Luzerne plus sucrée pour améliorer la production de lait et la durabilité des fermes laitières

La vache laitière, en tant que ruminant, a la capacité unique de transformer les fourrages, qui ne peuvent être digérés par l’humain, en un aliment nutritif de grande valeur : le lait. Une équipe multidisciplinaire de chercheurs de partout au Canada travaillent sur l’amélioration des fourrages, et plus précisément de la luzerne, dans le but d’accroître l’efficacité de la production du lait et la durabilité des fermes laitières.

« Notre objectif global est d’accroître la valeur nutritionnelle de la luzerne, son rendement et sa persistance grâce à la sélection génétique et à la gestion des cultures », a déclaré Dre Claessens, chercheuse scientifique au Centre de recherche et de développement de Québec d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et chercheuse principale responsable d’un nouveau projet de la Grappe de recherche laitière 3 intitulé Accroître la production et l’utilisation de fourrages à base de luzerne au Canada. « Nous avons recours à la génétique pour identifier et sélectionner les caractères dans les populations de luzerne qui apportent un meilleur ratio énergie/protéine afin d’obtenir une valeur nutritionnelle plus élevée dans les fourrages à base de luzerne donnés aux vaches laitières. Nous sélectionnons également les caractères associés à un rendement plus élevé, à la persistance dans le temps et à la résistance aux maladies », a ajouté Dre Claessens.

Les plants de luzerne à différents stades d’essai. Crédit de photo: Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement de Québec.

Dre Claessens, qui est également copropriétaire de la ferme laitière Phylum au Québec, comprend bien l’importance de produire des fourrages de qualité pour les vaches laitières. L’alimentation est le premier poste de dépense d’une ferme laitière¹, et les fourrages représentent environ de 50 % à 60 % de la ration alimentaire servie aux vaches. Bien que la sélection et l’amélioration génétique des fourrages demandent du temps – de 10 à 20 ans pour commercialiser de nouveaux cultivars – le retour sur l’investissement peut être considérable². En effet, selon une étude économique de l’Université du Nevada³, il a été estimé que l’utilisation d’un nouveau cultivar de luzerne au rendement amélioré de 5 % procurerait un retour sur l’investissement d’environ 43 %, ce qui démontre l’avantage économique potentiel de l’amélioration des fourrages sur les fermes laitières.

Les vaches nourries de fourrages plus riches en sucre utilisent plus efficacement l’azote et ont une production de lait plus élevée. Les recherches menées antérieurement par l’équipe du Dre Claessens dans le cadre d’un projet financé par la Grappe de recherche laitière 2 de 2013-2018 ont permis d’identifier 26 gènes associés à la concentration en sucre dans la luzerne, de développer deux populations de luzerne ayant des concentrations en sucre plus élevées et d’associer différentes pratiques de régie culturale, favorisant un ratio énergie/protéine plus élevé.

L’équipe tire parti des résultats du projet de la Grappe 2 pour sélectionner le matériel végétal ayant une concentration plus élevée en sucre, afin d’accélérer le développement de cultivars possédant ce caractère et poursuivre les évaluations au champ. Les populations sont semées sur des parcelles de recherche partout au Canada (Alberta, Saskatchewan, Québec) afin de les soumettre à différentes conditions de climat et de sol, puis leur rendement et leur persistance sont mesurés.

Dans les laboratoires, les chercheurs de l’équipe analysent la valeur nutritionnelle des plantes à différents stades de récolte dans des conditions variables. « Nous allons tester les populations afin d’identifier les pratiques de régie culturale qui permettent d’optimiser l’équilibre entre les glucides rapidement fermentescibles et les protéines non dégradables, en utilisant différents mélanges de fourrages à base de luzerne. Nous examinerons ensuite les effets de la valeur nutritionnelle sur la synthèse des protéines microbiennes in vitro dans le rumen », a indiqué le Dr Gaëtan Tremblay, chercheur scientifique et membre de l’équipe au Centre de recherche et de développement de Québec.

