Mise à jour sur les épreuves des taureaux jumeaux identiques

Les jumeaux identiques ont des génotypes identiques. Les systèmes d’évaluation génétique basés sur la généalogie traitent les animaux identiques comme des frères propres. Cette stratégie était reconnue comme étant sous-optimale puisqu’elle assume que des jumeaux identiques ont seulement 50 % de leurs gènes en commun alors qu’en réalité, ils ont exactement le même ADN et des génotypes identiques. À des fins d’évaluation génétique, les jumeaux identiques sont censés transmettre exactement le même potentiel génétique à leur progéniture. Toutefois, avant la génomique, il était très difficile de prouver que les animaux étaient génétiquement identiques.

Puisque l’identification d’animaux génétiquement identiques ne posait plus un problème dans l’ère génomique, le Réseau laitier canadien (CDN) a mis en œuvre en 2011 une méthodologie améliorée pour traiter les épreuves des mâles identiques. Du moment qu’ils étaient nés après le 1er avril 2006, toutes les paires de taureaux identifiés par génotypage comme ayant un ADN identique ont reçu la même évaluation génétique et génomique. Les taureaux identiques qui avaient déjà obtenu une épreuve à partir de décembre 2010 ont continué d’être évalués comme s’ils étaient des frères propres réguliers.

Les taureaux identiques sont traités comme un animal individuel par la mise en commun de l’information sur leurs filles et le calcul d’une seule évaluation génétique nationale. Par exemple, si l’un des deux a 300 filles et si son frère identique en a 200, les deux taureaux reçoivent la même évaluation génétique basée sur le groupe combiné de

500 filles. Le fait de regrouper l’information sur les filles augmente la fiabilité de leur épreuve combinée, par rapport au passé où ils étaient traités comme des frères propres. Dans le cas des taureaux identiques, la même épreuve est envoyée à Interbull pour le calcul des évaluations MACE en fonction des échelles d’autres pays. Selon la façon dont l’autre pays, par exemple les États-Unis, traite l’évaluation MACE d’Interbull en plus de toutes les autres données sur les filles de l’un ou l’autre frère qui pourraient être disponibles dans ce pays, il se peut que deux jumeaux identiques reçoivent une évaluation officielle différente dans d’autres pays.

 Étude de cas – Jordan et Jerrick

Les jumeaux identiques Gillette Jordan et Gillette Jerrick ont d’abord été éprouvés en août 2010 et ils se sont respectivement classés au 1er et au 7e rang de l’IPV, incluant la génomique. De ce fait, ils ont tous deux été retournés en service actif et largement utilisés partout au pays, bien que Jordan ait aussi été précédemment utilisé comme jeune taureau génomique hautement classé. Puisque ces taureaux sont nés avant le 1er avril 2006, leurs épreuves sont demeurées distinctes. Les deux ont maintenant des milliers de filles en lactation et classifiées pour la conformation. Même si plus de 80 % des données de leurs filles en production proviennent encore de la première lactation, ces taureaux fournissent encore un excellent exemple de la façon dont les épreuves des taureaux identiques évoluent au fil du temps (Figure 1).

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Lorsqu’ils ont obtenu leur première épreuve en août 2010, les taureaux affichaient une différence de 278 points d’IPV basée seulement sur leur épreuve traditionnelle sans la génomique. Au cours des mois et des années qui ont suivi, leur épreuve traditionnelle a fluctué dans une certaine mesure, tant à la hausse qu’à la baisse, la plus grande différence entre les deux dépassant 400 points d’IPV. En avril 2013, la variation dans l’échelle d’IPV a été réduite de moitié et l’IPV moyen a été augmenté de 1 700 points, faisant en sorte que les différences entre Jordan et Jerrick en matière d’IPV et de ses composants ont diminué comme prévu. Une fois que les deux taureaux ont atteint plus de 1 700 filles en production en mai 2014, la différence dans leur IPV, avant l’inclusion de la génomique, a été de façon constante inférieure à 100 points.

Le Tableau 1 indique la différence dans l’épreuve traditionnelle sans la génomique des deux frères identiques en décembre 2014. Jordan affiche actuellement 80 points d’IPV de plus que Jerrick, surtout parce que son épreuve en production dépasse toujours celle de Jerrick, mais beaucoup moins que durant les six premiers mois après que ces taureaux soient officiellement éprouvés. En ce qui concerne les caractères de conformation, les frères se distinguent maintenant l’un de l’autre par seulement un point ou moins. Étant donné que les caractères de Santé et de Fertilité sont généralement dotés d’une faible héritabilité, il faut davantage de données des filles en première lactation et dans les lactations subséquentes pour atteindre des niveaux de fiabilité élevés. Pour cette raison, il existe encore plus de différence entre ces taureaux pour les caractères comme la Durée de vie, l’Aptitude des filles au vêlage, le Tempérament, la Vitesse de traite et la Résistance à la mammite. On s’attend à ce qu’à mesure que la fiabilité de leur épreuve pour les caractères fonctionnels augmente en raison de l’accumulation des données sur les filles, leur évaluation devienne de plus en plus similaire au fil du temps, comme ce fut le cas pour les caractères de Production et de Conformation.

Tableau 1 : Différences dans les épreuves en décembre 2014 : Jordan vs Jerrick

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Sommaire

La politique actuelle de CDN pour le calcul des épreuves des frères génétiquement identiques soulève encore de la controverse et des questions auprès des éleveurs. Si on se base sur l’évolution observée des épreuves traditionnelles de Jordan et de Jerrick, excluant la génomique, rien n’indique que la politique devrait être modifiée. Puisque les deux taureaux ont le même génotype, l’inclusion de l’information génomique en vue des épreuves officielles réduit encore davantage les différences observées dans les évaluations publiées. Selon l’utilisation de leur semence au Canada, Gillette Stanleycup et Gillette Windhammer, et possiblement Gillette Wildthing et Gillette Willrock, sont deux autres paires de frères identiques qui pourraient faire l’objet d’une étude de cas à l’avenir, mais il faudra encore quelques années avant qu’ils aient des milliers de filles avec      suffisamment   de   données   en   première   lactation   et   dans   les   lactations subséquentes.

Auteurs :        Lynsay Beavers, coordonnatrice de la liaison avec l’industrie, CDN Brian Van Doormaal, directeur général, CDN

Date :           Décembre 2014

On annonce des investissements en recherche dans les projets de lait biologique

On annonce des investissements en recherche dans les projets de lait biologique

Les producteurs laitiers continuent d’innover fièrement dans le secteur laitier et d’investir dans la recherche qui permettra d’améliorer les pratiques dans les fermes de tout le pays. Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Gerry Ritz, a récemment annoncé un investissement de 8 millions de dollars dans la Grappe scientifique biologique (2013‑2018), qui vient s’ajouter aux contributions de 2,7 millions de dollars provenant de multiples partenaires de l’industrie. Les Producteurs laitiers du Canada sont fiers d’être associés à cette nouvelle grappe biologique dans la quelle ils ont investi 185 000 $ sur cinq ans dans quatre projets.

Le Centre d’agriculture biologique du Canada de l’Université Dalhousie sera chargé d’administrer la grappe et de superviser la mise en œuvre de 37 projets dans 36 établissements de recherche du Canada, notamment des universités, des stations de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et autres.

Les projets laitiers comprennent notamment :

 

 1. Le développement de sources alternatives durables pour la litière des vaches laitières

Chercheure principale : Renée Bergeron, Université de Guelph, campus d’Alfred

Objectif général : L’étude vise à examiner l’utilisation du panic érigé sous deux formes (panic haché en litière accumulée ou matelas de « panic-chaux ») comme sources de litière alternative et durable pour les vaches laitières qui améliorent également le bien-être des vaches.

