Est-ce que vos vaches sont confortables?

Il y a plusieurs resources en ligne pour évaluer le confort de vos vaches et améliorer le bien-être des bovins laitiers. Voici quelques liens :

L’étable, source de confort – GUIDE PRATIQUE POUR L’ÉVALUATION ET L’AMÉLIORATION DU CONFORT À L’ÉTABLE

Ce guide est un résumé des messages principaux et des recommandations livrés lors de la formation L’étable, source de confort de Valacta. Sans être exhaustif, cet outil pratique vous permettra d’évaluer sommairement le confort de vos vaches, d’associer les problèmes aux causes probables et d’explorer des pistes de solutions pratiques.

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Outil pour évaluer le confort des vaches

Cet outil d’évaluation a été élaboré dans le cadre d’un projet d’évaluation à la ferme mené de 2010 à 2012. Le projet avait pour but d’élaborer un outil d’évaluation à la ferme du confort des animaux pouvant aider les producteurs à établir la mesure dans laquelle ils se conforment au Code de pratiques et à cerner les modifications à la gestion et au milieu susceptibles d’améliorer le confort des vaches laitières sur leur ferme. Les différents éléments de cet outil ont été mis à l’épreuve sur 240 exploitations laitières commerciales, y compris 100 fermes à stabulation libre et 110 à stabulation entravée avec salle de traite et 30 fermes dotées d’un système de traite robotisée situées au Québec, en Ontario et en Alberta. Quinze chercheurs et spécialistes en vulgarisation œuvrant dans des domaines liés au confort des vaches laitières (comportement, nutrition, santé et gestion) ont participé à la conception de l’outil.

Documents d’information – boiterie et cote de l’état de chair

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proAction – Resources pour le volet bien-être des animaux

Cette page inclue plusieurs resources et vidéos pour le volet Bien-être des animaux et est fondé sur le Code de pratiques pour le soin et la manipulation de bovins laitiers. Les  critères du volet répondent aux exigences du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage, qui stipulent qu’il faut démontrer, au moyen d’évaluations et de validations, que les producteurs respectent le Code dans leur ferme. À cette fin, la recherche effectuée par des experts émérites en bien-être des animaux dans diverses importantes universités canadiennes s’est avérée essentielle, tout comme la collaboration de bon nombre d’autres experts et intervenants de notre industrie.

Sélection en vue d’une résistance accrue aux maladies métaboliques

Chaque producteur laitier a été confronté à des maladies métaboliques dans son troupeau. Les maladies métaboliques sont grandement influencées par la gestion, particulièrement par la nutrition au cours de la période de transition. Comme pour toutes les maladies, il existe toutefois un élément génétique, ce qui signifie que certains animaux sont génétiquement plus ou moins sensibles aux troubles métaboliques.

À compter de décembre 2016, le Réseau laitier canadien (CDN) publiera les évaluations génétiques de la Résistance aux maladies métaboliques (RMM) dans les races Holstein, Ayrshire et Jersey. Avec ce nouvel outil, les producteurs seront en mesure de sélectionner en vue d’une résistance accrue à ces maladies coûteuses. Poursuivez la lecture pour en apprendre davantage sur le développement et l’interprétation de l’indice de Résistance aux maladies métaboliques et des caractères qui le composent.

Cétose clinique, cétose subclinique et déplacement de la caillette

L’impact de la cétose a tendance à être insuffisamment prédit dans la plupart des fermes. La cétose clinique est observée chez un animal visiblement malade, alors que la cétose subclinique passe souvent inaperçue à moins qu’un programme de surveillance du troupeau soit en place. Ces deux formes de cétose entraînent des concentrations excessives de cétones circulant dans le sang en début de lactation en raison d’un équilibre énergétique négatif. La cétose peut mener à d’autres maladies métaboliques, affaiblit la fonction immunitaire et peut aussi entraîner une réduction de la performance reproductive et de la production de lait ainsi qu’un risque global accru d’élimination. En général, les vaches à parité plus élevée subissent une perte totale plus élevée en quantité de lait après un épisode de cétose.

Les vaches affectées par la cétose sont aussi plus susceptibles de subir un déplacement de la caillette, la majorité des cas se produisant peu de temps après le vêlage. Une accumulation de gaz dans la caillette, souvent causée par une alimentation et une gestion inadéquates, peut provoquer un déplacement de cet estomac dans l’abdomen, généralement du côté gauche du corps. Cela nécessite souvent une intervention chirurgicale et il a été démontré que les vaches ayant connu un déplacement de la caillette produisent jusqu’à 300 kg de lait de moins pendant la lactation.

