Symposium sur la recherche laitière 2018 : Le transfert des résultats en action

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Le 9 février 2018, plus de 100 producteurs, intervenants, transformateurs, partenaires et chercheurs du secteur laitier provenant de partout au Canada ont pris part au Symposium sur la recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada (PLC) au Château Laurier, à Ottawa. L’événement, qui avait pour thème Le transfert des résultats en action, a mis en lumière certains des résultats issus de la recherche scientifique menée dans les trois secteurs prioritaires ciblés pour la Grappe de recherche laitière 2 : nutrition et santé humaines, génétique et génomique, et production laitière durable.

Toutes les présentations et resources sont disponibles en ligne au RechercheLaitière.ca.

Voici certaines des principales conclusions scientifiques de la session sur Les produits laitiers : ces aliments complets :

  • Les produits laitiers et la prévention du diabète de type 2 : Dans l’étude PROMISE, la majorité des acides gras issus des produits laitiers étudiés ont un impact bénéfique sur la sensibilité à l’insuline et l’insulinosécrétion chez les personnes à risque élevé (DrAnthony Hanley, Université de Toronto).
  • Certaines caractéristiques des produits laitiers pourraient être responsables de nombreux résultats positifs associés à leur consommation, notamment un meilleur métabolisme du glucose et une suppression de l’appétit. La consommation de produits laitiers entre les repas comme collation privilégiée et aux repas avec des glucides devrait être encouragée en tant que moyen de réduire les coûts des soins de santé publics associés à l’obésité et au diabète (DrHarvey Anderson, Université de Toronto).
  • Une première étude canadienne fournit des données scientifiques selon lesquelles le lait et les produits laitiers sont des facteurs importants dans l’atteinte de la santé des os durant l’adolescence, particulièrement chez les filles (DreHope Weiler, Université McGill).
  • De plus en plus de données suggèrent que les produits laitiers ont un impact bénéfique sur le syndrome métabolique et les troubles cardiométaboliques. (Le syndrome métabolique est diagnostiqué lorsqu’au moins trois des cinq troubles médicaux suivants sont présentes : obésité abdominale, hypertension, glycémie élevée, taux élevés de triglycérides sériques et faibles taux de lipoprotéines de haute densité (HDL). Le syndrome métabolique est associé au risque de développer une maladie cardiovasculaire et le diabète de type 2.) La consommation de produits laitiers des Canadiens est en deçà des recommandations dans la plupart des groupes d’âge depuis 2004 (selon les données de l’enquête nationale), et les stratégies de promotion devraient être plus précises et viser les groupes d’âge dont la consommation est plus faible et mettre l’accent sur le rôle des produits laitiers dans la santé (Dr Hassan Vatanparast, Université de la Saskatchewan).
  • Des données issues d’études cliniques et épidémiologiques indiquent que la consommation de produits laitiers, sous diverses formes, est soit bénéfique ou neutre quant à l’association avec les résultats cardiovasculaires et qu’elle n’a aucun effet nuisible apparent sur les facteurs de risque cardiométaboliques (Jean-Phillippe Drouin-Chartier, Université Laval).

Des principales conclusions de la session intitulé, Génétique et génomique – Des outils pour améliorer les entreprises laitières :

  • La sélection génomique est très payante pour le producteur laitier canadien – elle est plus efficace et rapide pour tous les caractères et la sélection pour de nouveaux caractères affecte les coûts de production (santé, fertilité, longévité des vaches).
  • Dans le futur, la sélection génétique aura un impact sur l’amélioration de la qualité du produit.

Ateliers interactifs : 

Trois ateliers interactifs animés par des experts canadiens ont mis en lumière des résultats qui permettront d’améliorer les pratiques dans les fermes grâce à des stratégies de prévention de la mammite, à un meilleur confort des vaches, à de meilleurs soins pour les veaux et à la prise en charge des obstacles liés à la transition vers des systèmes de traite automatisée (STA). Restez à l’affût du bloguerecherchelaitiere.ca pour les publications à venir sur les résultats des ateliers et des ressources disponibles!

