Ressources pour les producteurs laitiers : des fiches techniques pour améliorer les procédures de tarissement

  1. FICHE TECHNIQUE : Protocole recommandé pour l’administration d’un scellant interne à trayons chez les bovins laitiers

Cette nouvelle fiche technique est issue d’un projet de collaboration entre le Réseau mammite et les Producteurs laitiers du Canada. Offerte en français, en anglais et en espagnol, elle présente les pratiques optimales et les procédures visuelles étape par étape pour administrer un scellant interne à trayons lors du tarissement. D’ailleurs, de plus en plus de fermes utilisent un scellant à trayons comme mesure préventive pour améliorer la santé du pis dans le cadre d’une stratégie plus vaste visant à réduire l’utilisation des antimicrobiens dans les fermes laitières. 

Pour télécharger gratuitement la fiche technique, visitez reseaumammite.org.

Une série de fiches techniques additionnelles présentant des recommandations concernant l’évaluation, le traitement et la prévention de la mammite dans les fermes laitières est disponible dans le site web du Réseau mammite à reseaumammite.org.

  1. FICHE TECHNIQUE : Tarissement des vaches laitières de réforme en période de forte production et en situation d’urgence

Cette fiche technique publiée en août 2020 en français, en anglais et en espagnol comprend des procédures de tarissement pour les vaches laitières en lactation conformément aux normes élevées du Canada en matière de bien-être animal ainsi qu’à la réglementation fédérale sur le transport (2020). La nouvelle réglementation en matière de transport exige que les vaches en lactation ne soient pas transportées à moins d’être traites à des intervalles suffisants pour prévenir l’engorgement du pis[i].

Une équipe d’experts du Réseau mammite, dirigée par le Dr Trevor DeVries (Université de Guelph), a élaboré les recommandations de la fiche technique sur la base de données scientifiques récentes pour des pratiques optimales en matière de santé et de bien-être des animaux avant leur transport hors de la ferme. Les pratiques recommandées concernent les vaches hautes productrices et les vaches à faible production, ainsi que les mesures à prendre lorsque la date de départ de la ferme est connue ou inconnue, par exemple en situation d’urgence.

Pour télécharger gratuitement la fiche technique, visitez RechercheLaitiere.ca.


[i] Gouvernement du Canada, https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/C.R.C.%2C_ch._296/TexteComplet.html.


NOUVELLE RECHERCHE : Accroître la longévité des vaches dans les fermes laitières en améliorant la régie des veaux au cours de leur première année de vie

La longévité des vaches a un impact significatif sur la durabilité de la production laitière, considérant que la rentabilité d’un animal en production ne commence souvent qu’à la troisième lactation. Une bonne régie des veaux en début de vie semble avoir un effet sur la performance et la productivité future des animaux[i]; cependant, peu d’études existent sur l’influence à long terme des pratiques de régie et des stratégies d’alimentation utilisées pendant cette période.

Un projet mené dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 3 et dirigé par Greg Keefe et J Trenton McClure (Université de l’Île-du-Prince-Édouard), en collaboration avec Elsa Vasseur (Université McGill) et Débora Santschi (Lactanet), étudie les associations entre la régie et le bien-être des veaux et la productivité et la longévité réelles des vaches comparativement à leur plein potentiel génétique. 

« Notre objectif est d’identifier les meilleures pratiques de régie qui peuvent être adoptées pour aider les veaux à atteindre leur plein potentiel génétique, explique Greg Keefe. Ce travail, de pair avec la recherche d’Elsa Vasseur (Chaire de recherche industrielle CRSNG/Novalait/Producteurs laitiers du Canada/Lactanet sur la vie durable des bovins laitiers), favorisera une vie productive à plus long terme pour les vaches laitières canadiennes. »