 

 

2. L’effet de l’exercice et des modifications des stalles sur le confort et le rendement des vaches en stalles entravées

Chercheuse principale : Elsa Vasseur, Université de Guelph, campus d’Alfred

Objectif général : La présente étude vise à examiner dans 20 exploitations agricoles commerciales à stalles entravées de l’Ontario et du Québec, comment les modifications de la configuration des stalles peuvent améliorer le confort des vaches et leur productivité, et si les vaches qui font de l’exercice réagissent différemment aux améliorations des stalles.

 

3. L’évaluation des nouvelles thérapies pour le traitement de la mammite clinique dans les fermes laitières biologiques

Chercheurs principaux : David Francoz et Simon Dufour (Université de Montréal)

Objectif général : L’objectif général de l’étude consiste à déterminer, à évaluer et à formuler une autre approche selon plusieurs axes du traitement de la mammite clinique chez les vaches laitières. Cet objectif de recherche répondrait directement au besoin d’élaborer une autre démarche pour le traitement de la mammite dans les fermes laitières biologiques, qui a été désigné comme une priorité importante à la Conférence canadienne sur les sciences biologiques de 2012.

 

4. Les phytoproduits bioactifs et le contrôle des parasites internes et externes des grands ruminants

Chercheur principal : Simon Lachance, Université de Guelph, campus d’Alfred

Objectif général : Élaborer de nouvelles méthodes et de nouveaux produits pour le contrôle des parasites externes et internes grâce à l’utilisation de répulsifs naturels et de composants bioactifs provenant des plantes.

On trouvera les résumés des projets à l’adresse suivante : http://www.dal.ca/faculty/agriculture/oacc/en-home/organic-science-cluster/OSCII/theme-d.html

 

(Photo Courtesy of the Organic Agriculture Centre of Canada)

Génomique des génisses et performance de lactation : sont-elles liées?

Au cours des dernières années, nous avons vu de nombreux exemples des avantages de la génomique du côté des taureaux. La quantification des avantages de la sélection génomique du côté femelle a été plus lente, principalement en raison de l’adoption prudente de la technologie dans les troupeaux. Parmi les génisses Holstein enregistrées nées au Canada en 2013, moins de 5 % ont été génotypées. D’autre part, les projections de CDN indiquent que la participation pourrait augmenter pour dépasser la marque de 18 % d’ici l’an 2020.

Avec le testage génomique, les producteurs ont la possibilité d’améliorer le potentiel génétique de leur troupeau et de diminuer les coûts. Ils peuvent le faire en exploitant la meilleure génétique du troupeau au moyen de semence sexée, de transfert embryonnaire, de fécondation in vitro (FIV) ou, pour les moins bonnes femelles, la vente, l’insémination avec de la semence de boucherie ou l’utilisation comme receveuses.

Génisses génotypées et performance en première lactation

La première prédiction génomique d’une génisse fournit-elle assez d’information sur la future performance pour rendre fiables les décisions de sélection et d’élimination à un jeune âge? Pour répondre à cette question, nous avons étudié trois troupeaux commerciaux canadiens qui ont largement utilisé le génotypage chez leurs génisses nées en 2011. Ces femelles ont été sélectionnées puisqu’elles avaient eu l’occasion de compléter leur première lactation et d’être classifiées pour la conformation.

Le Graphique 1 compare la première évaluation génomique pour le rendement en lait (Lait MPG) après que la génisse ait été génotypée à la première lactation subséquente avec une production de lait de 305 jours. Au total, le graphique inclut 305 vaches nées en 2011 dans les trois troupeaux. Le rendement en lait de 305 jours était le plus élevé dans le troupeau A, suivi du troupeau B, et était le moins élevé pour le troupeau C. En général, dans les trois troupeaux, plus le Lait MPG était élevé chez les génisses, plus le rendement en lait à la première lactation de
305 jours était élevé chez les vaches. Cela démontre clairement l’utilité des évaluations génomiques pour les génisses comme outil pour identifier les animaux qui auront une meilleure performance dans votre troupeau en tant que vaches.

Le Graphique 1 indique aussi les équations pour la prédiction du rendement à la première lactation de 305 jours en kilogrammes basées sur l’évaluation génomique des génisses. Bien que la prédiction ne soit pas parfaite, une augmentation moyenne de 1 kg de Lait MPG a occasionné un gain du rendement en première lactation de 1,2 à 1,5 kg, selon le troupeau. Cela excède les attentes prévoyant un kg de rendement en lait par kg de Lait MPG, et provient sans doute de la gestion appropriée dans chaque troupeau. Le rendement actuel par kg de Lait MPG peut être utilisé pour mesurer si le niveau de gestion dans un troupeau donné tire pleinement parti du potentiel génétique du troupeau. Si ce n’est pas le cas, on s’attendrait à ce que le ratio actuel du rendement en lait par rapport au Lait MPG soit inférieur à un.

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IPV MPG et performance en première lactation

Une évaluation génomique plus élevée chez une génisse est-elle associée à une meilleure performance en première lactation? Pour répondre à cette question, les trois troupeaux ayant fait l’objet de l’étude ci-dessus ont été analysés séparément et leurs données ont subséquemment été combinées pour créer le Tableau 1. Au total, 284 animaux avec une lactation et une classification en première lactation ont été inclus dans l’analyse. Ces animaux ont été divisés en quatre groupes de 71 vaches en fonction de leur évaluation génomique pour l’IPV en tant que génisses (IPV MPG). Le Tableau 1 compare la performance actuelle en première lactation pour la production et la conformation des meilleurs animaux par rapport à la portion moins élevée de 25 % de ces animaux en fonction de l’IPV MPG.

Les génisses qui se sont classées dans la première tranche de 25 % pour l’IPV MPG dans leur troupeau ont affiché une meilleure performance en première lactation pour presque tous les caractères par rapport aux génisses dans le quartile inférieur. En tant que vaches, les génisses qui figuraient dans le quartile supérieur pour l’IPV MPG ont produit plus de lait, de gras et de protéine, et se sont mieux classées à leur première classification pour la cote finale, le système mammaire et les pieds et membres que celles du quartile inférieur. Le classement des génisses dans les quartiles supérieurs et inférieurs selon leur IPV génomique n’a pas entraîné de différence importante dans la cote moyenne des cellules somatiques en tant que vaches en première lactation.

Tableau 1 : Moyenne de la performance en première lactation dans le 25 % supérieur et inférieur pour l’IPV MPG

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Que peut-on en déduire?

Ces constatations valident le fait que les évaluations génomiques des génisses peuvent être un indicateur de la future performance. De plus, elles confirment que les génisses génotypées à un jeune âge peuvent fournir aux producteurs de l’information utile en vue de leurs décisions de sélection et d’élimination. Finalement, ces résultats indiquent que les valeurs d’IPV génomiques des génisses peuvent être utilisées comme principaux critères de sélection puisqu’elles sont reliées à la performance en première lactation, à la fois pour les caractères de production et de conformation.

Auteurs : Lynsay Beavers et Brian Van Doormaal
Date : Mai 2014

Nous Sommes Producteurs de Lait

Nous Sommes Producteurs de Lait

Présentation au Comité permanent de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de la chambre des communes sur l’innovation et compétitivité dans le secteur Canadien de l’agriculture – 5 mai 2014

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LES PRODUCTEURS LAITIERS DU CANADA (PLC)

Dirigé par des producteurs, pour les producteurs, les PLC sont la voix des producteurs laitiers canadiens. Les PLC constituent l’organisme national d’élaboration de politiques, de lobbying et de promotion qui représente les producteurs vivant sur plus de 12 000 fermes laitières au Canada. Les PLC mettent tout en œuvre pour rassembler les conditions stables qui favorisent l’industrie laitière canadienne d’aujourd’hui et de demain. Les PLC travaillent au maintien de politiques qui favorisent la viabilité des fermes laitières et la promotion des produits laitiers et de leurs bienfaits pour la santé.

