Nouvelle stratégie nationale de recherche laitière annoncée

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Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) ont adopté une nouvelle stratégie pour orienter leurs investissements dans la recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines. Quatre thèmes majeurs de recherche ont été identifiés :

  1. Efficacité et durabilité des fermes laitières
  2. Santé et bien-être animal
  3. Composition, qualité et salubrité du lait
  4. Le rôle des produits laitiers et de leurs composantes dans la nutrition et la santé humaines.

Des résultats visés et des domaines d’investissement prioritaires ont été établis pour chaque thème afin de s’assurer que les projets de recherche aborderont les enjeux que souhaitent résoudre en priorité les producteurs laitiers canadiens. Pour consulter la version complète de la stratégie, visiter Recherchelaitiere.ca.

La stratégie servira comme guide important pour les investissements en recherche des PLC au cours des prochaines années. Comme prochaine étape dans notre processus de planification, les PLC lanceront un appel de propositions de recherche dans la semaine du 14 novembre 2016. Les chercheurs canadiens seront invités à faire une demande de financement dans le cadre de la prochaine Grappe de recherche laitière.

Si vous souhaitez recevoir l’annonce et les détails pour l’appel de propositions, veuillez svp vous inscrire d’ici le 11 novembre à notre liste de distribution en cliquant sur le lien suivant : Liste de distribution pour appel de propositions de recherche des PLC.

Nouvelle gouvernance pour les investissements nationaux en recherche : le Conseil canadien de la recherche laitière

Le Conseil canadien de la recherche laitière (CCRL) est un nouveau comité composé de représentants de toutes les organisations laitières provinciales ainsi que des membres du conseil d’administration des PLC, dont il relève. Le CCRL guide le développement, la mise en place et la réalisation des activités de recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines.

Le Conseil a réalisé son premier mandat en juin 2016, qui consistait à élaborer la Stratégie nationale de recherche laitière des PLC afin de mieux coordonner les investissements en recherche des producteurs laitiers à l’échelle nationale et provinciale. La stratégie nationale a été approuvée par le conseil d’administration des PLC en juin 2016 et présentée à l’assemblée générale annuelle des PLC en juillet 2016.

Pour plus de renseignements sur la gouvernance de la recherche au niveau national et les faits saillants de la recherche, téléchargez les documents ci-dessous :

Des scientifiques canadiens de l’industrie laitière ont reçu des prix pour l’excellence de leur recherche

Huit scientifiques canadiens de l’industrie laitière ont été salués au pays et ailleurs dans le monde pour leur contribution à la science du lait dans les domaines de la nutrition animale, de la salubrité des aliments, des soins et du bien-être des animaux et de la santé animale.

Les Producteurs laitiers du Canada tiennent à féliciter ces scientifiques pour l’ensemble de leurs travaux et réalisations en science du lait et également pour leur apport à l’innovation dans l’industrie laitière canadienne. Tous ces chercheurs mènent actuellement de la recherche pour le secteur laitier dans le cadre de projets cofinancés par les PLC ou les organisations provinciales membres des PLC.

Les chercheurs Trevor DeVries, Filippo Miglior, Kees Plaizier et Michael Steele ont tous reçu un prix de la Société canadienne de science animale (SCSA); et les chercheurs Hélène Lapierre, Xin Zhao et Micheal Steele ont chacun reçu un prix de l’American Dairy Science Association (ADSA) lors de l’assemblée générale annuelle conjointe qui s’est tenue à Salt Lake City, en Utah, la semaine dernière. Les chercheurs Marina von Keyserlingk et Dan Weary ont reçu le tout premier Ruminant Well-being Award octroyé par la Société mondiale de buiatrie (et commandité par Boehringer Ingelheim – Santé des animaux) au début juillet.

Dans les paragraphes qui suivent, vous pourrez lire une courte description des prix reçus et du travail actuellement mené par ces chercheurs dans l’industrie laitière canadienne.

PRIX SCSA 

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Filippo Miglior, Ph. D., chef de la recherche et du développement stratégique, Réseau laitier canadien – Prix Technical Innovation in Enhancing Production of Safe Affordable Food (SCSA)

Filippo Miglior est un généticien spécialiste des bovins laitiers reconnu mondialement. Il gère des projets de recherche sur l’amélioration de la génétique du bétail laitier financés par le RLC et est responsable de la planification stratégique et de l’établissement des priorités de recherche pour cette organisation. Il est le principal chercheur pour deux projets majeurs en génomique et génétique laitières de la Grappe de recherche laitière et co-chercheur dans deux autres projets. En outre, il est co-directeur d’un projet de 10,3 millions de dollars financé par des partenaires, y compris le RLC et Génome Canada, visant à accroître l’efficience alimentaire des bovins laitiers et à réduire les émissions de GES du bétail laitier.

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Trevor DeVries, Ph. D., professeur agrégé, département des biosciences animales, Université de Guelph – Canadian Animal Industries Award in Extension and Public Service 

Trevor DeVries a fait d’importantes contributions à l’industrie laitière canadienne au moyen de sa recherche et de ses activités de vulgarisation sur les effets de la gestion de l’alimentation et du logement sur le comportement du bétail laitier. En outre, il a agi à titre de directeur technique, de contributeur et de conseiller dans le cadre du développement du volet Bien-être animal du programme proAction des Producteurs laitiers du Canada et est membre du Comité technique de ce volet. Récemment, il a présenté de l’information vulgarisée sur le confort et le bien-être du bétail laitier dans une série de webinaires destinés aux producteurs laitiers canadiens et développés par les PLC et Valacta. Cette série de webinaires fournit des renseignements importants sur l’évaluation du confort des vaches et les surfaces et espaces confortables sur la base des plus récentes recherches de la Grappe de recherche laitière financée par les producteurs. Pour visionner les webinaires enregistrés animés par Trevor DeVries et l’experte en transfert Julie Baillargeon (Valacta), visitez le www.dairyknowledge.ca.

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Michael Steele, Ph. D., professeur adjoint, département des sciences de l’agriculture, des aliments et de la nutrition, Université de l’Alberta – Young Scientist Award (SCSA) et Lallemand Animal Nutrition Award for Scientific Excellence in Dairy Nutrition (ADSA) 

Dans le cadre de ses recherches, Michael Steele cherche à comprendre la manière dont les programmes de gestion et de nutrition au début de la vie d’un veau ont un impact sur ses caractéristiques biologiques plus tard au cours de sa vie; à découvrir et à évaluer les modèles d’alimentation et les nutriments bioactifs qui présentent les propriétés requises pour améliorer la santé intestinale des veaux laitiers; et à caractériser les adaptations ruminales et intestinales pendant la transition vers des rations riches en énergie au début de la lactation au moyen de modèles d’alimentation fondés sur les rations laitières commerciales couramment données aux animaux.