L’équipe recueillera auprès de plus de 1 500 fermes du Québec et des Maritimes des données sur les pratiques de régie des veaux, y compris sur les pratiques de gestion du colostrum, l’alimentation pré-sevrage (croissance) et les événements liés à la santé des veaux (morbidité et mortalité). Les chercheurs utiliseront aussi des données déjà recueillies sur près de 3 500 veaux du Nouveau-Brunswick à l’aide d’un journal exhaustif sur les veaux permettant de rassembler toute l’information au sujet des animaux. Ces données incluront des facteurs tels que la santé et l’immunité, l’alimentation, le gain de poids et les maladies documentées au fil du temps. Des données sur la production de lait (production de 305 jours pour une lactation complète, production totale à vie jusqu’à la fin de l’étude), la date de réforme et les raisons pour lesquelles les vaches quittent le troupeau seront extraites annuellement de la base de données d’amélioration des troupeaux laitiers (DHI). De plus, les associations entre les données recueillies en début de vie et la productivité et la longévité des vaches adultes seront évaluées et calculées. 

Des données sur un sous-ensemble de ces animaux sur lesquels des tests génétiques ont été effectués lorsqu’ils étaient des veaux seront également liées aux données de gestion, d’alimentation et de santé afin d’étudier l’impact de la régie en début de vie sur l’atteinte du plein potentiel génétique des veaux au moyen de mesures relatives à la productivité et à la longévité de l’animal. 

« Nous travaillons avec une équipe formidable pour identifier les pratiques de régie et les événements de santé chez les veaux afin d’aider les producteurs à tirer le maximum du potentiel génétique de leurs animaux », explique J Trenton McClure. « C’est Lactanet qui gère l’enquête sur la gestion des veaux auprès des producteurs. De plus, nous recherchons des producteurs qui pratiquent le génotypage chez une portion de leurs veaux afin qu’ils contribuent au projet de recherche en participant à une autre courte enquête sur les pratiques vétérinaires et les événements de santé chez les veaux dans leur ferme » a conclu Dr. McClure.


Nous cherchons des producteurs laitiers pour cette étude de recherche!

Les producteurs laitiers du Québec et du Nouveau-Brunswick sont invités à participer à cette étude.

Si vous choisissez de participer, veuillez répondre à six courtes questions en cliquant sur le lien ci-dessous pour voir si votre troupeau se qualifie pour l’étude. 

Si vous vous qualifiez, les chercheurs vous contacteront pour vous demander de répondre à un court questionnaire de suivi d’environ 15 minutes en lien avec la régie de la santé de vos veaux. Les chercheurs vous demanderont également votre permission pour accéder par l’entremise de Lactanet à vos données de production à propos des animaux chez qui vous avez fait des tests génétiques. Les données auxquelles nous souhaitons avoir accès concernent ce qui suit : la production laitière, la fertilité, le taux de survie, les paramètres de santé et l’état de chair. 

Une fois que vous aurez répondu au questionnaire de 15 minutes, les chercheurs vous offriront une carte-cadeau de 10 $ de votre choix (Tim Hortons ou Canadian Tire) pour vous remercier de votre temps. Si vous avez des questions avant de prendre votre décision, n’hésitez pas à communiquer avec les personnes suivantes : en anglais, Elizah McFarland (edmcfarland@upei.ca) 902 566-0969, le Dr J.T McClure (jmcclure@upei.ca) 902 566-0717 ou le Dr Greg Keefe (gkeefe@upei.ca) ou en français, Cynthia Mitchell (camitchell@upei.ca) 902 566-6081. 

Merci de considérer de participer à ce projet!

Français : https://www.surveymonkey.com/r/TTG2CHL


Aperçu du projet

  • Chercheurs principaux : Greg Keefe et J Trenton McClure (University of Prince Edward Island)
  • Co-chercheurs : Elsa Vasseur (Université McGill), Luke Heider (University of Prince Edward Island) et Débora Santschi (Lactanet) 
  • Période : 2018-2022
  • Budget total : 269 100 $ 

Téléchargez un sommaire du projet ici : RechercheLaitiere.ca.


