examinera l’effet des produits laitiers sur le poids corporel et le contrôle de l’appétit, la qualité de l’alimentation et la santé métabolique chez des adultes et des enfants ayant un poids normal ou étant obèses. 

Les chercheurs élaborent un programme web pour évaluer l’impact de l’intégration de produits laitiers dans l’alimentation des familles avec des adultes et des enfants ayant un poids normal ou étant obèses, dans des conditions de vie sans contraintes. Le programme mesurera la consommation de produits laitiers; la variété des produits laitiers consommés et la qualité de l’alimentation; le poids corporel et le contrôle de l’appétit; l’apport énergétique rapporté; les préférences et les comportements alimentaires; et les facteurs de risque cardiométaboliques (p. ex. régularisation de la glycémie, lipides sanguins). 

Les données recueillies sur la consommation de produits laitiers et la gestion du poids pourraient appuyer des allégations santé liées aux effets bénéfiques de la consommation de produits laitiers sur la gestion du poids.

Aperçu du projet

  • Chercheurs principaux : Angelo Tremblay et Vicky Drapeau (Université Laval)
  • Co-chercheurs : Sylvie Turgeon, Vincenzo Di Marzo (Université Laval), Éric Doucet (Université d’Ottawa) 
  • Collaborateurs : André Marette, Jean Doré (Université Laval), Marion Hetherington, Graham Finlayson (University of Leeds – Angleterre) 
  • Période : 2019-2023 
  • Budget total : 660 000 $ 

Pour un sommaire du projet, cliquez sur le lien suivant : Rôle des produits laitiers sur le poids corporel et la santé métabolique chez les familles.

3. PROJET DE RECHERCHE : Le rôle des produits laitiers dans la prévention du diabète de type 2

Au Canada, le diabète de type 2 représente un fardeau important sur le plan économique, sociétal et de la santé. Des données récentes issues d’un vaste ensemble de données scientifiques ont montré que les produits laitiers, particulièrement le yogourt et le fromage, pourraient réduire le risque de développer le diabète de type 2 (Drouin‐Chartier JP et coll., 2016).

Le chercheur Sergio Burgos de l’Université McGill et son équipe mèneront des études randomisées afin de déterminer si la consommation de différents types de produits laitiers (lait, fromage et yogourt) avec une teneur en gras différente peut améliorer la sensibilité à l’insuline chez les gens en surpoids ou obèses à risque élevé de développer le diabète de type 2. Les résultats des études randomisées fourniront des données essentiels nécessaires pour étayer des allégations santé relatives aux bienfaits de la consommation de produits laitiers sur la prévention du diabète de type 2. 

Aperçu du projet

  • Chercheur principal : Sergio Burgos (Université McGill)
  • Co-chercheurs : Stéphanie Chevalier, Roger Cue, Errol Marliss, José Morais, Rob Sladek et Michael Tsoukas (Université McGill), David Wishard (University of Alberta)
  • Période : 2020-2025
  • Budget total : 1 276 785 $

Webinaire gratuit : Détection de la boiterie en stabulation libre

L’Association des pareurs d’onglons du Québec (APOQ) est fière de vous inviter à ce nouveau webinaire! Lors de cette conférence d’une heure trente, dispensée par madame Clémence Nash, gestionnaire de la production durable, Les Producteurs laitiers du Canada, il sera question des moyens pratiques pour la détection de la boiterie chez les vaches laitières gardées en stabulation libre. Ce webinaire est principalement destiné aux pareurs d’onglons, aux producteurs laitiers, aux vétérinaires et aux consultants de l’industrie. La présentation sera en français seulement.

  • Quand :  le 14 janvier 2021 à 19 h 00 (Heure de l’est)
  • Par : Clémence Nash, PhD, Les Producteurs laitiers du Canada

Pour information, communiquez avec : l’APOQ association.apoq@gmail.com

BIOGRAPHIE – Clémence Nash

Clémence a grandi dans le sud-ouest de l’Ontario et a obtenu son doctorat en épidémiologie au Collège vétérinaire de l’Ontario de l’Université de Guelph, avec un accent sur le comportement, le bien-être et la gestion des vaches laitières. Sa passion pour aider les producteurs à améliorer la santé et le bien-être des animaux l’a amené à se spécialiser dans l’évaluation des mesures pratiques basées sur les animaux et le diagnostic des problématiques de confort des vaches. Elle a travaillé pour Novus International en tant que directrice commerciale des ruminants et a mis en place le programme d’évaluation du confort des vaches à la ferme C.O.W.S. partout au Canada. Par la suite, elle est devenue responsable pour la division nord-américaine Digital Insights des ruminants pour Cargill, développant et mettant en oeuvre des solutions technologiques pour le monde agricole aux États-Unis et au Canada. Elle travaille maintenant à titre de gestionnaire de la production durable pour les Producteurs laitiers du Canada, où elle continue de diriger le programme de formation des évaluateurs du volet Bien-être animal du programme proAction® et soutient la mise en oeuvre du volet traçabilité animale.