CONTRIBUTION DU SECTEUR LAITIER À L’ÉCONOMIE CANADIENNE

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  • Dans sept provinces sur dix, le secteur laitier est au premier ou au second rang de l’économie agricole.
  • La contribution du secteur laitier au PIB est passée de 15,2 milliards de $ en 2009 à 16,2 milliards de $ en 2011 et le nombre d’emplois est passé de 215 104 à 218 330 au cours de la même période.
  • Chaque année, l’industrie laitière canadienne verse plus de 3 milliards de $ en impôts municipaux, provinciaux et fédéraux.
  • Une proportion croissante des fermes laitières sont exploitées uniquement par de jeunes producteurs (ceux de 18 à 39 ans), en dépit d’une population vieillissante de producteurs.

GESTION DE L’OFFRE DANS LE SECTEUR LAITIER CANADIEN

Le système de gestion de l’offre permet au secteur laitier canadien de gérer avec efficacité et efficience la production d’un produit périssable, de concert avec les usines de transformation, pour offrir aux Canadiens des produits laitiers frais, de haute qualité, salubres et nutritifs.

La politique laitière canadienne sur la gestion de l’offre repose sur trois piliers : la planification de la production, le contrôle des importations et les prix à la production. Le système de gestion de l’offre de produits laitiers au Canada vise à maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande, en plus de viser l’équilibre du poids relatif sur le marché des divers joueurs de la chaîne d’approvisionnement.

La gestion de l’offre n’est plus ce qu’elle était il y a 40 ans. Les producteurs, les transformateurs et les gouvernements se sont concertés pour améliorer et renforcer la gestion de l’offre et accroître la diversité des produits laitiers offerts aux Canadiens.

Exemples d’innovation dans le secteur laitier :

  • Avec une production de plus de 1 000 produits différents, les fromagers artisans que l’on retrouve partout au pays génèrent d’importantes retombées économiques dans leurs collectivités locales.
  • Au fil des ans, les sortes de yogourt se sont diversifiées et affichent une forte croissance; à titre d’exemple, le yogourt grec enregistre une croissance de 15 % par année.

INNOVER POUR STIMULER LE CARACTÈRE DURABLE ET LA RENTABILITÉ DE L’INDUSTRIE LAITIÈRE

Les producteurs du pays tout entier réalisent que l’innovation stimule les gains d’efficacité et la rentabilité de l’industrie. La stabilité résultant d’un programme de gestion de l’offre rigoureux permet aux producteurs laitiers de réinvestir dans leur industrie et dans leurs fermes par le biais de vastes programmes de recherche, par exemple, dont les résultats mènent à l’adoption de meilleures pratiques de régie, de meilleures technologies et de produits de meilleure qualité à l’intention des consommateurs.

L’avenir de la durabilité et de la rentabilité de l’industrie est directement lié à l’avancement et aux percées de nos programmes de génétique et de génomique.

Le leadership s’impose pour l’adoption de normes menant à la production durable du meilleur lait au monde et pour assurer des investissements suffisants dans la recherche appliquée à la production primaire, la santé et la nutrition humaines.

VERS UNE PRODUCTION LAITIÈRE DURABLE

En mars 2014, les PLC ont accueilli favorablement l’annonce d’un octroi de près de 945 000 $ par le gouvernement fédéral en vertu du programme Agri-marketing pour la mise en œuvre d’un programme de traçabilité et pour appuyer les programmes intégrés d’assurance de la qualité à la ferme des PLC. Cet investissement va aider les Producteurs laitiers du Canada à mettre au point des programmes qui confirment l’engagement des producteurs envers l’amélioration continue. L’initiative proAction illustre d’ailleurs cette quête de l’excellence en production laitière. Les producteurs laitiers du pays tiennent à démontrer collectivement leur régie responsable des animaux et de l’environnement, tout en produisant de manière durable des aliments sains, nutritifs et de haute qualité à l’intention des consommateurs.

L’initiative proAction est un cadre national qui va mener à l’intégration dans une seule structure des divers programmes liés aux pratiques exemplaires à la ferme. Avec cette nouvelle approche, l’industrie laitière canadienne confirme son leadership en rassurant la clientèle sur les pratiques ayant cours à la ferme. Les producteurs laitiers canadiens vont établir collectivement et proactivement les modalités et les échéanciers de cette initiative. Les investissements des PLC en recherche ont mené à la création d’une assise scientifique solide pour l’élaboration et l’avancement de l’initiative proAction.

proAction va fixer les pratiques exemplaires dans six volets clés :

  1. la qualité du lait;
  2. la salubrité des aliments;
  3. la traçabilité du bétail;
  4. le bien-être des animaux;
  5. la biosécurité;
  6. l’environnement.

Quelques exemples d’innovation fondée sur la recherche laitière :

  • La recherche menée sur la mammite a permis la mise au point d’une molécule qui pourrait servir de point de départ à un antibiotique qui n’engendrerait pas de résistance.
  • L’empreinte carbone des producteurs laitiers canadiens compte parmi les plus faibles au monde, en dépit des conditions climatiques défavorables.

VISER LA PRODUCTION DU MEILLEUR LAIT AU MONDE

Les succès remportés incitent les producteurs laitiers à innover encore davantage afin de produire du lait de la plus grande salubrité et de la plus haute qualité à l’intention des Canadiens. Les résultats de travaux de recherche ont permis la mise au point de pratiques exemplaires destinées à améliorer la santé des vaches laitières, prévenir les infections et la maladie, traiter les maladies comme la mammite de façon à réduire le recours aux antibiotiques à la ferme, rendre les installations de la ferme plus confortables pour les vaches et favoriser l’adoption de nouvelles technologies comme la robotique afin de rendre les fermes toujours plus efficaces.

Le programme Lait canadien de qualité des Producteurs laitiers du Canada est un programme de salubrité alimentaire à la ferme conçu pour aider les producteurs à surveiller, diminuer et prévenir les risques pour la salubrité des aliments à la ferme. Le programme a reçu la reconnaissance technique de l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui témoigne de sa conformité aux principes HACCP et de ses fondements scientifiques. Les producteurs qui participent au programme mettent en œuvre des pratiques exemplaires de régie et de tenue de dossiers de façon à pouvoir surveiller les points critiques qui touchent la salubrité des aliments. D’ici 2015, tous les producteurs laitiers canadiens auront obtenu leur accréditation en vertu du programme.

Les producteurs laitiers visent ce qui se fait de mieux :

  • Selon le Centre canadien d’information laitière, en 2013, il y avait 407 fermes robotisées au Canada, soit environ 4,6 % des fermes laitières au pays. Ce total a augmenté de presque 50 % depuis l’an dernier !
  • En avril 2014, les animateurs de l’émission Steven and Chris du réseau anglais de Radio-Canada ont rendu visite à la ferme laitière Joe Loewith and Sons située à Lyndon, en Ontario. Un des animateurs n’a pu s’empêcher de parler du ‘gratte-dos’ automatique qu’il a aperçu. Il n’arrivait pas à croire que les vaches faisaient la queue pour se servir de la brosse rotative et que ça ressemblait à une visite chez l’esthéticienne. L’achat de brosses mécaniques de toilettage est une mesure qui se défend du point de vue économique, en plus de contribuer à la propreté, au confort et à la santé des vaches. Cet appareil est offert chez les marchands de matériel agricole à travers le Canada.
  • Parmi les succès remportés, il convient de souligner la découverte, la mise au point et la mise à l’épreuve d’un vaccin contre des pathogènes qui causent la mammite, une infection qui coûte aux producteurs laitiers canadiens 400 millions de $ en traitements pour les animaux et en pertes de lait.