L’équipe de son laboratoire est particulièrement intéressée par l’implantation de nouveaux modèles d’alimentation au moyen de systèmes d’alimentation novateurs, tels que les nourrisseurs à veau automatiques et les systèmes de traite automatisée.

 

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Kees Plaizier, Ph. D., professeur et directeur associé de département, directeur de l’unité de recherche sur les ruminants, Université du Manitoba – Prix Excellence in Nutrition and Meat Sciences 

Les contributions de Kees Plaizier au secteur laitier du Manitoba et du Canada sont importantes. Ses recherches portent entre autres sur les sujets suivants : l’impact de l’acidose ruminale subaiguë sur la santé et la production des vaches laitières; la durabilité environnementale des fermes laitières; la gestion des vaches taries; les cultures de levure; le diagnostic de l’acidose ruminale subaiguë; et l’évaluation des aliments des ruminants. L’un des projets de recherche qu’il a menés pour les producteurs laitiers du Manitoba a fourni des renseignements vitaux pour le développement de bonnes pratiques de gestion visant à optimiser l’utilisation du phosphore dans l’alimentation des vaches.

PRIX ADSA 

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Hélène Lapierre, Ph. D., chercheuse scientifique, AAC, Sherbrooke, Québec – American Feed Industry Association Award 

Hélène Lapierre a reçu le prix de l’American Feed Industry Association. Ce prix est remis à une personne qui a grandement contribué à la recherche dans le domaine de la nutrition des bovins laitiers.

Hélène Lapierre dirige un important projet de recherche qui s’inscrit dans la Grappe de recherche laitière. Son projet vise à mieux équilibrer les rations alimentaires des vaches laitières et à réduire la quantité de protéines dans les rations tout en maintenant la santé des vaches. À cet égard, des recommandations qui permettront un meilleur équilibre des rations alimentaires pourraient permettre à une ferme moyenne d’augmenter ses revenus d’environ 0,15 $ par vache par jour, soit près de 4 000 $ par année, grâce à des économies sur le coût d’alimentation des vaches. Par ailleurs, réduire le taux de protéines dans les rations laitières, en passant d’une moyenne de 18,1 % à un taux réaliste de 16,5 %, permettra au Canada de diminuer l’excrétion azotée de 17 000 tonnes par année et de réaliser des économies annuelles de 77,5 millions de dollars.

Les Producteurs laitiers du Canada sont fiers d’investir dans sa recherche. Pour un résumé de ses travaux, cliquez sur le lien ci-dessous afin de lire l’article intitulé Nourrir les vaches différemment, un plus pour les producteurs et pour l’environnement.

 

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Xin Zhao, Ph. D., professeur en physiologie animale, Université McGill – West Agro, Inc. Award 

Le prix West Agro, Inc. Award a été remis à Xin Zhao afin de saluer la recherche exceptionnelle qu’il mène sur l’impact du contrôle de la mammite, de la gestion de la traite et des pratiques de production laitière sur la qualité du lait.

Xin Zhao bénéficie de subventions de recherche des PLC et du Réseau laitier canadien afin de mener de la recherche sur la génétique associée au taux de cholestérol du lait de vache et l’interaction agents pathogènes-hôte dans les cas de mammite. Son équipe et lui visent à comprendre la manière dont les stratégies liées à la virulence microbienne affectent la nature et l’ampleur de la réponse de l’hôte et dont la réponse immunitaire associée influe sur le cours de l’infection.

Des étudiants canadiens en science laitière partagent leurs connaissances à l’ADSA

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Félicitations à tous les étudiants canadiens en science du lait qui ont pris part aux assemblées de l’American Dairy Science Association la semaine dernière à Salt Lake City. Certains étudiants ont diffusé leurs conclusions et connaissances auprès de milliers de participants lors de présentations orales et par affiches.


LE SAVIEZ-VOUS?

Les investissements des PLC dans la recherche sur la production laitière et la nutrition et la santé humaines soutiennent la formation de 130 étudiants de partout au Canada!


 

Marina von Keyserlingk, Ph. D., et Daniel Weary, Ph. D., de l’Université de la Colombie-Britannique ont reçu le premier Ruminant Well-being Award décerné à l’occasion du World Buiatrics Congress 2016

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Les chercheurs Marina von Keyserlingk et Daniel Weary, de l’Université de la Colombie-Britannique, au Canada, ont reçu le premier Ruminant Well-being Award décerné d’une valeur de 15 000 €. Le Ruminant Well-being Award est commandité par Boehringer Ingelheim – Santé des animaux.

Ces chercheurs sont deux des trois cotitulaires de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers, qui est cofinancée par les PLC et des partenaires du secteur laitier depuis 15 ans. Pour de plus amples renseignements sur leurs domaines de recherche et leur apport au secteur laitier canadien, visitez le www.recherchelaitiere.ca.

 

Évènements à venir en 2016

Évènements à venir en 2016

Des scientifiques de l’industrie laitière canadienne récoltent les grands honneurs

Des scientifiques de l’industrie laitière canadienne récoltent les grands honneurs

Toutes nos félicitations à Anne Marie de Passillé (Université de la Colombie-Britannique) et au Dr Ian Dohoo (Réseau de recherche sur la mammite, Université de l’Île-du-Prince-Édouard)! Les deux scientifiques de l’industrie laitière canadienne ont été nommés docteurs honoris causa en médecine vétérinaire de l’Université d’Helsinki le 5 juin 2015 à Helsinki, en Finlande. La cérémonie d’une durée de trois jours est considérée comme l’une des plus prestigieuses du monde universitaire. Par ailleurs, le président de la République de Finlande faisait également partie des dix personnes à recevoir cet honneur. Les descriptions ci-dessous nous ont été fournies par l’Université d’Helsinki :

Anne Marie de Passillé, professeure auxiliaire

Anne Marie de Passillé est une chercheuse qui jouit d’une réputation internationale dont les travaux sont axés sur le comportement des animaux de production. Retraitée de son poste de chercheuse principale chez Agriculture et Agroalimentaire Canada, elle continue ses travaux de recherche à titre de professeure auxiliaire à l’Université de la Colombie-Britannique.

