La détection automatisée des chaleurs fonctionne aussi bien que les protocoles de synchronisation et fournit des données sur la fertilité

La détection automatisée des chaleurs fonctionne aussi bien que les protocoles de synchronisation et fournit des données sur la fertilité

Auteurs : Dr Ronaldo Cerri (Université de la Colombie-Britannique) et Meagan King, (Post-doc, Université de Guelph)

Pourquoi les moniteurs d’activité automatisés (MAA) sont-ils de plus en plus populaires sur les fermes laitières canadiennes? La recherche financée par les PLC a montré que les MAA peuvent fonctionner aussi bien que les protocoles de synchronisation tout en prédisant également quelles vaches seront les plus fertiles.

Les colliers attachés au cou ou les podomètres attachés à la patte sont actuellement utilisés sur 10 % des fermes laitières canadiennes comme principale stratégie de gestion de la reproduction (> 50 % des inséminations). La détection visuelle des chaleurs et l’insémination artificielle (IA) à temps prédéterminé sont encore davantage utilisées que les MAA, mais cela pourrait changer puisque l’utilisation d’hormones fait de plus en plus l’objet d’une haute surveillance.

Deux essais importants sur le terrain en Ontario et en Colombie-Britannique (financés par la Grappe de recherche laitière 2 et supervisés par le Dr Ronaldo Cerri de l’Université de la Colombie-Britannique et les étudiants Tracy Burnett, Augusto Madureira et Liam Polsky) ont révélé que les programmes de reproduction utilisant les MAA pour la détection des chaleurs sont aussi efficaces que ceux qui se fondent largement sur les protocoles de synchronisation.

Les vaches reproductrices, selon les données des MAA, avaient des taux de gestation similaires par IA et par jours ouverts comparativement à ce qui était observé avec un programme strict d’IA à temps déterminé (programme « Presynch-Ovsynch »). Dans le but d’améliorer l’exactitude de la détection des chaleurs et l’utilisation des données des MAA pour la prise de décisions de gestion à la ferme, le groupe de recherche du Dr Cerri étudie comment les périodes d’œstrus et leur intensité sont liées à l’ovulation, à la fonction ovarienne/utérine, à la fertilité et au rendement des programmes de reproduction des vaches laitières.

Les chercheurs ont aussi découvert que les vaches ayant des chaleurs intenses et des changements importants de leur activité (durant l’œstrus spontané et induit) avaient de meilleurs taux de gestation par IA et étaient plus fertiles, comparativement aux vaches ayant des chaleurs de faible intensité qui présentaient plus fréquemment un défaut d’ovulation. De plus, les vaches se retrouvant parmi les 25 % les plus productives avaient les chaleurs les moins intenses et les plus courtes. Les vaches plus âgées, celles ayant un état de chair faible, et celles ayant un indice température-humidité élevé (plus de 65) ont également montré un comportement œstral plus faible.

Dans l’essai sur le terrain mené en Colombie-Britannique, il y avait une variation importante entre les fermes quant au rendement des programmes basés sur la détection des chaleurs, probablement parce que les MAA sont plus sujets aux variations entre les fermes que les protocoles établis d’IA à temps déterminé. Cela signifie que le meilleur programme de reproduction pour chaque ferme peut varier selon les forces de la ferme, particulièrement selon qu’elles parviennent mieux à utiliser les MAA ou les horaires d’injection correctement et uniformément. Les vaches anovulatoires et celles ayant une mauvaise santé des pattes peuvent également altérer le rendement des programmes de reproduction utilisant les MAA.

Ultimement, il faudrait tenir compte des différences de points de vue et de préférences des producteurs laitiers canadiens (mis en évidence dans un sondage national effectué par José Denis-Robichaud) au moment de choisir les outils optimaux de gestion de la reproduction. Par exemple, les producteurs ont différentes opinions sur les hormones de reproduction en ce qui concerne leur rentabilité et leurs effets à long terme sur la fertilité. Cependant, pour les fermes qui obtiennent déjà des taux de conception de 30 à 35 % en pratiquant la mise à la reproduction durant l’œstrus, cela restera plus rentable que d’effectuer les protocoles complets de synchronisation.