NOUVELLE RECHERCHE : Offrir des opportunités de mouvement aux vaches laitières en redéfinissant les espaces intérieurs et extérieurs et les pratiques de gestion optimales

Offrir aux animaux laitiers une liberté de mouvement a été cité parmi les cinq grands motifs de préoccupation liés au bien-être par les répondants (43,75 % étaient des membres du public) dans le cadre du sondage en ligne sur les bovins laitiers de 2019 du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevagei. En tant qu’humains, nous considérons qu’il est bon pour notre santé de bouger plus et de faire davantage d’exercice. Par extension, les mêmes concepts sont appliqués aux animaux domestiques et aux animaux de production confinés. D’ailleurs, un nombre croissant de données scientifiques montrent des bienfaits sur la santé et le bien-être des animaux laitiers. Cependant, de nombreuses questions demeurent sur le COMMENT maximiser les bienfaits pour les bovins laitiers dans le contexte des pratiques de gestion et de logement existantes et POURQUOI les animaux se comportent de certaines manières pour faire de l’exercice ou plus de mouvement.

Une nouvelle recherche, dirigée par Elsa Vasseur à l’Université McGill et financée par la Grappe de recherche laitière 3 (Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada), changera bientôt notre compréhension du mouvement et de l’exercice chez les vaches laitières en stabulation entravée. La chercheure et ses collaborateurs repensent la façon dont les espaces peuvent être adaptés afin d’offrir aux vaches laitières plus d’opportunités de mouvement et d’exercice. Ils développent, redéfinissent et testent des espaces intérieurs et extérieurs dans des environnements à stabulation entravée dans le but d’offrir plus d’opportunités de mouvement aux vaches, tout en minimisant les coûts liés aux changements et les impacts environnementaux. Leurs résultats serviront à mettre au point de meilleures pratiques de gestion qui seront efficaces, rentables et durables et qui auront des effets bénéfiques chez les animaux, entre autres une amélioration du confort et de la santé des vaches. 

Le projet de recherche est opportun étant donné les révisions au Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers (2009) et que les cibles permettant d’améliorer le bien-être des animaux sont considérées par l’industrie. Jusqu’à tout récemment, très peu de recherche avait été menée sur des options pertinentes et pratiques qui permettraient d’offrir des opportunités de mouvement ou d’exercice aux bovins laitiers en stabulation entravée. Les stabulations entravées représentent environ 70 % des systèmes de stabulation des bovins laitiers en usage au Canada et ont été bâties en raison des avantages qu’ils procurent, par exemple minimiser la concurrence pour les aliments et l’espace pour se coucher ainsi que permettre de prendre soin des animaux et de les observer individuellement. Cependant, pour le public en général, ils sont perçus comme limitant les comportements normaux ou naturels des animaux.

Les évidences à ce jour sur le mouvement et l’exercice chez les vaches suggèrent que ces pratiques peuvent entraîner des avantages sur le plan de la santé, du comportement et du bien-être chez les animauxii. Certaines études ont montré ce qui suit :

  • Les vaches sont motivées à aller à l’extérieur lorsqu’elles ont l’occasion de le faire, tant dans des conditions hivernalesiii qu’estivalesiv, lorsqu’elles sont logées dans différents systèmes de logement intérieurs (c.-à-d. étable à stabulation libre typique, étable sur litière accumulée compostée, etc.).
  • Les fermes à stabulation entravée qui offraient aux vaches un accès à l’extérieur présentaient 20 % moins de vaches boiteuses et 16 % moins de vaches avec des blessures aux jarrets à la fin de l’hiver (la période pendant laquelle les vaches sont le plus gardées à l’intérieur), comparativement aux fermes qui n’offraient pas d’accès à l’extérieurv
  • Les vaches en stabulation entravée présentaient moins de lésions aux onglons (10 % de moins) si elles avaient accès à l’extérieurvi.

