COVID-19 : Les PLC annoncent que les visites liées à la recherche dans les fermes laitières commerciales pourront reprendre si les Lignes directrices sont respectées

Les PLC ont informé les chercheurs que les visites liées à la recherche dans les fermes laitières commerciales peuvent reprendre si les chercheurs et leurs équipes respectent les Lignes directrices pour mener des activités de recherche à la ferme et ont l’autorisation de la ferme commerciale impliquée dans le projet. Les chercheurs doivent demander et obtenir l’autorisation des propriétaires des fermes pour accéder à leur propriété et doivent planifier toutes les visites. Les mesures de biosécurité des fermes doivent être respectées en tout temps.

L’organisation a demandé, dans la mesure du possible, aux chercheurs d’envisager de reporter les activités de recherche à la ferme qui nécessitent plus d’une personne ou d’interagir avec les propriétaires/travailleurs de la ferme jusqu’à ce que les autorités de Santé publique de leur province assouplissent les recommandations de distanciation physique.

De plus, avant de reprendre les activités de recherche dans les fermes, les chercheurs doivent se référer et adhérer aux recommandations/lignes directrices de leurs autorités locales de Santé publique et de leurs institutions de recherche concernant l’auto-isolation et la distanciation physique.

Il ne devrait y avoir AUCUN déplacement entre provinces dans les cas où des mesures d’auto-isolement sont requises.

Les PLC remercient tous les chercheurs et producteurs impliqués dans les projets de recherche pour leur soutien et leur coopération dans le respect des lignes directrices pour la protection et la sécurité de tous.

Nouvelle recherche : la gestion de l’utilisation de l’eau et l’empreinte hydrique dans les climats actuels et futurs

shutterstock_271766828Une nouvelle recherche soutenue par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sous la Grappe de recherche laitière 3 permet d’identifier et de tester des méthodes pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans les fermes laitières, notamment l’eau potable pour le bétail. Ce projet de cinq ans mené par le Dr. Andrew VanderZaag (AAC) et le Dr. Robert Gordon (University of Windsor) ainsi que par une équipe de collaborateurs de partout au Canada est intitulé Réduire l’empreinte hydrique de la production laitière dans les climats actuels et futurs et comprend trois principaux objectifs :

  • Caractériser l’utilisation de l’eau dans les étables et identifier les meilleures pratiques de gestion afin d’en réduire l’utilisation et d’accroître l’efficacité;
  • Évaluer le stress thermique chez les vaches laitières ainsi que les options d’atténuation dans les climats actuels et futurs;
  • Évaluer les méthodes de traitement pratiques pour gérer les effluents d’ensilage.

Le projet s’appuie sur les résultats d’un vaste projet sur l’utilisation et la conservation de l’eau réalisé dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) et qui a mesuré l’empreinte hydrique de la production laitière et identifié des moyens de la réduire. Les chercheurs mesurent l’utilisation de l’eau à la ferme (dans l’étable et les eaux usées) et les indicateurs de stress thermique en Alberta, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Pour ce faire, les étables laitières sont équipées de débitmètres, et les données recueillies seront compilées en vue d’établir des mesures de référence propres à chaque région quant à l’utilisation de l’eau. Les chercheurs intégreront les données dans des modèles afin d’évaluer dans quelle mesure diverses pratiques de gestion permettent d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans chaque région. De plus, ils tiendront compte de la consommation d’énergie et des coûts des différentes pratiques environnementales optimales.

Minimiser le stress thermique chez les vaches laitières constitue l’une des plus importantes opportunités identifiées par les chercheurs pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans les fermes laitières et réduire leur empreinte hydrique. En effet, lorsque les vaches subissent un stress thermique, leur prise alimentaire diminue, leur consommation d’eau augmente et leur rendement en lait diminue. Ces facteurs contribuent à une hausse de l’empreinte hydrique, en plus d’engendrer des effets négatifs sur la reproduction et la santé des vaches, entraînant des pertes de revenus pour les producteurs.

