Est-ce que vos vaches sont confortables?

Il y a plusieurs resources en ligne pour évaluer le confort de vos vaches et améliorer le bien-être des bovins laitiers. Voici quelques liens :

L’étable, source de confort – GUIDE PRATIQUE POUR L’ÉVALUATION ET L’AMÉLIORATION DU CONFORT À L’ÉTABLE

Ce guide est un résumé des messages principaux et des recommandations livrés lors de la formation L’étable, source de confort de Valacta. Sans être exhaustif, cet outil pratique vous permettra d’évaluer sommairement le confort de vos vaches, d’associer les problèmes aux causes probables et d’explorer des pistes de solutions pratiques.

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Outil pour évaluer le confort des vaches

Cet outil d’évaluation a été élaboré dans le cadre d’un projet d’évaluation à la ferme mené de 2010 à 2012. Le projet avait pour but d’élaborer un outil d’évaluation à la ferme du confort des animaux pouvant aider les producteurs à établir la mesure dans laquelle ils se conforment au Code de pratiques et à cerner les modifications à la gestion et au milieu susceptibles d’améliorer le confort des vaches laitières sur leur ferme. Les différents éléments de cet outil ont été mis à l’épreuve sur 240 exploitations laitières commerciales, y compris 100 fermes à stabulation libre et 110 à stabulation entravée avec salle de traite et 30 fermes dotées d’un système de traite robotisée situées au Québec, en Ontario et en Alberta. Quinze chercheurs et spécialistes en vulgarisation œuvrant dans des domaines liés au confort des vaches laitières (comportement, nutrition, santé et gestion) ont participé à la conception de l’outil.

Documents d’information – boiterie et cote de l’état de chair

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proAction – Resources pour le volet bien-être des animaux

Cette page inclue plusieurs resources et vidéos pour le volet Bien-être des animaux et est fondé sur le Code de pratiques pour le soin et la manipulation de bovins laitiers. Les  critères du volet répondent aux exigences du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage, qui stipulent qu’il faut démontrer, au moyen d’évaluations et de validations, que les producteurs respectent le Code dans leur ferme. À cette fin, la recherche effectuée par des experts émérites en bien-être des animaux dans diverses importantes universités canadiennes s’est avérée essentielle, tout comme la collaboration de bon nombre d’autres experts et intervenants de notre industrie.

Sélection en vue d’une résistance accrue aux maladies métaboliques

Chaque producteur laitier a été confronté à des maladies métaboliques dans son troupeau. Les maladies métaboliques sont grandement influencées par la gestion, particulièrement par la nutrition au cours de la période de transition. Comme pour toutes les maladies, il existe toutefois un élément génétique, ce qui signifie que certains animaux sont génétiquement plus ou moins sensibles aux troubles métaboliques.

À compter de décembre 2016, le Réseau laitier canadien (CDN) publiera les évaluations génétiques de la Résistance aux maladies métaboliques (RMM) dans les races Holstein, Ayrshire et Jersey. Avec ce nouvel outil, les producteurs seront en mesure de sélectionner en vue d’une résistance accrue à ces maladies coûteuses. Poursuivez la lecture pour en apprendre davantage sur le développement et l’interprétation de l’indice de Résistance aux maladies métaboliques et des caractères qui le composent.

Cétose clinique, cétose subclinique et déplacement de la caillette

L’impact de la cétose a tendance à être insuffisamment prédit dans la plupart des fermes. La cétose clinique est observée chez un animal visiblement malade, alors que la cétose subclinique passe souvent inaperçue à moins qu’un programme de surveillance du troupeau soit en place. Ces deux formes de cétose entraînent des concentrations excessives de cétones circulant dans le sang en début de lactation en raison d’un équilibre énergétique négatif. La cétose peut mener à d’autres maladies métaboliques, affaiblit la fonction immunitaire et peut aussi entraîner une réduction de la performance reproductive et de la production de lait ainsi qu’un risque global accru d’élimination. En général, les vaches à parité plus élevée subissent une perte totale plus élevée en quantité de lait après un épisode de cétose.