RÉINVENTER LA VACHE MODERNE : GÉNÉTIQUE LAITIÈRE DE RENOMMÉE MONDIALE

Le Canada est reconnu à l’échelle mondiale pour la grande qualité génétique de ses animaux laitiers. Un tel résultat est le fruit de plus de 40 ans d’investissements et de travaux de pointe dans des programmes de sélection et de recherche en génétique laitière. Les succès remportés donnent des résultats concrets au pays et créent de la demande à l’étranger pour le capital génétique de nos vaches laitières.

Le Réseau laitier canadien fait figure de proue en génétique laitière et en recherche génomique : évaluation génétique de toutes les races de bovins laitiers au Canada; coordination des projets de recherche et développement financés par l’industrie dans le domaine de la génétique et de la génomique des bovins laitiers; établissement de normes nationales associées aux troupeaux supervisés, aux lactations publiables et à l’information utilisée pour les évaluations génétiques; et tenue à jour d’une base de données laitières nationale pour l’industrie d’amélioration génétique de bovins laitiers au Canada.

La réputation mondiale de notre matériel génétique supérieur parle d’elle-même :

  • Les exportations de matériel génétique canadien vers plus d’une centaine de pays se chiffraient à plus de 123 millions de $ en 2013, en hausse de 12 millions de $ par rapport à 2012. Cette industrie ne cesse de grandir; durant les deux premiers mois de 2014, on a enregistré près de 26 millions de $ en échanges mondiaux.
  • En décembre 2013, le ministre Ritz annonçait que la plus grande laiterie du Vietnam voulait acheter 10 000 bovins laitiers canadiens. Cette nouvelle vente pourrait rapporter jusqu’à 20 millions de $ de plus aux producteurs laitiers canadiens. Une commande d’une telle envergure témoigne de la confiance manifestée à l’endroit de l’état de santé de notre cheptel national et de la haute considération dont jouit le matériel génétique laitier canadien.
  • Avec le temps, la sélection et l’amélioration génétiques ont transformé nos animaux. En 1970, les vaches canadiennes produisaient une moyenne de 3 431 litres de lait. En 2012, cette production a bondi à 8 331 litres, c.-à-d. une hausse de 143 % !

STIMULER L’INNOVATION DANS LE SECTEUR LAITIER : LA RECHERCHE LAITIÈRE POUR UN MONDE EN SANTÉ

Les Producteurs laitiers du Canada investissent dans la recherche en production laitière de même qu’en santé et en nutrition humaines depuis presque trois décennies. Nous sommes fiers d’avoir consenti de tels investissements au fil des années de concert avec nos partenaires, y compris le gouvernement fédéral. Ensemble, nous stimulons l’innovation dans l’industrie laitière au Canada.

À l’échelle nationale, l’investissement annuel des PLC en recherche dans le domaine de la production laitière de même qu’en santé et en nutrition humaines s’élève à 1,7 million de $. De cette somme, 750 000 $ sont consacrés aux priorités des producteurs laitiers comme l’amélioration de l’efficacité, le développement durable de la ferme, la santé et le bien-être des animaux et l’amélioration génétique des bovins laitiers. La contribution des résultats de recherche a mené à des gains concrets d’efficacité et de productivité sur les fermes laitières.

Nos priorités de recherche laitière sont clairement définies autour de trois grand thèmes : la production laitière durable, la génétique et la génomique laitières et enfin, la nutrition et la santé humaines.

Le thème de la Production laitière durable a pour but d’améliorer la compétitivité et la rentabilité du secteur laitier de manière durable grâce à l’adoption de pratiques novatrices et l’application de nouvelles connaissances. Les activités ciblées incluent notamment la santé animale, le bien-être des animaux, l’environnement et la salubrité alimentaire.

Le thème de la Génétique et génomique laitières a pour but de contribuer à l’avancement et à l’établissement de systèmes nationaux d’évaluation génétique des caractères importants ayant des incidences sur la productivité, la rentabilité et la compétitivité des bovins laitiers. Les activités ciblées incluent notamment l’amélioration génétique visant la productivité et la rentabilité des bovins laitiers et plus particulièrement, la santé et la mobilité, et l’amélioration génétique visant les propriétés du lait qui touchent la santé animale.

Le thème de la Nutrition et santé humaines a pour but de faire progresser les connaissances et la compétitivité à l’égard du rôle des produits laitiers. Les activités ciblées incluent l’étude du rôle bénéfique du lait sur la santé cardiovasculaire, la santé métabolique, le maintien du poids santé et la composition corporelle, y compris la santé osseuse et la nutrition et la fonction optimales de l’organisme.

Depuis 2010, les PLC ont collaboré avec le gouvernement fédéral dans le cadre de l’initiative des grappes agro-scientifiques canadiennes afin de créer la Grappe de recherche laitière. L’automne dernier, le gouvernement a annoncé le renouvellement de son partenariat avec les

PLC en vue de poursuivre les travaux de la Grappe de recherche laitière jusqu’en 2018. À la fin du programme en 2018, au total, les investissements consentis à l’innovation laitière par le gouvernement et l’industrie vont atteindre les 30 millions de dollars consacrés à 71 projets de recherche réalisés dans 23 institutions universitaires et centres de recherche à travers le pays, mettant à contribution plus de 200 scientifiques et assurant la formation de près de300 étudiants à la maîtrise, au doctorat ou en stage postdoctoral.

La science et l’innovation exigent des infrastructures indispensables – un investissement à long terme permettant d’assurer le logement et la traite des animaux utilisés à des fins d’innovation par la recherche dans des installations modernes, et l’accès à des terres pour la culture et l’essai de nouveaux fourrages et de nouvelles variétés végétales destinés à mieux nourrir les animaux laitiers de manière durable. Les PLC reconnaissent et apprécient hautement les investissements faits par le gouvernement fédéral, de concert avec les investissements de l’industrie, dans des installations de recherche laitière de pointe comme le Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Lennoxville, au Québec, la construction du nouvel établissement de recherche laitière de l’Université de la Saskatchewan et l’entente entre AAC et la UBC sur le renouvellement de l’utilisation des terres et des installations du Centre de recherches en agroalimentaire du Pacifique à Agassiz, en C.-B. Les producteurs laitiers de l’Ontario sont fiers d’investir dans la construction d’un nouvel établissement de pointe à Elora, en Ontario, avec le concours de nombreux partenaires des milieux gouvernementaux, du secteur de la transformation et d’autres entreprises faisant partie de la chaîne de valeur laitière.

Les investissements dans des installations de recherche laitière entraînent des projets de recherche et la demande de scientifiques, d’étudiants et d’autres professionnels de la recherche. Les investissements dans la recherche contribuent non seulement au succès de la prochaine génération de producteurs laitiers, mais aussi à la prochaine génération de scientifiques et de techniciens à une époque où on observe une forte pénurie de compétences. Ces jeunes professionnels sont formés pour des postes qui existent présentement dans le secteur agricole. En 2010, le secteur agricole et agroalimentaire comptait directement pour

1 emploi sur 8 au Canada.

