Symposium 2016 – Nutrition et santé

Symposium 2016 – Nutrition et santé

Le thème « Les modèles d’alimentation dans tous les sens » vise à poser un regard sur la façon dont nous mangeons et sur divers types d’alimentation. Les experts de la nutrition savent qu’il est impossible d’isoler les effets de chacun des nutriments et des aliments sur la santé et sur la prévention des maladies. C’est plutôt l’alimentation d’un individu dans son ensemble (les combinaisons et les quantités) qui a des effets synergiques et cumulatifs au fil du temps. En d’autres mots, les modèles d’alimentation en général sont déterminants pour vivre sainement toute sa vie.

Les sujets abordés comprennent :

  • des superaliments et les diètes populaires
  • des gras saturés et maladies cardiovasculaires, d’hier à aujourd’hui
  • des produits laitiers et la santé cardiométabolique
  • de la diète DASH, un modèle d’alimentation saine

Si vous ne pouvez pas y assister en personne, le symposium sera offert en webdiffusion en direct sur notre site web.

Webdiffusion en anglais (diffusée de Toronto) – 8 novembre
Webdiffusion en français (diffusée de Montréal) – 9 novembre

Joignez-vous à la conversation sur Twitter en utilisant #SympoPLC avant et pendant l’événement.

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Symposium sur les bovins laitiers 2016

Symposium sur les bovins laitiers 2016

Le CRAAQ vous invite au Symposium sur les bovins laitiers 2016 le 27 octobre prochain à Drummondville, Québec. La Grappe de recherche laitière commandite la session d’affiche lors du symposium et sera sur place avec leur kiosque pour distribuer de l’information sur les résultats de recherche aux producteurs laitiers.

« Cassez la croûte » au déjeuner-conférence de M. Dany-Pierre Rondeau, qui donnera un aperçu de l’évolution de la production laitière dans certains pays en développement. En journée, M. Alex Bach, de l’Institut de Recherche et de Technologie Agroalimentaires (IRTA), et M. Trevor De Vries, de l’Université de Guelph, seront également sur place et sauront vous informer sur le comportement d’alimentation des génisses et sur la productivité associée à une gestion efficace des troupeaux, notamment sur le plan de la nutrition.  Jetez un coup d’œil au programme complet pour tout connaître du Symposium sur les bovins laitiers 2016. Pour s’inscrire: Symposium sur les bovins laitiers 2016.

ResearchInfographic_fVenez nous voir au kiosque de la Grappe et prendre votre copie des Faits saillants de la recherche laitière.

 

L’inclusion du maïs dans la rotation des cultures est rentable pour les fermes laitières et n’entraîne aucune hausse des émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble de la ferme

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Le texte qui suit est un abstrait d’une affiche présenté par l’étudiante Véronique Ouellet, Université Laval, pendant la réunion du American Dairy Science Association l’été passé.

Le maïs d’ensilage est une source d’énergie appétissante et digestible reconnue pour les vaches laitières. Cela dit, la production de maïs d’ensilage est largement critiquée en raison des plus grands risques environnementaux qui y sont associés comparativement aux plantes fourragères vivaces.

Objectif

Notre objectif consistait à utiliser le modèle d’exploitation agricole N-CyCLES pour évaluer l’effet de différentes rotations des cultures affichant divers niveaux de risques environnementaux sur les profits d’une ferme laitière, le bilan d’azote (N), le bilan de phosphore (P) et les émissions de gaz à effet de serre, tout en optimisant les pratiques de gestion requises pour maximiser les profits. Les adaptations apportées au modèle incluent notamment la modification des rotations, l’ajustement des contraintes d’optimisation, l’évaluation des coûts de production des cultures, l’évaluation de la valeur nutritive des fourrages et la mise à jour des besoins de fertilisation.

Méthodologie

On a utilisé des données représentatives d’une ferme laitière moyenne de la région du Centre-du-Québec, au Canada. Quatre scénarios de rotation des cultures considérés avoir un impact environnemental différent ont été intégrés au modèle et comparés : maïs grain-soja-maïs d’ensilage-luzerne-luzerne (impact négatif très élevé, +++); maïs grain-soja-maïs d’ensilage-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole (impact négatif modéré, ++); céréale-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole-avoine nue (faible impact négatif, +); céréale-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole-grains mélangés (impact positif, -).