Les vaches affectées par la cétose sont aussi plus susceptibles de subir un déplacement de la caillette, la majorité des cas se produisant peu de temps après le vêlage. Une accumulation de gaz dans la caillette, souvent causée par une alimentation et une gestion inadéquates, peut provoquer un déplacement de cet estomac dans l’abdomen, généralement du côté gauche du corps. Cela nécessite souvent une intervention chirurgicale et il a été démontré que les vaches ayant connu un déplacement de la caillette produisent jusqu’à 300 kg de lait de moins pendant la lactation.

D’où viennent les données?

Un système national pour la collecte des événements de santé est en place depuis 2007. Depuis ce temps, approximativement 40 % de tous les propriétaires de troupeaux inscrits au contrôle laitier recueillent volontairement les données sur l’incidence des huit principales maladies et transmettent ces données à leur agence de contrôle laitier. Cette accumulation de données a mené au calcul des évaluations génétiques de la Résistance à la mammite depuis août 2014. À compter de décembre 2016, cette source de collecte de données sera aussi utilisée pour produire les évaluations génétiques de la Cétose clinique (CC) et du Déplacement de la caillette (DC). De plus, l’analyse des échantillons de lait effectuée par les laboratoires du contrôle laitier pour mesurer le niveau de BHB (c.-à-d. bêta-hydroxybutyrate du lait) sert à calculer les évaluations génétiques de la Cétose subclinique (CSC). L’indice global de la Résistance aux maladies métaboliques combine les évaluations de ces caractères dans une valeur unique en vue de la sélection génétique visant à réduire les taux d’incidence dans les troupeaux laitiers canadiens.

Résistance aux maladies métaboliques – les détails

La Résistance aux maladies métaboliques (RMM) combine les évaluations de six caractères au total, incluant la Cétose subclinique, la Cétose clinique et le Déplacement de la caillette, chacun d’eux étant évalué séparément pour les vaches en première lactation par rapport aux lactations subséquentes. Pour améliorer la précision de ces évaluations, le système d’évaluation génétique inclut aussi deux caractères indicateurs, plus spécifiquement le rapport entre la production de gras et de protéine en début de lactation et la Cote de condition de chair en première lactation. En général, le poids relatif de chaque caractère dans la RMM est de 50 % pour la Cétose subclinique et de 25 % pour la Cétose clinique et pour le Déplacement de la caillette. La RMM affiche une héritabilité estimée de 7 % et les évaluations sont exprimées sous forme de Valeurs d’élevage relatives (VÉR) avec une échelle qui a une moyenne de 100 et varie généralement de 115 pour les animaux supérieurs à 85 pour les animaux inférieurs. Pour les taureaux, le statut officiel pour la RMM sera le même que pour la Cétose subclinique en première lactation puisque ce caractère inclura généralement la plus grande quantité de renseignements sur les filles.

En raison de la quantité de données actuellement disponibles sur ces maladies, CDN publiera les évaluations de la RMM seulement dans les races Holstein, Ayrshire et Jersey. De plus, les évaluations génomiques de la RMM seront publiées seulement dans la race Holstein en raison du nombre limité de taureaux de référence disponibles chez les Ayrshire et les Jersey.

Résistance aux maladies métaboliques – l’impact

Le Tableau 1 indique le poids relatif de chacune des trois maladies métaboliques dans l’indice de Résistance aux maladies métaboliques (RMM) ainsi que le pourcentage global de vaches en santé dans la race Holstein par rapport à chaque maladie métabolique. Comme prévu, l’incidence de chaque maladie augmente généralement à mesure que les vaches vieillissent.