Le COMMENT – Adapter les systèmes en stabulation entravée existants

Les chercheurs examinent plusieurs options pour accroître le mouvement des vaches logées dans des systèmes à stabulation entravée. Ils mesurent la quantité et la durée optimales des mouvements et de l’exercice à différentes fréquences; observent le comportement des vaches à l’intérieur et à l’extérieur; documentent les types d’activités réalisés par les vaches; et déterminent leur niveau d’activité pendant ces périodes d’exercice. Les chercheurs évalueront aussi les effets de l’exercice sur la locomotion des vaches, sur diverses mesures du bien-être (c.-à-d. temps passé en position couchée, blessures) et sur la production laitière. 

Une évaluation environnementale et économique permettra de déterminer les effets de périodes d’exercice à l’intérieur et à l’extérieur sur la charge de travail des producteurs et sur la qualité de l’air et des eaux souterraines.

Le POURQUOI – Le comportement des vaches relativement à une quantité supérieure d’exercice et de mouvement

Les chercheurs notent que certains défis pourraient devoir être pris en compte lorsque plus d’opportunités de mouvement ou d’exercice sont offertes aux vaches. Les résultats dépendent en effet de la motivation de chaque vache à saisir ces occasions de mouvement.

« Le plus grand obstacle à l’efficacité de l’accès à l’extérieur comme moyen d’entraîner une plus grande activité de locomotion chez les vaches est possiblement que l’efficacité dépend largement de la volonté de la vache à participer à ces activités de mouvement lorsqu’on les lui offre dans son environnement de logement. Les vaches qui présentent un niveau d’activité locomotrice plus élevé maintiendront probablement ce niveau d’activité dans n’importe quel environnement, et vice-versa pour celles dont le niveau est faible. Lorsqu’un accès libre à l’extérieur est offert, il faut considérer la préférence de la vache : aller à l’extérieur versus rester à l’intérieurvii. » 

Elise Shepley, une étudiante au doctorat qui travaille sur ce projet. 

Téléchargez un sommaire du projet ici : Offrir des opportunités de mouvement aux vaches laitières en redéfinissant les espaces intérieurs et extérieurs et les pratiques de gestion optimales

Aperçu du projet

Chercheure principale : Elsa Vasseur (Université McGill)

Co-chercheurs : Stéphane Godbout (Institut de recherche et de développement en agroenvironnement), Sébastien Fournel (Université Laval), Marianne Villettaz Robichaud (Université de Montréal), Yan Martel Kennes, Pierre Ruel (Centre de recherche en sciences animales de Deschambault) 

Collaborateurs : Anne-Marie de Passillé, Jeff Rushen (University of British Columbia), Steve Adam (Lactanet), Doris Pellerin (Université Laval) 

Période : 2018-2022

Partenaires : Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Producteurs laitiers du Canada, et une contribution en nature du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD)

Budget : 542 525 $


i https://www.nfacc.ca/pdfs/FR_FinalDairyReport23Sept2019_docx.pdf

ii https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168159120301143?dgcid=rss_sd_all

iii-iv Shepley et al., 2017b; Shepley et al., 2017a.

Palacio et al., 2017.

vi Desrochers et Daigle, 2017.

vii Elise Shepley. The way she moooves: Improving on our understanding of exercise in dairy cows. https://www.cowlifemcgill.com/post/the-way-she-moooves-improving-on-our-understanding-of-exercise-in-dairy-cows.

Des superhéros et la science derrière l’utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antimicrobiens

Une nouvelle bande dessinée originale a été créée pour expliquer le processus de recherche employé pour identifier les bactéries qui pourraient être résistantes aux antimicrobiens utilisés pour traiter les animaux laitiers malades. La bande dessinée, écrite dans un langage simple, présente l’histoire d’une équipe de chercheurs « superhéros » et de leurs étudiants alors qu’ils enquêtent sur un cas de mammite causé par des bactéries qui pourraient être résistantes aux médicaments. La bande dessinée a été publiée par Op+lait avec la participation de chercheurs et d’étudiants du Réseau mammite. Les Producteurs laitiers du Canada ont pour leur part offert un soutien financier pour la traduction de la bande dessinée du français à l’anglais.

