Nouvelle fiche technique pour les producteurs : Tarissement des vaches laitières de réforme en période de forte production et en situation d’urgence

Les producteurs peuvent télécharger une nouvelle fiche technique intitulée : Tarissement des vaches laitières de réforme en période de forte production et en situation d’urgence. Le document a été préparé par des experts scientifiques du Réseau mammite sous la direction du Dr Trevor DeVries (University of Guelph) en collaboration avec des conseillers techniques, des vétérinaires et des membres du Comité technique sur le bien-être animal de proActionMD.

La fiche technique fournit des indications à tous les producteurs laitiers sur les procédures de tarissement appropriées pour les vaches laitières de façon générale, mais aussi en situation d’urgence. Il est important d’appliquer des procédures de tarissement appropriées pour les vaches laitières en lactation afin de maintenir les normes élevées de l’industrie laitière canadienne en matière de bien-être animal. Des procédures de tarissement d’urgence peuvent être nécessaires dans des situations telles qu’un accident à la ferme ou une interruption rapide et imprévue de la demande de lait nécessitant une réduction rapide de la production laitière (p. ex. les perturbations à la chaîne d’approvisionnement ayant découlé de la pandémie de COVID-19). En toutes circonstances, l’application des procédures permet aux producteurs de s’assurer de maintenir la santé et le bien-être des animaux et de se conformer à la récente mise à jour de la réglementation fédérale (2020) pour le transport des bovins laitiers.

Des copies plastifiées pouvant être affichées dans les étables seront bientôt disponibles auprès des représentants de proAction en bien-être animal dans chaque province.

 

COVID-19 : Les PLC annoncent que les visites liées à la recherche dans les fermes laitières commerciales pourront reprendre si les Lignes directrices sont respectées

Les PLC ont informé les chercheurs que les visites liées à la recherche dans les fermes laitières commerciales peuvent reprendre si les chercheurs et leurs équipes respectent les Lignes directrices pour mener des activités de recherche à la ferme et ont l’autorisation de la ferme commerciale impliquée dans le projet. Les chercheurs doivent demander et obtenir l’autorisation des propriétaires des fermes pour accéder à leur propriété et doivent planifier toutes les visites. Les mesures de biosécurité des fermes doivent être respectées en tout temps.

L’organisation a demandé, dans la mesure du possible, aux chercheurs d’envisager de reporter les activités de recherche à la ferme qui nécessitent plus d’une personne ou d’interagir avec les propriétaires/travailleurs de la ferme jusqu’à ce que les autorités de Santé publique de leur province assouplissent les recommandations de distanciation physique.

De plus, avant de reprendre les activités de recherche dans les fermes, les chercheurs doivent se référer et adhérer aux recommandations/lignes directrices de leurs autorités locales de Santé publique et de leurs institutions de recherche concernant l’auto-isolation et la distanciation physique.

Il ne devrait y avoir AUCUN déplacement entre provinces dans les cas où des mesures d’auto-isolement sont requises.

Les PLC remercient tous les chercheurs et producteurs impliqués dans les projets de recherche pour leur soutien et leur coopération dans le respect des lignes directrices pour la protection et la sécurité de tous.

Nouvelle recherche : la gestion de l’utilisation de l’eau et l’empreinte hydrique dans les climats actuels et futurs

shutterstock_271766828Une nouvelle recherche soutenue par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et les Producteurs laitiers du Canada (PLC) sous la Grappe de recherche laitière 3 permet d’identifier et de tester des méthodes pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans les fermes laitières, notamment l’eau potable pour le bétail. Ce projet de cinq ans mené par le Dr. Andrew VanderZaag (AAC) et le Dr. Robert Gordon (University of Windsor) ainsi que par une équipe de collaborateurs de partout au Canada est intitulé Réduire l’empreinte hydrique de la production laitière dans les climats actuels et futurs et comprend trois principaux objectifs :

  • Caractériser l’utilisation de l’eau dans les étables et identifier les meilleures pratiques de gestion afin d’en réduire l’utilisation et d’accroître l’efficacité;
  • Évaluer le stress thermique chez les vaches laitières ainsi que les options d’atténuation dans les climats actuels et futurs;
  • Évaluer les méthodes de traitement pratiques pour gérer les effluents d’ensilage.