Exemples de la première grappe de recherche laitière :

  • Un outil a été mis au point afin de permettre aux producteurs d’identifier rapidement les bactéries causant la mammite et de traiter sélectivement que les quartiers infectés.
  • Des outils ont été mis au point afin de veiller à ce que les animaux laitiers soient bien traités au moyen d’un processus d’évaluation objectif. Une façon d’identifier les animaux nécessitant une attention particulière était également incluse.

DES PRATIQUES ÉCOLOGIQUEMENT RESPONSABLES SONT ESSENTIELLES POUR ASSURER UN AVENIR DURABLE AUX FERMES LAITIÈRES CANADIENNES.

Les producteurs laitiers canadiens sont résolus à produire des aliments salubres et nutritifs de manière durable aux plans économique, social et environnemental. Nos objectifs consistent à réduire les émissions de gaz à effet de serre des fermes laitières; assurer la régie efficace et durable des ressources naturelles comme les terres, le sol, l’eau et la biodiversité de manière à réduire les coûts le plus possible tout en maximisant la rentabilité; et nous attaquer aux aspects socio-économiques du développement durable afin de favoriser les bienfaits de la durabilité du secteur laitier pour l’économie, la population et la société en général.

Les pratiques environnementales de toutes les fermes laitières, quelle que soit leur taille, sont régies par les lois fédérales et provinciales. Les producteurs laitiers dépassent les exigences et mettent en œuvre des plans agroenvironnementaux visant à améliorer l’équipement de manutention et l’entreposage du fumier, maximiser l’utilité du fumier comme engrais du sol, adopter des technologies modernes permettant de maintenir la température et la ventilation des granges tout en réduisant leur dépendance énergétique. Plusieurs collaborent aussi avec l’organisme Canards Illimités afin de préserver les terres humides qui se trouvent sur leurs terres.

Ces pratiques réduisent l’empreinte carbone, en plus de permettre des économies d’argent et d’énergie. Les PLC investissent également dans la recherche visant à réduire davantage l’impact sur l’environnement, de même qu’améliorer le caractère durable et la viabilité des fermes laitières.

L’an dernier, une étude commandée par les PLC avec l’appui d’AAC et de la CCL, partenaires investisseurs en recherche, a démontré que le bilan carbone, le bilan hydrique et le bilan d’utilisation des sols de la production laitière canadienne figuraient parmi les plus bas au monde. L’annexe A illustre les résultats de cette étude. Les Producteurs laitiers du Canada assurent l’évolution du caractère durable de la production laitière canadienne.

Engagement envers la protection de l’environnement :

  • Moins de 1 % de la consommation d’eau au Canada sert à la production laitière.
  • Environ 2 % des terres agricoles au Canada servent à la production laitière.

CONCLUSION

Les producteurs ont démontré leur engagement envers l’innovation dans le secteur laitier et souhaitent poursuivre les solides partenariats établis avec le gouvernement fédéral et les transformateurs afin de poursuivre l’expansion de notre secteur, développer le bassin de professionnels de recherche et d’étudiants de façon à maintenir leur intérêt et leur engagement envers notre industrie et assurer l’obtention de résultats destinés à améliorer l’efficacité et la rentabilité des producteurs.

Les producteurs laitiers ont réalisé d’importantes percées et de grands progrès grâce à leurs investissements en recherche. Le partage des résultats obtenus avec les producteurs et les autres parties prenantes de l’industrie favorise l’adoption des nouvelles connaissances, des nouvelles pratiques et des nouvelles technologies. Pour les producteurs laitiers, la Grappe de recherche et le maintien des investissements dans les infrastructures permettent la collaboration stratégique avec leurs partenaires – le gouvernement, l’industrie et certains des meilleurs scientifiques au pays qui partagent tous un but commun : stimuler l’innovation dans le secteur laitier.

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Résultats préliminaires dans la Grappe de recherche laitière 2 – Le point sur la génétique laitière et la génomique

Résultats préliminaires dans la Grappe de recherche laitière 2 –  Le point sur la génétique laitière et la génomique

Le Dr Filippo Miglior est chef de la Recherche et du Développement stratégique du Réseau laitier canadien, professeur adjoint à l’Université de Guelph et chercheur principal dans deux projets de génétique dans le cadre de la Grappe de recherche laitière (santé des sabots et valeur nutraceutique du lait; voir les brefs résumés de ses travaux dans www.recherchelaitiere.ca).

Le Dr Miglior a annoncé les premiers résultats des deux projets, dont voici le résumé.

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Santé des sabots

Les conclusions préliminaires sont qu’il y a suffisamment de variation génétique pour l’amélioration génétique de la santé des sabots par sélection directe. Les données recueillies standardisées par les pareurs d’onglons peuvent servir à l’analyse génétique.

Les travaux initiaux de la Dre Nuria Chapinal (postdoc à l’Université de la Colombie-Britannique) ont révélé que la dermatite digitale est la lésion la plus fréquente des sabots (20 % des cas) et touche principalement les vaches dans leur première lactation. Viennent ensuite, au deuxième rang, les ulcères plantaires (8 % des cas), dont la fréquence augmente avec l’âge. Les estimations de l’héritabilité pour la dermatite digitale et les ulcères plantaires sont de 8% et 2%, respectivement.

En outre, une proposition de financement de la gestionnaire du projet sur le terrain (Mme AnneMarie Christen) a été soumise pour la mise en œuvre de la collecte des données sur la santé des sabots au Québec. Mme Christen a aussi dressé un inventaire des projets passés et en cours sur la santé des sabots à l’échelle du Canada et créé un nouveau groupe de réseautage entre professionnels, chercheurs, pareurs d’onglons et vétérinaires.

Valeur nutraceutique du lait

Selon les premiers résultats, la sélection pour les dimensions des globules de matière grasse du lait et des micelles des caséines pourrait être possible. Les dimensions des globules de matière grasse et des micelles de caséines dans le lait ont été associées aux différences des propriétés technologiques et de la composition du lait avec effet possible sur la santé humaine. En diminuant les dimensions des globules de matière grasse et augmentant le contenu de la membrane du lait, il serait possible d’adapter la production du lait à des cibles de consommation spécifiques et à l’amélioration des propriétés nutraceutiques du lait.

Le labo de la Dre Milena Corredig (professeure, Université de Guelph) a analysé un total de 1 330 échantillons de lait provenant de 249 vaches laitières dans 25 troupeaux. Mme Allison Fleming (étudiante au doctorat, Guelph) a effectué l’analyse génétique. Des héritabilités élevées de 57% et 50% ont été observées pour les dimensions des globules de matière grasse du lait pondérées par le volume et pondérées par l’aire de la surface, respectivement. L’héritabilité des dimensions des micelles de caséines était de 29%.

Nouveau financement!

Nous sommes heureux d’annoncer que l’Institut de génomique de l’Ontario (Toronto ON) a approuvé 25 000 $ de financement pour le Conseil DairyGen du RLC pour le génotypage des vaches, qui s’ajoute aux projets de génomique de la grappe de recherche laitière. Pour obtenir des résultats importants et applicables, l’objectif est de génotyper 10 000 vaches avec le panel PNM de SNP50. En regroupant les génotypes de divers projets et en ajoutant cet investissement de l’Institut de génomique de l’Ontario, nous espérons abaisser le coût du génotypage.

L’effet du sexe du veau sur la production de lait est-il réel?