Lorsque le projet sera terminé, les producteurs laitiers peuvent s’attendre à ce que les données et le matériel génétique issus des essais d’évaluation de la luzerne menés partout au Canada soient mis à la disposition des sélectionneurs de plantes fourragères canadiens afin qu’ils sélectionnent des populations expérimentales et possiblement qu’ils commercialisent de nouveaux cultivars améliorés. Ultimement, la disponibilité de nouveaux cultivars de luzerne permettra d’augmenter la production de lait fourrager et d’améliorer l’utilisation de la protéine, et donc, de réduire la dépendance aux concentrés et les rejets azotés … des impacts économiques et environnementaux non négligeables!

Un sommaire du nouveau projet de recherche de Dre Claessens est accessible en ligne à recherchelaitiere.ca. La sélection et la gestion des fourrages en vue d’en améliorer le rendement, la résistance, la conservation, la qualité et la digestibilité constituent une priorité de recherche et d’investissement de la Stratégie nationale de recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada.

Le projet en bref

  • Échéancier : 2018-2022
  • Budget : 1 124 970 $
  • Partenaires financiers : Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada
  • Nombre d’étudiants qui seront formés : 4 étudiants des cycles supérieurs et >25 étudiants de 1ercycle

 L’équipe de recherche

CHERCHEURS ORGANISATION RÔLES
Chercheuse principale (CP)
Annie Claessens AAC – Québec Responsable de la génétique et de la sélection des fourrages, de la coordination des activités des chercheurs et de la formation et la supervision des étudiants.
Co-chercheurs et collaborateurs
Bill Biligetu (Co-CP) University of Saskatchewan Génétique et sélection des fourrages; formation et supervision des étudiants.
Patrice Audy, Gilles Bélanger, Annick Bertrand, Julie Lajeunesse, Solen Rocher, Marie-Noëlle Thivierge, Gaëtan Tremblay AAC – Québec et Normandin Génétique moléculaire des cultures fourragères; évaluation de la valeur nutritive des aliments pour animaux; agronomie et physiologie des cultures; pathologie, physiologie et biochimie des fourrages; agroclimatologie et modélisation des agroécosystèmes; essai dans les champs; formation et supervision des étudiants.
Shabtai Bittman, Derek Hunt AAC – Agassiz Gestion des éléments nutritifs dans les systèmes agricoles; biologie végétale; essai dans les champs.
Surya Acharya AAC – Lethbridge Sélection des fourrages.
Édith Charbonneau, Caroline Halde Université Laval Nutrition des vaches laitières (fourrages); agroécologie; formation et supervision des étudiants.
Ralph Martin University of Guelph Agronomie des fourrages; essai dans les champs.
Kathleen Glover, Yousef Papadopoulos AAC – Kentville Agronomie des fourrages; sélection des fourrages; essai dans les champs.
Daniel Ouellet AAC – Sherbrooke Métabolisme de l’azote et nutrition des bovins laitiers; formation et supervision des étudiants.
Philippe Seguin Université McGill Gestion, physiologie et écologie des cultures de grande production; formation et supervision des étudiants.
Vern Baron AAC – Lacombe Agronomie des fourrages et du pâturage et physiologie des cultures.
Mike Schellenberg AAC – Swift Current Écologie des plantes fourragères et du pâturage.
Charles Brummer University of California Génétique et sélection des fourrages.
Josef Hakl University of Czech Republic Agronomie et valeur nutritive des fourrages.
Huguette Martel Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec Culture fourragère et agroenvironnement.

¹https://www.milk.org/Corporate/pdf/Publications-ODFAPReport.pdf

²https://www.beefresearch.ca/research-topic.cfm/breeding-forage-varieties-13

³Kettle et coll. Investing in new varieties of alfalfa: does-it pay? Fact Sheet 99-31. University of Nevada.

 

Des scientifiques présentent leurs projets de recherche au Symposium sur les bovins laitiers

 

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Le kiosque sur la recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada était présent au Symposium sur les bovins laitiers à Drummondville, au Québec, le 29 octobre 2019, afin de fournir de l’information sur les nouveaux projets de la Grappe de recherche laitière 3 ainsi que distribuer des fiches techniques sur les bains de pieds, l’utilisation et la qualité de l’eau. Plus de 500 producteurs et professionnels du secteur laitier ont participé à ce symposium d’une journée.