Certaines des principales conclusions de la session sur les Nouvelles données scientifiques pour la durabilité laitière : 

Des présentations sur les pratiques de conservation de l’eau dans les fermes laitières, l’amélioration de la génétique et des pratiques de gestion pour accroître l’énergie des fourrages et les changements qui seront apportés à la teneur en protéines recommandée par le Conseil national de recherches (CNR) pour la ration des vaches laitières ont également été données par des scientifiques d’AAC.

  • L’eau utilisée à l’étable totalise de 4 à 7 L par litre de lait produit.
  • Des bonnes pratiques pour conserver l’eau inclut : recycler toute l’eau des refroidisseurs à plaques, amélioration des protocoles de nettoyage et confort des vaches l’été; réduire les pertes de nutriments (lessivage, ruissellement, eau de lavage) et la consommation d’énergie réduisent également l’empreinte hydrique.
  • Les petits changements comptent vraiment pour le secteur laitier dans son ensemble – si toutes les fermes laitières réduiraient leur utilisation d’eau par 1 pour cent, 500 000 000 litres d’eau pourraient être conservés.
  • Augmenter la production et l’utilisation des mélanges à base de luzerne est une stratégie durable pour améliorer la rentabilité à la ferme et réduire l’empreinte environnementale de l’industrie laitière canadienne.
  • Amélioration des estimations des apports et des besoins = meilleure formulation des rations – augmente le revenu net à la ferme et diminue l’empreinte environnementale.

Plus d’articles sur les résultats générés par la Grappe de recherche laitière 2 seront publiés au cours des prochains mois à bloguerecherchelaitiere.ca afin de transférer des connaissances pour prendre action!

FermesLaitieresPlus.ca Webinaire de formation en ligne : apprenez comment utiliser l’outil pour améliorer la durabilité de votre ferme laitière

Un webinaire de formation est maintenant accessible sur la chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière au : https://youtu.be/8ORhgwDNq1k. Accédez au webinaire préenregistré en tout temps pour savoir comment utiliser l’outil d’évaluation de la durabilité des fermes laitières FermesLaitieresPlus.ca en vue d’atteindre vos objectifs en matière de développement durable. L’outil en ligne vous offre les possibilités suivantes :

  1. Apprendre et évaluer la durabilité de votre ferme au moyen d’un questionnaire d’autoévaluation, et accéder à plus de 110 bonnes pratiques de gestion (BPG) dans la bibliothèque des BPG;
  2. Mesurer et comparer votre empreinte environnementale par rapport aux moyennes provinciales et nationales. En déterminant l’empreinte environnementale de votre ferme, vous obtenez une mesure de référence qui servira à évaluer votre performance en matière de durabilité d’année en année; et
  3. Agir – Utilisez cette section pour personnaliser votre plan d’action et établir vos priorités en fonction des recommandations de l’outil et de vos préférences ou avantages escomptés.

De nombreux producteurs laitiers ont déjà participé au webinaire, qui ne prend qu’environ 30 à 40 minutes à visionner. Accédez à l’outil à FermesLaitieresPlus.ca et consultez le manuel d’instructions lorsque nécessaire pour optimiser votre temps en ligne.

Lorsque vous aurez terminé, donnez-nous vos suggestions et votre rétroaction pour améliorer l’outil en remplissant le sondage de satisfaction en ligne à : http://sgiz.mobi/s3/AGECO-FLPLUS.

Pour de l’information ou des questions, veuillez communiquer avec Édouard Clément d’AGÉCO à edouard.clement@groupeageco.ca ou Shelley Crabtree à shelley.crabtree@dairyresearch.ca (Grappe de recherche laitière).

