Symposium sur la recherche laitière 2018 : Le transfert des résultats en action

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Le 9 février 2018, plus de 100 producteurs, intervenants, transformateurs, partenaires et chercheurs du secteur laitier provenant de partout au Canada ont pris part au Symposium sur la recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada (PLC) au Château Laurier, à Ottawa. L’événement, qui avait pour thème Le transfert des résultats en action, a mis en lumière certains des résultats issus de la recherche scientifique menée dans les trois secteurs prioritaires ciblés pour la Grappe de recherche laitière 2 : nutrition et santé humaines, génétique et génomique, et production laitière durable.

Toutes les présentations et resources sont disponibles en ligne au RechercheLaitière.ca.

Voici certaines des principales conclusions scientifiques de la session sur Les produits laitiers : ces aliments complets :

  • Les produits laitiers et la prévention du diabète de type 2 : Dans l’étude PROMISE, la majorité des acides gras issus des produits laitiers étudiés ont un impact bénéfique sur la sensibilité à l’insuline et l’insulinosécrétion chez les personnes à risque élevé (DrAnthony Hanley, Université de Toronto).
  • Certaines caractéristiques des produits laitiers pourraient être responsables de nombreux résultats positifs associés à leur consommation, notamment un meilleur métabolisme du glucose et une suppression de l’appétit. La consommation de produits laitiers entre les repas comme collation privilégiée et aux repas avec des glucides devrait être encouragée en tant que moyen de réduire les coûts des soins de santé publics associés à l’obésité et au diabète (DrHarvey Anderson, Université de Toronto).
  • Une première étude canadienne fournit des données scientifiques selon lesquelles le lait et les produits laitiers sont des facteurs importants dans l’atteinte de la santé des os durant l’adolescence, particulièrement chez les filles (DreHope Weiler, Université McGill).
  • De plus en plus de données suggèrent que les produits laitiers ont un impact bénéfique sur le syndrome métabolique et les troubles cardiométaboliques. (Le syndrome métabolique est diagnostiqué lorsqu’au moins trois des cinq troubles médicaux suivants sont présentes : obésité abdominale, hypertension, glycémie élevée, taux élevés de triglycérides sériques et faibles taux de lipoprotéines de haute densité (HDL). Le syndrome métabolique est associé au risque de développer une maladie cardiovasculaire et le diabète de type 2.) La consommation de produits laitiers des Canadiens est en deçà des recommandations dans la plupart des groupes d’âge depuis 2004 (selon les données de l’enquête nationale), et les stratégies de promotion devraient être plus précises et viser les groupes d’âge dont la consommation est plus faible et mettre l’accent sur le rôle des produits laitiers dans la santé (Dr Hassan Vatanparast, Université de la Saskatchewan).
  • Des données issues d’études cliniques et épidémiologiques indiquent que la consommation de produits laitiers, sous diverses formes, est soit bénéfique ou neutre quant à l’association avec les résultats cardiovasculaires et qu’elle n’a aucun effet nuisible apparent sur les facteurs de risque cardiométaboliques (Jean-Phillippe Drouin-Chartier, Université Laval).

Des principales conclusions de la session intitulé, Génétique et génomique – Des outils pour améliorer les entreprises laitières :

  • La sélection génomique est très payante pour le producteur laitier canadien – elle est plus efficace et rapide pour tous les caractères et la sélection pour de nouveaux caractères affecte les coûts de production (santé, fertilité, longévité des vaches).
  • Dans le futur, la sélection génétique aura un impact sur l’amélioration de la qualité du produit.

Ateliers interactifs : 

Trois ateliers interactifs animés par des experts canadiens ont mis en lumière des résultats qui permettront d’améliorer les pratiques dans les fermes grâce à des stratégies de prévention de la mammite, à un meilleur confort des vaches, à de meilleurs soins pour les veaux et à la prise en charge des obstacles liés à la transition vers des systèmes de traite automatisée (STA). Restez à l’affût du bloguerecherchelaitiere.ca pour les publications à venir sur les résultats des ateliers et des ressources disponibles!

Certaines des principales conclusions de la session sur les Nouvelles données scientifiques pour la durabilité laitière : 

Des présentations sur les pratiques de conservation de l’eau dans les fermes laitières, l’amélioration de la génétique et des pratiques de gestion pour accroître l’énergie des fourrages et les changements qui seront apportés à la teneur en protéines recommandée par le Conseil national de recherches (CNR) pour la ration des vaches laitières ont également été données par des scientifiques d’AAC.

  • L’eau utilisée à l’étable totalise de 4 à 7 L par litre de lait produit.
  • Des bonnes pratiques pour conserver l’eau inclut : recycler toute l’eau des refroidisseurs à plaques, amélioration des protocoles de nettoyage et confort des vaches l’été; réduire les pertes de nutriments (lessivage, ruissellement, eau de lavage) et la consommation d’énergie réduisent également l’empreinte hydrique.
  • Les petits changements comptent vraiment pour le secteur laitier dans son ensemble – si toutes les fermes laitières réduiraient leur utilisation d’eau par 1 pour cent, 500 000 000 litres d’eau pourraient être conservés.
  • Augmenter la production et l’utilisation des mélanges à base de luzerne est une stratégie durable pour améliorer la rentabilité à la ferme et réduire l’empreinte environnementale de l’industrie laitière canadienne.
  • Amélioration des estimations des apports et des besoins = meilleure formulation des rations – augmente le revenu net à la ferme et diminue l’empreinte environnementale.

Plus d’articles sur les résultats générés par la Grappe de recherche laitière 2 seront publiés au cours des prochains mois à bloguerecherchelaitiere.ca afin de transférer des connaissances pour prendre action!