Lisez Les aventures ExtrANTIBIOrdinaires en ligne ici : https://www.yumpu.com/fr/document/read/63027368/aventures-extrantibiordinaires

NOUVELLE RECHERCHE : Surveillance de l’utilisation et de la résistance aux antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitières

La hausse de la résistance aux antimicrobiens chez les bovins laitiers pourrait avoir des effets néfastes sur la santé et le bien-être des animaux, affectant ainsi la rentabilité des fermes laitières. Environ 48 % des antibiotiques prescrits dans les fermes laitières sont utilisés pour traiter la mammite chez les bovins[i]. Or, bien que la résistance aux antimicrobiens soit faible pour la plupart des agents pathogènes de la mammite, la sélection et l’utilisation d’autres antimicrobiens pour traiter des problèmes de santé chez les bovins peuvent entraîner un transfert de la résistance aux antimicrobiens chez des bactéries autres que les agents pathogènes de la mammite.

Des chercheurs développent un programme de surveillance visant à mesurer l’utilisation des antimicrobiens (UAM) et la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans les fermes laitières canadiennes de même que l’efficacité des programmes et protocoles de gestion des antimicrobiens. L’équipe, dirigée par les chercheurs Javier Sanchez et Luke Heider (University of Prince Edward Island) avec des collaborateurs de partout au Canada, recueille des données et de l’information pour aider les producteurs dans leurs efforts visant à appliquer des pratiques efficaces de gestion des antimicrobiens.

L’équipe pancanadienne a mis au point une plateforme pour recueillir des données et surveiller l’UAM et la RAM. Le Réseau laitier canadien sur la gouvernance et la résistance aux antimicrobiens (CaDNetASR en anglais) est une première pour le secteur laitier et est conçu de manière à être en conformité avec le plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada et les volets Salubrité des aliments et Biosécurité de proActionMD. Des données sont recueillies, sur une base annuelle, dans environ 150 fermes laitières en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

« Le réseau a été très actif depuis le financement du projet. Même dans le contexte de la COVID-19, ce projet s’est poursuivi et nous terminons la deuxième année de collecte de données. Nous nous concentrons sur deux activités principales du réseau. La première est l’harmonisation des registres des cliniques vétérinaires afin de quantifier l’utilisation des antimicrobiens dans chaque ferme participante, et cette activité est menée grâce à la participation active des cliniques vétérinaires représentant les fermes de l’étude. La deuxième activité est l’élaboration de stratégies d’intervention pour évaluer leur impact sur la mammite, la santé des vaches et le bien-être animal. En outre, nous finalisons le système de gestion des données qui permettra de générer des rapports qui seront envoyés aux producteurs. Ces rapports présenteront leur utilisation des antimicrobiens et leurs profils de résistance aux antimicrobiens, comparativement aux autres fermes de l’étude.»

Javier Sanchez, codirecteur du projet.

Pour fournir des données estimées sur l’utilisation des antimicrobiens, les registres de traitement consignés dans le contexte des volets Salubrité des aliments et Biosécurité de proActionMD et la récupération des réceptacles placés dans les fermes pour le stockage des contenants et bouteilles de médicaments vides sont utilisés. Afin de mesurer la résistance aux antimicrobiens dans les fermes laitières, des échantillons fécaux, environnementaux et de lait provenant du réservoir sont prélevés et analysés. L’information servira de base au développement et à la mise à l’essai d’outils efficaces fondés sur des données scientifiques pour les producteurs et leurs vétérinaires (c.-à-d. des procédures normalisées). 

« Le CaDNetASR a également créé un répertoire d’isolats bactériens qui, de pair avec d’autres données générées, permettra d’analyser et d’étudier l’UAM et la RAM dans les fermes laitières canadiennes. »

Luke Heider, codirecteur du projet.

Les résultats du projet appuieront les producteurs à continuer d’utiliser les antimicrobiens de manière responsable, d’appliquer des pratiques efficaces de gestion des antimicrobiens, et d’assurer la santé et le bien-être de leurs animaux laitiers et la salubrité des aliments pour les consommateurs. 

SEPT faits sur l’utilisation des antibiotiques et la résistance aux antimicrobiens dans le secteur laitier canadien

1. En vertu de proActionMD, le lait est produit conformément à des règlements fédéraux et provinciaux stricts et à des normes élevées en matière d’utilisation d’antibiotiques pour le traitement d’animaux malades. En effet, les normes mises de l’avant par proAction en matière de qualité du lait et de salubrité des aliments sont parmi les plus élevées au monde. 