Une première étape vers l’amélioration de la santé des onglons : la Dermatite digitale

Le Canada publiera ses premières évaluations génétiques et génomiques de la Dermatite digitale (DD) en décembre 2017, ce qui constitue la première étape vers l’amélioration génétique directe de la santé des onglons chez les sujets Holstein canadiens. Cet exemple de réussite est le résultat de différentes initiatives de recherche réalisées depuis 2009, et dont le point culminant a été un projet national mené par l’Université de Guelph et suivi du développement d’évaluations génomiques de la Dermatite digitale chez les Holstein.

Collecte de données provenant de fermes canadiennes

b23Les producteurs laitiers reconnaissent que la boiterie est le principal problème de santé et de bien-être chez les animaux, avec une importante incidence économique à la ferme. Dans un effort visant à procurer aux producteurs de meilleurs renseignements en matière de gestion, incluant les évaluations génétiques, le Hoof Supervisor SystemMC a été sélectionné pour que les pareurs d’onglons partout au Canada recueillent des données détaillées liées aux 19 lésions aux onglons que l’on retrouve dans douze régions sur chacun des huit onglons. Ce système de collecte de données inclut un flux de données transmises par chaque pareur à la base de données nationale du contrôle laitier canadien, puis au Réseau laitier canadien (CDN).

Parmi les plus importantes lésions du sabot répertoriées, la dermatite digitale a un taux d’incidence de 18 % chez les vaches présentées aux pareurs et une héritabilité de 8 %. Pour cette raison, CDN a élaboré un système d’évaluations génétiques et génomiques spécifiquement destinées à améliorer la résistance à la dermatite digitale chez les Holstein. Les premières évaluations de la Dermatite digitale (DD) seront officiellement publiées en décembre 2017 et seront basées sur 300 000 relevés recueillis auprès de 125 000 vaches dans 1 200 troupeaux par 70 pareurs de sabots.

Les producteurs souhaitant utiliser ce nouveau caractère pour la gestion du troupeau et l’amélioration génétique devraient encourager leur pareur d’onglons à acheminer leurs données au système national de collecte et travailler avec leur représentant de CanWest DHI ou de Valacta pour que les données sur leur troupeau soient acheminées à CDN.

Évaluations génétiques

Dans le cas de la Dermatite digitale (DD), CDN a introduit une nouvelle méthodologie de pointe visant à calculer l’évaluation génétique de chaque animal, qui devient automatiquement une évaluation génomique pour les animaux génotypés. Pour pouvoir obtenir une épreuve officielle pour la Dermatite digitale, les taureaux doivent avoir des données rapportées par les pareurs d’onglons pour des filles dans au moins cinq troupeaux différents et une Fiabilité minimum de 70 % après que toute l’information génomique disponible ait été incluse. Compte tenu du volume de données actuellement disponibles, plus de 2 500 taureaux Holstein dépassent ces exigences. Cela signifie qu’environ les deux tiers des meilleurs taureaux éprouvés selon l’IPV obtiendront une épreuve officielle pour la Dermatite digitale. Par ailleurs, chaque taureau génotypé, qu’il soit éprouvé ou non, obtiendra une évaluation génomique pour ce caractère et la Fiabilité de la plupart des jeunes taureaux génomiques en I.A. excédera 60 %. Les valeurs moyennes de la Fiabilité sont plus élevées chez les taureaux éprouvés, atteignant plus de 80 % pour ceux avec un IPV officiel au Canada et 67 % en moyenne pour ceux avec un IPV MACE au Canada. Toutes les femelles obtiendront aussi une évaluation de la Dermatite digitale et les niveaux de Fiabilité excéderont généralement 60 % chez les génisses et les vaches génotypées.

En ce qui concerne tous les caractères fonctionnels, l’épreuve moyenne pour la DD des taureaux est établie à 100. Les taureaux avec une Valeur d’élevage relative (VÉR) plus élevée devraient avoir une proportion plus élevée de filles en santé, comme l’indique la Figure 1. En moyenne, 82 % des filles de taureaux avec un indice de 100 ne devraient subir aucun cas de dermatite digitale et ce pourcentage augmente de 1 % pour chaque hausse d’un point dans la VÉR de la Dermatite digitale. Avec une héritabilité de 8 %, ces évaluations donnent la possibilité, lors de la sélection de taureaux, de réduire l’incidence de la dermatite digitale dans le troupeau, conjointement avec de bonnes pratiques de gestion de troupeau associées à une amélioration de la santé des onglons.