Nouvelle stratégie nationale de recherche laitière annoncée

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Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) ont adopté une nouvelle stratégie pour orienter leurs investissements dans la recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines. Quatre thèmes majeurs de recherche ont été identifiés :

  1. Efficacité et durabilité des fermes laitières
  2. Santé et bien-être animal
  3. Composition, qualité et salubrité du lait
  4. Le rôle des produits laitiers et de leurs composantes dans la nutrition et la santé humaines.

Des résultats visés et des domaines d’investissement prioritaires ont été établis pour chaque thème afin de s’assurer que les projets de recherche aborderont les enjeux que souhaitent résoudre en priorité les producteurs laitiers canadiens. Pour consulter la version complète de la stratégie, visiter Recherchelaitiere.ca.

La stratégie servira comme guide important pour les investissements en recherche des PLC au cours des prochaines années. Comme prochaine étape dans notre processus de planification, les PLC lanceront un appel de propositions de recherche dans la semaine du 14 novembre 2016. Les chercheurs canadiens seront invités à faire une demande de financement dans le cadre de la prochaine Grappe de recherche laitière.

Si vous souhaitez recevoir l’annonce et les détails pour l’appel de propositions, veuillez svp vous inscrire d’ici le 11 novembre à notre liste de distribution en cliquant sur le lien suivant : Liste de distribution pour appel de propositions de recherche des PLC.

Nouvelle gouvernance pour les investissements nationaux en recherche : le Conseil canadien de la recherche laitière

Le Conseil canadien de la recherche laitière (CCRL) est un nouveau comité composé de représentants de toutes les organisations laitières provinciales ainsi que des membres du conseil d’administration des PLC, dont il relève. Le CCRL guide le développement, la mise en place et la réalisation des activités de recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines.

Le Conseil a réalisé son premier mandat en juin 2016, qui consistait à élaborer la Stratégie nationale de recherche laitière des PLC afin de mieux coordonner les investissements en recherche des producteurs laitiers à l’échelle nationale et provinciale. La stratégie nationale a été approuvée par le conseil d’administration des PLC en juin 2016 et présentée à l’assemblée générale annuelle des PLC en juillet 2016.

Pour plus de renseignements sur la gouvernance de la recherche au niveau national et les faits saillants de la recherche, téléchargez les documents ci-dessous :

Des scientifiques canadiens de l’industrie laitière ont reçu des prix pour l’excellence de leur recherche

Huit scientifiques canadiens de l’industrie laitière ont été salués au pays et ailleurs dans le monde pour leur contribution à la science du lait dans les domaines de la nutrition animale, de la salubrité des aliments, des soins et du bien-être des animaux et de la santé animale.

Les Producteurs laitiers du Canada tiennent à féliciter ces scientifiques pour l’ensemble de leurs travaux et réalisations en science du lait et également pour leur apport à l’innovation dans l’industrie laitière canadienne. Tous ces chercheurs mènent actuellement de la recherche pour le secteur laitier dans le cadre de projets cofinancés par les PLC ou les organisations provinciales membres des PLC.

Les chercheurs Trevor DeVries, Filippo Miglior, Kees Plaizier et Michael Steele ont tous reçu un prix de la Société canadienne de science animale (SCSA); et les chercheurs Hélène Lapierre, Xin Zhao et Micheal Steele ont chacun reçu un prix de l’American Dairy Science Association (ADSA) lors de l’assemblée générale annuelle conjointe qui s’est tenue à Salt Lake City, en Utah, la semaine dernière. Les chercheurs Marina von Keyserlingk et Dan Weary ont reçu le tout premier Ruminant Well-being Award octroyé par la Société mondiale de buiatrie (et commandité par Boehringer Ingelheim – Santé des animaux) au début juillet.

