FermesLaitieresPlus.ca Webinaire de formation en ligne : apprenez comment utiliser l’outil pour améliorer la durabilité de votre ferme laitière

Un webinaire de formation est maintenant accessible sur la chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière au : https://youtu.be/8ORhgwDNq1k. Accédez au webinaire préenregistré en tout temps pour savoir comment utiliser l’outil d’évaluation de la durabilité des fermes laitières FermesLaitieresPlus.ca en vue d’atteindre vos objectifs en matière de développement durable. L’outil en ligne vous offre les possibilités suivantes :

  1. Apprendre et évaluer la durabilité de votre ferme au moyen d’un questionnaire d’autoévaluation, et accéder à plus de 110 bonnes pratiques de gestion (BPG) dans la bibliothèque des BPG;
  2. Mesurer et comparer votre empreinte environnementale par rapport aux moyennes provinciales et nationales. En déterminant l’empreinte environnementale de votre ferme, vous obtenez une mesure de référence qui servira à évaluer votre performance en matière de durabilité d’année en année; et
  3. Agir – Utilisez cette section pour personnaliser votre plan d’action et établir vos priorités en fonction des recommandations de l’outil et de vos préférences ou avantages escomptés.

De nombreux producteurs laitiers ont déjà participé au webinaire, qui ne prend qu’environ 30 à 40 minutes à visionner. Accédez à l’outil à FermesLaitieresPlus.ca et consultez le manuel d’instructions lorsque nécessaire pour optimiser votre temps en ligne.

Lorsque vous aurez terminé, donnez-nous vos suggestions et votre rétroaction pour améliorer l’outil en remplissant le sondage de satisfaction en ligne à : http://sgiz.mobi/s3/AGECO-FLPLUS.

Pour de l’information ou des questions, veuillez communiquer avec Édouard Clément d’AGÉCO à edouard.clement@groupeageco.ca ou Shelley Crabtree à shelley.crabtree@dairyresearch.ca (Grappe de recherche laitière).

Une première étape vers l’amélioration de la santé des onglons : la Dermatite digitale

Le Canada publiera ses premières évaluations génétiques et génomiques de la Dermatite digitale (DD) en décembre 2017, ce qui constitue la première étape vers l’amélioration génétique directe de la santé des onglons chez les sujets Holstein canadiens. Cet exemple de réussite est le résultat de différentes initiatives de recherche réalisées depuis 2009, et dont le point culminant a été un projet national mené par l’Université de Guelph et suivi du développement d’évaluations génomiques de la Dermatite digitale chez les Holstein.

Collecte de données provenant de fermes canadiennes

b23Les producteurs laitiers reconnaissent que la boiterie est le principal problème de santé et de bien-être chez les animaux, avec une importante incidence économique à la ferme. Dans un effort visant à procurer aux producteurs de meilleurs renseignements en matière de gestion, incluant les évaluations génétiques, le Hoof Supervisor SystemMC a été sélectionné pour que les pareurs d’onglons partout au Canada recueillent des données détaillées liées aux 19 lésions aux onglons que l’on retrouve dans douze régions sur chacun des huit onglons. Ce système de collecte de données inclut un flux de données transmises par chaque pareur à la base de données nationale du contrôle laitier canadien, puis au Réseau laitier canadien (CDN).

Parmi les plus importantes lésions du sabot répertoriées, la dermatite digitale a un taux d’incidence de 18 % chez les vaches présentées aux pareurs et une héritabilité de 8 %. Pour cette raison, CDN a élaboré un système d’évaluations génétiques et génomiques spécifiquement destinées à améliorer la résistance à la dermatite digitale chez les Holstein. Les premières évaluations de la Dermatite digitale (DD) seront officiellement publiées en décembre 2017 et seront basées sur 300 000 relevés recueillis auprès de 125 000 vaches dans 1 200 troupeaux par 70 pareurs de sabots.

Les producteurs souhaitant utiliser ce nouveau caractère pour la gestion du troupeau et l’amélioration génétique devraient encourager leur pareur d’onglons à acheminer leurs données au système national de collecte et travailler avec leur représentant de CanWest DHI ou de Valacta pour que les données sur leur troupeau soient acheminées à CDN.