En 1995, Mme de Passillé, de pair avec son mari, qui travaillait dans le même secteur, a commencé à collaborer avec les chercheurs d’un domaine des sciences alors nouveau en Finlande : l’étude du bien-être et du comportement des animaux. C’est en grande partie grâce à elle que les chercheurs de la faculté entretiennent aujourd’hui des relations soutenues à l’étranger et sont actifs dans la communauté scientifique. L’enseignement et les conseils d’Anne Marie de Passillé de même que sa collaboration de recherche avec la faculté ont permis de transformer un domaine de second plan en un champ d’études de renommée mondiale.

Dr Ian Dohoo, professeur

Ian Dohoo est professeur émérite en épidémiologie à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard à Charlottetown, au Canada. Chercheur de pointe en épidémiologie vétérinaire, M. Dohoo est reconnu pour ses nombreuses publications. Il est l’un des pionniers de la création de méthodes de suivi informatiques employées dans la recherche en santé animale.

Qui plus est, le professeur Dohoo a enseigné avec mérite les fondements de l’épidémiologie à plusieurs générations de vétérinaires. Ses cours, notamment les cours annuels de la coopérative universitaire NOVA des pays nordiques, ont servi de base au savoir-faire épidémiologique et statistique de nombreux chercheurs finlandais et continuent de contribuer à l’enrichissement des connaissances de la plupart des doctorants de la faculté. En outre, le Dr Dohoo est l’auteur de manuels de cours sur l’épidémiologie vétérinaire. Il est un enseignant formidable et exceptionnellement motivant qui a été en mesure d’inspirer ses étudiants. Il a d’ailleurs reçu divers prix d’enseignement et de recherche ainsi que des doctorats honoris causa de l’Université de Guelph et de l’Université suédoise des sciences agricoles.

Vous avez une opinion sur la recherche laitière?

Vous avez une opinion sur la recherche laitière?

N’oubliez pas que vous avez votre mot à dire dans la recherche laitière au Canada à : www.recherchelaitiere.ca.

Venez nous visiter aux événements suivants :

27‑28 mai 2015, Montréal (Québec)

Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine et la qualité du lait

Rencontre scientifique annuelle

28 mai 2015, Elora (Ontario)

Livestock Research and Innovation Centre – Elora Dairy Facility Open House

1er‑2 juin 2015, Québec (Québec)

Colloque STELA 2015

23-24 juin, Edmonton (Alberta)

Forum DRECA

13-15 juillet, Vancouver (Colombie-Britannique)

Producteurs laitiers du Canada – Assemblée annuelle générale

Impact des améliorations aux évaluations génétiques et génomiques

Impact des améliorations aux évaluations génétiques et génomiques

Un des principes et des mandats fondamentaux de CDN est de fournir les évaluations génétiques les plus précises dans toutes les races au Canada. L’arrivée de la génomique il y a plus de cinq ans a augmenté les défis associés à cet objectif clé. Les généticiens de CDN ont travaillé fort au cours des récentes années à identifier les améliorations aux méthodes utilisées pour calculer les évaluations génétiques traditionnelles ainsi que les évaluations génomiques. Tout au long du processus de recherche et de présentation des résultats aux partenaires de l’industrie, diverses améliorations aux évaluations génétiques et génomiques seront mises en oeuvre en avril 2015, en plus de la mise à jour habituelle de la base génétique. Ces améliorations permettront d’obtenir à l’avenir des évaluations plus précises, mais elles entraîneront un important ajustement unique qui aura un effet significatif sur les jeunes taureaux génomiques et les génisses génotypées d’élite. Les éleveurs et les entreprises de l’industrie devront ajuster leurs critères et leurs décisions de sélection en fonction du rétrécissement de l’échelle des évaluations génomiques dans les niveaux extrêmes.

Pour lire l’article au complet : https://www.dairyresearch.ca/francais/news.php

Mise à jour sur les épreuves des taureaux jumeaux identiques

Les jumeaux identiques ont des génotypes identiques. Les systèmes d’évaluation génétique basés sur la généalogie traitent les animaux identiques comme des frères propres. Cette stratégie était reconnue comme étant sous-optimale puisqu’elle assume que des jumeaux identiques ont seulement 50 % de leurs gènes en commun alors qu’en réalité, ils ont exactement le même ADN et des génotypes identiques. À des fins d’évaluation génétique, les jumeaux identiques sont censés transmettre exactement le même potentiel génétique à leur progéniture. Toutefois, avant la génomique, il était très difficile de prouver que les animaux étaient génétiquement identiques.

Puisque l’identification d’animaux génétiquement identiques ne posait plus un problème dans l’ère génomique, le Réseau laitier canadien (CDN) a mis en œuvre en 2011 une méthodologie améliorée pour traiter les épreuves des mâles identiques. Du moment qu’ils étaient nés après le 1er avril 2006, toutes les paires de taureaux identifiés par génotypage comme ayant un ADN identique ont reçu la même évaluation génétique et génomique. Les taureaux identiques qui avaient déjà obtenu une épreuve à partir de décembre 2010 ont continué d’être évalués comme s’ils étaient des frères propres réguliers.

Les taureaux identiques sont traités comme un animal individuel par la mise en commun de l’information sur leurs filles et le calcul d’une seule évaluation génétique nationale. Par exemple, si l’un des deux a 300 filles et si son frère identique en a 200, les deux taureaux reçoivent la même évaluation génétique basée sur le groupe combiné de

500 filles. Le fait de regrouper l’information sur les filles augmente la fiabilité de leur épreuve combinée, par rapport au passé où ils étaient traités comme des frères propres. Dans le cas des taureaux identiques, la même épreuve est envoyée à Interbull pour le calcul des évaluations MACE en fonction des échelles d’autres pays. Selon la façon dont l’autre pays, par exemple les États-Unis, traite l’évaluation MACE d’Interbull en plus de toutes les autres données sur les filles de l’un ou l’autre frère qui pourraient être disponibles dans ce pays, il se peut que deux jumeaux identiques reçoivent une évaluation officielle différente dans d’autres pays.