Comme l’indique la Figure 1, une comparaison entre le pourcentage de filles en santé pour les taureaux qui sont classés supérieurs ou inférieurs pour la RMM indique clairement la valeur des programmes d’évaluation et de sélection génétiques basés sur cet indice pour améliorer la résistance aux trois maladies métaboliques. Chez les Holstein, une différence de dix points entre les taureaux pour la RMM donne lieu à une augmentation prévue de filles en santé de 5,5 % pour la cétose subclinique, de 2 % pour la cétose clinique et de 2 % pour le déplacement de la caillette.

Les maladies métaboliques peuvent jouer un rôle important en affectant la rentabilité des fermes laitières. La combinaison de bonnes pratiques de gestion, particulièrement pour les vaches en période de transition et en début de lactation, et de l’indice de Résistance aux maladies métaboliques (RMM) en vue de l’amélioration génétique constitue l’approche idéale pour minimiser l’impact de ces maladies dans votre troupeau. Compte tenu de la corrélation de 20 % que possède la RMM avec Pro$ et l’IPV, un certain progrès génétique a été réalisé pour ces caractères, mais les producteurs ont maintenant la possibilité de prendre des décisions ciblées en matière de sélection et d’accouplement.

Auteurs :
Lynsay Beavers, coordonnatrice de la liaison avec l’industrie, CDN
Brian Van Doormaal, directeur général, CDN

Symposium sur la nutrition un succès!

2016-1Le texte suivant est un extrait du Blogue laitier par Ramatoulaye Coulibaly , Les Producteurs laitiers du Canada

Pendant la semaine du 7 novembre, les Producteurs laitiers du Canada ont présenté la seizième édition annuelle du Symposium sur la nutrition et la santé, un événement proposant aux professionnels de la santé des conférences animées par des chercheurs de renom qui mettent en évidence les études les plus récentes et les meilleures données disponibles sur le rôle des produits laitiers dans une saine alimentation.

Devant des salles combles dans diverses villes canadiennes (Vancouver, Toronto, Montréal et Moncton), les quatre conférencières et conférenciers de cette année ont fourni aux diététistes et aux autres professionnels de la santé des outils pour répondre aux questions des Canadiens sur les tendances populaires en matière d’alimentation, par exemple la diète paléo et la diète sans gluten, ou d’autres « modèles d’alimentation » comme la diète DASH, et sur le rôle des produits laitiers dans de saines habitudes alimentaires. Plus de 1 000 personnes ont regardé la webdiffusion des symposiums de Montréal et de Toronto, pour une portée totale de plus de 2 000 personnes.

La diète DASH : de quoi s’agit-il et que dit la recherche?

La diète Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) est considérée comme un modèle de saine alimentation pouvant diminuer de manière efficace une tension artérielle élevée et réduire le risque d’hypertension, comme l’indiquent plusieurs études déterminantes, dont des revues systématiques et des méta-analyses d’études randomisées. La diète DASH est un modèle alimentaire semblable à celui proposé par le Guide alimentaire canadien qui fait une place plus importante aux légumes, aux fruits et aux produits laitiers.

Pour en savoir plus et voir l’évidence visitez: www. savoirlaitier.ca. 

Ce que les experts avaient à dire au Symposium

Les quatre conférencières et conférenciers, tous experts dans leur domaine respectif, se sont entendus pour dire que les produits laitiers font partie intégrante d’une alimentation saine et équilibrée.

Dès le début de sa présentation, Jennifer Sygo, de la Cleveland Clinic Canada, n’a pas mâché ses mots quant aux allégations sur les prétendus superaliments : « Ces allégations sont sans fondement; elles ne sont pas basées sur des données scientifiques. » Par exemple, la diète paléo pourrait convenir à certaines personnes, mais pas à tous.

Par ailleurs, Nathalie Bergeron, Ph. D., de la Touro University en Californie, est montée sur scène pour discuter de la diète DASH comme modèle de saine alimentation, déclarant que « la diète DASH plus riche en matières grasses, qui comprend des produits laitiers à pleine teneur en gras, est une solution de rechange efficace à la diète DASH standard ».