Trois chercheurs ayant des projets de recherche financés par les Producteurs laitiers du Canada dans le cadre de la Grappe de recherche laitière et de la Chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers ont présenté les résultats de leurs projets.

Unknown.jpegDr Benoît Lamarche, chercheur et responsable de l’Unité d’investigation nutritionnelle clinique à l’Université Laval, a fait une conférence sur l’impact de la consommation de produits laitiers sur la santé. Il a présenté des données scientifiques selon lesquelles la consommation de produits laitiers n’entraîne pas de problèmes de santé et que certains produits laitiers pourraient avoir des effets favorables sur la santé (c’est-à-dire en remplaçant d’autres aliments ou en contribuant à l’apport en certains éléments nutritifs). Il a conclu en affirmant que les recommandations actuelles à propos des produits laitiers à teneur réduite en gras devraient être reconsidérées. Sa présentation incluait des résultats de recherche issus de son projet sur la consommation de produits laitiers et la santé cardiovasculaire mené dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2.

Unknown-2Dre Annie Claessens, chercheuse au centre de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Québec, a informé les participants des premiers résultats issus de son projet visant à accroître la production et l’utilisation de fourrages à base de luzerne au Canada. Le développement de cultivars de luzerne plus nutritifs et persistants grâce à la sélection et à l’amélioration génétique s’avère un processus long et complexe, mais constitue une avenue prometteuse pour augmenter la production de lait fourrager, permettre une meilleure utilisation de la protéine, et donc, de réduire la dépendance aux concentrés et diminuer les rejets azotés… des impacts économiques et environnementaux non négligeables!

elsa_vasseur_109-1465408337-1575199832460.jpgDre Elsa Vasseur, titulaire de la Chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers à l’Université McGill, a informé les participants sur comment rendre la base de stalle plus confortable. L’utilisation d’un garde-litière pour maintenir une plus grande profondeur de litière semble être une solution raisonnable et applicable pour les fermes en stabulation entravée. Une telle mesure pourrait être utile pour les producteurs souhaitant augmenter le confort et le temps de repos de leurs vaches, tout en les préservant mieux des blessures corporelles. Dre Vasseur a également présenté l’impact du premier cas de mammite ou de boiterie sur la longévité et la rentabilité des vaches primipares.

Nouvelle vidéo disponible sur la gestion de la litière pour améliorer le confort des animaux

Une nouvelle vidéo produite par Novalait explique comment les producteurs laitiers de la Ferme René Dupuis inc., au Québec, ont mis en application avec succès des résultats de recherche pour améliorer le confort des vaches dans leur ferme. L’ajout d’un garde-litière aide les producteurs à réduire les blessures et à améliorer le confort de leur troupeau. Les changements ont été apportés à la suite de recommandations fondées sur des données scientifiques découlant de la recherche menée dans le cadre de la Chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers. La chaire est financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Novalait, les Producteurs laitiers du Canada et Lactanet.

10 ans de sélection génomique : et ensuite?

{Le texte suivant est un extrait d’un article écrit par Brian Van Doormaal, chef des services, Lactanet}

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C’est il y a dix ans, en août 2009, que les évaluations génomiques ont été publiées officiellement pour la première fois au Canada. Depuis, le secteur laitier a vécu un taux de croissance annuel sans précédent du mérite génétique moyen des jeunes taureaux admis en insémination artificielle (I.A.) partout en Amérique du Nord, qui excède maintenant 120 points d’IPV et 200 $ Pro$ par année. Avec cette constante impulsion, d’une année à l’autre, du matériel génétique des jeunes taureaux génomiques offerts par l’entremise des compagnies d’I.A., ces taureaux représentent maintenant les deux tiers de la part totale du marché de la semence au Canada.