Le projet s’appuie sur les résultats d’un vaste projet sur l’utilisation et la conservation de l’eau réalisé dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) et qui a mesuré l’empreinte hydrique de la production laitière et identifié des moyens de la réduire. Les chercheurs mesurent l’utilisation de l’eau à la ferme (dans l’étable et les eaux usées) et les indicateurs de stress thermique en Alberta, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Pour ce faire, les étables laitières sont équipées de débitmètres, et les données recueillies seront compilées en vue d’établir des mesures de référence propres à chaque région quant à l’utilisation de l’eau. Les chercheurs intégreront les données dans des modèles afin d’évaluer dans quelle mesure diverses pratiques de gestion permettent d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans chaque région. De plus, ils tiendront compte de la consommation d’énergie et des coûts des différentes pratiques environnementales optimales.

Minimiser le stress thermique chez les vaches laitières constitue l’une des plus importantes opportunités identifiées par les chercheurs pour gérer plus efficacement l’utilisation de l’eau dans les fermes laitières et réduire leur empreinte hydrique. En effet, lorsque les vaches subissent un stress thermique, leur prise alimentaire diminue, leur consommation d’eau augmente et leur rendement en lait diminue. Ces facteurs contribuent à une hausse de l’empreinte hydrique, en plus d’engendrer des effets négatifs sur la reproduction et la santé des vaches, entraînant des pertes de revenus pour les producteurs.

La fréquence et l’ampleur des épisodes de stress thermique devraient augmenter au Canada en raison des changements climatiques. Pour adresser les impacts de cet enjeu sur les fermes, les chercheurs examinent les indicateurs de stress thermique tels que l’indice température-humidité (l’ITH est un chiffre qui montre l’effet combiné de la température et de l’humidité de l’air) dans différents types d’étables, de configurations et de systèmes de ventilation sur des sites d’expérimentation à travers le pays. Ils évalueront ensuite diverses stratégies pour réduire l’impact sur les animaux et l’utilisation de l’eau.

Une autre importante composante de cette recherche est la mesure et le captage des eaux de ruissellement contenant une charge polluante élevée pouvant être néfaste pour l’environnement. Les chercheurs évaluent des systèmes de traitement à faible coût visant à recueillir les eaux de ruissellement riches en éléments nutritifs et testeront de nouvelles technologies pour capturer les éléments nutritifs importants tels que le phosphore dans les eaux usées.

Les résultats de cette recherche nationale contribueront à produire des données scientifiques qui permettront de développer des pratiques de gestion optimales relatives à l’adaptation aux changements climatiques, de réduire l’empreinte hydrique des fermes et d’améliorer leur performance environnementale.

Le projet en bref

Équipe de recherche :

Chercheurs principaux : Andrew VanderZaag (Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)-Ottawa) et Robert Gordon (University of Windsor)

Co-chercheurs : Roland Kroebel (AAC-Lethbridge), Merrin Macrae (University of Waterloo), Édith Charbonneau (Université Laval), Terra Jamieson (AAC-Halifax), Ward Smith, Budong Qian (AAC-Ottawa)

Collaborateurs : Tom Wright (Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario), Sean McGinn, Tim McAllister (AAC-Lethbridge), Keith Reid (AAC-Guelph), Ray Desjardins (AAC-Ottawa), Tim Nelson (Livestock Research Innovation Corporation), John McCabe (Department of Agriculture, Nouvelle-Écosse)

Budget total : 706 438 $

Partenaires financiers : Contribution en espèces par Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada

Huit fermes laitières canadiennes ont été ciblées pour participer à ce projet de recherche.

Ressources sur les pratiques optimales pour réduire la consommation d’eau dans votre ferme laitière :

Feuillets d’information PLC sur la qualité et la conservation de l’eau

Vidéos sur les pratiques optimales relatives à l’utilisation de l’eau – chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière :

Résumés de recherche et liens :

Réduire l’empreinte hydrique de la production laitière dans les climats actuels et futurs, Grappe de recherche laitière 3 (2018-2022)

Évaluation et optimisation de l’empreinte hydrique des fermes laitières canadiennes, Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018)

Utilisation et conservation de l’eau dans une ferme laitière à stabulation libre (anglais seulement), Dairy Research and Extension Consortium of Alberta, Alberta Milk

 

Nouvelle ressource nutritionnelle des PLC : feuillet d’information sur les produits laitiers et la santé osseuse

nouvelle-ressource-ressource-sur-la-sante-osseuse-pour-professionnels-de-la-santeLes diététistes des Producteurs laitiers du Canada ont élaboré une ressource contenant des résultats de recherche clés fondés sur des données probantes concernant le calcium et la santé des os. Regroupant des données scientifiques récentes, le feuillet d’information comprend un outil de référence sur les recommandations et la biodisponibilité du calcium que les professionnels de la santé peuvent utiliser pour conseiller leurs clients dans leurs pratiques. Une copie de la fiche est disponible sur le site Savoirlaitier.ca.