La fréquence et l’ampleur des épisodes de stress thermique devraient augmenter au Canada en raison des changements climatiques. Pour adresser les impacts de cet enjeu sur les fermes, les chercheurs examinent les indicateurs de stress thermique tels que l’indice température-humidité (l’ITH est un chiffre qui montre l’effet combiné de la température et de l’humidité de l’air) dans différents types d’étables, de configurations et de systèmes de ventilation sur des sites d’expérimentation à travers le pays. Ils évalueront ensuite diverses stratégies pour réduire l’impact sur les animaux et l’utilisation de l’eau.

Une autre importante composante de cette recherche est la mesure et le captage des eaux de ruissellement contenant une charge polluante élevée pouvant être néfaste pour l’environnement. Les chercheurs évaluent des systèmes de traitement à faible coût visant à recueillir les eaux de ruissellement riches en éléments nutritifs et testeront de nouvelles technologies pour capturer les éléments nutritifs importants tels que le phosphore dans les eaux usées.

Les résultats de cette recherche nationale contribueront à produire des données scientifiques qui permettront de développer des pratiques de gestion optimales relatives à l’adaptation aux changements climatiques, de réduire l’empreinte hydrique des fermes et d’améliorer leur performance environnementale.

Le projet en bref

Équipe de recherche :

Chercheurs principaux : Andrew VanderZaag (Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)-Ottawa) et Robert Gordon (University of Windsor)

Co-chercheurs : Roland Kroebel (AAC-Lethbridge), Merrin Macrae (University of Waterloo), Édith Charbonneau (Université Laval), Terra Jamieson (AAC-Halifax), Ward Smith, Budong Qian (AAC-Ottawa)

Collaborateurs : Tom Wright (Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario), Sean McGinn, Tim McAllister (AAC-Lethbridge), Keith Reid (AAC-Guelph), Ray Desjardins (AAC-Ottawa), Tim Nelson (Livestock Research Innovation Corporation), John McCabe (Department of Agriculture, Nouvelle-Écosse)

Budget total : 706 438 $

Partenaires financiers : Contribution en espèces par Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada

Huit fermes laitières canadiennes ont été ciblées pour participer à ce projet de recherche.

Ressources sur les pratiques optimales pour réduire la consommation d’eau dans votre ferme laitière :

Feuillets d’information PLC sur la qualité et la conservation de l’eau

Vidéos sur les pratiques optimales relatives à l’utilisation de l’eau – chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière :

Résumés de recherche et liens :

Réduire l’empreinte hydrique de la production laitière dans les climats actuels et futurs, Grappe de recherche laitière 3 (2018-2022)

Évaluation et optimisation de l’empreinte hydrique des fermes laitières canadiennes, Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018)

Utilisation et conservation de l’eau dans une ferme laitière à stabulation libre (anglais seulement), Dairy Research and Extension Consortium of Alberta, Alberta Milk

 

Nouvelle ressource nutritionnelle des PLC : feuillet d’information sur les produits laitiers et la santé osseuse

nouvelle-ressource-ressource-sur-la-sante-osseuse-pour-professionnels-de-la-santeLes diététistes des Producteurs laitiers du Canada ont élaboré une ressource contenant des résultats de recherche clés fondés sur des données probantes concernant le calcium et la santé des os. Regroupant des données scientifiques récentes, le feuillet d’information comprend un outil de référence sur les recommandations et la biodisponibilité du calcium que les professionnels de la santé peuvent utiliser pour conseiller leurs clients dans leurs pratiques. Une copie de la fiche est disponible sur le site Savoirlaitier.ca.