[i]Lohakare et al., 2012. Asian-Austrasas J. Anim. Sci. 25(9): 1338; Dingwell et al., 2006. J. Dairy Sci. 89(10): 3992 

NOUVELLE RECHERCHE : Identifier les meilleures pratiques de gestion pour la production d’un ensilage de grande qualité

La volatilité de la météo et les changements climatiques ont rendu la culture et les récoltes encore plus complexes pour les producteurs laitiers, et ce qui pourrait avoir un impact sur la qualité et les coûts des aliments pour les animaux. Avec le coût d’alimentation qui est une des dépenses les plus importantes dans une ferme laitière, une nouvelle recherche dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 3 vise à aider les producteurs à améliorer leurs pratiques pour produire un ensilage de haute qualité à moindre coût avec des plans de gestion spécifiques aux différentes régions. Ce projet de la Grappe aborde une priorité stratégique clé de la Stratégie nationale de recherche laitière des PLC ciblant la sélection et la gestion des fourrages en vue d’en améliorer le rendement, la résistance, la conservation, la qualité et la digestibilité.

Dres Nancy McLean (Université Dalhousie) et Linda Jewell (Agriculture et Agroalimentaire Canada [AAC] – St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador) dirigent ce projet de recherche avec une équipe de chercheurs de partout au Canada. Il s’agit de l’un des premiers projets pancanadiens à recueillir des données sur tous les aspects de la production et de la gestion de l’ensilage dans le but de fournir aux producteurs laitiers des données pratiques pour les aider à développer des plans de gestion ciblés.

« Compte tenu de la variété de conditions climatiques dans chaque province pendant une période de végétation, nous évaluons des plans de gestion de l’ensilage spécifiques aux types d’ensilages produits dans différentes régions afin de déterminer ceux qui fonctionnent le mieux pour réduire les coûts, favoriser l’environnement et améliorer la santé et la longévité des vaches », explique Nancy McLean. 

L’équipe recueille de l’information détaillée sur la production d’ensilage au moyen d’une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de 400 fermes établies dans différentes régions. Le questionnaire prévoit une composante économique afin de mesurer les coûts de la production d’ensilage. De plus, l’équipe analyse des échantillons utilisés pour la formulation de la ration afin de mesurer la qualité de l’ensilage dans plus de 200 fermes. Des données seront aussi recueillies à partir des plans de gestion des éléments nutritifs et du fumier, et l’ADN sera extrait des échantillons d’ensilage pour identifier les contaminants fongiques présents dans les ensilages. 

« Les producteurs ont besoin d’un ensilage de haute qualité contenant des éléments bénéfiques pour les rations alimentaires en vue de maintenir la santé des animaux laitiers et la production de lait. La qualité de l’ensilage est affectée par de nombreux facteurs comme les espèces, le pourcentage de légumineuses inclus, la fertilité du sol, le stade de croissance lors de la récolte, la matière sèche, le type de silo et la gestion du silo. Dans le cadre de l’évaluation de la qualité, nous prélevons et analysons aussi des échantillons d’ensilage avant qu’il soit servi pour détecter et identifier les contaminants fongiques et déterminer si des espèces associées aux mycotoxines sont présentes dans les ensilages mal conservés. C’est aussi un élément important de la gestion de la qualité », ajoute Linda Jewell.

Aperçu du projet

  • Chercheures principales : Nancy McLean, Dalhousie University, et Linda Jewell, Agriculture et Agroalimentaire Canada (St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador)
  • Co-chercheurs : Kees Plaizier, Kim Ominski, Emma McGeough, Francis Zvomuya (University of Manitoba), Carole Lafrenière (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Shabtai Bittman (AAC-Agassiz), Emmanuel Yiridoe (Dalhousie University), David Dykstra (Ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick), Fred Waddy (LAIT 2020) 
  • Période : 2018-2022 
  • Budget total : 799 419 $ 

Téléchargez un sommaire du projet ici : RechercheLaitiere.ca.

Nouveau consensus d’experts sur les boissons saines pendant la petite enfance

Des recommandations sur la consommation de boissons saines pendant la petite enfance (de la naissance à l’âge de 5 ans) ont récemment été publiées par un panel d’experts issus d’organisations reconnues des domaines de la nutrition et de la santé, notamment : l’Academy of Nutrition and Dietetics, l’American Academy of Pediatric Dentistry, l’American Academy of Pediatrics et l’American Heart Association. 