La Figure 1 illustre très clairement l’impact de la génomique sur le taux constant de gain génétique annuel. Avant la génomique, le gain annuel était de 46 points d’IPV et de 79 $ Pro$ par année, et a soudainement changé après 2009. Au cours des cinq dernières années, le taux moyen de gain génétique a augmenté de l’ordre de 2,2, atteignant 102 points d’IPV et 180 $ Pro$ chaque année. Les lignes pointillées depuis 2009 dans la Figure 1 reflètent le progrès génétique prévu qui aurait été atteint à la fois pour l’IPV et Pro$ chez les animaux Holstein canadiens si l’avènement de la génomique n’avait pas eu lieu.

Figure 1 : Taux de progrès génétique réalisé chez les animaux Holstein avec la génomique

La génomique offre une occasion sans précédent d’atteindre des objectifs de sélection en vue d’obtenir des caractères à plus faible héritabilité même s’ils ont des corrélations génétiques négatives avec des caractères à héritabilité modérée ou plus élevée. La Figure 2 démontre l’impact que la génomique a eu sur le progrès génétique réalisé dans les caractères individuels. Le premier point clé à considérer est que le gain génétique positif est maintenant réalisé pour tous les principaux caractères de production et de conformation et les caractères fonctionnels, en plus de Pro$ et de l’IPV et ses trois composants. Avant la génomique, en plus de perdre du terrain pour la Fertilité des filles, la Persistance de lactation, le Tempérament de traite et le composant Santé et Fertilité de l’IPV, très peu de progrès génétique était accompli pour les autres caractères, dont les différentielles de Gras et de Protéine, la Vitesse de traite, l’Aptitude des filles au vêlage et la Résistance aux maladies métaboliques. Pour les onze autres caractères illustrés à la Figure 2, le taux moyen de gain génétique réalisé a augmenté du double.

Figure 2 : Gain génétique réalisé chez les animaux Holstein canadiens au cours des cinq dernières années par rapport aux cinq années précédant l’introduction de la génomique

 À quoi ressemblera l’avenir de la sélection génétique?

Il va sans dire que nous en sommes encore à la pointe de l’iceberg lorsqu’il s’agit de l’incidence que la génomique et le génotypage d’ADN auront ultimement dans l’industrie des bovins laitiers. Compte tenu de l’expérience acquise avec la sélection génomique au cours des dix dernières années, si on regarde vers l’avenir dans une boule de cristal, on peut s’attendre à voir ce qui suit au cours des dix prochaines années :

  • L’introduction d’une vaste gamme de nouveaux caractères d’importance économique et sociale, dont la plupart n’ont même pas encore été envisagés par les producteurs laitiers
  • L’utilisation accrue de semence sexée, de fertilisation in vitro et d’autres techniques de reproduction avancées, ce qui favorise aussi l’utilisation accrue de semence de boucherie pour inséminer des vaches laitières
  • L’utilisation de génotypes d’ADN en vue de stratégies de sélection améliorées qui équilibrent le gain génétique et le maintien de la diversité génétique, incluant l’utilisation de programmes d’accouplement basés sur les génomes
  • Une restructuration et une consolidation importantes du secteur de l’I.A., menant à une poignée de compagnies d’élevage plus grandes et multinationales
  • D’importants avantages à valeur ajoutée découlant du génotypage d’ADN, incluant la découverte et la consignation automatisées de la parenté ainsi que la traçabilité des animaux laitiers et des produits alimentaires.

La consommation de produits laitiers est associée à un risque plus faible de mortalité et d’événements cardiovasculaires : conclusions de l’étude à grande échelle PURE

shutterstock_55879525Des chercheurs du Population Health Research Institute (Hamilton, Ontario), sous la direction du DAndrew Mente, font partie d’une étude de cohorte à grande échelle regroupant 21 pays (l’étude PURE) et portant sur des gens âgés de 35 à 70 ans. L’étude a fait le suivi des apports alimentaires et de la consommation de lait, de yogourt et de fromage au fil du temps chez 138 484 personnes. Les chercheurs ont également évalué la mortalité et les événements cardiovasculaires majeurs totaux (c.-à-d., les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus du myocarde majeurs) afin d’évaluer toute association entre la consommation de produits laitiers totaux et la consommation de produits laitiers spécifiques et la mortalité et les événements cardiovasculaires. Dans un article scientifique publié dans la prestigieuse revue The Lancet en novembre 2018, l’équipe de chercheurs a révélé avoir trouvé une association entre la consommation de produits laitiers, particulièrement de produits laitiers à pleine teneur en matières grasses, et un risque plus faible de mortalité et d’événements cardiovasculaires majeurs au sein d’une population diverse multinationale.