Mise à jour annuelle de Pro$

Un changement important résultant de la publication des évaluations génétiques d’avril 2020 est la mise à jour annuelle de la formule de Pro$. À la suite de la révision de Pro$ en 2019, la première depuis son introduction en 2015, il a été décidé d’effectuer des mises à jour annuelles de la formule Pro$ en y incorporant les valeurs économiques les plus récentes chaque année en avril, coïncidant avec la mise à jour de la base génétique. Une mise à jour annuelle de Pro$ permet à l’indice de demeurer actuel et pertinent par rapport au prix du lait et aux coûts de production les plus récents. Le résultat le plus apparent des changements à Pro$ cette année est l’augmentation de la gamme des valeurs Pro$, notamment une forte hausse des évaluations Pro$ des meilleurs taureaux et des meilleures femelles. Ce résultat était prévu étant donné que les changements ont été observés dans les valeurs économiques de la production laitière utilisées dans la formulation de Pro$.

Valeurs économiques variables

L’indice Pro$ a été développé de façon à ce que la différence Pro$ entre les taureaux soit directement liée au profit à vie supplémentaire jusqu’à l’âge de six ans que leurs filles devraient engendrer pour les producteurs canadiens. L’échelle utilisée pour Pro$ est par conséquent spécifiquement exprimée en dollars canadiens. Cette échelle permet d’effectuer une comparaison directe entre des taureaux afin de facilement comprendre les différences prévues dans le profit de leurs filles, mais fait aussi en sorte que l’indice est sujet aux fluctuations avec des mises à jour annuelles en raison de la variabilité des valeurs économiques contribuant à la rentabilité globale des vaches laitières canadiennes.

Chaque année, un économiste de Lactanet actualise les valeurs économiques utilisées pour la production de rapports sur la rentabilité des vaches soumises au contrôle laitier. Ces mêmes données sont utilisées pour calculer le profit moyen jusqu’à l’âge de six ans des filles canadiennes des taureaux Holstein, Jersey et Ayrshire pour définir la formule Pro$ dans chaque race. Le Tableau 1 indique les valeurs économiques utilisées dans le calcul de la rentabilité des vaches en 2020 et la formulation précédente de Pro$ en 2019. Il faut souligner l’augmentation des coûts d’élevage dans les trois races. Cette augmentation résulte principalement du déclin de la valeur des vaches de réforme qui est déduite des dépenses d’élevage de façon à ce que le calcul du profit ne considère que les coûts nets de remplacement. La hausse des coûts d’élevage affecte toutefois de façon très similaire la rentabilité de toutes les vaches. Une différence dont les conséquences sont plus importantes est celle du profit net par kg de protéine produit (le revenu gagné moins le coût marginal des aliments pour la protéine) qui a subi une augmentation d’environ 20 %.

La combinaison des mises à jour des valeurs économiques et de l’inclusion d’une année de naissance supplémentaire pour les vaches qui ont maintenant eu la possibilité d’atteindre l’âge de six ans a entraîné une hausse des valeurs moyennes de rentabilité des vaches et une augmentation générale de la variabilité et des différents niveaux de profit des filles. Par rapport aux calculs de 2019, la rentabilité moyenne des vaches jusqu’à l’âge de six ans dans les calculs de 2020 était d’approximativement 522 $, 311 $ et 230 $ plus élevée dans les races Holstein, Jersey et Ayrshire, respectivement. En outre, la variation observée dans la rentabilité à vie des vaches a augmenté, particulièrement chez les Holstein et les Jersey. Les profits gagnés par les vaches les plus rentables et avec une forte production à vie ont augmenté à un niveau plus élevé lorsqu’on considère les nouvelles valeurs économiques par rapport aux profits de leurs contemporaines moyennes. En d’autres mots, alors que la majorité des vaches ont enregistré une hausse des profits à vie avec les changements des coûts de production et du prix du lait, les femelles les plus rentables deviennent encore relativement plus rentables que les vaches moyennes. Cette constatation se traduit directement par les changements observés dans les valeurs de l’indice Pro$ à la suite de la mise à jour et la publication les plus récentes.