Pendant la petite enfance, les boissons représentent une portion importante de l’alimentation et contribuent considérablement à l’apport en éléments nutritifs.

Le lait est une importante source de plusieurs éléments nutritifs dont les jeunes enfants ont besoin pour une croissance et un développement optimaux, par exemple : les protéines, le calcium, les vitamines A, D et B12, le potassium, le phosphore, la riboflavine et la niacine. Le lait entier peut être introduit à partir de l’âge de 12 mois. 

Bien que des nutriments soient ajoutés aux boissons végétales enrichies, entre autres du calcium et de la vitamine D, les quantités ne sont pas uniformes et varient selon le type de boisson et la marque. De plus, les données suggèrent que les nutriments contenus dans les boissons végétales ne sont pas aussi biodisponibles que ceux présents dans le lait.

Entre 2 et 5 ans, le lait et l’eau sont considérés comme étant les boissons de choix. 

Pour consulter le rapport, visitez : 
https://healthydrinkshealthykids.org/professionals/.

Des chercheurs canadiens récompensés pour leur excellence en recherche!

L’été dernier, des chercheurs canadiens ont été récompensés pour leurs contributions à l’avancement de la science au bénéfice du secteur laitier. Les Producteurs laitiers du Canada félicitent les lauréats suivants pour leur excellent travail et l’obtention de ces reconnaissances!

Chaouki Benchaar
AAC

Chaouki Benchaar, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), a reçu le prix Excellence in Nutrition and Meat Sciences (Société canadienne de science animale). Dr Benchaar a été reconnu pour ses nombreuses contributions au secteur de l’alimentation des animaux d’élevage et des animaux laitiers au Canada. Il dirige le seul programme de recherche sur l’atténuation du méthane au Canada pour les bovins laitiers. De plus, il est reconnu à l’échelle internationale comme étant une sommité dans le domaine de l’utilisation des extraits végétaux (c.-à-d. les huiles essentielles) en tant que modificateurs du rumen dans le contexte de l’alimentation des vaches laitières. Dr Benchaar a dirigé plusieurs projets ayant bénéficié du soutien financier des PLC, entre autres deux projets de la Grappe de recherche laitière (2010-2018) qui ont fourni des données scientifiques sur les stratégies d’alimentation visant à atténuer les émissions de méthane issues des bovins laitiers. Pour un résumé de ses résultats, cliquez ici : Atténuation des émissions de méthane provenant de la fermentation entérique chez les vaches laitières et impact sur les émissions de fumier : combler les lacunes en matière de connaissances

Christiane Girard
AAC

Christiane Girard, chercheuse scientifique, AAC, a reçu la bourse de recherche de la Société canadienne de science animale et le prix de l’American Feed Industry Association (American Dairy Science Association-ADSA). Dre Girard a été reconnue pour sa recherche sur les vitamines B et les besoins alimentaires des vaches laitières visant une amélioration de la santé et de la performance de reproduction. Ses études avaient également pour objectif d’accroître la teneur en vitamine B12 du lait et des produits laitiers afin d’améliorer la santé humaine. Dre Girard a reçu un soutien financier des PLC pour divers projets, dont un projet de la Grappe de recherche laitière (2013-2018) qui examinait la teneur en vitamine B12 et sa biodisponibilité dans plusieurs produits laitiers. Les résultats ont confirmé que les produits laitiers, particulièrement le fromage Cheddar, sont des sources fiables et bénéfiques de vitamine B12.

Pierre Lacasse
AAC

Pierre Lacassechercheur scientifique, AAC, a reçu le Zoetis Physiology Award (ADSA). Dr Lacasse a fait des contributions exceptionnelles permettant de mieux comprendre les processus biologiques responsables de la lactation et de la résistance immunitaire, et de concevoir des outils et des méthodologies pour améliorer la santé, le bien-être et la longévité des vaches laitières. Il a été un maillon essentiel de projets de recherche appuyés par les PLC dans le cadre de la Grappe de recherche laitière (2010 à aujourd’hui) et par le Réseau mammite. Pour un résumé des plus récents résultats issus de son projet de la Grappe de recherche laitière, cliquez ici : Gestion des vaches laitières pour la prochaine génération.