 Étude de cas – Jordan et Jerrick

Les jumeaux identiques Gillette Jordan et Gillette Jerrick ont d’abord été éprouvés en août 2010 et ils se sont respectivement classés au 1er et au 7e rang de l’IPV, incluant la génomique. De ce fait, ils ont tous deux été retournés en service actif et largement utilisés partout au pays, bien que Jordan ait aussi été précédemment utilisé comme jeune taureau génomique hautement classé. Puisque ces taureaux sont nés avant le 1er avril 2006, leurs épreuves sont demeurées distinctes. Les deux ont maintenant des milliers de filles en lactation et classifiées pour la conformation. Même si plus de 80 % des données de leurs filles en production proviennent encore de la première lactation, ces taureaux fournissent encore un excellent exemple de la façon dont les épreuves des taureaux identiques évoluent au fil du temps (Figure 1).

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Lorsqu’ils ont obtenu leur première épreuve en août 2010, les taureaux affichaient une différence de 278 points d’IPV basée seulement sur leur épreuve traditionnelle sans la génomique. Au cours des mois et des années qui ont suivi, leur épreuve traditionnelle a fluctué dans une certaine mesure, tant à la hausse qu’à la baisse, la plus grande différence entre les deux dépassant 400 points d’IPV. En avril 2013, la variation dans l’échelle d’IPV a été réduite de moitié et l’IPV moyen a été augmenté de 1 700 points, faisant en sorte que les différences entre Jordan et Jerrick en matière d’IPV et de ses composants ont diminué comme prévu. Une fois que les deux taureaux ont atteint plus de 1 700 filles en production en mai 2014, la différence dans leur IPV, avant l’inclusion de la génomique, a été de façon constante inférieure à 100 points.

Le Tableau 1 indique la différence dans l’épreuve traditionnelle sans la génomique des deux frères identiques en décembre 2014. Jordan affiche actuellement 80 points d’IPV de plus que Jerrick, surtout parce que son épreuve en production dépasse toujours celle de Jerrick, mais beaucoup moins que durant les six premiers mois après que ces taureaux soient officiellement éprouvés. En ce qui concerne les caractères de conformation, les frères se distinguent maintenant l’un de l’autre par seulement un point ou moins. Étant donné que les caractères de Santé et de Fertilité sont généralement dotés d’une faible héritabilité, il faut davantage de données des filles en première lactation et dans les lactations subséquentes pour atteindre des niveaux de fiabilité élevés. Pour cette raison, il existe encore plus de différence entre ces taureaux pour les caractères comme la Durée de vie, l’Aptitude des filles au vêlage, le Tempérament, la Vitesse de traite et la Résistance à la mammite. On s’attend à ce qu’à mesure que la fiabilité de leur épreuve pour les caractères fonctionnels augmente en raison de l’accumulation des données sur les filles, leur évaluation devienne de plus en plus similaire au fil du temps, comme ce fut le cas pour les caractères de Production et de Conformation.

Tableau 1 : Différences dans les épreuves en décembre 2014 : Jordan vs Jerrick

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Sommaire

La politique actuelle de CDN pour le calcul des épreuves des frères génétiquement identiques soulève encore de la controverse et des questions auprès des éleveurs. Si on se base sur l’évolution observée des épreuves traditionnelles de Jordan et de Jerrick, excluant la génomique, rien n’indique que la politique devrait être modifiée. Puisque les deux taureaux ont le même génotype, l’inclusion de l’information génomique en vue des épreuves officielles réduit encore davantage les différences observées dans les évaluations publiées. Selon l’utilisation de leur semence au Canada, Gillette Stanleycup et Gillette Windhammer, et possiblement Gillette Wildthing et Gillette Willrock, sont deux autres paires de frères identiques qui pourraient faire l’objet d’une étude de cas à l’avenir, mais il faudra encore quelques années avant qu’ils aient des milliers de filles avec      suffisamment   de   données   en   première   lactation   et   dans   les   lactations subséquentes.

Auteurs :        Lynsay Beavers, coordonnatrice de la liaison avec l’industrie, CDN Brian Van Doormaal, directeur général, CDN

Date :           Décembre 2014

On annonce des investissements en recherche dans les projets de lait biologique

On annonce des investissements en recherche dans les projets de lait biologique

Les producteurs laitiers continuent d’innover fièrement dans le secteur laitier et d’investir dans la recherche qui permettra d’améliorer les pratiques dans les fermes de tout le pays. Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Gerry Ritz, a récemment annoncé un investissement de 8 millions de dollars dans la Grappe scientifique biologique (2013‑2018), qui vient s’ajouter aux contributions de 2,7 millions de dollars provenant de multiples partenaires de l’industrie. Les Producteurs laitiers du Canada sont fiers d’être associés à cette nouvelle grappe biologique dans la quelle ils ont investi 185 000 $ sur cinq ans dans quatre projets.

Le Centre d’agriculture biologique du Canada de l’Université Dalhousie sera chargé d’administrer la grappe et de superviser la mise en œuvre de 37 projets dans 36 établissements de recherche du Canada, notamment des universités, des stations de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et autres.

Les projets laitiers comprennent notamment :

 

 1. Le développement de sources alternatives durables pour la litière des vaches laitières

Chercheure principale : Renée Bergeron, Université de Guelph, campus d’Alfred

Objectif général : L’étude vise à examiner l’utilisation du panic érigé sous deux formes (panic haché en litière accumulée ou matelas de « panic-chaux ») comme sources de litière alternative et durable pour les vaches laitières qui améliorent également le bien-être des vaches.

 

 

2. L’effet de l’exercice et des modifications des stalles sur le confort et le rendement des vaches en stalles entravées

Chercheuse principale : Elsa Vasseur, Université de Guelph, campus d’Alfred

Objectif général : La présente étude vise à examiner dans 20 exploitations agricoles commerciales à stalles entravées de l’Ontario et du Québec, comment les modifications de la configuration des stalles peuvent améliorer le confort des vaches et leur productivité, et si les vaches qui font de l’exercice réagissent différemment aux améliorations des stalles.

 

3. L’évaluation des nouvelles thérapies pour le traitement de la mammite clinique dans les fermes laitières biologiques

Chercheurs principaux : David Francoz et Simon Dufour (Université de Montréal)

Objectif général : L’objectif général de l’étude consiste à déterminer, à évaluer et à formuler une autre approche selon plusieurs axes du traitement de la mammite clinique chez les vaches laitières. Cet objectif de recherche répondrait directement au besoin d’élaborer une autre démarche pour le traitement de la mammite dans les fermes laitières biologiques, qui a été désigné comme une priorité importante à la Conférence canadienne sur les sciences biologiques de 2012.