Pour information : www.cdn.ca

 

Symposium sur la recherche laitière 2018 – Des résultats pour prendre action

Joignez-vous à nous vendredi le 9 février 2018 à l’hôtel Château Laurier, Ottawa, Ontario de 8 h 00 à 15 h 00 pour la conférence de synthèse de la Grappe de recherche laitière 2 des PLC pour 2018. Les résultats issus de la recherche seront présentés dans un format pratique et portera sur des sujets tels que Génétique et génomique : des outils pour améliorer les entreprises laitièresLes produits laitiers : ces aliments complets et Nouvelles données scientifiques sur la durabilité laitière. 

symposium_recher_017_freTrois ateliers interactifs seront animés par les plus grands spécialistes au Canada dans le domaine. Les sujets de ces trois ateliers seront :

  1. Les facteurs des systèmes de traite automatisée affectant la santé, la productivité et le bien-être;
  2. Le référencement du bien-être animal et les nouvelles pratiques relatives aux soins prodigués aux veaux laitiers; et
  3. Les coûts de la mammite et les stratégies de prévention émergentes.

Progrès scientifiques dans la production laitière biologique : Le panic érigé est une solution de rechange durable prometteuse pour la litière des vaches laitières

Un projet de recherche mené dans le cadre de la Grappe scientifique biologique et financé en partie par les Producteurs laitiers du Canada portait sur l’utilisation du panic érigé (Panicum virgatum) comme litière des vaches laitières. L’équipe de recherche dirigée par Renée Bergeron, Ph.D. (Université de Guelph) et des collaborateurs de l’Université de Guelph (Trevor DeVries, Ph.D.)  l’Université Laval (Doris Pellerin Ph.D., Anne Vanasse Ph.D., Anick Raby) et de l’Université McGill (Elsa Vasseur Ph.D., Philippe Séguin Ph.D., Tania Wolfe) ont constaté que le panic érigé serait une solution de rechange prometteuse à la paille de blé comme matériau de litière des vaches laitières. Les vaches ont préféré le panic érigé à la paille et il n’y a eu aucun effet négatif sur le confort et la propreté des vaches, ni aucune contamination de l’extrémité des trayons. Le panic érigé pourrait aussi représenter un choix économique avantageux pour certains producteurs laitiers.

L’équipe de recherche a évalué la préférence des vaches, les habitudes de couchage, la propreté des stalles et des vaches et la contamination bactérienne potentielle de l’extrémité des trayons. Ils ont également analysé l’impact économique du recours au panic érigé et les pratiques culturales optimales pour assurer le rendement et la qualité de la litière obtenue.

UnknownLe panic érigé (Panicum virgatum L.) est une graminée vivace à long terme à haut rendement qui se cultive sur des terres marginales (Sanderson et coll., 2006). Il est bien adapté à la culture dans les climats tempérés, résiste aux maladies et aux parasites, nécessite peu d’engrais et s’avère relativement peu coûteux à cultiver et à récolter (Frigon et coll. 2012).

Dans une première expérience, neuf vaches ont été logées individuellement dans des enclos de trois stalles ayant des surfaces de couchage différentes. Elles ont été soumises à un test de préférence à l’égard de trois types de litière : litière profonde de panic érigé haché, matelas couvert de panic érigé avec chaux (mélange de panic érigé haché, d’eau et de chaux de carbonate de magnésium – les fermes qui se servent de litière organique ajoutent souvent de la chaux afin de réduire la croissance bactérienne) et paille de blé sur tapis de caoutchouc (témoin). Les vaches avaient d’abord été exposées à des stalles munies de matelas couverts de bran de scie. Les temps de couchage ont été enregistrés et les vaches ont été filmées.