Deux conférenciers ont abordé le sujet des gras saturés et des produits laitiers à pleine teneur en gras. Le Dr Andrew Samis, de l’Université Queen’s, et M. Jean-Philippe Drouin-Chartier, candidat au doctorat à l’Université Laval, ont tous deux affirmé que le temps est venu de réévaluer les recommandations de santé publique en lien avec les produits laitiers à teneur élevée en matières grasses et les maladies cardiométaboliques. Dans sa présentation, le Dr Samis a remis en question certaines idées relatives au gras d’origine alimentaire. En effet, les matières grasses sont souvent diabolisées ou démonisées, ce qui entraîne de la confusion chez les patients, puisque « les produits laitiers, y compris ceux qui sont riches en matières grasses, constituent un élément important d’une alimentation saine et équilibrée », a-t-il affirmé. Corroborant les dires de son collègue, M. Drouin-Chartier a conclu qu’« une quantité substantielle de données soutient l’inclusion des produits laitiers dans une saine alimentation ».

Le Symposium a encore une fois été une réussite et s’est révélé fort pertinent pour les nombreux diététistes et autres professionnels de la santé y ayant participé. Vous pouvez en apprendre davantage au sujet du Symposium et visionner le webinaire archivé au http://www.savoirlaitier.ca/symposium/2016.

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Isabelle Neiderer, Dt.P., Directrice, Nutrition, Les Producteurs laitiers du Canada

 

Les PLC lancent un appel pour des propositions de recherche – Grappe de recherche laitière 3 (2018-2023)

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Depuis 2010, les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sont partenaires de l’Initiative de grappes agro-scientifiques canadiennes d’Agriculture et Agroalimentaire Canada du cadre stratégique Cultivons l’avenir 1 (2010-2013) et Cultivons l’avenir 2 (2013-2018). Cette Initiative nous a permis d’adopter une approche stratégique mieux coordonnée en vue de répondre à nos priorités de recherche nationales.

En prévision de notre application pour la troisième Grappe de recherche laitière sous le prochain cadre stratégique pour l’agriculture, les PLC, en collaboration avec leurs partenaires le Réseau laitier canadien et Novalait inc., lancent à un « appel de propositions de recherche ». Les PLC invitent tous les scientifiques canadiens à participer à cet appel. Noter que les PLC ne financent pas la recherche de compagnies privées.

Cet appel de propositions est lancé à la communauté scientifique canadienne pour soumettre des propositions de recherche innovatrices et structurantes pour le secteur laitier en fonction des résultats visés et des priorités d’investissement identifiés dans la nouvelle stratégie nationale de recherche laitière et des priorités de nos partenaires. Les propositions seront sélectionnées en vertu d’un processus d’évaluation fondé sur la pertinence pour l’industrie et la qualité scientifique. Les propositions sélectionnées seront intégrées dans la programmation scientifique de la prochaine Grappe de recherche laitière.

Pour avoir accès aux documents détaillés de l’appel, svp cliquez sur les liens ci-dessous :

(SVP noter que le formulaire de la lettre d’intention est disponible en français sur demande.)

Pour toute information sur l’appel, communiquez avec nous à : competition@dairyresearch.ca.

Note : Les PLC vont de l’avant pour préparer une proposition pour ce programme d’AAC, malgré le fait que le programme n’ait pas encore été annoncé officiellement par AAC. Par conséquent, aucune garantie de financement n’est formulée pour l’instant.

 

 

 

Nouvelle stratégie nationale de recherche laitière annoncée

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Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) ont adopté une nouvelle stratégie pour orienter leurs investissements dans la recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines. Quatre thèmes majeurs de recherche ont été identifiés :

  1. Efficacité et durabilité des fermes laitières
  2. Santé et bien-être animal
  3. Composition, qualité et salubrité du lait
  4. Le rôle des produits laitiers et de leurs composantes dans la nutrition et la santé humaines.