Évaluations génétiques

Dans le cas de la Dermatite digitale (DD), CDN a introduit une nouvelle méthodologie de pointe visant à calculer l’évaluation génétique de chaque animal, qui devient automatiquement une évaluation génomique pour les animaux génotypés. Pour pouvoir obtenir une épreuve officielle pour la Dermatite digitale, les taureaux doivent avoir des données rapportées par les pareurs d’onglons pour des filles dans au moins cinq troupeaux différents et une Fiabilité minimum de 70 % après que toute l’information génomique disponible ait été incluse. Compte tenu du volume de données actuellement disponibles, plus de 2 500 taureaux Holstein dépassent ces exigences. Cela signifie qu’environ les deux tiers des meilleurs taureaux éprouvés selon l’IPV obtiendront une épreuve officielle pour la Dermatite digitale. Par ailleurs, chaque taureau génotypé, qu’il soit éprouvé ou non, obtiendra une évaluation génomique pour ce caractère et la Fiabilité de la plupart des jeunes taureaux génomiques en I.A. excédera 60 %. Les valeurs moyennes de la Fiabilité sont plus élevées chez les taureaux éprouvés, atteignant plus de 80 % pour ceux avec un IPV officiel au Canada et 67 % en moyenne pour ceux avec un IPV MACE au Canada. Toutes les femelles obtiendront aussi une évaluation de la Dermatite digitale et les niveaux de Fiabilité excéderont généralement 60 % chez les génisses et les vaches génotypées.

En ce qui concerne tous les caractères fonctionnels, l’épreuve moyenne pour la DD des taureaux est établie à 100. Les taureaux avec une Valeur d’élevage relative (VÉR) plus élevée devraient avoir une proportion plus élevée de filles en santé, comme l’indique la Figure 1. En moyenne, 82 % des filles de taureaux avec un indice de 100 ne devraient subir aucun cas de dermatite digitale et ce pourcentage augmente de 1 % pour chaque hausse d’un point dans la VÉR de la Dermatite digitale. Avec une héritabilité de 8 %, ces évaluations donnent la possibilité, lors de la sélection de taureaux, de réduire l’incidence de la dermatite digitale dans le troupeau, conjointement avec de bonnes pratiques de gestion de troupeau associées à une amélioration de la santé des onglons.

Pour information : www.cdn.ca

 

Symposium sur la recherche laitière 2018 – Des résultats pour prendre action

Joignez-vous à nous vendredi le 9 février 2018 à l’hôtel Château Laurier, Ottawa, Ontario de 8 h 00 à 15 h 00 pour la conférence de synthèse de la Grappe de recherche laitière 2 des PLC pour 2018. Les résultats issus de la recherche seront présentés dans un format pratique et portera sur des sujets tels que Génétique et génomique : des outils pour améliorer les entreprises laitièresLes produits laitiers : ces aliments complets et Nouvelles données scientifiques sur la durabilité laitière. 

symposium_recher_017_freTrois ateliers interactifs seront animés par les plus grands spécialistes au Canada dans le domaine. Les sujets de ces trois ateliers seront :

  1. Les facteurs des systèmes de traite automatisée affectant la santé, la productivité et le bien-être;
  2. Le référencement du bien-être animal et les nouvelles pratiques relatives aux soins prodigués aux veaux laitiers; et
  3. Les coûts de la mammite et les stratégies de prévention émergentes.

La détection automatisée des chaleurs fonctionne aussi bien que les protocoles de synchronisation et fournit des données sur la fertilité

La détection automatisée des chaleurs fonctionne aussi bien que les protocoles de synchronisation et fournit des données sur la fertilité

Auteurs : Dr Ronaldo Cerri (Université de la Colombie-Britannique) et Meagan King, (Post-doc, Université de Guelph)

Pourquoi les moniteurs d’activité automatisés (MAA) sont-ils de plus en plus populaires sur les fermes laitières canadiennes? La recherche financée par les PLC a montré que les MAA peuvent fonctionner aussi bien que les protocoles de synchronisation tout en prédisant également quelles vaches seront les plus fertiles.

Les colliers attachés au cou ou les podomètres attachés à la patte sont actuellement utilisés sur 10 % des fermes laitières canadiennes comme principale stratégie de gestion de la reproduction (> 50 % des inséminations). La détection visuelle des chaleurs et l’insémination artificielle (IA) à temps prédéterminé sont encore davantage utilisées que les MAA, mais cela pourrait changer puisque l’utilisation d’hormones fait de plus en plus l’objet d’une haute surveillance.

Deux essais importants sur le terrain en Ontario et en Colombie-Britannique (financés par la Grappe de recherche laitière 2 et supervisés par le Dr Ronaldo Cerri de l’Université de la Colombie-Britannique et les étudiants Tracy Burnett, Augusto Madureira et Liam Polsky) ont révélé que les programmes de reproduction utilisant les MAA pour la détection des chaleurs sont aussi efficaces que ceux qui se fondent largement sur les protocoles de synchronisation.