Mise à jour annuelle de Pro$

Un changement important résultant de la publication des évaluations génétiques d’avril 2020 est la mise à jour annuelle de la formule de Pro$. À la suite de la révision de Pro$ en 2019, la première depuis son introduction en 2015, il a été décidé d’effectuer des mises à jour annuelles de la formule Pro$ en y incorporant les valeurs économiques les plus récentes chaque année en avril, coïncidant avec la mise à jour de la base génétique. Une mise à jour annuelle de Pro$ permet à l’indice de demeurer actuel et pertinent par rapport au prix du lait et aux coûts de production les plus récents. Le résultat le plus apparent des changements à Pro$ cette année est l’augmentation de la gamme des valeurs Pro$, notamment une forte hausse des évaluations Pro$ des meilleurs taureaux et des meilleures femelles. Ce résultat était prévu étant donné que les changements ont été observés dans les valeurs économiques de la production laitière utilisées dans la formulation de Pro$.

Valeurs économiques variables

L’indice Pro$ a été développé de façon à ce que la différence Pro$ entre les taureaux soit directement liée au profit à vie supplémentaire jusqu’à l’âge de six ans que leurs filles devraient engendrer pour les producteurs canadiens. L’échelle utilisée pour Pro$ est par conséquent spécifiquement exprimée en dollars canadiens. Cette échelle permet d’effectuer une comparaison directe entre des taureaux afin de facilement comprendre les différences prévues dans le profit de leurs filles, mais fait aussi en sorte que l’indice est sujet aux fluctuations avec des mises à jour annuelles en raison de la variabilité des valeurs économiques contribuant à la rentabilité globale des vaches laitières canadiennes.

Chaque année, un économiste de Lactanet actualise les valeurs économiques utilisées pour la production de rapports sur la rentabilité des vaches soumises au contrôle laitier. Ces mêmes données sont utilisées pour calculer le profit moyen jusqu’à l’âge de six ans des filles canadiennes des taureaux Holstein, Jersey et Ayrshire pour définir la formule Pro$ dans chaque race. Le Tableau 1 indique les valeurs économiques utilisées dans le calcul de la rentabilité des vaches en 2020 et la formulation précédente de Pro$ en 2019. Il faut souligner l’augmentation des coûts d’élevage dans les trois races. Cette augmentation résulte principalement du déclin de la valeur des vaches de réforme qui est déduite des dépenses d’élevage de façon à ce que le calcul du profit ne considère que les coûts nets de remplacement. La hausse des coûts d’élevage affecte toutefois de façon très similaire la rentabilité de toutes les vaches. Une différence dont les conséquences sont plus importantes est celle du profit net par kg de protéine produit (le revenu gagné moins le coût marginal des aliments pour la protéine) qui a subi une augmentation d’environ 20 %.

La combinaison des mises à jour des valeurs économiques et de l’inclusion d’une année de naissance supplémentaire pour les vaches qui ont maintenant eu la possibilité d’atteindre l’âge de six ans a entraîné une hausse des valeurs moyennes de rentabilité des vaches et une augmentation générale de la variabilité et des différents niveaux de profit des filles. Par rapport aux calculs de 2019, la rentabilité moyenne des vaches jusqu’à l’âge de six ans dans les calculs de 2020 était d’approximativement 522 $, 311 $ et 230 $ plus élevée dans les races Holstein, Jersey et Ayrshire, respectivement. En outre, la variation observée dans la rentabilité à vie des vaches a augmenté, particulièrement chez les Holstein et les Jersey. Les profits gagnés par les vaches les plus rentables et avec une forte production à vie ont augmenté à un niveau plus élevé lorsqu’on considère les nouvelles valeurs économiques par rapport aux profits de leurs contemporaines moyennes. En d’autres mots, alors que la majorité des vaches ont enregistré une hausse des profits à vie avec les changements des coûts de production et du prix du lait, les femelles les plus rentables deviennent encore relativement plus rentables que les vaches moyennes. Cette constatation se traduit directement par les changements observés dans les valeurs de l’indice Pro$ à la suite de la mise à jour et la publication les plus récentes.