Hausse de l’indice Pro$ des meilleurs taureaux

Un résultat attrayant de la publication par Lactanet des évaluations génétiques officielles d’avril 2020 a été la forte augmentation des épreuves Pro$ parmi les meilleurs animaux. Un examen du groupe moins visible des animaux formant la portion inférieure du classement des indices Pro$ démontre que ce groupe a vu ses épreuves Pro$ diminuer à un niveau encore plus bas que la moyenne de la race. Les évaluations génétiques selon la formule Pro$ nouvellement actualisée sont corrélées à plus de 99 % avec les résultats de la formule précédente, et sa relation avec les caractères individuels d’intérêt et le reclassement des taureaux en raison des changements à la formule sont minimes dans toutes les races. L’échelle des valeurs Pro$ actualisés s’est toutefois grandement élargie. Dans la race Holstein, le changement moyen des 100 meilleurs taureaux selon l’IPV en décembre représente une hausse de 371 $ dans cette ronde, la plus forte hausse étant de 670 $. Dans la race Jersey, le changement moyen pour les 50 meilleurs taureaux selon Pro$ en décembre représente une hausse de 290 $ dans cette ronde alors que la plus forte hausse dépasse 700 $. La race Ayrshire, qui n’affiche pas les mêmes changements importants dans la rentabilité à vie réelle des filles que les races Holstein et Jersey, a enregistré un changement moyen de près de zéro pour les 50 meilleurs taureaux selon Pro$ en décembre. L’interprétation et l’échelle d’expression de l’indice Pro$ sont maintenus de façon à ce que Pro$ soit directement lié au profit moyen prévu des filles jusqu’à l’âge de 6 ans en dollars canadiens.

L’écart dans la magnitude des valeurs Pro$ a augmenté dans les races Holstein, Jersey et Ayrshire. En raison de la mise à jour de la formule Pro$, comme c’est le cas lorsque d’autres changements se produisent entre les publications, il est essentiel de considérer que des ajustements pourraient s’avérer nécessaires quant à la façon d’interpréter les valeurs Pro$ résultantes. Alors que la comparaison des valeurs Pro$ entre deux taureaux demeure la même, une valeur Pro$ minimale précédemment établie pour la sélection des taureaux pourrait ne pas donner le même niveau d’intensité de sélection qu’auparavant. Le Tableau 2a indique les valeurs Pro$ classant différents rangs centiles de taureaux éprouvés dans chacune des trois races en avril 2020 qui peuvent être comparées aux mêmes valeurs des évaluations de décembre 2019 dans le Tableau 2b. Les différences entre les deux tableaux combinent l’impact de la formule Pro$ actualisée, une mise à jour de la base génétique et l’ajout de nouveaux taureaux éprouvés hautement classés. La valeur Pro$ requise pour qu’un taureau apparaisse dans les rangs centiles supérieurs à 50 % a augmenté dans toutes les races, particulièrement pour les premiers rangs, alors que la baisse de la valeur Pro$ des taureaux dans la portion inférieure démontre que la gamme complète des valeurs Pro$ s’est élargie à la fois dans la direction positive et négative.

Sommaire

La formule Pro$ a été actualisée en avril 2020 pour assurer que l’indice demeure actuel par rapport aux plus récents changements au prix du lait et aux coûts de production au Canada. Le changement le plus visible résultant de la mise à jour de Pro$ est que les valeurs Pro$ des meilleurs animaux dans les races Holstein et Jersey ont fortement augmenté. La gamme des valeurs Pro$ observées s’est élargie alors que l’indice des meilleurs animaux a augmenté le plus et que celui des taureaux les moins bien classés a diminué encore davantage sous la moyenne de la race. Les valeurs économiques actuelles utilisées pour calculer la formule Pro$ ont produit des valeurs de rentabilité à vie des vaches plus élevées et plus variables lorsqu’elles sont appliquées aux données réelles par rapport aux valeurs économiques précédentes. Les valeurs Pro$ des taureaux représentent directement la différence moyenne du profit attendu de leurs filles jusqu’à l’âge de six ans. Par conséquent, la hausse disproportionnée des valeurs Pro$ des meilleurs taureaux s’explique par les profits moyens plus élevés que leurs filles devraient engendrer.

Pour télécharger une copie de l’article, visitez CDN.CA.

Auteurs : Allison Fleming, Généticienne et Brian Van Doormaal, Chef des Services, Lactanet