Des résultats visés et des domaines d’investissement prioritaires ont été établis pour chaque thème afin de s’assurer que les projets de recherche aborderont les enjeux que souhaitent résoudre en priorité les producteurs laitiers canadiens. Pour consulter la version complète de la stratégie, visiter Recherchelaitiere.ca.

La stratégie servira comme guide important pour les investissements en recherche des PLC au cours des prochaines années. Comme prochaine étape dans notre processus de planification, les PLC lanceront un appel de propositions de recherche dans la semaine du 14 novembre 2016. Les chercheurs canadiens seront invités à faire une demande de financement dans le cadre de la prochaine Grappe de recherche laitière.

Si vous souhaitez recevoir l’annonce et les détails pour l’appel de propositions, veuillez svp vous inscrire d’ici le 11 novembre à notre liste de distribution en cliquant sur le lien suivant : Liste de distribution pour appel de propositions de recherche des PLC.

Nouvelle gouvernance pour les investissements nationaux en recherche : le Conseil canadien de la recherche laitière

Le Conseil canadien de la recherche laitière (CCRL) est un nouveau comité composé de représentants de toutes les organisations laitières provinciales ainsi que des membres du conseil d’administration des PLC, dont il relève. Le CCRL guide le développement, la mise en place et la réalisation des activités de recherche en production laitière et en nutrition et santé humaines.

Le Conseil a réalisé son premier mandat en juin 2016, qui consistait à élaborer la Stratégie nationale de recherche laitière des PLC afin de mieux coordonner les investissements en recherche des producteurs laitiers à l’échelle nationale et provinciale. La stratégie nationale a été approuvée par le conseil d’administration des PLC en juin 2016 et présentée à l’assemblée générale annuelle des PLC en juillet 2016.

Pour plus de renseignements sur la gouvernance de la recherche au niveau national et les faits saillants de la recherche, téléchargez les documents ci-dessous :

Fiches d’information sur la boiterie et la cote de l’état de chair sont maintenant disponibles

Deux nouvelles fiches d’information ont été développées comme des guides pour aider les producteurs à résoudre les problèmes avec l’identification et le traitement de la boiterie et l’état de chair des vaches. Les fiches pratiques ont été développées à l’aide des résultats de recherche des projets soutenus dans la Grappe de recherche laitière et en consultation avec des experts de ProAction, des agents en transfert et des médecins vétérinaires. Les fiches sont disponibles en ligne sur le site Recherchelaitiere.ca.

Une nouvelle fiche d’information sur les blessures est en développement.

Pour télécharger votre copie, cliquez sur les titres ci-dessous :

Boiterie

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Cote de l’état de chair

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Symposium 2016 – Nutrition et santé

Symposium 2016 – Nutrition et santé

Le thème « Les modèles d’alimentation dans tous les sens » vise à poser un regard sur la façon dont nous mangeons et sur divers types d’alimentation. Les experts de la nutrition savent qu’il est impossible d’isoler les effets de chacun des nutriments et des aliments sur la santé et sur la prévention des maladies. C’est plutôt l’alimentation d’un individu dans son ensemble (les combinaisons et les quantités) qui a des effets synergiques et cumulatifs au fil du temps. En d’autres mots, les modèles d’alimentation en général sont déterminants pour vivre sainement toute sa vie.

Les sujets abordés comprennent :

  • des superaliments et les diètes populaires
  • des gras saturés et maladies cardiovasculaires, d’hier à aujourd’hui
  • des produits laitiers et la santé cardiométabolique
  • de la diète DASH, un modèle d’alimentation saine

Si vous ne pouvez pas y assister en personne, le symposium sera offert en webdiffusion en direct sur notre site web.

Webdiffusion en anglais (diffusée de Toronto) – 8 novembre
Webdiffusion en français (diffusée de Montréal) – 9 novembre

Joignez-vous à la conversation sur Twitter en utilisant #SympoPLC avant et pendant l’événement.