Hausse de l’indice Pro$ des meilleurs taureaux

Un résultat attrayant de la publication par Lactanet des évaluations génétiques officielles d’avril 2020 a été la forte augmentation des épreuves Pro$ parmi les meilleurs animaux. Un examen du groupe moins visible des animaux formant la portion inférieure du classement des indices Pro$ démontre que ce groupe a vu ses épreuves Pro$ diminuer à un niveau encore plus bas que la moyenne de la race. Les évaluations génétiques selon la formule Pro$ nouvellement actualisée sont corrélées à plus de 99 % avec les résultats de la formule précédente, et sa relation avec les caractères individuels d’intérêt et le reclassement des taureaux en raison des changements à la formule sont minimes dans toutes les races. L’échelle des valeurs Pro$ actualisés s’est toutefois grandement élargie. Dans la race Holstein, le changement moyen des 100 meilleurs taureaux selon l’IPV en décembre représente une hausse de 371 $ dans cette ronde, la plus forte hausse étant de 670 $. Dans la race Jersey, le changement moyen pour les 50 meilleurs taureaux selon Pro$ en décembre représente une hausse de 290 $ dans cette ronde alors que la plus forte hausse dépasse 700 $. La race Ayrshire, qui n’affiche pas les mêmes changements importants dans la rentabilité à vie réelle des filles que les races Holstein et Jersey, a enregistré un changement moyen de près de zéro pour les 50 meilleurs taureaux selon Pro$ en décembre. L’interprétation et l’échelle d’expression de l’indice Pro$ sont maintenus de façon à ce que Pro$ soit directement lié au profit moyen prévu des filles jusqu’à l’âge de 6 ans en dollars canadiens.

L’écart dans la magnitude des valeurs Pro$ a augmenté dans les races Holstein, Jersey et Ayrshire. En raison de la mise à jour de la formule Pro$, comme c’est le cas lorsque d’autres changements se produisent entre les publications, il est essentiel de considérer que des ajustements pourraient s’avérer nécessaires quant à la façon d’interpréter les valeurs Pro$ résultantes. Alors que la comparaison des valeurs Pro$ entre deux taureaux demeure la même, une valeur Pro$ minimale précédemment établie pour la sélection des taureaux pourrait ne pas donner le même niveau d’intensité de sélection qu’auparavant. Le Tableau 2a indique les valeurs Pro$ classant différents rangs centiles de taureaux éprouvés dans chacune des trois races en avril 2020 qui peuvent être comparées aux mêmes valeurs des évaluations de décembre 2019 dans le Tableau 2b. Les différences entre les deux tableaux combinent l’impact de la formule Pro$ actualisée, une mise à jour de la base génétique et l’ajout de nouveaux taureaux éprouvés hautement classés. La valeur Pro$ requise pour qu’un taureau apparaisse dans les rangs centiles supérieurs à 50 % a augmenté dans toutes les races, particulièrement pour les premiers rangs, alors que la baisse de la valeur Pro$ des taureaux dans la portion inférieure démontre que la gamme complète des valeurs Pro$ s’est élargie à la fois dans la direction positive et négative.

Sommaire

La formule Pro$ a été actualisée en avril 2020 pour assurer que l’indice demeure actuel par rapport aux plus récents changements au prix du lait et aux coûts de production au Canada. Le changement le plus visible résultant de la mise à jour de Pro$ est que les valeurs Pro$ des meilleurs animaux dans les races Holstein et Jersey ont fortement augmenté. La gamme des valeurs Pro$ observées s’est élargie alors que l’indice des meilleurs animaux a augmenté le plus et que celui des taureaux les moins bien classés a diminué encore davantage sous la moyenne de la race. Les valeurs économiques actuelles utilisées pour calculer la formule Pro$ ont produit des valeurs de rentabilité à vie des vaches plus élevées et plus variables lorsqu’elles sont appliquées aux données réelles par rapport aux valeurs économiques précédentes. Les valeurs Pro$ des taureaux représentent directement la différence moyenne du profit attendu de leurs filles jusqu’à l’âge de six ans. Par conséquent, la hausse disproportionnée des valeurs Pro$ des meilleurs taureaux s’explique par les profits moyens plus élevés que leurs filles devraient engendrer.