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Dans une seconde expérience, on a offert à 24 vaches en stabulation libre les 3 mêmes types de litière. Les chercheurs ont testé les effets des trois types de litière sur les habitudes de couchage, la propreté des vaches et la contamination bactérienne de l’extrémité des trayons. On a enregistré l’utilisation des stalles et on a exécuté des prélèvements à l’extrémité des trayons pour analyser la présence de bactéries (coliformes, Klebsiella spp. et Streptococcus spp.).

Les chercheurs ont constaté que lorsqu’elles avaient le choix, à accès égal, les vaches préféraient la litière de panic érigé comparativement aux deux autres types de litière. Ils ont également constaté que la litière de panic érigé et la litière profonde de panic érigé avec chaux se valaient au plan des habitudes de couchage et de la propreté des vaches, mais que le taux d’humidité plus élevé et les comptes de coliformes à l’extrémité des trayons associés à la litière de panic érigé avec chaux en faisaient une option moins souhaitable. Ils ont souligné qu’une étude à plus long terme s’imposait pour confirmer ce dernier constat.

Enfin, l’examen du temps de couchage, de la propreté, des blessures, des CCS et des bactéries présentes à l’extrémité des trayons a révélé que la paille de blé et le panic érigé se valaient au plan du confort et de la propreté.

 Récolte et utilisation du panic érigé

L’équipe de recherche a également étudié l’impact économique de l’utilisation du panic érigé comme matériau alternatif de litière et a établi les pratiques culturales permettant d’en optimiser le rendement et la conservation.

Le panic érigé a été cultivé, récolté et séché sur deux sites au Québec – à l’Université Laval et à l’Université McGill. Les expériences dans les champs ont démontré que les rendements étaient beaucoup plus élevés lorsque le panic érigé est récolté à l’automne plutôt qu’au printemps. Toutefois, la récolte du printemps a affiché un taux d’humidité moins élevé. La récolte avant ou après le premier gel à l’automne ne semble pas avoir eu d’effet sur la survie à l’hiver ni sur la repousse au printemps et l’efficacité du séchage a été plus élevée lorsque le panic érigé a été récolté avant le premier gel comparé à après le gel automnal. Cependant, la teneur en humidité finale du panic érigé est demeurée plus élevée avant que le gel comparé à après le gel.

Afin d’évaluer l’impact économique du recours au panic érigé comme matériau de litière, on a examiné 10 fermes laitières québécoises dans cinq régions de la province. Pour la plupart, c’était un choix avantageux au plan économique. Les producteurs ont signalé les rendements et la persistance parmi les avantages observés, en plus de citer le moins grand espace d’entreposage requis.

Messages à retenir :

  • Le panic érigé est une alternative prometteuse à la paille de blé comme matériau de litière pour les vaches laitières, pouvant être utilisée tant en litière profonde, qu’en substrat de couverture pour un matelas ou un tapis.

  • Il n’y a aucun effet négatif sur le confort ou la propreté des vaches, ni sur la contamination de l’extrémité des trayons, et le panic érigé est plus absorbant que la paille.

  • Le panic érigé pourrait s’avérer un choix économique avantageux comme matériau de litière pour les fermes laitières.

 

La génétique : Le filtrage vous aide-t-il vraiment à atteindre vos objectifs d’élevage?

Le texte qui suit est un extrait d’un article publié par Brian Van Doormaal et Lynsay Beavers du Réseau laitier canadien.

Certains producteurs ont adopté la stratégie visant à appliquer des valeurs minimales à un caractère ou plus pour filtrer les taureaux et identifier ceux à utiliser dans le troupeau. Une telle stratégie peut avoir un impact très important sur la sélection de taureaux qui en résulte, ce que souvent les producteurs ne considèrent pas.