Dites à un producteur laitier qu’il existe une façon facile d’augmenter la production de lait par
près de 450 kg pendant les deux premières lactations, et vous venez de capter son attention!
Dans un récent article scientifique (voir la référence ci-dessous), des chercheurs utilisant des
données du contrôle laitier aux États-Unis soutiennent cette assertion. Les auteurs émettent
l’hypothèse que la production de lait en première lactation est affectée par le sexe du veau
produit, mais aussi par le sexe du fœtus en gestation pendant cette lactation. Ils prétendent
également que la capacité du pis de synthétiser le lait pendant toutes les lactations est
influencée par le sexe du premier fœtus, les femelles étant jugées plus favorables. Le Réseau
laitier canadien (CDN) a effectué une analyse similaire en utilisant des données canadiennes
pour chercher à savoir si les résultats étaient concordants.

Analyse de CDN

Au moyen de données canadiennes sur les lactations des vaches ayant vêlé entre 2001 et
2013, l’information a été limitée aux naissances individuelles à partir de la première à la
cinquième lactation lorsque le sexe du veau a été enregistré. Sur l’ensemble, 5,4 millions de
lactations de 2,5 millions de vaches ont été incluses dans l’analyse. Les génisses et les veaux
mâles ont été représentés dans une proportion presque égale pour les vêlages associés à
chaque lactation.

Effet du sexe du veau sur la production de lait lors des lactations subséquentes

Comme l’illustre la Figure 1, le rendement de lait en 305 jours a été plus élevé à chaque
lactation suivant un vêlage ayant engendré une génisse plutôt qu’un veau. Les rendements des
lactations à la suite de la naissance d’une génisse étaient de 60 à 70 kg supérieurs pour les
deux premiers vêlages et légèrement supérieurs à 100 kg pour les vêlages ultérieurs. Des
différences de production plus élevées associées aux lactations subséquentes sont prévues
compte tenu de la capacité de production généralement accrue chez les vaches plus âgées. Les
rendements en gras et en protéine ont suivi une tendance similaire à la production de lait,
faisant en sorte que les pourcentages sont restés inchangés.

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Effet du sexe du veau sur la production en première et en deuxième lactation

Un sous-ensemble de données a été utilisé pour étudier les effets des combinaisons du sexe
des veaux sur les rendements en lait à la première et à la deuxième lactation. Puisque la
production est réduite à la suite d’un vêlage difficile, l’analyse a été limitée aux vêlages signalés
comme étant sans assistance ou faciles. Ce groupe de 210 099 vaches a été divisé en quatre
catégories basées sur les différentes combinaisons du sexe du veau à la première et à la
deuxième lactation. Les vaches ayant engendré deux femelles consécutives ont été identifiées
comme « FF » et celles avec deux veaux mâles consécutifs ont été identifiées comme « MM »,
ce qui a été utilisé comme le groupe de vaches de base à des fins de comparaison. Les autres
vaches ont été regroupées comme « FM » ou « MF » selon le sexe de leurs premiers et
deuxièmes veaux.

Comme l’indique la Figure 2, le rendement en lait à la première lactation a été plus élevé chez
les vaches qui avaient donné naissance à une génisse et qui étaient de nouveau gestantes en
première lactation d’une autre génisse. Les vaches se classant dans cette catégorie ont produit
0,3 % (24 kg) plus de lait à leur première lactation (305 jours) que les vaches ayant donné
naissance à un veau mâle et étant gestantes d’un autre mâle. Tout effet lié à une vache portant
une génisse lors de sa première gestation a été essentiellement éliminé lorsque la deuxième
gestation (durant la première lactation) a entraîné la naissance d’un veau mâle (FM-MM). Le fait pour une vache de porter une génisse pendant la gestation en première lactation a entraîné une certaine augmentation de la production en première lactation, mais très faible à 13 kg.

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En ce qui concerne le rendement en lait en 305 jours à la deuxième lactation, le sexe de la
première gestation n’a eu aucun effet, comme le démontre la comparaison FF-MM par rapport à MF-MM (différence de 1 kg) dans la Figure 3 ainsi que la comparaison FM-MM par rapport à
MM (différence de 5 kg). La production en deuxième lactation a toutefois été améliorée de 0,6 % (52-53 kg en plus de 305 jours) chez les vaches qui ont donné naissance à une génisse ayant
induit cette lactation par rapport à une vache ayant engendré un veau mâle à son deuxième
vêlage.

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Pour les deux premières lactations, l’avantage cumulatif d’avoir deux génisses consécutives par
rapport à des veaux mâles (FF-MM dans les Figures 2 et 3) représente une augmentation de
76 kg (0,4 %). Cela est beaucoup moins élevé que la valeur indiquée dans l’étude américaine,
qui a signalé un avantage en deux lactations de 2,7 % et de 445 kg. Les auteurs de l’étude
américaine déclarent que la hausse marginale de la production après la gestation d’une génisse
pourrait être liée aux hormones circulantes qui diffèrent chez les fœtus mâles et femelles et
dans la circulation sanguine maternelle pendant la gestation.

Le cas de la semence sexée

La semence sexée offre une vaste gamme d’avantages : plus de génisses de remplacement,
des vêlages plus faciles et la possibilité d’améliorer le progrès génétique. De plus, l’analyse
effectuée par CDN indique que l’utilisation de semence sexée pour produire plus de gestations
entraînant la naissance de génisses, plutôt que de veaux mâles, peut mener à une
augmentation de la production de lait. Il est toutefois important de noter que cette augmentation
est très légère à moins de 0,5 % pendant les deux premières lactations. Il existe de nombreuses
bonnes raisons d’utiliser de la semence sexée, mais l’augmentation de la production est si
marginale qu’on peut difficilement la qualifier comme en faisant partie.

Auteurs : Lynsay Beavers et Brian Van Doormaal
Date : Mars 2014

Référence : Hinde K., Carpenter A.J., Clay J.S., Bradford B.J. (2014) Holsteins Favor Heifers, 
Not Bulls: Biased Milk Production Programmed during Pregnancy as a Function 
of Fetal Sex. PLoS ONE 9(2): e86169. doi:10.1371/journal.pone.0086169

Perspective actuelle sur la Raideur chez les Holstein

Perspective actuelle sur la Raideur chez les Holstein

Le Réseau laitier canadien (CDN) fournit les évaluations génétiques pour une multitude de
caractères qui contribuent à la rentabilité des fermes laitières. En plus des caractères bien
connus de production et de conformation, et des caractères fonctionnels, le système de
classification pour la conformation enregistre aussi une série de caractères déficients au
moment où chaque animal est évalué par un classificateur de Holstein Canada. Un de ces
caractères, soit la « Raideur » à l’intérieur de la section Pieds et membres, a fait l’objet d’un
intérêt accru de la part des éleveurs au cours des dernières années. Le moment est donc bien
choisi pour faire rapport sur la recherche en cours dans ce domaine.

Caractères déficients

Le système actuel de classification pour la conformation au Canada donne aux classificateurs
l’occasion d’enregistrer l’occurrence de n’importe quel des 29 caractères déficients, ce qui
permet d’ajuster en conséquence les cotes de classification de l’animal. Dix de ces caractères
sont associés au Système mammaire alors qu’il y en a sept à la fois pour les Pieds et membres
et la Puissance laitière, plus cinq autres dans la section de la Croupe de la carte de pointage
pour la classification. Lorsqu’un animal est évalué, le classificateur peut « cocher » l’animal
comme affichant les caractères déficients à deux degrés de sévérité, soit mineur ou majeur.

Lorsque CDN traite les données de classification pour estimer les évaluations génétiques pour
la Conformation et les 28 autres caractères publiés, il analyse également les données associées
à chacun des caractères déficients, incluant la « Raideur ». Sur une base de taureau à taureau,
la fréquence de chaque caractère déficient est calculée en fonction de leurs filles classifiées. Le
classement est assigné à chaque taureau, et cette information est accessible dans le site web
de CDN en cliquant sur la page des Détails d’évaluation pour la conformation liée au Sommaire
d’évaluation génétique du taureau. Les taureaux avec une importante fréquence d’un caractère
déficient donné, tel que la « Raideur », parmi leurs filles classifiées sont identifiés au moyen
d’un astérisque (*) à côté de leur cote numérique négative (c.-à-d. indésirable).