Dans les paragraphes qui suivent, vous pourrez lire une courte description des prix reçus et du travail actuellement mené par ces chercheurs dans l’industrie laitière canadienne.

PRIX SCSA 

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Filippo Miglior, Ph. D., chef de la recherche et du développement stratégique, Réseau laitier canadien – Prix Technical Innovation in Enhancing Production of Safe Affordable Food (SCSA)

Filippo Miglior est un généticien spécialiste des bovins laitiers reconnu mondialement. Il gère des projets de recherche sur l’amélioration de la génétique du bétail laitier financés par le RLC et est responsable de la planification stratégique et de l’établissement des priorités de recherche pour cette organisation. Il est le principal chercheur pour deux projets majeurs en génomique et génétique laitières de la Grappe de recherche laitière et co-chercheur dans deux autres projets. En outre, il est co-directeur d’un projet de 10,3 millions de dollars financé par des partenaires, y compris le RLC et Génome Canada, visant à accroître l’efficience alimentaire des bovins laitiers et à réduire les émissions de GES du bétail laitier.

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Trevor DeVries, Ph. D., professeur agrégé, département des biosciences animales, Université de Guelph – Canadian Animal Industries Award in Extension and Public Service 

Trevor DeVries a fait d’importantes contributions à l’industrie laitière canadienne au moyen de sa recherche et de ses activités de vulgarisation sur les effets de la gestion de l’alimentation et du logement sur le comportement du bétail laitier. En outre, il a agi à titre de directeur technique, de contributeur et de conseiller dans le cadre du développement du volet Bien-être animal du programme proAction des Producteurs laitiers du Canada et est membre du Comité technique de ce volet. Récemment, il a présenté de l’information vulgarisée sur le confort et le bien-être du bétail laitier dans une série de webinaires destinés aux producteurs laitiers canadiens et développés par les PLC et Valacta. Cette série de webinaires fournit des renseignements importants sur l’évaluation du confort des vaches et les surfaces et espaces confortables sur la base des plus récentes recherches de la Grappe de recherche laitière financée par les producteurs. Pour visionner les webinaires enregistrés animés par Trevor DeVries et l’experte en transfert Julie Baillargeon (Valacta), visitez le www.dairyknowledge.ca.

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Michael Steele, Ph. D., professeur adjoint, département des sciences de l’agriculture, des aliments et de la nutrition, Université de l’Alberta – Young Scientist Award (SCSA) et Lallemand Animal Nutrition Award for Scientific Excellence in Dairy Nutrition (ADSA) 

Dans le cadre de ses recherches, Michael Steele cherche à comprendre la manière dont les programmes de gestion et de nutrition au début de la vie d’un veau ont un impact sur ses caractéristiques biologiques plus tard au cours de sa vie; à découvrir et à évaluer les modèles d’alimentation et les nutriments bioactifs qui présentent les propriétés requises pour améliorer la santé intestinale des veaux laitiers; et à caractériser les adaptations ruminales et intestinales pendant la transition vers des rations riches en énergie au début de la lactation au moyen de modèles d’alimentation fondés sur les rations laitières commerciales couramment données aux animaux.

L’équipe de son laboratoire est particulièrement intéressée par l’implantation de nouveaux modèles d’alimentation au moyen de systèmes d’alimentation novateurs, tels que les nourrisseurs à veau automatiques et les systèmes de traite automatisée.

 

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Kees Plaizier, Ph. D., professeur et directeur associé de département, directeur de l’unité de recherche sur les ruminants, Université du Manitoba – Prix Excellence in Nutrition and Meat Sciences 

Les contributions de Kees Plaizier au secteur laitier du Manitoba et du Canada sont importantes. Ses recherches portent entre autres sur les sujets suivants : l’impact de l’acidose ruminale subaiguë sur la santé et la production des vaches laitières; la durabilité environnementale des fermes laitières; la gestion des vaches taries; les cultures de levure; le diagnostic de l’acidose ruminale subaiguë; et l’évaluation des aliments des ruminants. L’un des projets de recherche qu’il a menés pour les producteurs laitiers du Manitoba a fourni des renseignements vitaux pour le développement de bonnes pratiques de gestion visant à optimiser l’utilisation du phosphore dans l’alimentation des vaches.