Les vaches reproductrices, selon les données des MAA, avaient des taux de gestation similaires par IA et par jours ouverts comparativement à ce qui était observé avec un programme strict d’IA à temps déterminé (programme « Presynch-Ovsynch »). Dans le but d’améliorer l’exactitude de la détection des chaleurs et l’utilisation des données des MAA pour la prise de décisions de gestion à la ferme, le groupe de recherche du Dr Cerri étudie comment les périodes d’œstrus et leur intensité sont liées à l’ovulation, à la fonction ovarienne/utérine, à la fertilité et au rendement des programmes de reproduction des vaches laitières.

Les chercheurs ont aussi découvert que les vaches ayant des chaleurs intenses et des changements importants de leur activité (durant l’œstrus spontané et induit) avaient de meilleurs taux de gestation par IA et étaient plus fertiles, comparativement aux vaches ayant des chaleurs de faible intensité qui présentaient plus fréquemment un défaut d’ovulation. De plus, les vaches se retrouvant parmi les 25 % les plus productives avaient les chaleurs les moins intenses et les plus courtes. Les vaches plus âgées, celles ayant un état de chair faible, et celles ayant un indice température-humidité élevé (plus de 65) ont également montré un comportement œstral plus faible.

Dans l’essai sur le terrain mené en Colombie-Britannique, il y avait une variation importante entre les fermes quant au rendement des programmes basés sur la détection des chaleurs, probablement parce que les MAA sont plus sujets aux variations entre les fermes que les protocoles établis d’IA à temps déterminé. Cela signifie que le meilleur programme de reproduction pour chaque ferme peut varier selon les forces de la ferme, particulièrement selon qu’elles parviennent mieux à utiliser les MAA ou les horaires d’injection correctement et uniformément. Les vaches anovulatoires et celles ayant une mauvaise santé des pattes peuvent également altérer le rendement des programmes de reproduction utilisant les MAA.

Ultimement, il faudrait tenir compte des différences de points de vue et de préférences des producteurs laitiers canadiens (mis en évidence dans un sondage national effectué par José Denis-Robichaud) au moment de choisir les outils optimaux de gestion de la reproduction. Par exemple, les producteurs ont différentes opinions sur les hormones de reproduction en ce qui concerne leur rentabilité et leurs effets à long terme sur la fertilité. Cependant, pour les fermes qui obtiennent déjà des taux de conception de 30 à 35 % en pratiquant la mise à la reproduction durant l’œstrus, cela restera plus rentable que d’effectuer les protocoles complets de synchronisation.

Confort des vaches : apporter des changements à la zone de stabulation libre fait-il une différence?

Confort des vaches : apporter des changements à la zone de stabulation libre fait-il une différence?

Auteurs : Dr Karin Orsel, Emily Morabito (M.Sc..) et Caroline Corbett, (Ph.D), University of Calgary

Le confort des vaches et le bien-être animal sont d’une grande importance pour l’industrie laitière. Le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers énonce des pratiques recommandées et des exigences pour les producteurs laitiers canadiens concernant le bien-être animal; cependant, nous ne savons pas si les changements sont réellement apportés sur les fermes et quels sont les effets de ces changements sur le confort des vaches.

Un projet de recherche mené par Emily Morabito (M. Sc.) et supervisé par la Dre Karin Orsel à l’Université de Calgary avait pour but de vérifier si des changements avaient été apportés aux stabulations libres sur les fermes qui avaient participé à une évaluation du risque portant sur le confort des vaches, puis de réévaluer les mesures axées sur les animaux propres au confort des vaches décrites dans le Portail canadien de la recherche laitière. L’équipe a découvert que les fermes qui avaient apporté des changements à la zone de stabulation libre à la suite de la première évaluation présentaient un pourcentage plus faible de vaches boiteuses et que leurs vaches passaient en moyenne plus de temps en position couchée chaque jour comparativement aux fermes qui n’avaient pas apporté de changements ou à celles qui n’avaient jamais été évaluées. De plus, les producteurs qui avaient apporté des changements aux stabulations libres ont noté certains facteurs de risque de boiterie comme étant plus importants comparativement à ceux du groupe n’ayant pas apporté de changements

