NOUVELLE RECHERCHE : Offrir des opportunités de mouvement aux vaches laitières en redéfinissant les espaces intérieurs et extérieurs et les pratiques de gestion optimales

Offrir aux animaux laitiers une liberté de mouvement a été cité parmi les cinq grands motifs de préoccupation liés au bien-être par les répondants (43,75 % étaient des membres du public) dans le cadre du sondage en ligne sur les bovins laitiers de 2019 du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevagei. En tant qu’humains, nous considérons qu’il est bon pour notre santé de bouger plus et de faire davantage d’exercice. Par extension, les mêmes concepts sont appliqués aux animaux domestiques et aux animaux de production confinés. D’ailleurs, un nombre croissant de données scientifiques montrent des bienfaits sur la santé et le bien-être des animaux laitiers. Cependant, de nombreuses questions demeurent sur le COMMENT maximiser les bienfaits pour les bovins laitiers dans le contexte des pratiques de gestion et de logement existantes et POURQUOI les animaux se comportent de certaines manières pour faire de l’exercice ou plus de mouvement.

Une nouvelle recherche, dirigée par Elsa Vasseur à l’Université McGill et financée par la Grappe de recherche laitière 3 (Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada), changera bientôt notre compréhension du mouvement et de l’exercice chez les vaches laitières en stabulation entravée. La chercheure et ses collaborateurs repensent la façon dont les espaces peuvent être adaptés afin d’offrir aux vaches laitières plus d’opportunités de mouvement et d’exercice. Ils développent, redéfinissent et testent des espaces intérieurs et extérieurs dans des environnements à stabulation entravée dans le but d’offrir plus d’opportunités de mouvement aux vaches, tout en minimisant les coûts liés aux changements et les impacts environnementaux. Leurs résultats serviront à mettre au point de meilleures pratiques de gestion qui seront efficaces, rentables et durables et qui auront des effets bénéfiques chez les animaux, entre autres une amélioration du confort et de la santé des vaches. 

Le projet de recherche est opportun étant donné les révisions au Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers (2009) et que les cibles permettant d’améliorer le bien-être des animaux sont considérées par l’industrie. Jusqu’à tout récemment, très peu de recherche avait été menée sur des options pertinentes et pratiques qui permettraient d’offrir des opportunités de mouvement ou d’exercice aux bovins laitiers en stabulation entravée. Les stabulations entravées représentent environ 70 % des systèmes de stabulation des bovins laitiers en usage au Canada et ont été bâties en raison des avantages qu’ils procurent, par exemple minimiser la concurrence pour les aliments et l’espace pour se coucher ainsi que permettre de prendre soin des animaux et de les observer individuellement. Cependant, pour le public en général, ils sont perçus comme limitant les comportements normaux ou naturels des animaux.

Les évidences à ce jour sur le mouvement et l’exercice chez les vaches suggèrent que ces pratiques peuvent entraîner des avantages sur le plan de la santé, du comportement et du bien-être chez les animauxii. Certaines études ont montré ce qui suit :

  • Les vaches sont motivées à aller à l’extérieur lorsqu’elles ont l’occasion de le faire, tant dans des conditions hivernalesiii qu’estivalesiv, lorsqu’elles sont logées dans différents systèmes de logement intérieurs (c.-à-d. étable à stabulation libre typique, étable sur litière accumulée compostée, etc.).
  • Les fermes à stabulation entravée qui offraient aux vaches un accès à l’extérieur présentaient 20 % moins de vaches boiteuses et 16 % moins de vaches avec des blessures aux jarrets à la fin de l’hiver (la période pendant laquelle les vaches sont le plus gardées à l’intérieur), comparativement aux fermes qui n’offraient pas d’accès à l’extérieurv
  • Les vaches en stabulation entravée présentaient moins de lésions aux onglons (10 % de moins) si elles avaient accès à l’extérieurvi.

Le COMMENT – Adapter les systèmes en stabulation entravée existants

Les chercheurs examinent plusieurs options pour accroître le mouvement des vaches logées dans des systèmes à stabulation entravée. Ils mesurent la quantité et la durée optimales des mouvements et de l’exercice à différentes fréquences; observent le comportement des vaches à l’intérieur et à l’extérieur; documentent les types d’activités réalisés par les vaches; et déterminent leur niveau d’activité pendant ces périodes d’exercice. Les chercheurs évalueront aussi les effets de l’exercice sur la locomotion des vaches, sur diverses mesures du bien-être (c.-à-d. temps passé en position couchée, blessures) et sur la production laitière. 