PRIX ADSA 

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Hélène Lapierre, Ph. D., chercheuse scientifique, AAC, Sherbrooke, Québec – American Feed Industry Association Award 

Hélène Lapierre a reçu le prix de l’American Feed Industry Association. Ce prix est remis à une personne qui a grandement contribué à la recherche dans le domaine de la nutrition des bovins laitiers.

Hélène Lapierre dirige un important projet de recherche qui s’inscrit dans la Grappe de recherche laitière. Son projet vise à mieux équilibrer les rations alimentaires des vaches laitières et à réduire la quantité de protéines dans les rations tout en maintenant la santé des vaches. À cet égard, des recommandations qui permettront un meilleur équilibre des rations alimentaires pourraient permettre à une ferme moyenne d’augmenter ses revenus d’environ 0,15 $ par vache par jour, soit près de 4 000 $ par année, grâce à des économies sur le coût d’alimentation des vaches. Par ailleurs, réduire le taux de protéines dans les rations laitières, en passant d’une moyenne de 18,1 % à un taux réaliste de 16,5 %, permettra au Canada de diminuer l’excrétion azotée de 17 000 tonnes par année et de réaliser des économies annuelles de 77,5 millions de dollars.

Les Producteurs laitiers du Canada sont fiers d’investir dans sa recherche. Pour un résumé de ses travaux, cliquez sur le lien ci-dessous afin de lire l’article intitulé Nourrir les vaches différemment, un plus pour les producteurs et pour l’environnement.

 

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Xin Zhao, Ph. D., professeur en physiologie animale, Université McGill – West Agro, Inc. Award 

Le prix West Agro, Inc. Award a été remis à Xin Zhao afin de saluer la recherche exceptionnelle qu’il mène sur l’impact du contrôle de la mammite, de la gestion de la traite et des pratiques de production laitière sur la qualité du lait.

Xin Zhao bénéficie de subventions de recherche des PLC et du Réseau laitier canadien afin de mener de la recherche sur la génétique associée au taux de cholestérol du lait de vache et l’interaction agents pathogènes-hôte dans les cas de mammite. Son équipe et lui visent à comprendre la manière dont les stratégies liées à la virulence microbienne affectent la nature et l’ampleur de la réponse de l’hôte et dont la réponse immunitaire associée influe sur le cours de l’infection.

Des étudiants canadiens en science laitière partagent leurs connaissances à l’ADSA

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Félicitations à tous les étudiants canadiens en science du lait qui ont pris part aux assemblées de l’American Dairy Science Association la semaine dernière à Salt Lake City. Certains étudiants ont diffusé leurs conclusions et connaissances auprès de milliers de participants lors de présentations orales et par affiches.


LE SAVIEZ-VOUS?

Les investissements des PLC dans la recherche sur la production laitière et la nutrition et la santé humaines soutiennent la formation de 130 étudiants de partout au Canada!


 

Marina von Keyserlingk, Ph. D., et Daniel Weary, Ph. D., de l’Université de la Colombie-Britannique ont reçu le premier Ruminant Well-being Award décerné à l’occasion du World Buiatrics Congress 2016

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Les chercheurs Marina von Keyserlingk et Daniel Weary, de l’Université de la Colombie-Britannique, au Canada, ont reçu le premier Ruminant Well-being Award décerné d’une valeur de 15 000 €. Le Ruminant Well-being Award est commandité par Boehringer Ingelheim – Santé des animaux.

