Systèmes de traite automatisée : les facteurs touchant la santé, la productivité et le bien-être des animaux

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L’adoption des systèmes de traite automatisée (STA) s’accélère à travers le Canada. Selon Ed Pajor, titulaire de la bourse Anderson-Chisholm en soins et en bien-être animal à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Calgary, « les producteurs de lait canadiens veulent savoir à quoi s’attendre s’ils font la transition vers un STA. »

Grâce au financement obtenu auprès de la Grappe de recherche laitière, M. Pajor, l’étudiante diplômée qu’il dirige, Mme Christine Tse, et leurs collaborateurs ont mené un sondage auprès de 200 producteurs de lait dans huit provinces canadiennes afin de documenter leurs perceptions sur l’effet qu’a eu le passage d’un système de traite classique à un STA sur le logement des animaux, la gestion de la ferme et la santé des vaches.

En moyenne, les producteurs de lait ont terminé la transition vers un STA 30 mois avant la tenue du sondage, avec 51 vaches en lactation par robot de traite et deux robots de traite par ferme. Presque tous les producteurs interrogés (81 %) signalent une hausse du rendement laitier avec une qualité de lait pratiquement inchangée après être passés à un STA. Afin de permettre le passage au STA, plus de la moitié (55 %) des producteurs ont érigé une nouvelle étable et 47 % d’entre eux disent avoir changé de système de stabulation.

Dans la majorité des cas, les pratiques de nettoyage et d’alimentation sont demeurées inchangées. La grande majorité d’entre eux (80 %) sont d’avis que le STA faisait en sorte qu’il était plus facile de déceler les maladies et la boiterie chez leurs vaches grâce à la quantité de renseignements que les robots recueillent pour chaque animal et des alertes qui informent le producteur de certains problèmes.

La plupart des producteurs ont noté que la boiterie était demeurée stable ou avait diminué après l’introduction d’un STA, en plus de trouver la détection des vaches boiteuses plus facile en raison de la détection automatique. Toutefois, une mise en garde s’impose : il semble que le changement de mode de stabulation (c.-à-d. de stabulation entravée à stabulation libre) effectué en même temps que le passage à un STA ait mené à la détection d’un plus grand nombre de cas de boiterie. Cela permet de croire que l’augmentation de l’activité motrice des vaches entrainée par le passage de la stabulation entravée à la stabulation libre combiné à l’installation simultanée d’un STA a un plus grand impact sur la boiterie que la seule installation d’un nouveau système de traite.

La grande majorité des producteurs (87 %) ont signalé un taux de mammite clinique stable ou inférieur, d’après les rapports générés par les STA. Environ les deux tiers des producteurs ont signalé une hausse du taux de conception après l’adoption d’un STA.

Presque tous les producteurs s’entendent pour dire que l’adoption d’un STA a amélioré leur qualité de vie au plan de l’économie de temps, de la souplesse, du stress, de la somme de travail physiquement exigeant et de la gestion du personnel.

« Dans l’ensemble, les producteurs nous ont dit que la transition à un STA avait répondu à leurs attentes et accru la rentabilité de leurs exploitations, » de dire Pajor. De fait, la très grande majorité des producteurs ont affirmé qu’ils recommanderaient l’adoption d’un STA aux autres producteurs.

Auteur : Shannon L. Tracey, Ph.D., Cross the “T” Consulting

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