Pour télécharger une copie de l’article, visitez CDN.CA.

Auteurs : Allison Fleming, Généticienne et Brian Van Doormaal, Chef des Services, Lactanet

La recherche financée par les PLC au Western Canadian Dairy Seminar en 2020

ES1fQqTUcAE-B9yLes Producteurs laitiers du Canada ont installé leur kiosque de recherche au Western Canadian Dairy Seminar (WCDS), qui s’est tenu du 9 au 13 mars dernier à Red Deer, en Alberta. Ce sont près de 900 producteurs laitiers, intervenants, chercheurs, étudiants et exposants qui ont participé à l’événement. Au kiosque des PLC, des ressources expliquant les plus récents projets de recherche en cours ont été distribuées ainsi que des fiches d’information sur le bien-être animal, la conservation de l’eau et le bain de pieds pour le contrôle et la prévention de la dermatite digitale.

Alors que des conférences étaient prévues toute la semaine, les activités du 13 mars ont été annulées lorsque les autorités en santé de l’Alberta ont émis un avis précisant d’éviter tous les grands rassemblements publics en raison de l’éclosion de COVID-19 dans la province. Ainsi, les organisateurs du WCDS ont annoncé la clôture des activités à la fin de la journée le jeudi afin de permettre aux participants de rentrer à la maison en toute sécurité.

Nous tenons à remercier le comité organisateur du WCDS pour une semaine de rencontres aussi excellentes qu’informatives!

Des résultats de la recherche financée par les PLC et leurs partenaires

Plusieurs affiches et résumés produits par des étudiants à l’occasion du WCDS présentaient des résultats d’études qui en sont à divers stades d’avancement et qui sont issues de quatre importantes initiatives de recherche soutenues par les PLC et d’autres partenaires du secteur laitier. Vous trouverez ci-après un court sommaire des résultats présentés sur les affiches. Pour consulter l’affiche ou le résumé complet (disponibles en anglais seulement), cliquez sur les mots « Affiche » ou « Résumé ».

Résultats préliminaires de l’étude : Optimiser la santé et la production des vaches en système de traite automatisélogo_grappe_3__sans_txt_EN-FR

Chercheur principal : Trevor DeVries, University of Guelph

  • Le maintien d’une santé des onglons, de la mobilité et d’un état de chair adéquats est un facteur clé pour optimiser la productivité et la qualité du lait dans les troupeaux où des robots de traite sont utilisés. {Affiche} {Résumé}
  • Des avantages potentiels en lien avec la santé mentale des producteurs sont associés à l’utilisation de systèmes de traite et d’alimentation automatisés : les producteurs laitiers pourraient être moins stressés, anxieux et déprimés. L’étude a également révélé que le rendement en lait et la santé des vaches sont associés à une santé mentale positive ou négative chez les producteurs. {Affiche} {Résumé}
  • Une description des tendances et données de référence actuelles dans les pratiques de gestion et de logement dans les fermes ayant recours à des robots de traite. {Affiche} {Résumé}
  • La production et la qualité du lait sont supérieures dans les troupeaux canadiens où des robots de traite sont utilisés grâce à une hausse de la fréquence de repoussage du fourrage, à une réduction de la densité de logement et à l’utilisation de sable comme litière dans les étables à stabulation libre. {Affiche} {Résumé}

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Résultats préliminaires de l’étude : Surveillance de l’utilisation et de la résistance des antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitièreslogo_grappe_3__sans_txt_EN-FR

Chercheur principal : Javier Sanchez et Luke Heider, University of Prince Edward Island; Co-chercheur à l’University of Calgary : Herman Barkema

Des chercheurs ont sondé des fermes de différentes régions du Canada et ont trouvé des variations entre le plan du traitement sélectif au tarissement et des traitements sélectifs de la mammite clinique. Ils ont conclu qu’il existe une occasion de réduire l’utilisation des antimicrobiens associée avec le traitement au tarissement et des traitements de la mammite clinique dans l’ensemble des fermes laitières canadiennes. {Affiche} {Résumé}