D’autres activités de recherche dirigées par Andrew Mente, liées à l’étude PURE et financées en partie par les Producteurs laitiers du Canada, ont les objectifs suivants :

  1. Évaluer l’association entre la consommation de produits laitiers, la teneur en gras laitier, les types de produits laitiers et les acides gras saturés alimentaires et les taux de lipides sanguins;
  2. Étudier l’association entre la consommation de produits laitiers, la teneur en gras laitier, les types de produits laitiers et les acides gras saturés alimentaires et l’obésité (centrale et globale), le diabète, la tension artérielle et l’hypertension.

Vous pouvez visionner la présentation sur l’étude PURE qu’a donnée Andrew Mente à l’occasion de la conférence sur le rôle des ruminants dans une alimentation durable de la Fédération Internationale du Lait le 21 juin 2019 (début à 05:00) : Résultats récents de l’étude PURE : le cas des gras saturés, des produits laitiers et de la viande (en anglais seulement).

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Mise à jour sur la Chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers

Améliorer le confort et la longévité des vaches laitières peut améliorer la durabilité et la rentabilité des fermes laitières. Voilà la prémisse de la Chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers lancée en 2016 et dirigée par la Dre Elsa Vasseur de l’Université McGill. Les résultats préliminaires de multiples études présentés en mai 2019 par la chercheuse et son équipe semblent prometteurs et pourraient mener au développement de nouvelles approches novatrices en matière de confort et de longévité des vaches.

Les résultats préliminaires produits à ce jour sont les suivants :

  • Les stalles de l’étable à stabulation entravée du campus Macdonald ont été ajustées : ajout d’un garde-litière pour accroître la profondeur de la litière, hausse du volume de paille utilisé dans la litière pour l’amener à 3 pouces et augmentation de la longueur des stalles. Ces modifications ont entraîné une hausse du temps passé en position couchée et une diminution des blessures aux jarrets, améliorant par conséquent le confort général des vaches. L’équipe responsable de l’étude tient toutefois à préciser que les conditions de chaque étable, telles que la ventilation et l’humidité, doivent être prises en compte et que la gestion doit être adaptée pour obtenir du succès avec un système de stalle sur litière profonde.
  • L’augmentation de la longueur de l’attache de 1 mètre à 1,4 mètre a offert aux vaches plus de possibilités de mouvement dans leur stalle. L’équipe responsable de l’étude a indiqué que le changement de la longueur de l’attache devrait être fait graduellement en sélectionnant les vaches qui profiteraient le plus de la modification et en évaluant comment les animaux s’adaptent au changement de longueur.
  • Dans les stalles plus larges, les vaches adoptent une variété de postures de repos, ce qui entraîne un meilleur repos des vaches et confirme qu’il faut au minimum satisfaire aux recommandations actuelles quant à la largeur des stalles.
  • Le logement des vaches laitières dans des enclos où elles sont libres de leurs mouvements pendant leur période de tarissement de huit semaines a été bénéfique pour leur repos et leur récupération sur le plan de la locomotion. Ces avantages peuvent être attribués à une combinaison de facteurs : moins d’obstacles dans l’environnement (via l’élimination des stalles à proprement dit), une zone de repos plus vaste et une zone plus confortable pour s’étendre. Cette étude a établi des références pour élargir l’utilisation des enclos de tarissement.
  • La mesure de l’impact des cas précoces de mammite et de boiterie sur la vie productive des vaches a montré qu’un début en santé assure une lactation plus rentable. En ciblant les étapes de production présentant des risques et les vaches à risque, les producteurs peuvent sélectionner les meilleures candidates pour la prochaine lactation.
  • Des données clés sont recueillies sur des variables coûts/profits que les producteurs peuvent utiliser lors de la prise de décisions pour développer un outil de gestion des troupeaux interactif qui contribuera à améliorer la rentabilité et la longévité des troupeaux.