 

4. Les phytoproduits bioactifs et le contrôle des parasites internes et externes des grands ruminants

Chercheur principal : Simon Lachance, Université de Guelph, campus d’Alfred

Objectif général : Élaborer de nouvelles méthodes et de nouveaux produits pour le contrôle des parasites externes et internes grâce à l’utilisation de répulsifs naturels et de composants bioactifs provenant des plantes.

On trouvera les résumés des projets à l’adresse suivante : http://www.dal.ca/faculty/agriculture/oacc/en-home/organic-science-cluster/OSCII/theme-d.html

 

(Photo Courtesy of the Organic Agriculture Centre of Canada)

Génomique des génisses et performance de lactation : sont-elles liées?

Au cours des dernières années, nous avons vu de nombreux exemples des avantages de la génomique du côté des taureaux. La quantification des avantages de la sélection génomique du côté femelle a été plus lente, principalement en raison de l’adoption prudente de la technologie dans les troupeaux. Parmi les génisses Holstein enregistrées nées au Canada en 2013, moins de 5 % ont été génotypées. D’autre part, les projections de CDN indiquent que la participation pourrait augmenter pour dépasser la marque de 18 % d’ici l’an 2020.

Avec le testage génomique, les producteurs ont la possibilité d’améliorer le potentiel génétique de leur troupeau et de diminuer les coûts. Ils peuvent le faire en exploitant la meilleure génétique du troupeau au moyen de semence sexée, de transfert embryonnaire, de fécondation in vitro (FIV) ou, pour les moins bonnes femelles, la vente, l’insémination avec de la semence de boucherie ou l’utilisation comme receveuses.

Génisses génotypées et performance en première lactation

La première prédiction génomique d’une génisse fournit-elle assez d’information sur la future performance pour rendre fiables les décisions de sélection et d’élimination à un jeune âge? Pour répondre à cette question, nous avons étudié trois troupeaux commerciaux canadiens qui ont largement utilisé le génotypage chez leurs génisses nées en 2011. Ces femelles ont été sélectionnées puisqu’elles avaient eu l’occasion de compléter leur première lactation et d’être classifiées pour la conformation.

Le Graphique 1 compare la première évaluation génomique pour le rendement en lait (Lait MPG) après que la génisse ait été génotypée à la première lactation subséquente avec une production de lait de 305 jours. Au total, le graphique inclut 305 vaches nées en 2011 dans les trois troupeaux. Le rendement en lait de 305 jours était le plus élevé dans le troupeau A, suivi du troupeau B, et était le moins élevé pour le troupeau C. En général, dans les trois troupeaux, plus le Lait MPG était élevé chez les génisses, plus le rendement en lait à la première lactation de
305 jours était élevé chez les vaches. Cela démontre clairement l’utilité des évaluations génomiques pour les génisses comme outil pour identifier les animaux qui auront une meilleure performance dans votre troupeau en tant que vaches.

Le Graphique 1 indique aussi les équations pour la prédiction du rendement à la première lactation de 305 jours en kilogrammes basées sur l’évaluation génomique des génisses. Bien que la prédiction ne soit pas parfaite, une augmentation moyenne de 1 kg de Lait MPG a occasionné un gain du rendement en première lactation de 1,2 à 1,5 kg, selon le troupeau. Cela excède les attentes prévoyant un kg de rendement en lait par kg de Lait MPG, et provient sans doute de la gestion appropriée dans chaque troupeau. Le rendement actuel par kg de Lait MPG peut être utilisé pour mesurer si le niveau de gestion dans un troupeau donné tire pleinement parti du potentiel génétique du troupeau. Si ce n’est pas le cas, on s’attendrait à ce que le ratio actuel du rendement en lait par rapport au Lait MPG soit inférieur à un.

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IPV MPG et performance en première lactation

Une évaluation génomique plus élevée chez une génisse est-elle associée à une meilleure performance en première lactation? Pour répondre à cette question, les trois troupeaux ayant fait l’objet de l’étude ci-dessus ont été analysés séparément et leurs données ont subséquemment été combinées pour créer le Tableau 1. Au total, 284 animaux avec une lactation et une classification en première lactation ont été inclus dans l’analyse. Ces animaux ont été divisés en quatre groupes de 71 vaches en fonction de leur évaluation génomique pour l’IPV en tant que génisses (IPV MPG). Le Tableau 1 compare la performance actuelle en première lactation pour la production et la conformation des meilleurs animaux par rapport à la portion moins élevée de 25 % de ces animaux en fonction de l’IPV MPG.

Les génisses qui se sont classées dans la première tranche de 25 % pour l’IPV MPG dans leur troupeau ont affiché une meilleure performance en première lactation pour presque tous les caractères par rapport aux génisses dans le quartile inférieur. En tant que vaches, les génisses qui figuraient dans le quartile supérieur pour l’IPV MPG ont produit plus de lait, de gras et de protéine, et se sont mieux classées à leur première classification pour la cote finale, le système mammaire et les pieds et membres que celles du quartile inférieur. Le classement des génisses dans les quartiles supérieurs et inférieurs selon leur IPV génomique n’a pas entraîné de différence importante dans la cote moyenne des cellules somatiques en tant que vaches en première lactation.

Tableau 1 : Moyenne de la performance en première lactation dans le 25 % supérieur et inférieur pour l’IPV MPG

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Que peut-on en déduire?

Ces constatations valident le fait que les évaluations génomiques des génisses peuvent être un indicateur de la future performance. De plus, elles confirment que les génisses génotypées à un jeune âge peuvent fournir aux producteurs de l’information utile en vue de leurs décisions de sélection et d’élimination. Finalement, ces résultats indiquent que les valeurs d’IPV génomiques des génisses peuvent être utilisées comme principaux critères de sélection puisqu’elles sont reliées à la performance en première lactation, à la fois pour les caractères de production et de conformation.