Benoît Lamarche
Université Laval

Benoît Lamarche, professeur à l’Université Laval, a reçu le Khursheed Jeejeebhoy Award for Best Application of Clinical Nutrition Research Findings to Clinical Practice (Société canadienne de nutrition). Dr Lamarche est l’un des chercheurs les plus cités au Canada dans le domaine de la nutrition et de la santé cardiométabolique. Son laboratoire a, entre autres, produit des articles d’envergure dans le domaine de la prédiction du risque cardiométabolique sur la base de facteurs de risque émergents et non traditionnels associés au syndrome métabolique. Il a publié de nombreux articles décrivant l’impact sur la santé cardiométabolique de la diète méditerranéenne et de plusieurs gras d’origine alimentaire, d’un point de vue clinique, mais également physiologique. Dr Lamarche était le chercheur principal du projet de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) intitulé Programme de recherche intégrée sur les produits laitiers, les matières grasses du lait et la santé cardiovasculaire. Les résultats ont fourni des données de qualité pour soutenir l’absence d’association défavorable entre la consommation de gras laitier, sous forme de beurre et de fromage, et le risque de maladies cardiaques.

Michael Steele
University of Guelph

Michael Steele, professeur à l’University of Guelph, a reçu l’ADSA Foundation Scholar Award in Dairy Production (ADSA). Dr Steele a été reconnu pour son innovation et son engagement en recherche et en enseignement dans le domaine de la nutrition et de la gestion des veaux et des vaches laitières. Sa passion de toujours pour l’amélioration de la nutrition et de la santé des bovins laitiers a mené à la création d’un programme de formation et de recherche hautement productif ayant un impact remarquable sur le secteur laitier canadien.

Dan Weary
University of British Columbia

Dan Weary, professeur à l’University of British Columbia, a reçu l’United Federation for Animal Welfare Medal for Outstanding Contributions to Animal Welfare Science de 2020 et le Zinpro Award for Excellence in Dairy Science (ADSA). Dr Weary est le co-fondateur du programme de bien-être animal de l’University of British Columbia (créé en 1997) et le cotitulaire de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers (une chaire co-financée par les PLC depuis 1997). Sa recherche a entraîné des changements aux normes de bien-être animal fondées sur la science et a produit des données scientifiques permettant l’élaboration de pratiques de gestion exemplaires pour l’alimentation, le logement, le contrôle de la douleur et la détection des maladies chez les bovins laitiers au Canada. Pour un résumé des résultats de recherche qu’il a produits à ce jour dans le cadre de la chaire du CRSNG, visitez le https://www.nserc-crsng.gc.ca/Chairholders-TitulairesDeChaire/Chairholder-Titulaire_fra.asp?pid=159.

Nouvelle prise de position pour les enfants : le lait de vache est important pour la croissance et le développement optimaux chez les enfants

Le plus récent rapport scientifique de prise de position de la North American Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition sur les boissons végétales indique que ces boissons n’ont pas un profil nutritionnel similaire à celui du lait de vache et qu’elles pourraient donc nuire à l’état nutritionnel, à la croissance et au développement des enfants.

La prise de position souligne le rôle important que joue le lait de vache dans l’alimentation des jeunes enfants en fournissant des éléments nutritifs clés qui favorisent une croissance et un développement optimaux. 

Les protéines que fournit le lait de vache aux jeunes enfants sont particulièrement importantes. Et à cet égard, il importe de considérer à la fois la quantité et la qualité des protéines. Par exemple, une portion de 250 ml de boisson d’amandes ou de riz fournit respectivement seulement 2 % ou 8 % des protéines présentes dans la même quantité de lait de vache. De plus, la plus faible qualité des protéines contenues dans les boissons végétales réduit encore davantage leur valeur nutritionnelle comparativement au lait de vache.