Résultats

Les résultats démontrent que la rotation (++) a produit les profits les plus élevés pour les fermes laitières (0,12 $/kg de lait corrigé), tandis que la rotation (-) a produit les profits les plus faibles (0,05 $/kg de lait corrigé). On avait prévu que la rotation (+++) produirait les plus faibles émissions de gaz à effet de serre attribuées à la production laitière (0,98 CO2 éq./kg de lait corrigé) à la sortie de la ferme, tandis que la rotation (-) produirait la valeur la plus élevée (1,03 CO2 éq./kg de lait corrigé). Ce résultat s’explique principalement par le manque de cultures commerciales vendues et par la teneur plus faible en glucides non fibreux et plus élevée en azote dans le régime alimentaire des vaches de la ferme pratiquant la rotation (-). On avait prévu que la rotation (-) produirait les bilans d’azote et de phosphore les plus élevés (20,1 g/kg de lait corrigé et 1,185 g/kg de lait corrigé, respectivement), étant donné qu’il a fallu acheter une plus grande quantité de maïs grain (156,5 t/an) pour compenser l’absence de maïs grain et de maïs d’ensilage cultivés à la ferme. Enfin, on avait prévu que la rotation (++) produirait les bilans d’azote et de phosphore les plus bas (12,8 g/kg de lait corrigé, 0,465 g/kg de lait corrigé).

Conclusion

Ces résultats nous portent à croire que l’inclusion du maïs d’ensilage dans la rotation des cultures n’entraîne pas davantage de risques environnementaux sur la production considérée que les rotations sans maïs, et que la culture de maïs d’ensilage est rentable si on considère l’ensemble de la ferme à titre d’unité de décision unique. Il convient tout de même de mettre au point de saines pratiques pour améliorer les autres facteurs environnementaux comme la structure et l’érosion des sols.

Auteurs : Ouellet, V. (Université Laval), D. Pellerin (Université Laval), M. Chantigny (AAC) et E. Charbonneau (Université Laval)

 

Comprendre Pro$ et la courbe de profit à vie

Août 2016 marque le premier anniversaire de Pro$ en tant qu’un des indices de sélection nationaux du Canada. Depuis sa création, Pro$ a été bien accueilli à la fois par les producteurs et le personnel de l’industrie. En tant qu’outil de sélection génétique, Pro$ maximise la réponse génétique en vue de la rentabilité à vie, entraînant un profit des filles réalisé à la ferme. Le profit accumulé qu’une vache atteint pendant sa vie dépend de plusieurs facteurs, qui sont tous reflétés dans l’indice Pro$. Regardons cela de plus près pour mieux comprendre comment Pro$ peut aider les producteurs canadiens à développer un troupeau de vaches rentables.

 Courbe de profit à vie

À partir du jour où une génisse vient au monde, elle commence à engendrer des coûts dont la majorité est liée à l’alimentation. Avec un âge moyen au premier vêlage approchant 26 mois, le coût d’élevage d’une génisse est d’environ 2 800 $ chez les Holstein. Une fois qu’elle a vêlé et qu’elle est en lactation, une vache laitière commence à générer sa principale source de revenus – le lait et ses composants. À la fin de chaque lactation, aucun revenu n’est engendré pendant la période de tarissement, mais les dépenses sont maintenues. Le concept décrivant comment le profit d’une vache s’accumule au fil du temps est sa courbe de profit à vie qui est illustrée à la Figure 1 dans le cas d’une Holstein canadienne typique. Cette courbe de profit à vie couvre les six premières années de vie puisque c’est la définition du profit à vie que le Réseau laitier canadien (CDN) a utilisée pour développer Pro$.

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Chez la Holstein typique au Canada, le remboursement complet des coûts engagés à partir de la naissance est atteint vers l’âge de 40 mois, au moment où elle est en deuxième lactation (Figure 1). En examinant de près, on constate que chaque nouvelle période de tarissement et chaque vêlage subséquent mènent à des niveaux plus élevés de profit à vie accumulé par rapport au scénario selon lequel une vache a seulement un vêlage suivi d’années de production consécutive. Normalement, avant d’atteindre l’âge de six ans, la vache typique aura eu quatre vêlages, incluant trois périodes de tarissement, et elle s’achemine vers sa quatrième lactation. Ce cycle sous-jacent de reproduction et de production est fondamental pour l’entreprise laitière puisque les génisses sont requises comme futurs animaux de remplacement pour le troupeau laitier. En moyenne, environ un tiers de toutes les Holstein en lactation au Canada demeurent dans le troupeau au moins jusqu’à l’âge de six ans. Celles qui le font arrivent généralement à environ 40 mois de vie productive en lactation ainsi qu’à six mois de périodes de tarissement.

