Nouvelle recherche : la gestion de l’utilisation de l’eau et l’empreinte hydrique dans les climats actuels et futurs

shutterstock_271766828Une nouvelle recherche soutenue par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sous la Grappe de recherche laitière 3 permet d’identifier et de tester des méthodes pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans les fermes laitières, notamment l’eau potable pour le bétail. Ce projet de cinq ans mené par le Dr. Andrew VanderZaag (AAC) et le Dr. Robert Gordon (University of Windsor) ainsi que par une équipe de collaborateurs de partout au Canada est intitulé Réduire l’empreinte hydrique de la production laitière dans les climats actuels et futurs et comprend trois principaux objectifs :

  • Caractériser l’utilisation de l’eau dans les étables et identifier les meilleures pratiques de gestion afin d’en réduire l’utilisation et d’accroître l’efficacité;
  • Évaluer le stress thermique chez les vaches laitières ainsi que les options d’atténuation dans les climats actuels et futurs;
  • Évaluer les méthodes de traitement pratiques pour gérer les effluents d’ensilage.

Le projet s’appuie sur les résultats d’un vaste projet sur l’utilisation et la conservation de l’eau réalisé dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) et qui a mesuré l’empreinte hydrique de la production laitière et identifié des moyens de la réduire. Les chercheurs mesurent l’utilisation de l’eau à la ferme (dans l’étable et les eaux usées) et les indicateurs de stress thermique en Alberta, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Pour ce faire, les étables laitières sont équipées de débitmètres, et les données recueillies seront compilées en vue d’établir des mesures de référence propres à chaque région quant à l’utilisation de l’eau. Les chercheurs intégreront les données dans des modèles afin d’évaluer dans quelle mesure diverses pratiques de gestion permettent d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans chaque région. De plus, ils tiendront compte de la consommation d’énergie et des coûts des différentes pratiques environnementales optimales.

Minimiser le stress thermique chez les vaches laitières constitue l’une des plus importantes opportunités identifiées par les chercheurs pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans les fermes laitières et réduire leur empreinte hydrique. En effet, lorsque les vaches subissent un stress thermique, leur prise alimentaire diminue, leur consommation d’eau augmente et leur rendement en lait diminue. Ces facteurs contribuent à une hausse de l’empreinte hydrique, en plus d’engendrer des effets négatifs sur la reproduction et la santé des vaches, entraînant des pertes de revenus pour les producteurs.

La fréquence et l’ampleur des épisodes de stress thermique devraient augmenter au Canada en raison des changements climatiques. Pour adresser les impacts de cet enjeu sur les fermes, les chercheurs examinent les indicateurs de stress thermique tels que l’indice température-humidité (l’ITH est un chiffre qui montre l’effet combiné de la température et de l’humidité de l’air) dans différents types d’étables, de configurations et de systèmes de ventilation sur des sites d’expérimentation à travers le pays. Ils évalueront ensuite diverses stratégies pour réduire l’impact sur les animaux et l’utilisation de l’eau.

Une autre importante composante de cette recherche est la mesure et le captage des eaux de ruissellement contenant une charge polluante élevée pouvant être néfaste pour l’environnement. Les chercheurs évaluent des systèmes de traitement à faible coût visant à recueillir les eaux de ruissellement riches en éléments nutritifs et testeront de nouvelles technologies pour capturer les éléments nutritifs importants tels que le phosphore dans les eaux usées.

Les résultats de cette recherche nationale contribueront à produire des données scientifiques qui permettront de développer des pratiques de gestion optimales relatives à l’adaptation aux changements climatiques, de réduire l’empreinte hydrique des fermes et d’améliorer leur performance environnementale.

Le projet en bref

Équipe de recherche :

Chercheurs principaux : Andrew VanderZaag (Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)-Ottawa) et Robert Gordon (University of Windsor)

Co-chercheurs : Roland Kroebel (AAC-Lethbridge), Merrin Macrae (University of Waterloo), Édith Charbonneau (Université Laval), Terra Jamieson (AAC-Halifax), Ward Smith, Budong Qian (AAC-Ottawa)

Collaborateurs : Tom Wright (Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario), Sean McGinn, Tim McAllister (AAC-Lethbridge), Keith Reid (AAC-Guelph), Ray Desjardins (AAC-Ottawa), Tim Nelson (Livestock Research Innovation Corporation), John McCabe (Department of Agriculture, Nouvelle-Écosse)

Budget total : 706 438 $

Partenaires financiers : Contribution en espèces par Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada

Huit fermes laitières canadiennes ont été ciblées pour participer à ce projet de recherche.

Ressources sur les pratiques optimales pour réduire la consommation d’eau dans votre ferme laitière :

Feuillets d’information PLC sur la qualité et la conservation de l’eau

Vidéos sur les pratiques optimales relatives à l’utilisation de l’eau – chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière :

Résumés de recherche et liens :

Réduire l’empreinte hydrique de la production laitière dans les climats actuels et futurs, Grappe de recherche laitière 3 (2018-2022)

Évaluation et optimisation de l’empreinte hydrique des fermes laitières canadiennes, Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018)

Utilisation et conservation de l’eau dans une ferme laitière à stabulation libre (anglais seulement), Dairy Research and Extension Consortium of Alberta, Alberta Milk

 

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