Nature génétique de la Raideur

Une analyse scientifique des caractères déficients réalisée par des chercheurs de l’Université de
Guelph en 2000 a démontré un degré raisonnable de transmission génétique pour certains des
caractères déficients étudiés, dont la « Raideur ». Plus récemment, CDN a effectué une analyse
généalogique de taureaux Holstein éprouvés qui avaient une fréquence de « Raideur » plus
élevée que la normale chez leurs filles classifiées. Le Tableau 1 affiche le groupe de taureaux
qui ont au moins dix fils éprouvés au Canada parmi lesquels au moins 30 % ont une cote
négative pour la « Raideur » et 10 % ou plus ont une cote qui se situe à -2 ou moins. Parmi les
dix taureaux listés, certains démontraient eux-mêmes le syndrome de raideur et certains avaient
une fréquence de « Raideur » supérieure à la moyenne notée chez leurs filles classifiées, mais
ces observations ne s’avèrent pas exactes pour tous. Certains taureaux dans le Tableau 1
pourraient avoir une proportion plus élevée de leurs fils éprouvés avec un classement médiocre
pour la « Raideur » selon le côté maternel de la généalogie de leurs fils. Bien qu’il ne soit pas
clair que tous ces taureaux transmettent les gènes associés à la raideur, le Tableau 1 fournit
une solide preuve qu’il y a un composant génétique sous-jacent à cette maladie chez les bovins
laitiers.

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Fréquence de la Raideur

La Figure 1 indique la fréquence à laquelle « Raide » a été coché lors des classifications
effectuées au cours des vingt dernières années. De 1994 à 2004, environ 0,2 % des Holstein
classifiées ont été jugées « Raides » et cette incidence a lentement augmenté à environ un
demi de un pour cent (1 sur 200) en 2013. Bien que cette hausse n’ait rien d’alarmant, elle a
suscité de l’intérêt envers la « Raideur », connue aussi sous le nom de Syndrome spastique,
auprès des éleveurs et des chercheurs scientifiques. Bien qu’il semble y avoir une perception
générale qu’un seul taureau d’élite, soit Braedale Goldwyn, ait été la source sous-jacente de
cette tendance, le fait demeure que moins de un pour cent de toutes ses filles classifiées ont été
identifiées comme étant « Raides ». Il y a eu dans la race d’autres taureaux dont les taux
d’incidence approchaient 10 % bien que la plupart n’ont à la limite pas été retournés en service
actif à titre de taureaux éprouvés.

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En 2011, le Conseil DairyGen de CDN a accordé des fonds, au nom des entreprises partenaires
de l’industrie, à une équipe de chercheurs des universités de Guelph et d’Ottawa en vue de la
réalisation d’un projet de trois ans portants sur le Syndrome spastique chez les bovins laitiers.
Les principaux objectifs du projet consistent à mieux comprendre le mode de transmission
génétique de cette maladie, qui est normalement considérée comme neuromusculaire en
nature, et idéalement d’identifier les gènes qui y sont associés. Un important avantage de cette
recherche est qu’il existe à CDN des génotypes de milliers de taureaux éprouvés et de vaches,
certains affichant de la raideur et d’autres n’en démontrant aucun signe, même au-delà de l’âge
de huit ou dix ans. Contrairement aux réflexions initiales, cette maladie des bovins laitiers est
complexe, avec possiblement une variété de formes d’expression et de multiples gènes
dominants. Le projet en cours devrait se poursuivre jusqu’en 2014.

Sommaire

Le service de classification pour la conformation offert par Holstein Canada à toutes les races de
bovins laitiers inclut l’enregistrement de 29 caractères déficients, dont un est la « Raideur ». Des
études antérieures et une récente analyse à CDN fournissent une solide preuve de transmission
génétique associée à cette maladie neurologique, qui est souvent désignée comme Syndrome
spastique par les vétérinaires. En lien avec chaque publication des évaluations génétiques,
CDN calcule aussi, et affiche dans son site web, les cotes individuelles des taureaux pour
refléter l’incidence observée de chaque caractère déficient parmi leurs filles classifiées. Les
cotes négatives sont associées à une fréquence supérieure à la moyenne et un astérisque (*)
indique les cotes qui sont importantes à l’intérieur de la race. Au nom de tous les partenaires de
l’industrie, le Conseil DairyGen de CDN a financé un projet de recherche de trois ans qui sera
complété d’ici la fin de 2014 et qui vise à clarifier le mode de transmission de la raideur chez les
bovins laitiers et à possiblement identifier tout gène responsable.

Auteur : Brian Van Doormaal
Date : Novembre 2013

L’innovation dans le secteur laitier

L’innovation dans le secteur laitier

L’innovation dans le secteur laitier : L’industrie et le gouvernement réinvestissent en recherche laitière

Les producteurs laitiers canadiens pourront continuer de stimuler l’innovation dans le secteur laitier grâce à de nouveaux investissements de 18,8 millions de dollars dans un deuxième programme de la Grappe de recherche laitière, qui est maintenant en place pour les cinq prochaines années. Le 16 septembre 2013, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il investirait 12 millions de dollars dans la Grappe de recherche laitière, en partenariat avec les Producteurs laitiers du Canada, le Réseau laitier canadien et la Commission canadienne du lait, pour financer de nouveaux projets de recherche laitière dans le cadre de son programme Agri-Innovation.

Les Producteurs laitiers du Canada piloteront cette deuxième Grappe de recherche laitière et investiront 5,3 millions de dollars, en plus des 12 millions de dollars d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Le Réseau laitier canadien investira 669 000 $ et la Commission canadienne du lait 750 000 $, ce qui portera le total à 18,8 millions de dollars de financement pour les priorités de recherche de l’industrie de 2013 à 2018.

 

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Il y a au total 23 projets de recherche, qui mobilisent plus de 100 scientifiques de 15 établissements et 8 centres de recherche à l’échelle du pays. Certains des meilleurs scientifiques du secteur laitier formeront plus de 65 étudiants diplômés et boursiers postdoctoraux au cours des cinq prochaines années. L’objectif d’ensemble du programme est de promouvoir l’efficacité et la durabilité des fermes laitières canadiennes, d’accroître les marchés et de fournir aux Canadiens des produits laitiers de grande qualité, salubres et nutritifs.

Le programme de la première Grappe de recherche laitière (20102013) mené par les Producteurs laitiers du Canada a été lancé en 2010. La deuxième grappe fait fond sur les priorités et les projets de recherche repris en partie de la première grappe.

Voici un survol des activités de recherche sous chaque thème. Les projets doivent débuter le 1er janvier 2014.

THÈME 1 : Production laitière durable

BUT : Améliorer la compétitivité du secteur laitier et les perceptions qu’ont les consommateurs des produits laitiers canadiens, grâce à l’adoption de pratiques novatrices et l’application de nouvelles connaissances qui contribueront à la durabilité économique du secteur et au renforcement des marchés et des produits laitiers.

PRIORITÉS DE RECHERCHE : Douze projets seront consacrés à la salubrité du lait comme source durable d’éléments nutritifs grâce à l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux; de la durabilité environnementale et socioéconomique de la production laitière; et de la composition du lait et de la nutrition au moyen de la génomique.