Une évaluation environnementale et économique permettra de déterminer les effets de périodes d’exercice à l’intérieur et à l’extérieur sur la charge de travail des producteurs et sur la qualité de l’air et des eaux souterraines.

Le POURQUOI – Le comportement des vaches relativement à une quantité supérieure d’exercice et de mouvement

Les chercheurs notent que certains défis pourraient devoir être pris en compte lorsque plus d’opportunités de mouvement ou d’exercice sont offertes aux vaches. Les résultats dépendent en effet de la motivation de chaque vache à saisir ces occasions de mouvement.

« Le plus grand obstacle à l’efficacité de l’accès à l’extérieur comme moyen d’entraîner une plus grande activité de locomotion chez les vaches est possiblement que l’efficacité dépend largement de la volonté de la vache à participer à ces activités de mouvement lorsqu’on les lui offre dans son environnement de logement. Les vaches qui présentent un niveau d’activité locomotrice plus élevé maintiendront probablement ce niveau d’activité dans n’importe quel environnement, et vice-versa pour celles dont le niveau est faible. Lorsqu’un accès libre à l’extérieur est offert, il faut considérer la préférence de la vache : aller à l’extérieur versus rester à l’intérieurvii. » 

Elise Shepley, une étudiante au doctorat qui travaille sur ce projet. 

Téléchargez un sommaire du projet ici : Offrir des opportunités de mouvement aux vaches laitières en redéfinissant les espaces intérieurs et extérieurs et les pratiques de gestion optimales

Aperçu du projet

Chercheure principale : Elsa Vasseur (Université McGill)

Co-chercheurs : Stéphane Godbout (Institut de recherche et de développement en agroenvironnement), Sébastien Fournel (Université Laval), Marianne Villettaz Robichaud (Université de Montréal), Yan Martel Kennes, Pierre Ruel (Centre de recherche en sciences animales de Deschambault) 

Collaborateurs : Anne-Marie de Passillé, Jeff Rushen (University of British Columbia), Steve Adam (Lactanet), Doris Pellerin (Université Laval) 

Période : 2018-2022

Partenaires : Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Producteurs laitiers du Canada, et une contribution en nature du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD)

Budget : 542 525 $


i https://www.nfacc.ca/pdfs/FR_FinalDairyReport23Sept2019_docx.pdf

ii https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168159120301143?dgcid=rss_sd_all

iii-iv Shepley et al., 2017b; Shepley et al., 2017a.

Palacio et al., 2017.

vi Desrochers et Daigle, 2017.

vii Elise Shepley. The way she moooves: Improving on our understanding of exercise in dairy cows. https://www.cowlifemcgill.com/post/the-way-she-moooves-improving-on-our-understanding-of-exercise-in-dairy-cows.

Des superhéros et la science derrière l’utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antimicrobiens

Une nouvelle bande dessinée originale a été créée pour expliquer le processus de recherche employé pour identifier les bactéries qui pourraient être résistantes aux antimicrobiens utilisés pour traiter les animaux laitiers malades. La bande dessinée, écrite dans un langage simple, présente l’histoire d’une équipe de chercheurs « superhéros » et de leurs étudiants alors qu’ils enquêtent sur un cas de mammite causé par des bactéries qui pourraient être résistantes aux médicaments. La bande dessinée a été publiée par Op+lait avec la participation de chercheurs et d’étudiants du Réseau mammite. Les Producteurs laitiers du Canada ont pour leur part offert un soutien financier pour la traduction de la bande dessinée du français à l’anglais.

Lisez Les aventures ExtrANTIBIOrdinaires en ligne ici : https://www.yumpu.com/fr/document/read/63027368/aventures-extrantibiordinaires

NOUVELLE RECHERCHE : Surveillance de l’utilisation et de la résistance aux antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitières

La hausse de la résistance aux antimicrobiens chez les bovins laitiers pourrait avoir des effets néfastes sur la santé et le bien-être des animaux, affectant ainsi la rentabilité des fermes laitières. Environ 48 % des antibiotiques prescrits dans les fermes laitières sont utilisés pour traiter la mammite chez les bovins[i]. Or, bien que la résistance aux antimicrobiens soit faible pour la plupart des agents pathogènes de la mammite, la sélection et l’utilisation d’autres antimicrobiens pour traiter des problèmes de santé chez les bovins peuvent entraîner un transfert de la résistance aux antimicrobiens chez des bactéries autres que les agents pathogènes de la mammite.