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Résultats préliminaires et résultats attendus des nouvelles études : Chaire de recherche industrielle du CRSNG en maladies infectieuses des bovins laitiers (2019-2024)

Titulaire de la chaire : Herman Barkema, University of Calgary

Résultats préliminaires

  • De la formation en communication offerte à des médecins vétérinaires par l’intermédiaire d’un programme virtuel en ligne sur le dialogue vétérinaire et d’autres outils a permis d’améliorer les aptitudes en communication des médecins vétérinaires, de rehausser leurs normes en matière de conseils sur la santé des troupeaux, ainsi que d’accroître la satisfaction des producteurs et la santé des troupeaux. {Affiche}
  • Des modèles de prévision pour détecter la mammite à l’aide des réseaux neuronaux peuvent être efficaces pour détecter/prédire la mammite. L’inclusion de mesures autres que les caractères associés au lait accroît la performance des modèles, et l’ajout d’un plus grand nombre de fermes pourrait rendre les modèles plus robustes. {Affiche} {Résumé}
  • Une revue systématique d’études existantes a été menée pour identifier les principaux gènes et marqueurs génétiques associés aux caractères liés à la mammite et aux comptages de cellules somatiques chez les bovins laitiers afin de mieux comprendre l’architecture génétique de la mammite chez ces animaux. {Affiche} {Résumé}
  • Lésions cutanées associées à l’inflammation étaient élevées dans les lésions de dermatite digitale (DD) par rapport à une peau saine; aucun changement à la population de macrophages dans les lésions de la DD n’a été révélé au fil du temps; et un traitement par oxytétracycline n’a entraîné aucun changement à la population de macrophages dans les lésions de la DD. {Affiche}

Résultats attendus des nouvelles études

  • La communication entre les médecins vétérinaires et les producteurs laitiers : Effet de la formation en communication sur les aptitudes en communication et la santé mentale des médecins vétérinaires, la satisfaction des producteurs et les résultats sur la santé du troupeau. {Résumé}
  • Le Cattle Health Surveillance System (CHeSS) [Système de surveillance de la santé des bovins] : Surveillance des principales maladies infectieuses et de la résistance aux antimicrobiens dans les fermes laitières de l’Ouest canadien. {Affiche} {Résumé}
  • Contrôle efficace et économique de la paratuberculose au moyen de nouveaux tests de détection précoce de la maladie {Affiche} {Résumé}
  • Motifs et obstacles pour fournir un accès à l’extérieur aux vaches laitières. {Affiche} {Résumé}

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Résultats de l’étude : Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers (2014-2019)

Titulaires de la chaire : David Fraser, Dan Weary et Nina Von Keyserlingk, University of British Columbia

  • Une variété de méthodes scientifiques sont actuellement disponibles pour faire de bonnes déductions à propos de l’état affectif des bovins. Ces méthodes peuvent être utilisées, seules ou en combinaison, pour identifier des changements sur le plan de la gestion qui améliorent le bien-être. {Affiche}
  • Les veaux se souvenaient que l’ébourgeonnage à la pâte caustique était davantage aversif que le fer chaud; nous recommandons l’ébourgeonnage au fer chaud associé à l’utilisation d’un sédatif, d’un anesthésiant local et d’un analgésique, ou d’éviter cette procédure en recourant à une génétique sans cornes. {Affiche}
  • L’incidence de boiterie est plus élevée pendant la période de tarissement; les vaches qui passent moins de temps à s’alimenter prépartum présentent un risque accru de développer une maladie; et les vaches qui se tiennent davantage debout après le vêlage sont plus susceptibles de développer des lésions de la sole. {Affiche}

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Pour de plus amples renseignements sur les programmes de recherche des PLC, visitez recherchelaitiere.ca. Pour consulter le cahier de conférences du WCDS de 2020, consultez leur site web à : https://wcds.ualberta.ca/proceedings/.

 

 

 

 

 

 

 

Les Producteurs laitiers du Canada : informations et ressources sur la COVID-19

Questions sur l’approvisionnement en lait :

Au cours des dernières semaines, vous avez peut-être observé des fluctuations des stocks de produits laitiers dans vos épiceries locales et vu des reportages à propos des défis auxquels sont confrontés les producteurs. Partout au Canada, les producteurs laitiers travaillent avec leurs partenaires de la chaîne d’approvisionnement, faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour veiller à ce qu’il y ait un approvisionnement ininterrompu en lait, malgré les circonstances sans précédent causées par la pandémie de COVID-19.