RÉSULTATS ATTENDUS : Les activités de recherche sous ce thème visent à élaborer de nouvelles pratiques et stratégies de gestion pour améliorer l’utilisation de l’azote par une production plus efficiente de protéines du lait des vaches laitières; une meilleure utilisation de l’azote provenant du fumier pour engraisser les cultures; l’élaboration de meilleures pratiques d’alimentation pour réduire les émissions de GES de la fermentation intestinale; la conservation de l’eau et la recherche de moyens d’en faire une utilisation plus efficiente; et la création d’un outil d’autoévaluation pour aider l’agriculteur à gérer les émissions de GES provenant de différentes pratiques agricoles.

La santé et le bien-être des animaux seront l’objet d’un certain nombre de projets visant à limiter les effets de la mammite et à améliorer la qualité et la salubrité du lait; à augmenter la longévité des bovins laitiers par la formulation de meilleures stratégies pour la persistance de la lactation, la reproduction et les pratiques de bien-être des bovins laitiers et des veaux; et à créer une base de données pour réunir de l’information sur la santé des bovins afin de garder la trace de l’efficacité des initiatives en matière de santé des bovins laitiers.

cluster-chart1_fre2.pngTHÈME 2 : Nutrition et santé humaines

BUTS : Mieux comprendre le lien entre les aliments laitiers, la nutrition, la santé et le mieux-être pour améliorer la santé des Canadiens et réduire les coûts des soins de santé; et contribuer au développement économique du secteur laitier par une augmentation de la consommation et la commercialisation de nouveaux produits et de nouvelles technologies.

PRIORITÉS DE RECHERCHE : Sept projets comprendront des activités axées sur la santé cardiovasculaire, la santé métabolique comme le diabète de type 2, le poids santé et la composition de l’organisme, y compris la santé osseuse et la nutrition et la fonction optimales.

RÉSULTATS ATTENDUS : De nouvelles preuves scientifiques révèlent que les produits laitiers jouent un rôle bénéfique pour réduire le risque des états pathologiques comme l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et l’ostéoporose (autant de fardeaux pour la santé qui alourdissent considérablement les coûts de notre système de soins de santé). On poussera davantage la recherche pour mieux comprendre le rôle que jouent les produits laitiers dans ces états pathologiques, notamment le rôle des produits du lait à teneur normale en matière grasse, comme le fromage, qui est un produit du lait important dans le régime alimentaire des Canadiens.

Santé Canada est en voie de mettre la dernière main à un document guide sur les allégations santé au sujet des aliments et de la satiété. Le rôle que jouent les produits du lait sur les plans de la satiété et de l’apport alimentaire est un domaine naissant de la recherche, et l’effet qu’exercent les aliments sur la satiété est un sujet d’actualité qui intéresse l’industrie alimentaire par rapport aux allégations santé. Par conséquent, la recherche dans ce domaine aidera à apporter une corroboration scientifique conformément à ces lignes directrices.

Les résultats d’un examen systématique récemment commandé par les Producteurs laitiers du Canada ont permis de déceler d’importantes lacunes dans la recherche sur le rôle que jouent le lait et les produits du lait dans la santé des os. Plus particulièrement, il s’impose de mener des études bien conçues, notamment des études sur échantillon aléatoire et contrôlé. Ces études sont importantes pour nous aider à mieux comprendre et pour donner la corroboration scientifique nécessaire pour les allégations santé ayant trait au lait et aux produits du lait et à la santé des os.

Par ailleurs, les données de certaines des activités de recherche seront utiles dans la formulation des aliments nouveaux et fonctionnels et fourniront des renseignements dans le contexte canadien, ce qui est particulièrement important pour élaborer de nouvelles allégations santé au Canada.

THÈME 3 : Génétique et génomique laitières

BUTS : Les activités de recherche dans ce domaine contribueront à l’avancement et à l’établissement de systèmes nationaux d’évaluation génétique des caractères importants ayant des incidences sur la productivité, la rentabilité et la compétitivité des bovins laitiers.

PRIORITÉS DE RECHERCHE : Quatre projets s’attacheront à la recherche génétique et génomique débouchant sur : a) l’amélioration génétique pour la productivité et la rentabilité des bovins laitiers, avec insistance sur la santé et la mobilité; b) l’amélioration génétique des propriétés du lait qui touchent la santé humaine; c) l’effet de l’amélioration génétique sur les émissions de GES; et d) l’élaboration et l’application des méthodes génétiques, génomiques et épigénomiques afin d’atteindre ces objectifs.

RÉSULTATS : La génétique des bovins laitiers canadiens est reconnue partout dans le monde pour l’excellent équilibre d’une production élevée combinée à la conformation fonctionnelle nécessaire pour maintenir une telle productivité pendant de nombreuses lactations. Ces caractéristiques visent à maximiser le revenu que peut produire une vache laitière pendant sa vie. La rentabilité d’une vache laitière et d’un troupeau laitier est une fonction à la fois du revenu et des dépenses; les activités déployées dans ces travaux de recherche se concentrent donc sur la réduction des coûts de production, ce qui augmente par conséquent la durabilité de la vache laitière canadienne et sa compétitivité au double échelon national et international.

Les projets visent à tirer parti des possibilités et des occasions de parvenir à une plus grande exactitude dans la sélection génétique, réalisable grâce à des modèles d’évaluation génomique et à des stratégies de sélection génétique connexes.

Portail canadien de la recherche laitière

Les nouveaux résumés de projet sont affichés en ligne dans le Portail canadien de la recherche laitière www.recherchelaitiere.ca. Les Producteurs laitiers canadiens et l’industrie laitière peuvent accéder à l’information sur la recherche laitière et s’abonner à notre bulletin Info recherche laitière pour se tenir au courant des progrès et de l’évolution de la situation.

Soyez sociable. Joignez-vous à la communauté. Et parlons de recherche laitière!

Soyez sociable. Joignez-vous à la communauté.  Et parlons de recherche laitière!

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Par David Wiens,
Membre du conseil d’administration des PLC siégeant aux comités de la Grappe de recherche laitière

Je vous souhaite la bienvenue sur notre blogue voué entièrement à la recherche laitière. C’est avec grand plaisir que nous lançons ce blogue afin de pouvoir échanger avec notre communauté laitière sur la recherche que nous finançons en matière de production, de génétique et de génomique, ainsi que de nutrition et de santé. C’est notre endroit privilégié pour parler de recherche laitière!

 

Unknown-1.jpegNous parlerons des progrès accomplis dans le cadre des 23 nouvelles activités de recherche lancées le 1er janvier 2014. La plupart des projets se terminent en décembre 2017 et ils sont tous financés sous l’égide de ce deuxième partenariat de financement de la Grappe de recherche laitière

(lire l’article pour en savoirplus). Nous publierons également des articles récents et de l’information publiée grâce à l’excellent travail effectué par notre communauté scientifique dans le cadre de la première Grappe (48 projets réalisés de 2010 à 2013!). Notre diagramme sur la situation de l’empreinte du lait canadien en est un très bon exemple.

Des blogueurs invités seront également de la partie pour que vous puissiez découvrir les scientifiques qui effectuent les recherches et les nombreux étudiants qui appuient leurs travaux. Nous publierons des photos et des vidéos concernant les résultats de recherches, ainsi que des articles vulgarisés qui sont publiés dans vos magazines favoris. Nous signalerons également les nouveaux billets publiés sur notre Portail canadien de la recherche laitière. Ce dernier a été remanié et offrira encore plus d’informations scientifiques à découvrir. Puisque vous rejoignez notre blogue, rappelez-vous de vous joindre aux autres membres de notre communauté sur Twitter et Facebook. Nous y parlerons également de recherche laitière et nous partagerons des informations qui pourront vous être utiles à la ferme.

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