L’enrichissement des boissons végétales avec du calcium et des vitamines varie également, tout comme la biodisponibilité de ces nutriments ajoutés. 

Un effort d’éducation est donc nécessaire pour clarifier la notion selon laquelle les boissons végétales ne sont pas nutritionnellement équivalentes au lait de vache.  

L’article scientifique publié dans le Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition peut être consulté ici : https://journals.lww.com/jpgn/Fulltext/2020/08000/North_American_Society_for_Pediatric.30.aspx

Des conférences virtuelles mettront en lumière des résultats nouveaux et émergents issus de la recherche

3 et 4 novembre : Symposium sur les bovins laitiers 2020 (Québec)

Le Symposium sur les bovins laitiers de 2020, organisé par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), aura lieu en ligne cette année. Les conférenciers aborderont des thèmes entourant l’environnement et l’énergie (étude de cas sur la biométhanisation, litière de fumier recyclé, production laitière et réduction des émissions de GES), les nouvelles technologies (alimentation dans les systèmes de traite automatisée), et la santé et la génétique des bovins laitiers (reproduction, diversité génétique et stratégies modernes), en plus d’explorer comment les producteurs peuvent élaborer une vision stratégique pour leur ferme.

Pour de l’information sur l’inscription, visitez : Symposium sur les bovins laitiers 2020

25 et 26 novembre : Dairy Research and Innovation Day (Ontario)

Dairy at Guelph organise une journée en ligne sur l’innovation et la recherche laitière. L’événement proposera des présentations préenregistrées, qui seront mises en ligne le 16 novembre, ainsi que des discussions entre experts en direct qui auront lieu les 25 et 26 novembre. Les sujets abordés lors de l’événement seront entre autres les perspectives mondiales sur la production laitière, les habitudes de consommation et les défis engendrés par la pandémie. De plus, des faits saillants de certains projets de recherche seront présentés, notamment à propos de la génétique, de l’utilisation des antimicrobiens, de l’alimentation de précision, de la nutrition des veaux et des produits laitiers à valeur ajoutée. 

Pour de l’information sur l’inscription, visitez : DairyatGuelph.ca

8 au 12 mars 2021 : Western Canadian Dairy Seminar (WCDS – Alberta)

L’édition virtuelle du WCDS se déroulera en ligne sur cinq jours. Les participants auront l’occasion d’entendre des conférenciers parler d’un éventail de résultats de recherche émergents, entre autres dans les domaines de la santé des veaux, de la nutrition, de la reproduction et de la génétique. Trois visites de ferme virtuelles seront proposées et il y aura une discussion entre producteurs sur les opérations dans les fermes laitières.

Pour de l’information sur l’inscription, visitez : WCDS.ca

Faits saillants de la recherche 2019

CoverFaitsSaillants2019Les Faits saillants de la recherche 2019 des Producteurs laitiers du Canada (PLC) sont maintenant en ligne à recherchelaitiere.ca. Les Faits saillants sont un rapport annuel sur les investissements des PLC dans la recherche sur la production laitière et sur la nutrition et la santé humaines. Ils incluent une liste de tous les projets de recherche en cours, de même que les principaux résultats des projets complétés et en cours.

Principaux points à retenir à propos des investissements des PLC dans la recherche

priorites

  • Les PLC ont investi 1,3 million de dollars dans la recherche sur la production laitière et sur la nutrition et la santé humaines. Ce montant a été bonifié grâce à des investissements de 6,6 millions de dollars additionnels de divers partenaires de financement. Les investissements totaux en recherche à l’échelle nationale en 2019 ont été de 7,9 millions de dollars.
  • 31 projets de recherche sont en cours dans 34 institutions de recherche, comprenant des centres de recherche et des universités de partout au Canada.
  • Environ 2 000 producteurs laitiers d’un océan à l’autre investissent du temps dans le cadre de plusieurs projets de recherche afin de stimuler l’innovation dans le secteur laitier canadien.
  • Près de la moitié des investissements en recherche (49 %) ciblent des priorités relatives au rôle des produits laitiers dans la nutrition et la santé humaines.
  • 26 % des investissements en recherche ciblent des priorités en lien avec la santé et le bien-être des animaux; 21 % sont consacrés à la recherche de solutions pour favoriser l’efficacité et la durabilité des fermes; et 4 % visent la qualité du lait.
  • Plus de 200 communications et produits de vulgarisation et de transfert des connaissances ont été créés dans les deux langues, puis diffusés aux publics cibles.