Inscrivez-vous maintenant

Symposium sur les bovins laitiers 2016

Symposium sur les bovins laitiers 2016

Le CRAAQ vous invite au Symposium sur les bovins laitiers 2016 le 27 octobre prochain à Drummondville, Québec. La Grappe de recherche laitière commandite la session d’affiche lors du symposium et sera sur place avec leur kiosque pour distribuer de l’information sur les résultats de recherche aux producteurs laitiers.

« Cassez la croûte » au déjeuner-conférence de M. Dany-Pierre Rondeau, qui donnera un aperçu de l’évolution de la production laitière dans certains pays en développement. En journée, M. Alex Bach, de l’Institut de Recherche et de Technologie Agroalimentaires (IRTA), et M. Trevor De Vries, de l’Université de Guelph, seront également sur place et sauront vous informer sur le comportement d’alimentation des génisses et sur la productivité associée à une gestion efficace des troupeaux, notamment sur le plan de la nutrition.  Jetez un coup d’œil au programme complet pour tout connaître du Symposium sur les bovins laitiers 2016. Pour s’inscrire: Symposium sur les bovins laitiers 2016.

ResearchInfographic_fVenez nous voir au kiosque de la Grappe et prendre votre copie des Faits saillants de la recherche laitière.

 

L’inclusion du maïs dans la rotation des cultures est rentable pour les fermes laitières et n’entraîne aucune hausse des émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble de la ferme

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Le texte qui suit est un abstrait d’une affiche présenté par l’étudiante Véronique Ouellet, Université Laval, pendant la réunion du American Dairy Science Association l’été passé.

Le maïs d’ensilage est une source d’énergie appétissante et digestible reconnue pour les vaches laitières. Cela dit, la production de maïs d’ensilage est largement critiquée en raison des plus grands risques environnementaux qui y sont associés comparativement aux plantes fourragères vivaces.

Objectif

Notre objectif consistait à utiliser le modèle d’exploitation agricole N-CyCLES pour évaluer l’effet de différentes rotations des cultures affichant divers niveaux de risques environnementaux sur les profits d’une ferme laitière, le bilan d’azote (N), le bilan de phosphore (P) et les émissions de gaz à effet de serre, tout en optimisant les pratiques de gestion requises pour maximiser les profits. Les adaptations apportées au modèle incluent notamment la modification des rotations, l’ajustement des contraintes d’optimisation, l’évaluation des coûts de production des cultures, l’évaluation de la valeur nutritive des fourrages et la mise à jour des besoins de fertilisation.

Méthodologie

On a utilisé des données représentatives d’une ferme laitière moyenne de la région du Centre-du-Québec, au Canada. Quatre scénarios de rotation des cultures considérés avoir un impact environnemental différent ont été intégrés au modèle et comparés : maïs grain-soja-maïs d’ensilage-luzerne-luzerne (impact négatif très élevé, +++); maïs grain-soja-maïs d’ensilage-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole (impact négatif modéré, ++); céréale-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole-avoine nue (faible impact négatif, +); céréale-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole-luzerne/fléole-grains mélangés (impact positif, -).

Résultats

Les résultats démontrent que la rotation (++) a produit les profits les plus élevés pour les fermes laitières (0,12 $/kg de lait corrigé), tandis que la rotation (-) a produit les profits les plus faibles (0,05 $/kg de lait corrigé). On avait prévu que la rotation (+++) produirait les plus faibles émissions de gaz à effet de serre attribuées à la production laitière (0,98 CO2 éq./kg de lait corrigé) à la sortie de la ferme, tandis que la rotation (-) produirait la valeur la plus élevée (1,03 CO2 éq./kg de lait corrigé). Ce résultat s’explique principalement par le manque de cultures commerciales vendues et par la teneur plus faible en glucides non fibreux et plus élevée en azote dans le régime alimentaire des vaches de la ferme pratiquant la rotation (-). On avait prévu que la rotation (-) produirait les bilans d’azote et de phosphore les plus élevés (20,1 g/kg de lait corrigé et 1,185 g/kg de lait corrigé, respectivement), étant donné qu’il a fallu acheter une plus grande quantité de maïs grain (156,5 t/an) pour compenser l’absence de maïs grain et de maïs d’ensilage cultivés à la ferme. Enfin, on avait prévu que la rotation (++) produirait les bilans d’azote et de phosphore les plus bas (12,8 g/kg de lait corrigé, 0,465 g/kg de lait corrigé).