Ces chercheurs sont deux des trois cotitulaires de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers, qui est cofinancée par les PLC et des partenaires du secteur laitier depuis 15 ans. Pour de plus amples renseignements sur leurs domaines de recherche et leur apport au secteur laitier canadien, visitez le www.recherchelaitiere.ca.

 

Les webinaires sur le confort des vaches : Des connaissances très appréciées!

Du 23 février au 6 avril 2016, Valacta et Les Producteurs laitiers du Canada ont présenté Unknown-1une série de 3 webinaires sur le confort des vaches à l’étable offerte en français et en anglais à tous les producteurs laitiers du pays. Au total, pour les 6 présentations, 288 producteurs se sont connectés pour écouter en vrai nos experts Steve Adam, Trevor DeVries et Julie Baillargeon discuter des enjeux et solutions. Comme tous les documents et enregistrements sont disponibles sur le site www.dairyknowledge.ca, nous avons observé que 2 641 personnes ont visité le site pour se renseigner sur le sujet. Petite statistique intéressante, des gens de 26 pays différents sont venus visionner les documents mis en ligne. Le confort est au cœur des préoccupations de tous les producteurs laitiers!

Ces webinaires avaient comme objectifs d’inciter les producteurs à adopter de bonnes pratiques de confort pour leurs animaux et par le fait même, de valoriser les résultats issus de la Grappe de recherche laitière. Cela nous a aussi permis de constater que les producteurs ont apprécié les webinaires; un nouveau mode de transfert des connaissances qui pourrait bien nous inciter à récidiver!

Nouvelle chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers à l’Université McGill

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Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sont fiers d’offrir un soutien financier, en partenariat avec Novalait, Valacta, l’Université McGill et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRNSG), à une nouvelle chaire de recherche industrielle sur la vie durable des bovins laitiers. L’investissement total des partenaires dans cette recherche est de plus de 1,6 million de dollars sur cinq ans. Le programme de recherche sera dirigé par la titulaire de la chaire du CRSNG, Elsa Vasseur, de l’Université McGill.

La recherche porte sur trois thèmes principaux :

  1. Le confort et la gestion des vaches
  2. La longévité des vaches
  3. L’environnement et la société.

Sur le thème du confort et de la gestion des vaches, la recherche traitera des systèmes de stabulation entravée (étant donné leur popularité actuelle) et examinera les solutions pour faire la transition vers les systèmes de stabulation libre pour les producteurs laitiers qui souhaitent envisager cette option. Tous les éléments seront abordés sous l’angle du confort et de la gestion des animaux. De plus, chaque domaine sera évalué en fonction des retombées économiques potentielles.

Le thème de la longévité des vaches évaluera l’impact économique des facteurs de risque propres à la longévité des vaches en lien avec la gestion, le logement, et le confort et la santé des vaches. Il portera aussi sur le profit à vie à l’échelle de la vache individuelle et du troupeau, et visera à créer des outils d’aide à la décision pour améliorer la gestion globale de la ferme, les profits et le bien-être et la longévité des vaches, particulièrement en évaluant i) la rentabilité à vie, ii) l’élevage des animaux et ii) le dépistage précoce des indicateurs de longévité.

L’objectif de la recherche menée dans le cadre du thème environnement et société est de commencer à comprendre, à anticiper et à prévenir les conflits potentiels et à trouver des solutions qui amélioreraient tant le bien-être que la longévité des vaches (p. ex. pratiques clés et systèmes de gestion ciblés dans les thèmes de recherche 1 et 2), mais qui pourraient contrebalancer la durabilité globale de la ferme et du système agricole en nuisant à l’impact environnemental et à l’acceptabilité sociale.

Lors d’une entrevue avec un journaliste du McGill Reporter, Mme Vasseur a expliqué les résultats du programme de la chaire de recherche, affirmant que : « Économiquement parlant, il est sensé de garder une vache plus longtemps au sein du troupeau. La difficulté est de présenter aux producteurs laitiers des preuves solides que le bien-être animal est rentable, parce qu’en ce moment, ce n’est encore qu’une hypothèse. Une vache plus confortable est plus productive et reste plus longtemps au sein du troupeau – mais nous devons le prouver. C’est l’objectif de cette étude, et nous prévoyons y inclure plus de chiffres à titre de preuves. »

Elsa Vasseur, PhD, BIO

 

L’étable, source de confort!