D’où viennent les données?

Un système national pour la collecte des événements de santé est en place depuis 2007. Depuis ce temps, approximativement 40 % de tous les propriétaires de troupeaux inscrits au contrôle laitier recueillent volontairement les données sur l’incidence des huit principales maladies et transmettent ces données à leur agence de contrôle laitier. Cette accumulation de données a mené au calcul des évaluations génétiques de la Résistance à la mammite depuis août 2014. À compter de décembre 2016, cette source de collecte de données sera aussi utilisée pour produire les évaluations génétiques de la Cétose clinique (CC) et du Déplacement de la caillette (DC). De plus, l’analyse des échantillons de lait effectuée par les laboratoires du contrôle laitier pour mesurer le niveau de BHB (c.-à-d. bêta-hydroxybutyrate du lait) sert à calculer les évaluations génétiques de la Cétose subclinique (CSC). L’indice global de la Résistance aux maladies métaboliques combine les évaluations de ces caractères dans une valeur unique en vue de la sélection génétique visant à réduire les taux d’incidence dans les troupeaux laitiers canadiens.

Résistance aux maladies métaboliques – les détails

La Résistance aux maladies métaboliques (RMM) combine les évaluations de six caractères au total, incluant la Cétose subclinique, la Cétose clinique et le Déplacement de la caillette, chacun d’eux étant évalué séparément pour les vaches en première lactation par rapport aux lactations subséquentes. Pour améliorer la précision de ces évaluations, le système d’évaluation génétique inclut aussi deux caractères indicateurs, plus spécifiquement le rapport entre la production de gras et de protéine en début de lactation et la Cote de condition de chair en première lactation. En général, le poids relatif de chaque caractère dans la RMM est de 50 % pour la Cétose subclinique et de 25 % pour la Cétose clinique et pour le Déplacement de la caillette. La RMM affiche une héritabilité estimée de 7 % et les évaluations sont exprimées sous forme de Valeurs d’élevage relatives (VÉR) avec une échelle qui a une moyenne de 100 et varie généralement de 115 pour les animaux supérieurs à 85 pour les animaux inférieurs. Pour les taureaux, le statut officiel pour la RMM sera le même que pour la Cétose subclinique en première lactation puisque ce caractère inclura généralement la plus grande quantité de renseignements sur les filles.

En raison de la quantité de données actuellement disponibles sur ces maladies, CDN publiera les évaluations de la RMM seulement dans les races Holstein, Ayrshire et Jersey. De plus, les évaluations génomiques de la RMM seront publiées seulement dans la race Holstein en raison du nombre limité de taureaux de référence disponibles chez les Ayrshire et les Jersey.

Résistance aux maladies métaboliques – l’impact

Le Tableau 1 indique le poids relatif de chacune des trois maladies métaboliques dans l’indice de Résistance aux maladies métaboliques (RMM) ainsi que le pourcentage global de vaches en santé dans la race Holstein par rapport à chaque maladie métabolique. Comme prévu, l’incidence de chaque maladie augmente généralement à mesure que les vaches vieillissent.

Comme l’indique la Figure 1, une comparaison entre le pourcentage de filles en santé pour les taureaux qui sont classés supérieurs ou inférieurs pour la RMM indique clairement la valeur des programmes d’évaluation et de sélection génétiques basés sur cet indice pour améliorer la résistance aux trois maladies métaboliques. Chez les Holstein, une différence de dix points entre les taureaux pour la RMM donne lieu à une augmentation prévue de filles en santé de 5,5 % pour la cétose subclinique, de 2 % pour la cétose clinique et de 2 % pour le déplacement de la caillette.

Les maladies métaboliques peuvent jouer un rôle important en affectant la rentabilité des fermes laitières. La combinaison de bonnes pratiques de gestion, particulièrement pour les vaches en période de transition et en début de lactation, et de l’indice de Résistance aux maladies métaboliques (RMM) en vue de l’amélioration génétique constitue l’approche idéale pour minimiser l’impact de ces maladies dans votre troupeau. Compte tenu de la corrélation de 20 % que possède la RMM avec Pro$ et l’IPV, un certain progrès génétique a été réalisé pour ces caractères, mais les producteurs ont maintenant la possibilité de prendre des décisions ciblées en matière de sélection et d’accouplement.