La pandémie a entraîné des fluctuations imprévues de la demande en produits laitiers, ce qui a mené à des pénuries chez certains détaillants. Or, ces pénuries ne sont pas dues à une capacité de production insuffisante dans les fermes, mais bien aux défis que la chaîne d’approvisionnement doit surmonter en temps réel pour approvisionner le marché en produits laitiers. En effet, toute la chaîne d’approvisionnement a dû s’adapter à la situation en mettant en place de nouvelles mesures pour prévenir la transmission de la COVID-19 d’humain à humain. Par ailleurs, la fermeture quasi complète de l’industrie de la restauration a aussi eu des impacts considérables sur la demande de certains produits laitiers clés.

Ces changements rapides et imprévus ont entraîné la nécessité de jeter une partie du lait produit dans des fermes de certaines régions, puisqu’il n’y avait aucune installation pour transformer ce lait cru. Cependant, cette opération a été faite conformément aux règles et règlements environnementaux en vigueur. La dernière chose que veulent les producteurs laitiers est de jeter du lait, mais comme vous le savez, pour des raisons de salubrité, le lait cru doit être pasteurisé avant d’être consommé. Les producteurs laitiers travaillent actuellement en collaboration avec les transformateurs pour s’ajuster aux circonstances et trouver des solutions.

Partout au pays, les producteurs laitiers soutiennent activement les banques alimentaires, et ce, à longueur d’année. Et à l’heure actuelle, l’industrie accroît ce soutien, en plus de déployer d’autres initiatives.

La pandémie a créé des circonstances exceptionnelles, et les producteurs laitiers travaillent assidûment pour en atténuer les impacts. Comme tout le monde, nous avons hâte que cette situation difficile prenne fin.

Les producteurs laitiers saluent les femmes et les hommes qui travaillent fort partout au Canada, malgré les circonstances sans précédent, et remercient les multiples autorités de santé publique, organisations, travailleurs de la santé de première ligne et membres du personnel d’urgence, ainsi que tous ceux et celles qui prodiguent inlassablement des soins et tentent de contenir la propagation du virus.

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Les membres de l’équipe de recherche poursuivent leurs activités en sécurité en travaillant à partir de la maison et en respectant les exigences et directives de santé publique. Si vous avez des questions sur la recherche, vous pouvez nous contacter à info@dairyresearch.ca.

Le kiosque de la recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada sera au Western Canadian Dairy Seminar

Le kiosque de la recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada (PLC) sera l’un des kiosques à visiter lors du Western Canadian Dairy Seminar (WCDS) qui se tiendra à Red Deer, en Alberta, du 10 au 13 mars prochain. Plus de 800 participants, dont la plupart sont des producteurs laitiers, seront présents à cet événement où les PLC distribueront un nouveau feuillet d’information sur les meilleures pratiques pour l’utilisation du bain de pieds ainsi que des résumés des nouveaux projets de la Grappe de recherche laitière 3.

Unknown copy 4De plus, parmi les nombreux conférenciers invités au WCDS, Nina von Keyserlingk, professeure à l’Université de la Colombie-Britannique et l’une des titulaires de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers, présentera une conférence sur Identifying Gaps in Building Bridges: Working Towards a Sustainable Dairy Industry. Les PLC ont été l’un des partenaires fondateurs de la Chaire en bien-être des bovins laitiers de l’Université de la Colombie-Britannique lorsqu’elle a été créée en 1997. Depuis, les producteurs laitiers canadiens ont continué d’investir dans le programme et ont renouvelé leur engagement pour un nouveau mandat de cinq ans s’échelonnant de 2019 à 2024.

Nina von Keyserlingk et les cotitulaires de la chaire, Dan Weary et David Fraser, ont développé un programme de renommée mondiale dans ce domaine de recherche, fournissant des données scientifiques permettant d’établir les meilleures pratiques et normes en matière de bien-être des bovins laitiers au Canada et ailleurs dans le monde. Plus particulièrement, les résultats publiés de leur recherche ont servi de données scientifiques dans l’élaboration des protocoles d’évaluation du bien-être animal pour le volet Bien-être des animaux de proActionMD des PLC.