Priorités2019

Suivre et communiquer les succès en recherche

Les Faits saillants présentent également 11 réussites à souligner tirées d’une sélection de projets de recherche sur la production laitière et sur la nutrition et la santé humaines. Vous trouverez ci-dessous un court résumé des réussites présentées dans le rapport en ligne. Elles sont classées par domaine de priorité ciblé dans la Stratégie nationale de recherche laitière. Découvrez comment la recherche laitière propulse le secteur laitier canadien vers l’avenir!

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Efficacité et durabilité des fermes laitières

  • Génomique de l’efficacité alimentaire : La sélection génétique des vaches pour leur efficacité alimentaire et leurs faibles émissions de méthane sera bientôt possible au Canada.
  • Nouvelles preuves – Au Canada, les vaches émettent moins de méthane : Au Canada, les vaches laitières émettent moins de méthane que ce qui avait été signalé dans les rapports nationaux et internationaux sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).
  • De nouveaux outils génétiques et de gestion améliorent la santé des onglons : Un projet de la Grappe de recherche laitière 2 portant sur l’amélioration de la santé des onglons dans les troupeaux laitiers canadiens a abouti à la mise au point de deux nouveaux outils permettant aux producteurs d’améliorer la santé des onglons de leurs vaches.

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Santé et bien-être des animaux

  • La litière et les modifications aux stalles peuvent avoir un impact important sur le confort des vaches et le rendement de la ferme : Des producteurs montrent comment ils ont modifié leur système de stabulation entravée pour obtenir de meilleurs résultats.

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Composition, qualité et salubrité du lait

  • Réduire l’utilisation des antibiotiques – Système national de surveillance de la gouvernance des antimicrobiens et de la résistance aux antimicrobiens : Les chercheurs ont développé un programme de surveillance et une plateforme de recherche appelée le Réseau laitier canadien sur la gouvernance et la résistance aux antimicrobiens (CaDNetASR en anglais). La plateforme permet de collecter des données et de mesurer l’utilisation des antimicrobiens (UAM) et sa relation avec la santé animale et la résistance aux antimicrobiens (RAM).
  • Traitement sélectif des vaches taries – Une stratégie pour la santé du pis et la qualité du lait : Les chercheurs du Réseau mammite ont découvert que le traitement sélectif par quartier des vaches taries était une stratégie de gestion qui pourrait réduire l’utilisation d’antibiotiques au tarissement de 60 % en moyenne.

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Rôle des produits laitiers et de leurs composantes dans la nutrition et la santé humaines

  • Une alimentation contenant des produits laitiers peut réduire le risque de syndrome métabolique, de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2 : Les nouvelles connaissances acquises grâce aux données canadiennes ont démontré qu’une alimentation contenant des produits laitiers peut réduire le risque de syndrome métabolique, de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.
  • La vitamine B12 est mieux absorbée lorsqu’elle vient du lait et des produits laitiers : Des chercheurs ont observé que la vitamine B12 est beaucoup mieux absorbée lorsqu’elle provient du lait de vache que lorsqu’elle provient de suppléments vitaminiques. Ils ont aussi démontré que le cheddar est l’une des meilleures sources naturelles de vitamine B12, après le lait de vache.
  • La consommation de produits laitiers est associée à un risque plus faible de mortalité, d’événements cardiovasculaires et de diabète de type 2 : Une équipe de chercheurs a démontré que la consommation de produits laitiers, en particulier de produits laitiers à pleine teneur en gras, était associée à un risque plus faible de mortalité et d’événements majeurs de maladies cardiovasculaires dans une population multinationale diversifiée.
  • De nouvelles données – les produits laitiers constituent une part importante de l’alimentation des adolescentes pour la santé des os : Des recherches ont révélé que 3 à 4 portions de produits laitiers par jour amélioraient la santé des os chez les adolescentes présentant un excès de poids ou de l’obésité.