2. Les producteurs laitiers utilisent des antibiotiques pour traiter les animaux malades lorsque nécessaire, et ils le font conformément aux instructions indiquées sur l’étiquette du médicament prescrit et aux directives données par le vétérinaire du troupeau.

3. Le lait canadien est exempt d’antibiotiques. Les vaches traitées avec des antibiotiques pour une raison médicale sont clairement identifiées, et leur lait est jeté. Le lait de ces vaches n’est pas réintégré au système avant la fin de la période de retrait obligatoire pour assurer que le médicament soit sorti du système de l’animal.

4. Tout le lait est testé avant d’être transformé afin de confirmer qu’il ne contient aucun résidu d’antibiotiques.

5. La résistance aux antibiotiques survient lorsque les bactéries changent et deviennent résistantes aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections qu’elles causent (ii).

6. Le développement de la résistance aux antimicrobiens chez les principales bactéries pathogènes présentes chez les vaches laitières ne semble pas encore être un problème important en Amérique du Nord (iii). La plupart des traitements antibiotiques sont utilisés pour traiter la mammite, et les niveaux de résistance aux antimicrobiens demeurent faibles pour les agents pathogènes de la mammite (iv-vi). Cependant, la pression de sélectionner et d’utiliser des antimicrobiens pour traiter les animaux plus rapidement en vue d’améliorer leur santé peut entraîner l’émergence et le transfert de bactéries résistantes (iii).

7. La prévention des maladies est la clé dans une stratégie pour diminuer l’utilisation et la résistance des antimicrobiens!

Vous pouvez accéder au sommaire du projet en cliquant sur le lien suivant : Surveillance de l’utilisation et de la résistance aux antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitières

Aperçu du projet

Chercheurs principaux : Javier Sanchez et Luke Heider (University of Prince Edward Island) 

Co-chercheurs : J Trenton McClure, Greg Keefe (University of Prince Edward Island), David Leger (Agence de la santé publique du Canada), Simon Dufour (Université de Montréal), Herman Barkema (University of Calgary), David Kelton (University of Guelph), Christopher Luby (University of Saskatchewan), et Kapil Tahlan (Memorial University of Newfoundland)

Collaborateurs : Marie Archambault, David Francoz, André Ravel, Jean-Phillipe Roy (Université de Montréal), Jeroen De Buck (University of Calgary), Scott McEwen, Jan Sargeant, Scott Weese (University of Guelph), Cheryl Waldner (University of Saskatchewan), Richard Reid Smith (Agence de la santé publique du Canada) 

Durée du projet : 2018-2022 

Partenaires du projet : Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Producteurs laitiers du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada

Budget total : 1 582 087 $ 


i Adapté de : Bauman CA et al. Canadian National Dairy Study: Herd-level milk quality. J Dairy Sci. 2018 Mar;101(3):2679‍-‍2691.

ii World Health Organization. Antibiotic Resistance – How it Spreads. www.who.int/drugresistance.

iii Oliver SP et al. Impact of antibiotic use in adult dairy cows on antimicrobial resistance of veterinary and human pathogens. Foodborne Pathog Dis. 2016;8(3):337-355. 

iv Call DR et al. Antimicrobial resistance in beef and dairy cattle production. Anim Health Res Rev. 2008;9(2):159-167. 

v Bengtsson B et al. Antimicrobial susceptibility of udder pathogens from cases of acute clinical mastitis in dairy cows. Vet Microbiol. 2009;136(1-2):142-149.

vi Cameron M et al. Antimicrobial susceptibility patterns of environmental streptococci recovered from bovine milk samples in the Maritime provinces of Canada. Front Vet Sci. 2016;3(79).

Webinaire gratuit : Détection de la boiterie en stabulation entravée

L’Association des Pareurs d’Onglons du Québec (APOQ) est fière de vous inviter à son tout premier webinaire ! Lors de cette conférence d’une heure, dispensée par madame Clémence Nash, gestionnaire de la production durable, Les Producteurs laitiers du Canada, il sera question des moyens pratiques pour la détection de la boiterie chez les vaches laitières gardées en stabulation entravée. Ce webinaire est principalement destiné aux pareurs d’onglons, aux producteurs laitiers, aux vétérinaires et aux consultants de l’industrie. La présentation sera en français seulement.