L’étable, source de confort!

Une série de 3 webinaires présentée par les Producteurs de lait du Canada en partenariat avec Valacta.

Ces webinaires aborderont les informations suivantes : 

  • Pourquoi et comment évaluer le confort à l’étable?
  • Comment améliorer le confort dans mon étable?
  • La surface et l’espace des stalles sont-elles confortables?
  • Le confort… A-t-il un impact sur la rentabilité?

Dates pour les webinaires en français : 23 février, 30 mars & 5 avril

Heures:  12 h 00 à 13 h 30

Inscrivez-vous dès maintenant à www.dairyknowledge.ca

Évènements à venir en 2016

Évènements à venir en 2016

La boiterie : évaluation et prise en charge

La boiterie : évaluation et prise en charge

Par Laura Solano
D.M.V., candidate au doctorat
Université de Calgary

Partout dans le monde, la boiterie est l’un des plus importants problèmes de bien-être, de santé et de productivité dans les exploitations de production laitière intensive. Il est donc important pour les producteurs laitiers de réaliser qu’elle cause de la douleur, réduisant dans la foulée la longévité de la vache, sa production laitière et sa performance de reproduction – des éléments qui entraînent tous des pertes financières substantielles. Afin de bien évaluer et prévenir la boiterie, il est essentiel pour les producteurs de comprendre les facteurs qui contribuent à ce trouble nuisible.

Des groupes de recherche de trois provinces canadiennes ont mené une enquête nationale afin d’établir des mesures de référence pour la boiterie. Au total, 5 637 vaches abritées dans 141 étables à logettes ont fait l’objet d’une évaluation relativement à la boiterie. De plus, d’autres données ont été recueillies sur des vaches individuelles (lésions aux jarrets, longueur des onglons, score pour l’état de chair, parité, jours de lactation et production laitière), sur les pratiques de gestion (routine de nettoyage des planchers et stalles, routine associée à la litière et pratiques pour les bains de pieds) et sur la conception des installations (dimensions des stalles, type de base et de litière dans les stalles, largeur des allées d’alimentation, type de revêtement de sol et glissance) – des éléments qui peuvent influer sur la boiterie.

La prévalence globale de boiterie était en moyenne de 21 % (plage de 0 à 69 %), alors que le Code de pratiques pour le soin et la manipulation de bovins laitiers recommande une prévalence bien inférieure à 10 %. Notre étude a révélé que la prévalence de boiterie était plus élevée dans les étables dont le plancher était très glissant. Cependant, elle était nettement plus faible dans les étables qui utilisaient du sable ou de la terre battue comme base pour les stalles, ou dans les étables où la litière avait au moins 2 cm de profondeur, sans égard à la base de la stalle. Des facteurs individuels jouaient également un rôle important, puisque la boiterie était plus fréquente chez les vaches présentant une parité accrue, un faible état de chair, des blessures aux jarrets ou des onglons trop longs.

En conclusion, pour réduire la boiterie dans les fermes laitières canadiennes, il est important d’améliorer la gestion des vaches multipares, maigres et blessées. De plus, des efforts devraient être déployés pour s’assurer que les planchers ne sont pas glissants et que les stalles possèdent une litière adéquate et confortable.

Pour des ressources et des outils d’évaluation de la boiterie, visitez les sites

suivants :

https://www.dairyresearch.ca/francais/cow-comfort.php

http://www.hoofhealth.ca/Section6/Index6.html (anglais seulement)

Ayez votre mot à dire sur la recherche laitière canadienne et courez la chance de remporter un prix!

Ayez votre mot à dire sur la recherche laitière canadienne et courez la chance de remporter un prix!