Dans la première partie de l’étude, 60 vaches ont été sélectionnées sur chaque ferme et évaluées pour la boiterie, les blessures aux pattes et le temps passé en position couchée pendant quatre jours. Le premier groupe (15 fermes) s’était soumis à une évaluation des risques 5 ans auparavant et avait depuis apporté des changements à la zone de stabulation libre; le deuxième groupe (15 fermes) s’était soumis à une évaluation des risques 5 ans auparavant, mais n’avait pas apporté de changements. Le troisième groupe (14 fermes) n’avait jamais été évalué. En fonction des réponses du premier groupe, les changements les plus souvent apportés à la zone de stabulation libre étaient d’augmenter la quantité de litière, de remplacer la base de la stabulation par des matelas de type GeoMattress et de rainurer les intersections de couloirs; cependant, les changements précis et leur effet sur le confort des vaches ne pouvaient pas être évalués directement en raison de la variabilité des types de changements ou de la combinaison de changements apportés. Les changements apportés sont conformes à la recherche actuelle, particulièrement celle indiquant que les litières profondes de paille ou de sable diminuent les blessures aux pattes.

Deuxièmement, un questionnaire a été rempli sur les fermes avec les producteurs, ce dernier étant similaire à celui qu’ils avaient rempli 5 ans auparavant, et leurs réponses ont été comparées à celles fournies lors de l’évaluation précédente. Les producteurs du premier groupe avaient tendance à noter les facteurs de risque de la boiterie comme étant plus importants que ceux du deuxième groupe; cependant, ces producteurs avaient obtenu une mesure plus élevée pour la boiterie lors de l’évaluation précédente, ce qui pourrait avoir contribué à leur décision d’apporter des changements. Tous les producteurs ont noté les facteurs de risque comme étant plus importants dans le plus récent questionnaire, ce qui indique que l’évaluation précédente pourrait avoir eu un impact sur leur perception de la boiterie. De plus, d’autres ressources d’information découlant de la sensibilisation accrue de l’industrie pourraient avoir amélioré le niveau de connaissance de tous les producteurs au sujet de la boiterie et des facteurs de risque au fil du temps.

Cette étude révèle que ceux qui ont apporté des changements avaient de meilleures mesures axées sur les animaux en matière de confort des vaches, et que le fait d’être exposé à l’évaluation du confort des vaches a des effets sur l’importance perçue des facteurs de risque associés à la boiterie.

Facteurs de risque de la boiterie

  • Confort des vaches

  • Conception des installations

  • Facteurs liés à la gestion/l’environnement

Le Symposium sur la recherche laitière 2018 : des résultats pour prendre action

Le Symposium sur la recherche laitière 2018 : des résultats pour prendre action

La Grappe de recherche laitière est enchantée de présenter le Symposium sur la recherche laitière 2018 : des résultats pour prendre action le 9 février 2018 à l’hôtel Château Laurier, à Ottawa, en Ontario.

Qui devrait y assister?

Des producteurs laitiers canadiens, des intervenants de l’industrie laitière et des professionnels travaillant dans le secteur de la production laitière qui veulent être au fait des nouvelles et connaissances émergentes sur la recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines ainsi que des outils qui ont été mis au point à la suite de ces projets dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018).

Les renseignements sur l’inscription et un ordre du jour préliminaire seront disponibles plus tard en novembre.

Nous espérons que vous pourrez vous joindre à nous le 9 février!

Progrès scientifiques dans la production laitière biologique : Le panic érigé est une solution de rechange durable prometteuse pour la litière des vaches laitières

Un projet de recherche mené dans le cadre de la Grappe scientifique biologique et financé en partie par les Producteurs laitiers du Canada portait sur l’utilisation du panic érigé (Panicum virgatum) comme litière des vaches laitières. L’équipe de recherche dirigée par Renée Bergeron, Ph.D. (Université de Guelph) et des collaborateurs de l’Université de Guelph (Trevor DeVries, Ph.D.)  l’Université Laval (Doris Pellerin Ph.D., Anne Vanasse Ph.D., Anick Raby) et de l’Université McGill (Elsa Vasseur Ph.D., Philippe Séguin Ph.D., Tania Wolfe) ont constaté que le panic érigé serait une solution de rechange prometteuse à la paille de blé comme matériau de litière des vaches laitières. Les vaches ont préféré le panic érigé à la paille et il n’y a eu aucun effet négatif sur le confort et la propreté des vaches, ni aucune contamination de l’extrémité des trayons. Le panic érigé pourrait aussi représenter un choix économique avantageux pour certains producteurs laitiers.

