Santé intestinale : un voyage intérieur

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Voici les faits saillants de l’édition 2018 du Symposium sur la nutrition et la santé présenté par les diététistes des Producteurs laitiers du Canada

Lors du symposium de 2018, des experts reconnus ont fait la lumière sur plusieurs sujets chauds en lien avec la santé intestinale, entre autres :

  • Comment le microbiote intestinal affecte la santé globale
  • Quand et comment appliquer la diète *FODMAP
  • Comment le yogourt peut favoriser la santé cardiométabolique
  • Stratégies pour gérer l’intolérance au lactose

*L’acronyme FODMAP réfère à : Fermentable, Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides et Polyols. On retrouve naturellement des FODMAP dans une grande variété d’aliments comme les fructanes, y compris les fructooligosaccharides (FOS) (artichaut, ail, oignons, blé et seigle), les galactooligosaccharides (GOS) (légumineuses), le lactose (dans le lait), le fructose en excès par rapport au glucose (poires, pommes et miel) et les sucres de type polyol (fruits à noyau, certains légumes et édulcorants artificiels). Source : www.savoirlaitier.ca

Karen Madsen, Ph. D., a fait une présentation sur le microbiome intestinal et son rôle dans la santé. Les humains ont évolué en même temps qu’un grand nombre de microorganismes qui exercent une profonde influence sur tous les aspects de notre santé et de notre bien-être. Une dysbiose, c’est-à-dire une modification de l’équilibre du microbiote intestinal, est associée à un large éventail de problèmes de santé, entre autres : les maladies inflammatoires de l’intestin, le syndrome de l’intestin irritable, les maladies auto-immunes, le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’obésité. Nous savons maintenant que l’alimentation joue un rôle clé dans la composition du microbiome intestinal et qu’un changement à l’alimentation peut modifier considérablement la composition et le métabolisme du microbiote.

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 Jane Muir, Ph. D., qui fait partie des personnes à avoir mis au point la diète FODMAP, a souligné comment les diététistes peuvent utiliser cette diète dans leur pratique, en veillant à ce que les patients adoptent une approche en 3 étapes et n’excluent pas de groupes alimentaires essentiels. Par exemple, la phase initiale de la diète, c’est-à-dire la diète à faible teneur en FODMAP, devrait seulement durer de 2 à 6 semaines et devrait être suivie d’une phase de réintroduction visant à cibler toute sensibilité individuelle et à trouver un bon équilibre entre la maîtrise des symptômes et l’élargissement de la diète. Il est important de réintroduire les aliments afin d’améliorer la variété, l’apport en nutriments et l’inclusion sociale, et parce que certains FODMAP sont des prébiotiques1.

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 André Marette, Ph. D., a parlé des données associées au yogourt et à la santé cardiométabolique. Des données convaincantes issues de multiples méta-analyses démontrent de façon constante une association inverse entre la consommation de yogourt et le risque de diabète de type 22.Des études suggèrent également que la consommation de yogourt pourrait contribuer au maintien d’un poids santé3. Les peptides bioactifs libérés au cours de la fermentation pourraient expliquer certains des effets bénéfiques de la consommation de yogourt sur la santé cardiométabolique de par leur rôle dans le microbiote intestinal.

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 Susan Barr, Ph. D., a présenté des données sur la prévalence de l’intolérance au lactose au Canada de même que des stratégies pour la gérer. L’intolérance au lactose, qu’elle soit réelle ou perçue, constitue un problème de santé potentiel pour de nombreux Canadiens. Environ 16 à 21 % des adultes au Canada se croient intolérants au lactose4,5. Or, cette situation peut entraîner l’exclusion des produits laitiers, ce qui peut faire en sorte qu’il soit plus difficile de répondre à ses besoins en calcium et en d’autres nutriments clés (même en prenant des boissons substituts et des suppléments). Les autorités en matière de santé conseillent aux personnes intolérantes au lactose de ne pas exclure les produits laitiers de leur alimentation. À cet égard, les professionnels de la santé peuvent collaborer étroitement avec leurs clients pour veiller à ce que les produits laitiers ne soient pas inutilement évités en misant sur des stratégies pratiques pour gérer l’intolérance au lactose.

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RÉFÉRENCES

  1. Tuck C et Barrett J. Re-challenging FODMAPs: the low FODMAP diet phase 2. J Gastroenterol Hepatol 2017;32:11-15.
  2. Drouin-Chartier JP et coll. Systematic review of the association between dairy product consumption and risk of cardiovascular-related clinical outcomes. Adv Nutr2016;7:1026-1040.
  3. Fernandez MA et coll. Yogurt and cardiometabolic diseases: a critical review of potential mechanisms. Adv Nutr2017;8:812-829.
  4. Barr SI. Perceived lactose intolerance in adult Canadians: a national survey. Appl Physiol Nutr Metab 2013;38:830-835.
  5. Dairy Farmers of Canada Nutrition Tracking. 2018.

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