Des chercheurs développent un programme de surveillance visant à mesurer l’utilisation des antimicrobiens (UAM) et la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans les fermes laitières canadiennes de même que l’efficacité des programmes et protocoles de gestion des antimicrobiens. L’équipe, dirigée par les chercheurs Javier Sanchez et Luke Heider (University of Prince Edward Island) avec des collaborateurs de partout au Canada, recueille des données et de l’information pour aider les producteurs dans leurs efforts visant à appliquer des pratiques efficaces de gestion des antimicrobiens.

L’équipe pancanadienne a mis au point une plateforme pour recueillir des données et surveiller l’UAM et la RAM. Le Réseau laitier canadien sur la gouvernance et la résistance aux antimicrobiens (CaDNetASR en anglais) est une première pour le secteur laitier et est conçu de manière à être en conformité avec le plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada et les volets Salubrité des aliments et Biosécurité de proActionMD. Des données sont recueillies, sur une base annuelle, dans environ 150 fermes laitières en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

« Le réseau a été très actif depuis le financement du projet. Même dans le contexte de la COVID-19, ce projet s’est poursuivi et nous terminons la deuxième année de collecte de données. Nous nous concentrons sur deux activités principales du réseau. La première est l’harmonisation des registres des cliniques vétérinaires afin de quantifier l’utilisation des antimicrobiens dans chaque ferme participante, et cette activité est menée grâce à la participation active des cliniques vétérinaires représentant les fermes de l’étude. La deuxième activité est l’élaboration de stratégies d’intervention pour évaluer leur impact sur la mammite, la santé des vaches et le bien-être animal. En outre, nous finalisons le système de gestion des données qui permettra de générer des rapports qui seront envoyés aux producteurs. Ces rapports présenteront leur utilisation des antimicrobiens et leurs profils de résistance aux antimicrobiens, comparativement aux autres fermes de l’étude.»

Javier Sanchez, codirecteur du projet.

Pour fournir des données estimées sur l’utilisation des antimicrobiens, les registres de traitement consignés dans le contexte des volets Salubrité des aliments et Biosécurité de proActionMD et la récupération des réceptacles placés dans les fermes pour le stockage des contenants et bouteilles de médicaments vides sont utilisés. Afin de mesurer la résistance aux antimicrobiens dans les fermes laitières, des échantillons fécaux, environnementaux et de lait provenant du réservoir sont prélevés et analysés. L’information servira de base au développement et à la mise à l’essai d’outils efficaces fondés sur des données scientifiques pour les producteurs et leurs vétérinaires (c.-à-d. des procédures normalisées). 

« Le CaDNetASR a également créé un répertoire d’isolats bactériens qui, de pair avec d’autres données générées, permettra d’analyser et d’étudier l’UAM et la RAM dans les fermes laitières canadiennes. »

Luke Heider, codirecteur du projet.

Les résultats du projet appuieront les producteurs à continuer d’utiliser les antimicrobiens de manière responsable, d’appliquer des pratiques efficaces de gestion des antimicrobiens, et d’assurer la santé et le bien-être de leurs animaux laitiers et la salubrité des aliments pour les consommateurs. 

SEPT faits sur l’utilisation des antibiotiques et la résistance aux antimicrobiens dans le secteur laitier canadien

1. En vertu de proActionMD, le lait est produit conformément à des règlements fédéraux et provinciaux stricts et à des normes élevées en matière d’utilisation d’antibiotiques pour le traitement d’animaux malades. En effet, les normes mises de l’avant par proAction en matière de qualité du lait et de salubrité des aliments sont parmi les plus élevées au monde. 

2. Les producteurs laitiers utilisent des antibiotiques pour traiter les animaux malades lorsque nécessaire, et ils le font conformément aux instructions indiquées sur l’étiquette du médicament prescrit et aux directives données par le vétérinaire du troupeau.

3. Le lait canadien est exempt d’antibiotiques. Les vaches traitées avec des antibiotiques pour une raison médicale sont clairement identifiées, et leur lait est jeté. Le lait de ces vaches n’est pas réintégré au système avant la fin de la période de retrait obligatoire pour assurer que le médicament soit sorti du système de l’animal.

4. Tout le lait est testé avant d’être transformé afin de confirmer qu’il ne contient aucun résidu d’antibiotiques.

5. La résistance aux antibiotiques survient lorsque les bactéries changent et deviennent résistantes aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections qu’elles causent (ii).

6. Le développement de la résistance aux antimicrobiens chez les principales bactéries pathogènes présentes chez les vaches laitières ne semble pas encore être un problème important en Amérique du Nord (iii). La plupart des traitements antibiotiques sont utilisés pour traiter la mammite, et les niveaux de résistance aux antimicrobiens demeurent faibles pour les agents pathogènes de la mammite (iv-vi). Cependant, la pression de sélectionner et d’utiliser des antimicrobiens pour traiter les animaux plus rapidement en vue d’améliorer leur santé peut entraîner l’émergence et le transfert de bactéries résistantes (iii).