L’équipe de recherche a évalué la préférence des vaches, les habitudes de couchage, la propreté des stalles et des vaches et la contamination bactérienne potentielle de l’extrémité des trayons. Ils ont également analysé l’impact économique du recours au panic érigé et les pratiques culturales optimales pour assurer le rendement et la qualité de la litière obtenue.

UnknownLe panic érigé (Panicum virgatum L.) est une graminée vivace à long terme à haut rendement qui se cultive sur des terres marginales (Sanderson et coll., 2006). Il est bien adapté à la culture dans les climats tempérés, résiste aux maladies et aux parasites, nécessite peu d’engrais et s’avère relativement peu coûteux à cultiver et à récolter (Frigon et coll. 2012).

Dans une première expérience, neuf vaches ont été logées individuellement dans des enclos de trois stalles ayant des surfaces de couchage différentes. Elles ont été soumises à un test de préférence à l’égard de trois types de litière : litière profonde de panic érigé haché, matelas couvert de panic érigé avec chaux (mélange de panic érigé haché, d’eau et de chaux de carbonate de magnésium – les fermes qui se servent de litière organique ajoutent souvent de la chaux afin de réduire la croissance bactérienne) et paille de blé sur tapis de caoutchouc (témoin). Les vaches avaient d’abord été exposées à des stalles munies de matelas couverts de bran de scie. Les temps de couchage ont été enregistrés et les vaches ont été filmées.

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Dans une seconde expérience, on a offert à 24 vaches en stabulation libre les 3 mêmes types de litière. Les chercheurs ont testé les effets des trois types de litière sur les habitudes de couchage, la propreté des vaches et la contamination bactérienne de l’extrémité des trayons. On a enregistré l’utilisation des stalles et on a exécuté des prélèvements à l’extrémité des trayons pour analyser la présence de bactéries (coliformes, Klebsiella spp. et Streptococcus spp.).

Les chercheurs ont constaté que lorsqu’elles avaient le choix, à accès égal, les vaches préféraient la litière de panic érigé comparativement aux deux autres types de litière. Ils ont également constaté que la litière de panic érigé et la litière profonde de panic érigé avec chaux se valaient au plan des habitudes de couchage et de la propreté des vaches, mais que le taux d’humidité plus élevé et les comptes de coliformes à l’extrémité des trayons associés à la litière de panic érigé avec chaux en faisaient une option moins souhaitable. Ils ont souligné qu’une étude à plus long terme s’imposait pour confirmer ce dernier constat.

Enfin, l’examen du temps de couchage, de la propreté, des blessures, des CCS et des bactéries présentes à l’extrémité des trayons a révélé que la paille de blé et le panic érigé se valaient au plan du confort et de la propreté.

 Récolte et utilisation du panic érigé

L’équipe de recherche a également étudié l’impact économique de l’utilisation du panic érigé comme matériau alternatif de litière et a établi les pratiques culturales permettant d’en optimiser le rendement et la conservation.

Le panic érigé a été cultivé, récolté et séché sur deux sites au Québec – à l’Université Laval et à l’Université McGill. Les expériences dans les champs ont démontré que les rendements étaient beaucoup plus élevés lorsque le panic érigé est récolté à l’automne plutôt qu’au printemps. Toutefois, la récolte du printemps a affiché un taux d’humidité moins élevé. La récolte avant ou après le premier gel à l’automne ne semble pas avoir eu d’effet sur la survie à l’hiver ni sur la repousse au printemps et l’efficacité du séchage a été plus élevée lorsque le panic érigé a été récolté avant le premier gel comparé à après le gel automnal. Cependant, la teneur en humidité finale du panic érigé est demeurée plus élevée avant que le gel comparé à après le gel.

Afin d’évaluer l’impact économique du recours au panic érigé comme matériau de litière, on a examiné 10 fermes laitières québécoises dans cinq régions de la province. Pour la plupart, c’était un choix avantageux au plan économique. Les producteurs ont signalé les rendements et la persistance parmi les avantages observés, en plus de citer le moins grand espace d’entreposage requis.

Messages à retenir :

  • Le panic érigé est une alternative prometteuse à la paille de blé comme matériau de litière pour les vaches laitières, pouvant être utilisée tant en litière profonde, qu’en substrat de couverture pour un matelas ou un tapis.

  • Il n’y a aucun effet négatif sur le confort ou la propreté des vaches, ni sur la contamination de l’extrémité des trayons, et le panic érigé est plus absorbant que la paille.

  • Le panic érigé pourrait s’avérer un choix économique avantageux comme matériau de litière pour les fermes laitières.