Conclusion

Ces résultats nous portent à croire que l’inclusion du maïs d’ensilage dans la rotation des cultures n’entraîne pas davantage de risques environnementaux sur la production considérée que les rotations sans maïs, et que la culture de maïs d’ensilage est rentable si on considère l’ensemble de la ferme à titre d’unité de décision unique. Il convient tout de même de mettre au point de saines pratiques pour améliorer les autres facteurs environnementaux comme la structure et l’érosion des sols.

Auteurs : Ouellet, V. (Université Laval), D. Pellerin (Université Laval), M. Chantigny (AAC) et E. Charbonneau (Université Laval)

 

Comprendre Pro$ et la courbe de profit à vie

Août 2016 marque le premier anniversaire de Pro$ en tant qu’un des indices de sélection nationaux du Canada. Depuis sa création, Pro$ a été bien accueilli à la fois par les producteurs et le personnel de l’industrie. En tant qu’outil de sélection génétique, Pro$ maximise la réponse génétique en vue de la rentabilité à vie, entraînant un profit des filles réalisé à la ferme. Le profit accumulé qu’une vache atteint pendant sa vie dépend de plusieurs facteurs, qui sont tous reflétés dans l’indice Pro$. Regardons cela de plus près pour mieux comprendre comment Pro$ peut aider les producteurs canadiens à développer un troupeau de vaches rentables.

 Courbe de profit à vie

À partir du jour où une génisse vient au monde, elle commence à engendrer des coûts dont la majorité est liée à l’alimentation. Avec un âge moyen au premier vêlage approchant 26 mois, le coût d’élevage d’une génisse est d’environ 2 800 $ chez les Holstein. Une fois qu’elle a vêlé et qu’elle est en lactation, une vache laitière commence à générer sa principale source de revenus – le lait et ses composants. À la fin de chaque lactation, aucun revenu n’est engendré pendant la période de tarissement, mais les dépenses sont maintenues. Le concept décrivant comment le profit d’une vache s’accumule au fil du temps est sa courbe de profit à vie qui est illustrée à la Figure 1 dans le cas d’une Holstein canadienne typique. Cette courbe de profit à vie couvre les six premières années de vie puisque c’est la définition du profit à vie que le Réseau laitier canadien (CDN) a utilisée pour développer Pro$.

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Chez la Holstein typique au Canada, le remboursement complet des coûts engagés à partir de la naissance est atteint vers l’âge de 40 mois, au moment où elle est en deuxième lactation (Figure 1). En examinant de près, on constate que chaque nouvelle période de tarissement et chaque vêlage subséquent mènent à des niveaux plus élevés de profit à vie accumulé par rapport au scénario selon lequel une vache a seulement un vêlage suivi d’années de production consécutive. Normalement, avant d’atteindre l’âge de six ans, la vache typique aura eu quatre vêlages, incluant trois périodes de tarissement, et elle s’achemine vers sa quatrième lactation. Ce cycle sous-jacent de reproduction et de production est fondamental pour l’entreprise laitière puisque les génisses sont requises comme futurs animaux de remplacement pour le troupeau laitier. En moyenne, environ un tiers de toutes les Holstein en lactation au Canada demeurent dans le troupeau au moins jusqu’à l’âge de six ans. Celles qui le font arrivent généralement à environ 40 mois de vie productive en lactation ainsi qu’à six mois de périodes de tarissement.