Lorsque les producteurs visent à maximiser la rentabilité du troupeau, il est important de considérer les facteurs contribuant à la courbe de profit à vie de chaque vache qui comprennent entre autres :

  • L’âge au premier vêlage puisque, avant ce moment, une vache ne fait que générer des coûts. Plus une vache est jeune lorsqu’elle vêle pour la première fois, plus elle peut commencer à rembourser ces coûts d’élevage rapidement.
  • Les niveaux de production de lait, de gras et de protéine puisque ce sont les principales sources de revenus, mais ils sont aussi associés à certaines dépenses, notamment les coûts d’alimentation.
  • Les jours en lactation puisque c’est la seule période pendant laquelle des revenus sont engendrés.
  • Les jours de tarissement qui représentent une période plus longue avec une plus faible reproduction.
  • La capacité de demeurer dans le troupeau qui reflète une multitude de facteurs possibles.

Lorsqu’on examine les valeurs Pro$, on s’attend à ce que les taureaux avec un indice plus élevé engendrent plus de filles rentables que les taureaux avec un indice plus faible. Cela signifie que la courbe moyenne de profit à vie des filles de taureaux avec un indice Pro$ élevé sera quelque peu différente, et plus haute, par rapport à celle des filles de taureaux avec un indice Pro$ plus faible. CDN a récemment effectué une analyse visant à démontrer comment les principaux facteurs contribuant à la courbe de profit à vie d’une vache varient parmi les taureaux qui ont un indice Pro$ plus ou moins élevé. Pour réaliser cette analyse, seuls des taureaux plus âgés pouvaient être utilisés puisque leurs filles devaient être nées assez tôt pour avoir pu atteindre l’âge de six ans. Le Tableau 1 présente différentes statistiques décrivant la performance des filles des taureaux dans le 10 % supérieur du groupe inclus dans l’analyse, ou dans le 10 % inférieur, par rapport aux filles des taureaux dans le 10 % intermédiaire selon Pro$.

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Par rapport aux filles des taureaux dans le groupe intermédiaire pour Pro$, 7,4 % plus de filles des taureaux supérieurs et 6,0 % moins de filles des taureaux inférieurs sont demeurées dans le troupeau jusqu’à l’âge de six ans. De toute évidence, la longévité est un élément crucial de la rentabilité à vie. En considérant spécifiquement les filles qui sont demeurées dans le troupeau au moins jusqu’à l’âge de six ans, nous pouvons illustrer les différences dans la rentabilité, au-delà de la longévité, qui existent entre les deux groupes de taureaux basés sur Pro$. Par exemple, les filles des taureaux du groupe supérieur ont vêlé à un plus jeune âge, ont eu plus de jours de vie productive et ont produit plus de lait, de gras et de protéine que les filles de taureaux moyens pour Pro$. D’un autre côté, les filles des taureaux du groupe inférieur pour Pro$ étaient plus âgées au premier vêlage, ont eu moins de jours en production et plus de jours de tarissement, et ont produit beaucoup moins que les filles des taureaux moyens pour Pro$.

Puisque toutes ces mesures de la performance influencent la rentabilité, il existe une nette différence dans le profit moyen accumulé jusqu’à l’âge de six ans, basé sur toutes les filles, pour chacun des deux groupes de taureaux selon Pro$. Les filles des taureaux dans le groupe supérieur ont engendré un profit supplémentaire de 1 300 $ jusqu’à six ans par rapport aux filles des taureaux du groupe intermédiaire, alors que les filles des taureaux dans le groupe inférieur ont engendré des profits moindres de 1 200 $ que les filles des taureaux du groupe intermédiaire. En conclusion, la sélection de taureaux basée sur Pro$ permet de produire des filles avec une courbe de profit à vie plus haute et d’améliorer la rentabilité du troupeau.

Auteurs :  Brian Van Doormaal, directeur général, CDN et Lynsay Beavers, coordonnatrice de la liaison avec l’industrie, CDN