L’excellence en recherche laitière : le prestigieux prix Hans Sigrist de 2018 est décerné à une chercheure canadienne

 

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De gauche à droite : Norbert Trautmann, président de la Fondation Hans Sigrist, Université de Berne; Marina von Keyserlingk, lauréate du prix Hans Sigrist de 2018, Université de la Colombie-Britannique; Rupert Bruckmaier, directeur du département de physiologie vétérinaire, Université de Berne, et président du comité de recherche du prix Hans Sigrist.

La professeure de l’Université de la Colombie-Britannique Marina (Nina) von Keyserlingk a été saluée par la Fondation Hans Sigrist de l’Université de Berne, qui lui a remis le prix Hans Sigrist de 2018 pour sa contribution exceptionnelle au milieu universitaire dans le domaine des aliments d’origine animale produits de manière durable.

« Le comité de recherche a reconnu à l’unanimité qu’elle est réellement exceptionnelle comparativement aux autres travaillant dans le même domaine », a expliqué le président du comité, le professeur Rupert Bruckmaier, directeur du département de physiologie vétérinaire à l’Université de Berne.

La fondation remet le prix Hans Sigrist sous la forme d’une subvention de recherche d’environ 130 000 $ canadiens à une ou un chercheur universitaire à la moitié de sa carrière en reconnaissance de ses contributions à la recherche à ce jour et en vue d’encourager cette personne à poursuivre son travail exceptionnel. Les lauréats proviennent de divers secteurs universitaires; chaque année, la personne choisie provient d’un secteur différent et est sélectionnée sur la base de propositions soumises au conseil d’administration de la fondation aux fins de considération.

Depuis 2008, Dr.von Keyserlingk est titulaire d’une Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être animal appuyée par le secteur laitier, entre autres par les Producteurs laitiers du Canada. Elle est reconnue internationalement pour sa recherche de pointe sur le soin et le logement des vaches laitières et des veaux. De plus, elle est une pionnière de l’utilisation du comportement (particulièrement grâce à des mesures automatisées) pour le dépistage précoce et la prédiction de maladies chez les animaux. Son travail est axé sur l’utilisation des changements sur le plan de l’alimentation et du comportement social en tant qu’indicateurs précoces de maladie et a servi de base pour la nouvelle recherche en pleine effervescence sur l’évaluation automatisée de la santé dans les fermes.

En outre, son travail compte parmi les premiers dans le domaine du bien-être animal à intégrer des méthodes qualitatives pour aborder les enjeux en lien avec le bien-être animal, notamment des entrevues, des groupes de discussion et des outils de production participative en ligne, pour comprendre les points de vue des producteurs, des vétérinaires et du public quant à l’utilisation des animaux et aux soins qui leur sont prodigués. Ce travail a servi de tremplin à de la recherche scientifique mieux ciblée sur les contraintes perçues et illustre une nouvelle tendance vers de la recherche interdisciplinaire visant à aborder les préoccupations de la société à l’égard de l’agriculture animale.

 

 

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