Principales conclusions de la Chaire de recherche industrielle en maladies infectieuses des bovins laitiers

Les résultats d’une chaire de recherche industrielle quinquennale du CRSNG en maladies infectieuses des bovins laitiers, dirigé par le Dr Herman Barkema de l’Université de Calgary, aideront les producteurs à améliorer la gestion de la santé des bovins laitiers afin de prévenir, gérer et traiter la paratuberculose et la mammite, pour un secteur laitier plus rentable et durable. La Chaire est financée en partenariat avec des organisations du secteur laitier et les Producteurs laitiers du Canada.

La mammite et la paratuberculose sont des maladies coûteuses pour le secteur laitier qui ont un impact sur la santé animale et la rentabilité des fermes. L’impact économique de la mammite dans les troupeaux canadiens est évalué à 665 millions $[i] par année au Canada, et celui de la paratuberculose, à 90 millions $.

 Quelques résultats clésimage006.png

  • Les expériences ont révélé que chaque veau infecté par Mycobacterium avium sous-espèce paratuberculosis (MAP) infectait en moyenne environ 3 veaux non infectés du même enclos chez les veaux logés en groupe. De plus, les veaux excrétaient MAP dans leurs fèces au cours des premiers mois de leur vie, s’exposant ainsi et exposant potentiellement les autres à des infections précoces. La transmission veau à veau de la paratuberculose doit être un enjeu prioritaire et devrait faire partie des futurs programmes de contrôle visant l’évaluation et le dépistage précoces de MAP.
  • De meilleures communications et échanges entre un producteur et son vétérinaire ont augmenté la probabilité que les producteurs adoptent des pratiques de gestion et des programmes de contrôle, non seulement pour la paratuberculose, mais pour d’autres maladies présentes dans les fermes laitières.
  • Une meilleure compréhension des espèces de staphylocoques non aureus (SNA), le groupe de bactéries le plus couramment isolé de la glande mammaire des bovins, et d’autres espèces de bactéries présentes en production laitière, pourrait mener à la découverte de bactériocines ayant le potentiel de contrôler la mammite à aureus.
  • Identification et mise à l’essai d’une méthode pour mieux consigner et quantifier l’utilisation des antimicrobiens – une méthode pouvant être appliquée dans le cadre de futurs programmes de surveillance.

Une Chaire de recherche offre la possibilité d’engager un nouveau chercheur dans le domaine laitier 

DrEduardo Cobo a été recruté pour le poste de professeur adjoint à l’University of Calgary dans le cadre de cette Chaire. Il est un immunologiste vétérinaire et étudie les alternatives aux antimicrobiens. Le DrCobo étudiera le rôle de l’immunologie dans la mammite bovine, l’infection à MAP et la dermatite digitale.

UnknownLe Dr Herman Barkema est professeur d’épidémiologie des maladies infectieuses à la faculté de médecine vétérinaire de l’University of Calgary et titulaire de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en maladies infectieuses des bovins laitiers, avec une nomination conjointe au Département Community Health Sciences de la Cumming School of Medicine. Il est également professeur invité à la Ghent University, en Belgique, et expert étranger à la China Agricultural University à Pékin. Le programme de recherche du Dr Barkema est axé sur la prévention et le contrôle des maladies dans les troupeaux de bovins, y compris la résistance aux antimicrobiens. Il a publié plus de 300 manuscrits scientifiques et a donné des conférences partout dans le monde.

[i]Mahjoob Aghamohammadi, Denis Haine, David F. Kelton, Herman W. BarkemaHenk Hogeveen, Gregory P. Keefe and Simon Dufour. “Herd-Level Mastitis-Associated Costs on Canadian Dairy Farms”. Frontiers in Veterinary Science (May 2018)14;5:100.https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29868620.

 

 

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