Auteurs : Lynsay Beavers et Brian Van Doormaal
Date : Mai 2014

Nous Sommes Producteurs de Lait

Nous Sommes Producteurs de Lait

Présentation au Comité permanent de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de la chambre des communes sur l’innovation et compétitivité dans le secteur Canadien de l’agriculture – 5 mai 2014

[PDF]

LES PRODUCTEURS LAITIERS DU CANADA (PLC)

Dirigé par des producteurs, pour les producteurs, les PLC sont la voix des producteurs laitiers canadiens. Les PLC constituent l’organisme national d’élaboration de politiques, de lobbying et de promotion qui représente les producteurs vivant sur plus de 12 000 fermes laitières au Canada. Les PLC mettent tout en œuvre pour rassembler les conditions stables qui favorisent l’industrie laitière canadienne d’aujourd’hui et de demain. Les PLC travaillent au maintien de politiques qui favorisent la viabilité des fermes laitières et la promotion des produits laitiers et de leurs bienfaits pour la santé.

CONTRIBUTION DU SECTEUR LAITIER À L’ÉCONOMIE CANADIENNE

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  • Dans sept provinces sur dix, le secteur laitier est au premier ou au second rang de l’économie agricole.
  • La contribution du secteur laitier au PIB est passée de 15,2 milliards de $ en 2009 à 16,2 milliards de $ en 2011 et le nombre d’emplois est passé de 215 104 à 218 330 au cours de la même période.
  • Chaque année, l’industrie laitière canadienne verse plus de 3 milliards de $ en impôts municipaux, provinciaux et fédéraux.
  • Une proportion croissante des fermes laitières sont exploitées uniquement par de jeunes producteurs (ceux de 18 à 39 ans), en dépit d’une population vieillissante de producteurs.

GESTION DE L’OFFRE DANS LE SECTEUR LAITIER CANADIEN

Le système de gestion de l’offre permet au secteur laitier canadien de gérer avec efficacité et efficience la production d’un produit périssable, de concert avec les usines de transformation, pour offrir aux Canadiens des produits laitiers frais, de haute qualité, salubres et nutritifs.

La politique laitière canadienne sur la gestion de l’offre repose sur trois piliers : la planification de la production, le contrôle des importations et les prix à la production. Le système de gestion de l’offre de produits laitiers au Canada vise à maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande, en plus de viser l’équilibre du poids relatif sur le marché des divers joueurs de la chaîne d’approvisionnement.

La gestion de l’offre n’est plus ce qu’elle était il y a 40 ans. Les producteurs, les transformateurs et les gouvernements se sont concertés pour améliorer et renforcer la gestion de l’offre et accroître la diversité des produits laitiers offerts aux Canadiens.

Exemples d’innovation dans le secteur laitier :

  • Avec une production de plus de 1 000 produits différents, les fromagers artisans que l’on retrouve partout au pays génèrent d’importantes retombées économiques dans leurs collectivités locales.
  • Au fil des ans, les sortes de yogourt se sont diversifiées et affichent une forte croissance; à titre d’exemple, le yogourt grec enregistre une croissance de 15 % par année.

INNOVER POUR STIMULER LE CARACTÈRE DURABLE ET LA RENTABILITÉ DE L’INDUSTRIE LAITIÈRE

Les producteurs du pays tout entier réalisent que l’innovation stimule les gains d’efficacité et la rentabilité de l’industrie. La stabilité résultant d’un programme de gestion de l’offre rigoureux permet aux producteurs laitiers de réinvestir dans leur industrie et dans leurs fermes par le biais de vastes programmes de recherche, par exemple, dont les résultats mènent à l’adoption de meilleures pratiques de régie, de meilleures technologies et de produits de meilleure qualité à l’intention des consommateurs.

L’avenir de la durabilité et de la rentabilité de l’industrie est directement lié à l’avancement et aux percées de nos programmes de génétique et de génomique.

Le leadership s’impose pour l’adoption de normes menant à la production durable du meilleur lait au monde et pour assurer des investissements suffisants dans la recherche appliquée à la production primaire, la santé et la nutrition humaines.

VERS UNE PRODUCTION LAITIÈRE DURABLE

En mars 2014, les PLC ont accueilli favorablement l’annonce d’un octroi de près de 945 000 $ par le gouvernement fédéral en vertu du programme Agri-marketing pour la mise en œuvre d’un programme de traçabilité et pour appuyer les programmes intégrés d’assurance de la qualité à la ferme des PLC. Cet investissement va aider les Producteurs laitiers du Canada à mettre au point des programmes qui confirment l’engagement des producteurs envers l’amélioration continue. L’initiative proAction illustre d’ailleurs cette quête de l’excellence en production laitière. Les producteurs laitiers du pays tiennent à démontrer collectivement leur régie responsable des animaux et de l’environnement, tout en produisant de manière durable des aliments sains, nutritifs et de haute qualité à l’intention des consommateurs.

L’initiative proAction est un cadre national qui va mener à l’intégration dans une seule structure des divers programmes liés aux pratiques exemplaires à la ferme. Avec cette nouvelle approche, l’industrie laitière canadienne confirme son leadership en rassurant la clientèle sur les pratiques ayant cours à la ferme. Les producteurs laitiers canadiens vont établir collectivement et proactivement les modalités et les échéanciers de cette initiative. Les investissements des PLC en recherche ont mené à la création d’une assise scientifique solide pour l’élaboration et l’avancement de l’initiative proAction.

proAction va fixer les pratiques exemplaires dans six volets clés :

  1. la qualité du lait;
  2. la salubrité des aliments;
  3. la traçabilité du bétail;
  4. le bien-être des animaux;
  5. la biosécurité;
  6. l’environnement.

Quelques exemples d’innovation fondée sur la recherche laitière :

  • La recherche menée sur la mammite a permis la mise au point d’une molécule qui pourrait servir de point de départ à un antibiotique qui n’engendrerait pas de résistance.
  • L’empreinte carbone des producteurs laitiers canadiens compte parmi les plus faibles au monde, en dépit des conditions climatiques défavorables.

VISER LA PRODUCTION DU MEILLEUR LAIT AU MONDE

Les succès remportés incitent les producteurs laitiers à innover encore davantage afin de produire du lait de la plus grande salubrité et de la plus haute qualité à l’intention des Canadiens. Les résultats de travaux de recherche ont permis la mise au point de pratiques exemplaires destinées à améliorer la santé des vaches laitières, prévenir les infections et la maladie, traiter les maladies comme la mammite de façon à réduire le recours aux antibiotiques à la ferme, rendre les installations de la ferme plus confortables pour les vaches et favoriser l’adoption de nouvelles technologies comme la robotique afin de rendre les fermes toujours plus efficaces.