Ayez votre mot à dire sur la recherche laitière canadienne en ligne dès maintenant au www.recherchelaitiere.ca. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2015, et les producteurs participants courent la chance de gagner un billet pour assister à une conférence présentée dans leur région sur la recherche et le transfert des connaissances dans l’industrie laitière. Le sondage ne prend que quelques minutes à remplir. Toutes les questions soumises par des producteurs laitiers, des scientifiques et des intervenants du secteur laitier seront compilées et classées pour que les Producteurs laitiers du Canada puissent contribuer à établir les priorités en matière de recherche.

Par ailleurs, les questions soumises par des producteurs laitiers qui correspondent à un thème présentement à l’étude seront envoyées à notre réseau d’experts scientifiques afin qu’une réponse soit fournie aux producteurs. Ces réponses seront diffusées aux producteurs par l’intermédiaire de nos réseaux et de nos outils de communication et de transfert des connaissances.

Ayez votre mot à dire dès maintenant et contribuez à orienter l’avenir de l’innovation laitière :

Sur le Web : www.recherchelaitiere.ca

Par téléphonie mobile : Textez au 76000, et dans la boîte de message, écrivez le mot « Innovation ». Le lien vers la page du sondage vous sera envoyé sur votre téléphone cellulaire.

 

Ayez votre mot à dire sur la recherche laitière canadienne!

Avez-vous donné votre opinion au sujet des priorités futures de la recherche laitière au Canada?

Souhaitez-vous que la recherche sur la production laitière se penche sur une question ou un enjeu en particulier?

Ayez votre mot à dire en ligne, sur le site www.recherchelaitiere.ca

La Grappe de recherche laitière mène actuellement un sondage en ligne intitulé Ayez votre mot à dire sur la recherche laitière canadienne afin de recueillir les opinions des producteurs laitiers canadiens au sujet des priorités sur lesquelles la recherche doit porter à l’avenir. Le sondage se tiendra jusqu’à la fin de l’année 2015. Toutes les questions soumises par les producteurs laitiers, les scientifiques et les intervenants de l’industrie seront compilées et catégorisées à l’intention des Producteurs laitiers du Canada afin d’établir les priorités de la recherche laitière à compter de 2018.

Les questions soumises par les producteurs laitiers au sujet d’enjeux qui font déjà l’objet de recherches seront transmises à notre réseau de scientifiques aux fins de réponse. Les réponses seront ensuite diffusées aux producteurs dans le cadre de nos activités et réseaux de communication et de transfert des connaissances.

Voici ce que certains producteurs nous ont déjà écrit…

« La recherche sur des façons de développer nos marchés est nettement insuffisante. »
– Producteur de lait de l’Ontario

« Je souhaite que les provinces collaborent davantage entre elles en ce qui a trait aux protocoles de traitement du piétin d’Italie (dermatite digitale) et aux tests de dépistage de la paratuberculose ».
– Producteur de lait de l’Alberta

« Je souhaite davantage de recherche sur la production éco-efficace d’énergie sur les fermes laitières. »
– Producteur de lait du Québec

« Les pareurs devraient pouvoir évaluer, corréler et interfacer, dans Dairy Comp, les données qu’ils collectent sur les boiteries. Ainsi, les producteurs, les vétérinaires et les nutritionnistes disposeraient de renseignements utiles et conviviaux qui permettraient non seulement d’obtenir un portrait global de ces pathologies dévastatrices et complexes, mais aussi d’établir des plans d’action pour y remédier. Notre industrie a besoin d’une approche coordonnée afin de résoudre ce problème grave qui touche le bien-être de nos animaux. »
– Producteur de lait de l’Ontario

Vous êtes d’accord? Avez-vous d’autres idées? Ayez votre mot à dire maintenant :

En ligne : www.recherchelaitiere.ca
Appareil mobile : Textez le mot Innovation au numéro 76000.
Le lien vers la page du sondage vous sera transmis par téléphone.