La stratégie idéale permettant aux producteurs d’atteindre leurs objectifs d’élevage consiste d’abord à classer les taureaux en fonction de leur indice de sélection préféré. Une fois que les meilleurs taureaux pour cet indice sont identifiés, la deuxième étape consiste à déterminer la meilleure façon de les incorporer dans votre troupeau en évitant les accouplements qui entraînent un niveau trop élevé de consanguinité et/ou un risque plus grand qu’un taureau soit porteur d’un gène récessif indésirable comme le gène associé à la déficience en cholestérol.

Deux indices de sélection génétique nationaux, l’IPV et Pro$, ont un rôle essentiel à jouer. Le Réseau laitier canadien (CDN) et chaque association de race fournit les listes des meilleurs animaux… taureaux éprouvés, jeunes taureaux génomiques, vaches et génisses, classés selon leurs IPV et Pro$. Ces indices ont été élaborés et mis en œuvre dans le but de guider les producteurs canadiens dans l’établissement puis la réalisation de leurs objectifs d’élevage.

Au Canada, on encourage les producteurs à déterminer si c’est l’IPV ou Pro$ qui répond le mieux à l’ensemble de leurs besoins. Rappelons que Pro$ a été introduit en août 2015 en tant qu’indice basé sur le profit qui classe les taureaux et les vaches en fonction du profit net que leurs filles devraient réaliser pendant les six premiers années de leur vie. Comparativement à Pro$, les producteurs utilisant l’IPV comme leur principal indice de sélection peuvent s’attendre à un plus grand progrès génétique pour les caractères de conformation, mais à des gains plus lents pour les rendements en production, et les deux indices affichent une réponse prévue similaire pour la plupart des caractères fonctionnels.

Pour en savoir d’avantage, vous pouvez avoir accès à l’article complet ici.

Spécialistes canadiens en recherche laitière et en vulgarisation reconnus!

L’Ordre des agronomes du Québec a décerné des prix de reconnaissances à Hélène Lapierre Ph.D. (AAC), Steve Adam (Valacta) et Julie Baillargeon (Valacta) lors de son congrès annuel à Sherbrooke (Québec) les 21 et 22 septembre.

Ordre du Mérite agronomique

Unknown-1Hélène Lapierre Ph.D., AAC Centre de recherche et de développement de Sherbrooke

Comptant près de trente années d’expérience en recherche sur la vache laitière à Agriculture et Agroalimentaire Canada, Mme Lapierre a su contribuer de manière remarquable aux avancées agronomiques dans ce domaine. L’une de ses plus grandes réalisations a mené au développement des connaissances uniques sur l’utilisation de l’azote par la vache laitière. L’azote est important dans l’alimentation de la vache car il est l’élément de base des acides aminés, qui sont eux-mêmes les blocs constituant les protéines.

Les connaissances issues de ses travaux de recherche sont utilisées pour améliorer les modèles de formulation de ration alimentaire des vaches laitières. Ces nouvelles formulations, qui permettent de réduire la teneur en protéine des rations,  ont pour effet d’augmenter les revenus des exploitations laitières tout en diminuant les rejets de polluants dans l’environnement.

Les résultats de ses recherches ont notamment été publiés dans 136 articles originaux évalués par des pairs, 19 revues et chapitres de livre et 206 communications scientifiques présentées lors de congrès sous forme de présentations orales ou d’affiches.

Médaille de distinction agronomique

Steve Adam, Expert confort, comportement et bien-être, Valacta et 

Julie Baillargeon, Coordonnatrice des projets de recherche et du transfert technologique, Valacta

Une Médaille de distinction agronomique est remise à Steve Adam et Julie Baillargeon en reconnaissance de leur travail exceptionnel dans le cadre d’un projet touchant au bien-être des animaux. Le projet L’étable, source de confort est née du besoin de comprendre l’importance du confort des vaches laitières pour les producteurs laitiers et d’offrir à ces derniers des connaissances et des solutions pratiques à appliquer dans leur étable.

Ensemble, Steve Adam et Julie Baillargeon ont recensé, relu et vulgarisé les données des recherches les plus pertinentes et actuelles, dont la plupart provenaient de projets menés dans des fermes québécoises et canadiennes sous la Grappe de recherche laitière.