Lorsque les producteurs visent à maximiser la rentabilité du troupeau, il est important de considérer les facteurs contribuant à la courbe de profit à vie de chaque vache qui comprennent entre autres :

  • L’âge au premier vêlage puisque, avant ce moment, une vache ne fait que générer des coûts. Plus une vache est jeune lorsqu’elle vêle pour la première fois, plus elle peut commencer à rembourser ces coûts d’élevage rapidement.
  • Les niveaux de production de lait, de gras et de protéine puisque ce sont les principales sources de revenus, mais ils sont aussi associés à certaines dépenses, notamment les coûts d’alimentation.
  • Les jours en lactation puisque c’est la seule période pendant laquelle des revenus sont engendrés.
  • Les jours de tarissement qui représentent une période plus longue avec une plus faible reproduction.
  • La capacité de demeurer dans le troupeau qui reflète une multitude de facteurs possibles.

Lorsqu’on examine les valeurs Pro$, on s’attend à ce que les taureaux avec un indice plus élevé engendrent plus de filles rentables que les taureaux avec un indice plus faible. Cela signifie que la courbe moyenne de profit à vie des filles de taureaux avec un indice Pro$ élevé sera quelque peu différente, et plus haute, par rapport à celle des filles de taureaux avec un indice Pro$ plus faible. CDN a récemment effectué une analyse visant à démontrer comment les principaux facteurs contribuant à la courbe de profit à vie d’une vache varient parmi les taureaux qui ont un indice Pro$ plus ou moins élevé. Pour réaliser cette analyse, seuls des taureaux plus âgés pouvaient être utilisés puisque leurs filles devaient être nées assez tôt pour avoir pu atteindre l’âge de six ans. Le Tableau 1 présente différentes statistiques décrivant la performance des filles des taureaux dans le 10 % supérieur du groupe inclus dans l’analyse, ou dans le 10 % inférieur, par rapport aux filles des taureaux dans le 10 % intermédiaire selon Pro$.

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Par rapport aux filles des taureaux dans le groupe intermédiaire pour Pro$, 7,4 % plus de filles des taureaux supérieurs et 6,0 % moins de filles des taureaux inférieurs sont demeurées dans le troupeau jusqu’à l’âge de six ans. De toute évidence, la longévité est un élément crucial de la rentabilité à vie. En considérant spécifiquement les filles qui sont demeurées dans le troupeau au moins jusqu’à l’âge de six ans, nous pouvons illustrer les différences dans la rentabilité, au-delà de la longévité, qui existent entre les deux groupes de taureaux basés sur Pro$. Par exemple, les filles des taureaux du groupe supérieur ont vêlé à un plus jeune âge, ont eu plus de jours de vie productive et ont produit plus de lait, de gras et de protéine que les filles de taureaux moyens pour Pro$. D’un autre côté, les filles des taureaux du groupe inférieur pour Pro$ étaient plus âgées au premier vêlage, ont eu moins de jours en production et plus de jours de tarissement, et ont produit beaucoup moins que les filles des taureaux moyens pour Pro$.

Puisque toutes ces mesures de la performance influencent la rentabilité, il existe une nette différence dans le profit moyen accumulé jusqu’à l’âge de six ans, basé sur toutes les filles, pour chacun des deux groupes de taureaux selon Pro$. Les filles des taureaux dans le groupe supérieur ont engendré un profit supplémentaire de 1 300 $ jusqu’à six ans par rapport aux filles des taureaux du groupe intermédiaire, alors que les filles des taureaux dans le groupe inférieur ont engendré des profits moindres de 1 200 $ que les filles des taureaux du groupe intermédiaire. En conclusion, la sélection de taureaux basée sur Pro$ permet de produire des filles avec une courbe de profit à vie plus haute et d’améliorer la rentabilité du troupeau.

Auteurs :  Brian Van Doormaal, directeur général, CDN et Lynsay Beavers, coordonnatrice de la liaison avec l’industrie, CDN