7. La prévention des maladies est la clé dans une stratégie pour diminuer l’utilisation et la résistance des antimicrobiens!

Vous pouvez accéder au sommaire du projet en cliquant sur le lien suivant : Surveillance de l’utilisation et de la résistance aux antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitières

Aperçu du projet

Chercheurs principaux : Javier Sanchez et Luke Heider (University of Prince Edward Island) 

Co-chercheurs : J Trenton McClure, Greg Keefe (University of Prince Edward Island), David Leger (Agence de la santé publique du Canada), Simon Dufour (Université de Montréal), Herman Barkema (University of Calgary), David Kelton (University of Guelph), Christopher Luby (University of Saskatchewan), et Kapil Tahlan (Memorial University of Newfoundland)

Collaborateurs : Marie Archambault, David Francoz, André Ravel, Jean-Phillipe Roy (Université de Montréal), Jeroen De Buck (University of Calgary), Scott McEwen, Jan Sargeant, Scott Weese (University of Guelph), Cheryl Waldner (University of Saskatchewan), Richard Reid Smith (Agence de la santé publique du Canada) 

Durée du projet : 2018-2022 

Partenaires du projet : Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Producteurs laitiers du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada

Budget total : 1 582 087 $ 


i Adapté de : Bauman CA et al. Canadian National Dairy Study: Herd-level milk quality. J Dairy Sci. 2018 Mar;101(3):2679‍-‍2691.

ii World Health Organization. Antibiotic Resistance – How it Spreads. www.who.int/drugresistance.

iii Oliver SP et al. Impact of antibiotic use in adult dairy cows on antimicrobial resistance of veterinary and human pathogens. Foodborne Pathog Dis. 2016;8(3):337-355. 

iv Call DR et al. Antimicrobial resistance in beef and dairy cattle production. Anim Health Res Rev. 2008;9(2):159-167. 

v Bengtsson B et al. Antimicrobial susceptibility of udder pathogens from cases of acute clinical mastitis in dairy cows. Vet Microbiol. 2009;136(1-2):142-149.

vi Cameron M et al. Antimicrobial susceptibility patterns of environmental streptococci recovered from bovine milk samples in the Maritime provinces of Canada. Front Vet Sci. 2016;3(79).

Webinaire gratuit : Détection de la boiterie en stabulation entravée

L’Association des Pareurs d’Onglons du Québec (APOQ) est fière de vous inviter à son tout premier webinaire ! Lors de cette conférence d’une heure, dispensée par madame Clémence Nash, gestionnaire de la production durable, Les Producteurs laitiers du Canada, il sera question des moyens pratiques pour la détection de la boiterie chez les vaches laitières gardées en stabulation entravée. Ce webinaire est principalement destiné aux pareurs d’onglons, aux producteurs laitiers, aux vétérinaires et aux consultants de l’industrie. La présentation sera en français seulement.

  • Quand :  le 8 décembre 2020 à 19 h 00 (Heure de l’est)
  • Par : Clémence Nash, PhD, Les Producteurs laitiers du Canada

Pour information, communiquez avec :

l’APOQ association.apoq@gmail.com ou Marianne Villettaz Robichaud marianne.villettaz.robichaud@umontreal.ca 

BIOGRAPHIE – Clémence Nash

Clémence a grandi dans le sud-ouest de l’Ontario et a obtenu son doctorat en épidémiologie au Collège vétérinaire de l’Ontario de l’Université de Guelph, avec un accent sur le comportement, le bien-être et la gestion des vaches laitières. Sa passion pour aider les producteurs à améliorer la santé et le bien-être des animaux l’a amené à se spécialiser dans l’évaluation des mesures pratiques basées sur les animaux et le diagnostic des problématiques de confort des vaches. Elle a travaillé pour Novus International en tant que directrice commerciale des ruminants et a mis en place le programme d’évaluation du confort des vaches à la ferme C.O.W.S. partout au Canada. Par la suite, elle est devenue responsable pour la division nord-américaine Digital Insights des ruminants pour Cargill, développant et mettant en oeuvre des solutions technologiques pour le monde agricole aux États-Unis et au Canada. Elle travaille maintenant à titre de gestionnaire de la production durable pour les Producteurs laitiers du Canada, où elle continue de diriger le programme de formation des évaluateurs du volet Bien-être animal du programme proAction® et soutient la mise en oeuvre du volet traçabilité animale.