 

Regardez la vidéo suivante, qui présente le témoignage de la famille Roy de Coaticook, au Québec. La famille y explique comment elle a utilisé certaines recommandations issues de la recherche pour apporter des changements à la ferme et améliorer le confort des vaches.

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elsa_vasseur_109Elsa Vasseur a obtenu son doctorat en sciences animales à l’Université Laval en 2009. Sa recherche portait sur les outils d’évaluation à la ferme axés sur le bien-être des jeunes bovins laitiers. Après avoir participé au Programme de bourses postdoctorales du CRSNG aux côtés de certains des plus éminents chercheurs canadiens du domaine du bien-être des bovins laitiers à l’Université de la Colombie-Britannique et chez Agriculture et Agroalimentaire Canada, elle a accepté un poste de recherche au Centre de recherche en production laitière biologique de l’Université de Guelph au campus Alfred, avant de se joindre à l’Université McGill en janvier 2016.

Ressources pour la prévention, traitement et gestion de la mammite

Les producteurs laitiers à la recherche de ressources et d’outils sur la prévention, la gestion et le traitement de la mammite peuvent accéder à des documents d’information et à des vidéos en ligne dans le nouveau site web du Réseau mammite au www.reseaumammite.org.

 

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Nouveau site web du Réseau mammite (anciennement le Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine et la qualité du lait).

 

Un résumé des résultats du programme de recherche sur la mammite mené dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) est disponible à recherchelaitiere.ca. Le résumé de deux pages comprend une courte liste de résultats clés ainsi que des liens cliquables vers les projets de recherche spécifiques réalisés au cours des cinq dernières années. En cliquant sur ces liens vous en apprendrez davantage sur les résultats du projet, les outils de vulgarisation et transfert des connaissances développés et différentes publications visant à informer les producteurs laitiers et à les aider à gérer la santé de leurs animaux.

De plus, quatre vidéos (animation whiteboard) produites par le Réseau mammite sont disponibles sur leur chaîne YouTube. Toutes les vidéos (animations whiteboard) ainsi que plusieurs autres ressources sont accessibles dans le site web du Réseau mammite.

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Cette vidéo explique les résultats d’une étude intitulée Prévention de la mammite et gestion de la traite.

 

 

Des chercheurs canadiens du secteur laitier sont récompensés!

Les Producteurs laitiers du Canada félicitent les Drs David Kelton, Stephen LeBlanc, Todd Duffield, Trevor DeVries (Université de Guelph), Herman Barkema et Karin Orsel (Université de Calgary) pour l’excellence de leurs réalisations en recherche laitière!

Lors du congrès annuel de l’American Dairy Science Association (ADSA) à Cincinnati (Ohio), en juin, cinq chercheurs canadiens du secteur laitier ont été admis au sein du JDS Club 100 du Journal of Dairy Science. Le JDS Club 100 est un prix remis à des chercheurs qui ont rédigé plus de 100 publications dans le Journal of Dairy Science. Le Journal of Dairy Science est une revue à comité de lecture à fort impact pour les publications sur la recherche laitière et est lu partout dans le monde par la communauté scientifique du domaine laitier.

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De gauche à droite : Le rédacteur en chef du JDS, DMatt Lucy, le Dr David Kelton – Université de Guelph, le Dr Stephen LeBlanc – Université de Guelph, le Dr Todd Duffield – Université de Guelph, le Dr Trevor DeVries – Université de Guelph, le Dr Herman Barkema – Université de Calgary et DBill Weiss – Ohio State University, lors du congrès de l’ADSA.

imgp3364La Dre Karin Orsel a reçu le Prix vétérinaire Merck le 16 juillet 2019 lors du congrès annuel de l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) à Toronto, en Ontario. Commandité par Merck Santé Animale, ce prix est décerné à un membre de l’ACMV dont les travaux dans les domaines de la production des animaux d’élevage, de la recherche clinique ou des sciences fondamentales ont largement contribué à l’avancement de la médecine et de la chirurgie des animaux d’élevage, y compris la gestion de la santé du troupeau.