Auteurs :
Lynsay Beavers, coordonnatrice de la liaison avec l’industrie, CDN
Brian Van Doormaal, directeur général, CDN

Symposium sur la nutrition un succès!

2016-1Le texte suivant est un extrait du Blogue laitier par Ramatoulaye Coulibaly , Les Producteurs laitiers du Canada

Pendant la semaine du 7 novembre, les Producteurs laitiers du Canada ont présenté la seizième édition annuelle du Symposium sur la nutrition et la santé, un événement proposant aux professionnels de la santé des conférences animées par des chercheurs de renom qui mettent en évidence les études les plus récentes et les meilleures données disponibles sur le rôle des produits laitiers dans une saine alimentation.

Devant des salles combles dans diverses villes canadiennes (Vancouver, Toronto, Montréal et Moncton), les quatre conférencières et conférenciers de cette année ont fourni aux diététistes et aux autres professionnels de la santé des outils pour répondre aux questions des Canadiens sur les tendances populaires en matière d’alimentation, par exemple la diète paléo et la diète sans gluten, ou d’autres « modèles d’alimentation » comme la diète DASH, et sur le rôle des produits laitiers dans de saines habitudes alimentaires. Plus de 1 000 personnes ont regardé la webdiffusion des symposiums de Montréal et de Toronto, pour une portée totale de plus de 2 000 personnes.

La diète DASH : de quoi s’agit-il et que dit la recherche?

La diète Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) est considérée comme un modèle de saine alimentation pouvant diminuer de manière efficace une tension artérielle élevée et réduire le risque d’hypertension, comme l’indiquent plusieurs études déterminantes, dont des revues systématiques et des méta-analyses d’études randomisées. La diète DASH est un modèle alimentaire semblable à celui proposé par le Guide alimentaire canadien qui fait une place plus importante aux légumes, aux fruits et aux produits laitiers.

Pour en savoir plus et voir l’évidence visitez: www. savoirlaitier.ca. 

Ce que les experts avaient à dire au Symposium

Les quatre conférencières et conférenciers, tous experts dans leur domaine respectif, se sont entendus pour dire que les produits laitiers font partie intégrante d’une alimentation saine et équilibrée.

Dès le début de sa présentation, Jennifer Sygo, de la Cleveland Clinic Canada, n’a pas mâché ses mots quant aux allégations sur les prétendus superaliments : « Ces allégations sont sans fondement; elles ne sont pas basées sur des données scientifiques. » Par exemple, la diète paléo pourrait convenir à certaines personnes, mais pas à tous.

Par ailleurs, Nathalie Bergeron, Ph. D., de la Touro University en Californie, est montée sur scène pour discuter de la diète DASH comme modèle de saine alimentation, déclarant que « la diète DASH plus riche en matières grasses, qui comprend des produits laitiers à pleine teneur en gras, est une solution de rechange efficace à la diète DASH standard ».

Deux conférenciers ont abordé le sujet des gras saturés et des produits laitiers à pleine teneur en gras. Le Dr Andrew Samis, de l’Université Queen’s, et M. Jean-Philippe Drouin-Chartier, candidat au doctorat à l’Université Laval, ont tous deux affirmé que le temps est venu de réévaluer les recommandations de santé publique en lien avec les produits laitiers à teneur élevée en matières grasses et les maladies cardiométaboliques. Dans sa présentation, le Dr Samis a remis en question certaines idées relatives au gras d’origine alimentaire. En effet, les matières grasses sont souvent diabolisées ou démonisées, ce qui entraîne de la confusion chez les patients, puisque « les produits laitiers, y compris ceux qui sont riches en matières grasses, constituent un élément important d’une alimentation saine et équilibrée », a-t-il affirmé. Corroborant les dires de son collègue, M. Drouin-Chartier a conclu qu’« une quantité substantielle de données soutient l’inclusion des produits laitiers dans une saine alimentation ».

Le Symposium a encore une fois été une réussite et s’est révélé fort pertinent pour les nombreux diététistes et autres professionnels de la santé y ayant participé. Vous pouvez en apprendre davantage au sujet du Symposium et visionner le webinaire archivé au http://www.savoirlaitier.ca/symposium/2016.

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Isabelle Neiderer, Dt.P., Directrice, Nutrition, Les Producteurs laitiers du Canada