Visitez recherchelaitiere.ca pour télécharger les Faits saillants de la recherche 2019.

Fiches techniques sur l’environnement pour les producteurs

Trois fiches techniques sur les meilleures pratiques de gestion du bétail, du fumier et des cultures pour atténuer les gaz à effet de serre ont été mises à jour et sont maintenant accessibles à recherchelaitiere.ca. Ces fiches incluent les principaux résultats de la mise à jour de l’analyse du cycle de vie de la production laitière des Producteurs laitiers du Canada (PLC).

Les documents illustrent comment l’adoption accrue de meilleures pratiques a contribué à réduire l’empreinte carbone de la production laitière de 7,3 % en cinq ans.

Les fiches techniques incluent les résultats issus d’un projet de recherche à grande échelle intitulé « Farm-scale Assessment of Greenhouse Gas Mitigation Strategies in Dairy Livestock-Cropping-Systems », financé dans le cadre du Programme de lutte contre les gaz à effet de serre en agriculture (PLGESA) d’AAC de même que les résultats d’études sur la durabilité des fermes menées dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2.

Pratiques de gestion du bétail
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Pratiques de gestion des cultures
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Pratiques de gestion du fumier
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La consommation de produits laitiers est associée à un risque plus faible de mortalité, d’événements cardiovasculaires et de diabète de type 2

shutterstock_722701990En 2019, une équipe de chercheurs a démontré que la consommation de produits laitiers, particulièrement de produits laitiers à pleine teneur en gras, était associée à un risque plus faible de mortalité et d’événements cardiovasculaires majeurs au sein d’une population multinationale diversifiée. L’étude PURE est une étude de cohorte multinationale à grande échelle menée dans 21 pays auprès de personnes âgées de 35 à 70 ans. Elle a fait le suivi de l’apport alimentaire, entre autres de la consommation de lait, de yogourt et de fromage, de 138 484 personnes au fil du temps, ainsi que de la mortalité et des événements cardiovasculaires majeurs totaux (c.-à-d. les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus du myocarde). Les chercheurs ont évalué toutes les associations entre la consommation de produits laitiers totaux et de produits laitiers spécifiques et la mortalité et les événements cardiovasculaires.

De nouvelles données issues de l’étude PURE et publiées dans une revue  scientifique en mai 2020 portaient sur l’association entre la consommation de produits laitiers (totale, à pleine teneur en gras et à faible teneur en gras) et la prévalence de syndrome métabolique et l’incidence de l’hypertension et du diabète de type 2. Les données ont révélé ce qui suit :

  • Une consommation plus élevée (au moins deux portions par jour comparativement à aucune consommation) de produits laitiers totaux était associée à une prévalence plus faible de syndrome métabolique.
  • Un apport plus élevé de produits laitiers à faible teneur en gras consommés seuls ou de pair avec des produits laitiers à faible teneur en gras était associée à une prévalence plus faible de syndrome métabolique. Les produits laitiers à faible teneur en gras consommés seuls n’étaient pas associés au syndrome métabolique.
  • Une consommation plus élevée de produits laitiers totaux était associée à une plus faible incidence d’hypertension.
  • En ce qui concerne le diabète, une consommation plus élevée de produits laitiers, tant à pleine teneur en gras et qu’à faible teneur en gras, était associée à une réduction du risque.

L’étude PURE est principalement financée par le Population Health Research Institute (PHRI) de même que par plusieurs agences gouvernementales et compagnies pharmaceutiques. L’étude intitulée La consommation de produits laitiers et les maladies cardiovasculaires au sein de diverses populations (2018-2019) dirigée par le Dr Andrew Mente de l’Université McMaster a été co-financée par les Producteurs laitiers du Canada (par l’intermédiaire du Programme de subvention à la recherche en nutrition) et le National Dairy Council (États-Unis).