Le programme Lait canadien de qualité des Producteurs laitiers du Canada est un programme de salubrité alimentaire à la ferme conçu pour aider les producteurs à surveiller, diminuer et prévenir les risques pour la salubrité des aliments à la ferme. Le programme a reçu la reconnaissance technique de l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui témoigne de sa conformité aux principes HACCP et de ses fondements scientifiques. Les producteurs qui participent au programme mettent en œuvre des pratiques exemplaires de régie et de tenue de dossiers de façon à pouvoir surveiller les points critiques qui touchent la salubrité des aliments. D’ici 2015, tous les producteurs laitiers canadiens auront obtenu leur accréditation en vertu du programme.

Les producteurs laitiers visent ce qui se fait de mieux :

  • Selon le Centre canadien d’information laitière, en 2013, il y avait 407 fermes robotisées au Canada, soit environ 4,6 % des fermes laitières au pays. Ce total a augmenté de presque 50 % depuis l’an dernier !
  • En avril 2014, les animateurs de l’émission Steven and Chris du réseau anglais de Radio-Canada ont rendu visite à la ferme laitière Joe Loewith and Sons située à Lyndon, en Ontario. Un des animateurs n’a pu s’empêcher de parler du ‘gratte-dos’ automatique qu’il a aperçu. Il n’arrivait pas à croire que les vaches faisaient la queue pour se servir de la brosse rotative et que ça ressemblait à une visite chez l’esthéticienne. L’achat de brosses mécaniques de toilettage est une mesure qui se défend du point de vue économique, en plus de contribuer à la propreté, au confort et à la santé des vaches. Cet appareil est offert chez les marchands de matériel agricole à travers le Canada.
  • Parmi les succès remportés, il convient de souligner la découverte, la mise au point et la mise à l’épreuve d’un vaccin contre des pathogènes qui causent la mammite, une infection qui coûte aux producteurs laitiers canadiens 400 millions de $ en traitements pour les animaux et en pertes de lait.

RÉINVENTER LA VACHE MODERNE : GÉNÉTIQUE LAITIÈRE DE RENOMMÉE MONDIALE

Le Canada est reconnu à l’échelle mondiale pour la grande qualité génétique de ses animaux laitiers. Un tel résultat est le fruit de plus de 40 ans d’investissements et de travaux de pointe dans des programmes de sélection et de recherche en génétique laitière. Les succès remportés donnent des résultats concrets au pays et créent de la demande à l’étranger pour le capital génétique de nos vaches laitières.

Le Réseau laitier canadien fait figure de proue en génétique laitière et en recherche génomique : évaluation génétique de toutes les races de bovins laitiers au Canada; coordination des projets de recherche et développement financés par l’industrie dans le domaine de la génétique et de la génomique des bovins laitiers; établissement de normes nationales associées aux troupeaux supervisés, aux lactations publiables et à l’information utilisée pour les évaluations génétiques; et tenue à jour d’une base de données laitières nationale pour l’industrie d’amélioration génétique de bovins laitiers au Canada.

La réputation mondiale de notre matériel génétique supérieur parle d’elle-même :

  • Les exportations de matériel génétique canadien vers plus d’une centaine de pays se chiffraient à plus de 123 millions de $ en 2013, en hausse de 12 millions de $ par rapport à 2012. Cette industrie ne cesse de grandir; durant les deux premiers mois de 2014, on a enregistré près de 26 millions de $ en échanges mondiaux.
  • En décembre 2013, le ministre Ritz annonçait que la plus grande laiterie du Vietnam voulait acheter 10 000 bovins laitiers canadiens. Cette nouvelle vente pourrait rapporter jusqu’à 20 millions de $ de plus aux producteurs laitiers canadiens. Une commande d’une telle envergure témoigne de la confiance manifestée à l’endroit de l’état de santé de notre cheptel national et de la haute considération dont jouit le matériel génétique laitier canadien.
  • Avec le temps, la sélection et l’amélioration génétiques ont transformé nos animaux. En 1970, les vaches canadiennes produisaient une moyenne de 3 431 litres de lait. En 2012, cette production a bondi à 8 331 litres, c.-à-d. une hausse de 143 % !

STIMULER L’INNOVATION DANS LE SECTEUR LAITIER : LA RECHERCHE LAITIÈRE POUR UN MONDE EN SANTÉ

Les Producteurs laitiers du Canada investissent dans la recherche en production laitière de même qu’en santé et en nutrition humaines depuis presque trois décennies. Nous sommes fiers d’avoir consenti de tels investissements au fil des années de concert avec nos partenaires, y compris le gouvernement fédéral. Ensemble, nous stimulons l’innovation dans l’industrie laitière au Canada.

À l’échelle nationale, l’investissement annuel des PLC en recherche dans le domaine de la production laitière de même qu’en santé et en nutrition humaines s’élève à 1,7 million de $. De cette somme, 750 000 $ sont consacrés aux priorités des producteurs laitiers comme l’amélioration de l’efficacité, le développement durable de la ferme, la santé et le bien-être des animaux et l’amélioration génétique des bovins laitiers. La contribution des résultats de recherche a mené à des gains concrets d’efficacité et de productivité sur les fermes laitières.

Nos priorités de recherche laitière sont clairement définies autour de trois grand thèmes : la production laitière durable, la génétique et la génomique laitières et enfin, la nutrition et la santé humaines.

Le thème de la Production laitière durable a pour but d’améliorer la compétitivité et la rentabilité du secteur laitier de manière durable grâce à l’adoption de pratiques novatrices et l’application de nouvelles connaissances. Les activités ciblées incluent notamment la santé animale, le bien-être des animaux, l’environnement et la salubrité alimentaire.

Le thème de la Génétique et génomique laitières a pour but de contribuer à l’avancement et à l’établissement de systèmes nationaux d’évaluation génétique des caractères importants ayant des incidences sur la productivité, la rentabilité et la compétitivité des bovins laitiers. Les activités ciblées incluent notamment l’amélioration génétique visant la productivité et la rentabilité des bovins laitiers et plus particulièrement, la santé et la mobilité, et l’amélioration génétique visant les propriétés du lait qui touchent la santé animale.

Le thème de la Nutrition et santé humaines a pour but de faire progresser les connaissances et la compétitivité à l’égard du rôle des produits laitiers. Les activités ciblées incluent l’étude du rôle bénéfique du lait sur la santé cardiovasculaire, la santé métabolique, le maintien du poids santé et la composition corporelle, y compris la santé osseuse et la nutrition et la fonction optimales de l’organisme.