  • Quand :  le 8 décembre 2020 à 19 h 00 (Heure de l’est)
  • Par : Clémence Nash, PhD, Les Producteurs laitiers du Canada

Pour information, communiquez avec :

l’APOQ association.apoq@gmail.com ou Marianne Villettaz Robichaud marianne.villettaz.robichaud@umontreal.ca 

BIOGRAPHIE – Clémence Nash

Clémence a grandi dans le sud-ouest de l’Ontario et a obtenu son doctorat en épidémiologie au Collège vétérinaire de l’Ontario de l’Université de Guelph, avec un accent sur le comportement, le bien-être et la gestion des vaches laitières. Sa passion pour aider les producteurs à améliorer la santé et le bien-être des animaux l’a amené à se spécialiser dans l’évaluation des mesures pratiques basées sur les animaux et le diagnostic des problématiques de confort des vaches. Elle a travaillé pour Novus International en tant que directrice commerciale des ruminants et a mis en place le programme d’évaluation du confort des vaches à la ferme C.O.W.S. partout au Canada. Par la suite, elle est devenue responsable pour la division nord-américaine Digital Insights des ruminants pour Cargill, développant et mettant en oeuvre des solutions technologiques pour le monde agricole aux États-Unis et au Canada. Elle travaille maintenant à titre de gestionnaire de la production durable pour les Producteurs laitiers du Canada, où elle continue de diriger le programme de formation des évaluateurs du volet Bien-être animal du programme proAction® et soutient la mise en oeuvre du volet traçabilité animale.

Nouveau consensus d’experts sur les boissons saines pendant la petite enfance

Des recommandations sur la consommation de boissons saines pendant la petite enfance (de la naissance à l’âge de 5 ans) ont récemment été publiées par un panel d’experts issus d’organisations reconnues des domaines de la nutrition et de la santé, notamment : l’Academy of Nutrition and Dietetics, l’American Academy of Pediatric Dentistry, l’American Academy of Pediatrics et l’American Heart Association. 

Pendant la petite enfance, les boissons représentent une portion importante de l’alimentation et contribuent considérablement à l’apport en éléments nutritifs.

Le lait est une importante source de plusieurs éléments nutritifs dont les jeunes enfants ont besoin pour une croissance et un développement optimaux, par exemple : les protéines, le calcium, les vitamines A, D et B12, le potassium, le phosphore, la riboflavine et la niacine. Le lait entier peut être introduit à partir de l’âge de 12 mois. 

Bien que des nutriments soient ajoutés aux boissons végétales enrichies, entre autres du calcium et de la vitamine D, les quantités ne sont pas uniformes et varient selon le type de boisson et la marque. De plus, les données suggèrent que les nutriments contenus dans les boissons végétales ne sont pas aussi biodisponibles que ceux présents dans le lait.

Entre 2 et 5 ans, le lait et l’eau sont considérés comme étant les boissons de choix. 

Pour consulter le rapport, visitez : 
https://healthydrinkshealthykids.org/professionals/.

Des chercheurs canadiens récompensés pour leur excellence en recherche!

L’été dernier, des chercheurs canadiens ont été récompensés pour leurs contributions à l’avancement de la science au bénéfice du secteur laitier. Les Producteurs laitiers du Canada félicitent les lauréats suivants pour leur excellent travail et l’obtention de ces reconnaissances!

Chaouki Benchaar
AAC

Chaouki Benchaar, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), a reçu le prix Excellence in Nutrition and Meat Sciences (Société canadienne de science animale). Dr Benchaar a été reconnu pour ses nombreuses contributions au secteur de l’alimentation des animaux d’élevage et des animaux laitiers au Canada. Il dirige le seul programme de recherche sur l’atténuation du méthane au Canada pour les bovins laitiers. De plus, il est reconnu à l’échelle internationale comme étant une sommité dans le domaine de l’utilisation des extraits végétaux (c.-à-d. les huiles essentielles) en tant que modificateurs du rumen dans le contexte de l’alimentation des vaches laitières. Dr Benchaar a dirigé plusieurs projets ayant bénéficié du soutien financier des PLC, entre autres deux projets de la Grappe de recherche laitière (2010-2018) qui ont fourni des données scientifiques sur les stratégies d’alimentation visant à atténuer les émissions de méthane issues des bovins laitiers. Pour un résumé de ses résultats, cliquez ici : Atténuation des émissions de méthane provenant de la fermentation entérique chez les vaches laitières et impact sur les émissions de fumier : combler les lacunes en matière de connaissances