Les documents de la formation qui en a découlé a connu un succès phénoménal, ayant été consultés par des gens provenant de 26 pays. Au total, les vidéos de la formation cumulent près de 20 000 visionnements à ce jour. De plus, ils faisaient partie d’une équipe avec les Producteurs laitiers du Canada pour adapter le programme dans un format pour transférer les résultats aux producteurs laitiers canadiens. Six webinaires ont été créés (3 anglais et 3 français) pour transmettre l’information sur le bien-être à travers le pays.

Félicitations à nos collègues en recherche laitière et en transfert du savoir laitier pour leurs réalisations exceptionnelles!

 

Symposium 2017 nutrition et santé : Pour conjuguer la nutrition au féminin

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Le symposium des Producteurs laitiers du Canada intitulé Pour conjuguer la nutrition au féminin vise à examiner différents aspects de la santé des femmes. Des conférenciers de renom nous aideront à mieux comprendre :

  • les préjugés entourant le poids
  • le rôle des protéines chez les personnes plus âgées
  • la santé osseuse chez la femme à chaque étape de la vie
  • les besoins nutritionnels spécifiques des femmes actives

Pour consulter le programme et vous inscrire, visitez www.savoirlaitier.ca.

Les PLC adoptent une nouvelle Stratégie nationale pour la vulgarisation et le transfert des connaissances issues de la recherche

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Le 17 juillet 2017, le Conseil d’administration des PLC a adopté sa nouvelle Stratégie nationale pour la vulgarisation et le transfert des connaissances issues de la recherche en production laitière (cliquez sur le lien pour télécharger le document). Cette stratégie a pour objectif de faciliter la collaboration et la coordination, de maximiser l’efficacité du transfert des résultats de recherche et d’accroître l’innovation à la ferme. La Stratégie a été adoptée sur la recommandation du Conseil canadien de recherche laitière (un comité relevant du Conseil d’administration des PLC qui est composé de représentants des organisations laitières provinciales et de six membres du Conseil d’administration des PLC). La Stratégie entre immédiatement en vigueur.

Savoir laitier à portée de la main : documents de référence en ligne sur le bien-être animal et les bonnes pratiques environnementales

Documents de référence sur l’atténuation des gaz à effet de serre provenant des fermes laitières grâce aux pratiques culturales, à l’alimentation et aux bonnes pratiques de gestion du fumier

Ces publications sont fondées sur les résultats d’une étude de cinq ans menée par Claudia Wagner-Riddle, Ph.D., de l’Université de Guelph, et ses collaborateurs dans le cadre du programme de lutte contre les gaz à effet de serre d’AAC. Le contenu met l’accent sur les pratiques recommandées qui peuvent contribuer à l’atténuation des gaz à effet de serre. Les pratiques proposées ont été validées par un groupe d’experts scientifiques canadiens œuvrant dans le secteur laitier et l’environnement, et incluant des études financées par les PLC dans le cadre de la Grappe de recherche laitière. Cliquer sur un titre ci-dessous pour télécharger le document.

Pour obtenir des exemplaires imprimés, communiquez avec shelley.crabtree@dairyresearch.ca.

Documents de référence sur la boiterie, l’état de chair et les blessures aux jarrets, au cou et aux genoux

 

Trois documents de référence sur la boiterie, l’état de chair et les blessures aux jarrets, au cou et aux genoux ont été distribués à plus de 6 000 producteurs laitiers au cours des six derniers mois comme matériel de ressource en préparation de la validation du volet bien-être animale de proAction débutant à l’automne 2017. Ce matériel a été élaboré de concert avec des agents de vulgarisation, des scientifiques et des experts proAction, et les informations sont fondées sur des conclusions scientifiques issues de travaux financés par les PLC et leurs partenaires de la Grappe de recherche laitière. Cliquer sur un titre ci-dessous pour télécharger le document.

Pour obtenir des exemplaires imprimés, communiquez avec shelley.crabtree@dairyresearch.ca.