Faits saillants de la recherche laitière 2018 : Dix réussites à souligner mettant en vitrine l’innovation!

Les faits saillants de la recherche 2018 des Producteurs laitiers du Canada peuvent être téléchargés à recherchelaitiere.ca. Le rapport porte sur la gouvernance pour la recherche et les investissements et partenaires des PLC, et présente dix réussites à souligner dans les domaines prioritaires de recherche des PLC.

 

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Faits saillants de la recherche 2018

Les réussites à souligner présentent des exemples concrets illustrant comment les investissements en recherche contribuent à l’innovation et à l’excellence. Voici la liste des réussites à souligner :

  1. Les fermes laitières ont augmenté leur efficacité et leur productivité, et elles ont réduit les émissions de GES attribuables à la production laitière
  2. Identification de deux nouveaux caractères pour sélectionner des bovins laitiers pour un indice de conversion alimentaire élevé et de faibles émissions de méthane
  3. La recherche supporte les progrès en bien-être animal dans le cadre de proActionMD
  4. Une équipe canadienne fait progresser la recherche de classe mondiale sur les meilleures pratiques et les normes pour le bien-être des bovins laitiers
  5. Nouvelles avenues pour prévenir, gérer et traiter les maladies infectieuses chez les bovins laitiers
  6. Le Réseau mammite transfère des connaissances et des outils pour favoriser l’excellence en matière de qualité et de production du lait
  7. L’impact des produits laitiers sur le poids et la composition corporelle des enfants et des adolescents
  8. Le fromage contribue à stabiliser la glycémie
  9. Les bienfaits du lait en tant que source de protéines de grande qualité dans la gestion de patients atteints d’un cancer du poumon
  10. Les effets bénéfiques de la consommation de lait écrémé après l’exercice plutôt qu’une boisson pour sportifs

Répartition des investissements en recherche en 2018

Chaque dollar investi par les PLC dans la recherche laitière entraîne un effet de levier d’environ trois dollars additionnels des partenaires.

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Investissement de 16,5 M$ dans une troisième Grappe de recherche laitière : pour un secteur productif, innovant et durable

logo_grappe_3__sans_txt_FR_ENLe 16 juillet 2019, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, l’honorable Marie-Claude Bibeau, a annoncé un investissement de 11,4 M$ dans une troisième Grappe de recherche laitière, qui sera dirigée par les Producteurs laitiers du Canada (PLC). Les engagements financiers conjoints de l’industrie et du gouvernement pour la Grappe de recherche laitière 3 totalisent 16.5 M$, y compris la contribution des partenaires majeurs Lactanet Canada, Novalait et Agriculture et Agroalimentaire Canada. Les investissements seront répartis dans 15 projets de recherche adressant les priorités de recherche stratégiques ciblées par les PLC dans la Stratégie nationale de recherche laitière et couvriront l’efficacité et la durabilité des fermes laitières, la santé et le bien-être des vaches, la qualité du lait et les bienfaits santé associés à la consommation de produits laitiers.

La Grappe de recherche laitière 3 (GRL3) s’appuie sur le succès des Grappes de recherche laitière 1 et 2 (2010-2018) afin de stimuler la productivité, la durabilité et la rentabilité dans les fermes, et d’améliorer les connaissances des bienfaits pour la santé de la consommation du lait et des produits laitiers.

Des activités de communication et de vulgarisation et transfert des connaissances (VTC) sont également planifiées dans le cadre de la GRL3. Celles-ci s’appuieront sur une approche ciblée et stratégique fondée sur la Stratégie nationale pour la vulgarisation et le transfert des connaissances issues de la recherche en production laitière.

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Liste des investissements et projets de la Grappe de recherche laitière 3 (2018-2023)

 

 

 

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Carte indiquant l’emplacement, l’institution et le nombre de chercheurs impliqués dans la Grappe de recherche laitière 3