Christiane Girard
AAC

Christiane Girard, chercheuse scientifique, AAC, a reçu la bourse de recherche de la Société canadienne de science animale et le prix de l’American Feed Industry Association (American Dairy Science Association-ADSA). Dre Girard a été reconnue pour sa recherche sur les vitamines B et les besoins alimentaires des vaches laitières visant une amélioration de la santé et de la performance de reproduction. Ses études avaient également pour objectif d’accroître la teneur en vitamine B12 du lait et des produits laitiers afin d’améliorer la santé humaine. Dre Girard a reçu un soutien financier des PLC pour divers projets, dont un projet de la Grappe de recherche laitière (2013-2018) qui examinait la teneur en vitamine B12 et sa biodisponibilité dans plusieurs produits laitiers. Les résultats ont confirmé que les produits laitiers, particulièrement le fromage Cheddar, sont des sources fiables et bénéfiques de vitamine B12.

Pierre Lacasse
AAC

Pierre Lacassechercheur scientifique, AAC, a reçu le Zoetis Physiology Award (ADSA). Dr Lacasse a fait des contributions exceptionnelles permettant de mieux comprendre les processus biologiques responsables de la lactation et de la résistance immunitaire, et de concevoir des outils et des méthodologies pour améliorer la santé, le bien-être et la longévité des vaches laitières. Il a été un maillon essentiel de projets de recherche appuyés par les PLC dans le cadre de la Grappe de recherche laitière (2010 à aujourd’hui) et par le Réseau mammite. Pour un résumé des plus récents résultats issus de son projet de la Grappe de recherche laitière, cliquez ici : Gestion des vaches laitières pour la prochaine génération.

Benoît Lamarche
Université Laval

Benoît Lamarche, professeur à l’Université Laval, a reçu le Khursheed Jeejeebhoy Award for Best Application of Clinical Nutrition Research Findings to Clinical Practice (Société canadienne de nutrition). Dr Lamarche est l’un des chercheurs les plus cités au Canada dans le domaine de la nutrition et de la santé cardiométabolique. Son laboratoire a, entre autres, produit des articles d’envergure dans le domaine de la prédiction du risque cardiométabolique sur la base de facteurs de risque émergents et non traditionnels associés au syndrome métabolique. Il a publié de nombreux articles décrivant l’impact sur la santé cardiométabolique de la diète méditerranéenne et de plusieurs gras d’origine alimentaire, d’un point de vue clinique, mais également physiologique. Dr Lamarche était le chercheur principal du projet de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) intitulé Programme de recherche intégrée sur les produits laitiers, les matières grasses du lait et la santé cardiovasculaire. Les résultats ont fourni des données de qualité pour soutenir l’absence d’association défavorable entre la consommation de gras laitier, sous forme de beurre et de fromage, et le risque de maladies cardiaques.

Michael Steele
University of Guelph

Michael Steele, professeur à l’University of Guelph, a reçu l’ADSA Foundation Scholar Award in Dairy Production (ADSA). Dr Steele a été reconnu pour son innovation et son engagement en recherche et en enseignement dans le domaine de la nutrition et de la gestion des veaux et des vaches laitières. Sa passion de toujours pour l’amélioration de la nutrition et de la santé des bovins laitiers a mené à la création d’un programme de formation et de recherche hautement productif ayant un impact remarquable sur le secteur laitier canadien.

Dan Weary
University of British Columbia

Dan Weary, professeur à l’University of British Columbia, a reçu l’United Federation for Animal Welfare Medal for Outstanding Contributions to Animal Welfare Science de 2020 et le Zinpro Award for Excellence in Dairy Science (ADSA). Dr Weary est le co-fondateur du programme de bien-être animal de l’University of British Columbia (créé en 1997) et le cotitulaire de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers (une chaire co-financée par les PLC depuis 1997). Sa recherche a entraîné des changements aux normes de bien-être animal fondées sur la science et a produit des données scientifiques permettant l’élaboration de pratiques de gestion exemplaires pour l’alimentation, le logement, le contrôle de la douleur et la détection des maladies chez les bovins laitiers au Canada. Pour un résumé des résultats de recherche qu’il a produits à ce jour dans le cadre de la chaire du CRSNG, visitez le https://www.nserc-crsng.gc.ca/Chairholders-TitulairesDeChaire/Chairholder-Titulaire_fra.asp?pid=159.