Depuis 2010, les PLC ont collaboré avec le gouvernement fédéral dans le cadre de l’initiative des grappes agro-scientifiques canadiennes afin de créer la Grappe de recherche laitière. L’automne dernier, le gouvernement a annoncé le renouvellement de son partenariat avec les

PLC en vue de poursuivre les travaux de la Grappe de recherche laitière jusqu’en 2018. À la fin du programme en 2018, au total, les investissements consentis à l’innovation laitière par le gouvernement et l’industrie vont atteindre les 30 millions de dollars consacrés à 71 projets de recherche réalisés dans 23 institutions universitaires et centres de recherche à travers le pays, mettant à contribution plus de 200 scientifiques et assurant la formation de près de300 étudiants à la maîtrise, au doctorat ou en stage postdoctoral.

La science et l’innovation exigent des infrastructures indispensables – un investissement à long terme permettant d’assurer le logement et la traite des animaux utilisés à des fins d’innovation par la recherche dans des installations modernes, et l’accès à des terres pour la culture et l’essai de nouveaux fourrages et de nouvelles variétés végétales destinés à mieux nourrir les animaux laitiers de manière durable. Les PLC reconnaissent et apprécient hautement les investissements faits par le gouvernement fédéral, de concert avec les investissements de l’industrie, dans des installations de recherche laitière de pointe comme le Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Lennoxville, au Québec, la construction du nouvel établissement de recherche laitière de l’Université de la Saskatchewan et l’entente entre AAC et la UBC sur le renouvellement de l’utilisation des terres et des installations du Centre de recherches en agroalimentaire du Pacifique à Agassiz, en C.-B. Les producteurs laitiers de l’Ontario sont fiers d’investir dans la construction d’un nouvel établissement de pointe à Elora, en Ontario, avec le concours de nombreux partenaires des milieux gouvernementaux, du secteur de la transformation et d’autres entreprises faisant partie de la chaîne de valeur laitière.

Les investissements dans des installations de recherche laitière entraînent des projets de recherche et la demande de scientifiques, d’étudiants et d’autres professionnels de la recherche. Les investissements dans la recherche contribuent non seulement au succès de la prochaine génération de producteurs laitiers, mais aussi à la prochaine génération de scientifiques et de techniciens à une époque où on observe une forte pénurie de compétences. Ces jeunes professionnels sont formés pour des postes qui existent présentement dans le secteur agricole. En 2010, le secteur agricole et agroalimentaire comptait directement pour

1 emploi sur 8 au Canada.

Exemples de la première grappe de recherche laitière :

  • Un outil a été mis au point afin de permettre aux producteurs d’identifier rapidement les bactéries causant la mammite et de traiter sélectivement que les quartiers infectés.
  • Des outils ont été mis au point afin de veiller à ce que les animaux laitiers soient bien traités au moyen d’un processus d’évaluation objectif. Une façon d’identifier les animaux nécessitant une attention particulière était également incluse.

DES PRATIQUES ÉCOLOGIQUEMENT RESPONSABLES SONT ESSENTIELLES POUR ASSURER UN AVENIR DURABLE AUX FERMES LAITIÈRES CANADIENNES.

Les producteurs laitiers canadiens sont résolus à produire des aliments salubres et nutritifs de manière durable aux plans économique, social et environnemental. Nos objectifs consistent à réduire les émissions de gaz à effet de serre des fermes laitières; assurer la régie efficace et durable des ressources naturelles comme les terres, le sol, l’eau et la biodiversité de manière à réduire les coûts le plus possible tout en maximisant la rentabilité; et nous attaquer aux aspects socio-économiques du développement durable afin de favoriser les bienfaits de la durabilité du secteur laitier pour l’économie, la population et la société en général.

Les pratiques environnementales de toutes les fermes laitières, quelle que soit leur taille, sont régies par les lois fédérales et provinciales. Les producteurs laitiers dépassent les exigences et mettent en œuvre des plans agroenvironnementaux visant à améliorer l’équipement de manutention et l’entreposage du fumier, maximiser l’utilité du fumier comme engrais du sol, adopter des technologies modernes permettant de maintenir la température et la ventilation des granges tout en réduisant leur dépendance énergétique. Plusieurs collaborent aussi avec l’organisme Canards Illimités afin de préserver les terres humides qui se trouvent sur leurs terres.

Ces pratiques réduisent l’empreinte carbone, en plus de permettre des économies d’argent et d’énergie. Les PLC investissent également dans la recherche visant à réduire davantage l’impact sur l’environnement, de même qu’améliorer le caractère durable et la viabilité des fermes laitières.

L’an dernier, une étude commandée par les PLC avec l’appui d’AAC et de la CCL, partenaires investisseurs en recherche, a démontré que le bilan carbone, le bilan hydrique et le bilan d’utilisation des sols de la production laitière canadienne figuraient parmi les plus bas au monde. L’annexe A illustre les résultats de cette étude. Les Producteurs laitiers du Canada assurent l’évolution du caractère durable de la production laitière canadienne.

Engagement envers la protection de l’environnement :

  • Moins de 1 % de la consommation d’eau au Canada sert à la production laitière.
  • Environ 2 % des terres agricoles au Canada servent à la production laitière.

CONCLUSION

Les producteurs ont démontré leur engagement envers l’innovation dans le secteur laitier et souhaitent poursuivre les solides partenariats établis avec le gouvernement fédéral et les transformateurs afin de poursuivre l’expansion de notre secteur, développer le bassin de professionnels de recherche et d’étudiants de façon à maintenir leur intérêt et leur engagement envers notre industrie et assurer l’obtention de résultats destinés à améliorer l’efficacité et la rentabilité des producteurs.

Les producteurs laitiers ont réalisé d’importantes percées et de grands progrès grâce à leurs investissements en recherche. Le partage des résultats obtenus avec les producteurs et les autres parties prenantes de l’industrie favorise l’adoption des nouvelles connaissances, des nouvelles pratiques et des nouvelles technologies. Pour les producteurs laitiers, la Grappe de recherche et le maintien des investissements dans les infrastructures permettent la collaboration stratégique avec leurs partenaires – le gouvernement, l’industrie et certains des meilleurs scientifiques au pays qui partagent tous un but commun : stimuler l’innovation dans le secteur laitier.

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