Pour consulter un sommaire des récentes conclusions de la Chaire en bien-être des bovins laitiers, consultez les Faits saillants de la recherche laitière 2018.

La vitamine B12 dans les produits laitiers s’assimile mieux

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Le lait est une excellente source de vitamine B12. En effet, un verre de lait (portion de 250 ml) fournit environ la moitié de l’apport quotidien recommandé chez les adultes¹. De plus, des études, dont certaines ont été financées dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018), ont révélé que la vitamine B12 présente dans le lait de vache s’assimile beaucoup mieux que les suppléments de vitamines, et que le fromage cheddar est l’une des meilleures sources naturelles de vitamine B12, après le lait de vache.

images copy 2Christiane Girard, chercheuse scientifique au Centre de recherche et de développement de Sherbrooke, et son équipe de collaborateurs ont réalisé leur étude en utilisant des porcs, car leur système digestif est très similaire à celui de l’être humain. Ils ont donné à des porcs soit du lait de vache, soit des suppléments de vitamine B12 afin de comparer le taux d’assimilation de cette vitamine. Ils ont observé que la vitamine B12 présente naturellement dans le lait de vache s’assimile deux fois mieux que celle d’origine synthétique².

L’équipe de recherche a également cherché à savoir si la vitamine B12 présente dans les autres types de produits laitiers s’assimilait mieux qu’un supplément synthétique. Pour fin de comparaison, ils ont donné aux porcs un repas de fromage cheddar, de fromage suisse, de yogourt, de tofu (sans aucune trace de B12) ou de tofu avec B12 synthétique ajoutée. Ils ont comparé le taux d’apparition de la B12 dans le sang dans les heures qui ont suivi et ont découvert que le fromage cheddar l’emporte haut la main sur le tofu enrichi de B12 synthétique. La vitamine B12 provenant du fromage avait un taux de biodisponibilité deux fois plus élevé que celle du tofu enrichi de vitamine B12 synthétique. Le fromage cheddar est donc l’une des meilleures sources naturelles de vitamine B12 après le lait de vache³.

Sources et rôles de la vitamine B12

La vitamine B12 est principalement présente dans les aliments d’origine animale, notamment la viande, la volaille, le poisson, les fruits de mer, les œufs et les produits laitiers. Elle peut également être trouvée dans quelques aliments végétaux qui sont enrichis avec cette vitamine.

Cette vitamine est essentielle pour assurer les fonctions neurologiques et pour la croissance et la division des cellules, dont les globules rouges.

Les végétariens, principalement les végétaliens, les personnes âgées et les femmes enceintes sont plus à risque de déficience en vitamine B12 .

{Ce texte contient des extraits d’un article publié par Agriculture et Agroalimentaire Canada}


¹ http://www.savoirlaitier.ca/nutriments-laitiers/autres-elements-nutritifs/le-lait-source-excellente-de-vitamine-b12

² J. Jacques Matte, F. Guay et C. L. Girard. Bioavailability of vitamin B12 in cows’ milk. British Journal of Nutrition 2012; 107, 61-66

³ D. Dalto Bueno, I. Audet, C.L. Girard, J. J. Matte. Bioavailability of Vitamin B12 from Dairy Products Using a Pig Model. Nutrients 2018 Aug 21;10(9). pii: E1134

Un webinaire des PLC présente les plus récentes données scientifiques sur l’alimentation, les maladies cardiovasculaires et la mortalité

L’équipe des diététistes des Producteurs laitiers du Canada a organisé un webinaire en novembre pour présenter aux professionnels de la santé les plus récentes données scientifiques sur les gras saturés et leur association avec les maladies cardiovasculaires et la mortalité.

Le Dr Andrew Mente du Population Health Research Institute, qui est professeur agrégé au Département des méthodes, des données et de l’impact de la recherche en santé [Health Research Methods, Evidence, and Impact] de l’Université McMaster, a fait une présentation sur : les plus récentes données scientifiques sur les gras saturés et leur association avec les maladies cardiovasculaires et la mortalité; l’étude PURE et certaines de ses principales conclusions sur les gras saturés, les glucides et divers aliments; et les modèles alimentaires sains issus de l’étude PURE.

L’étude PURE est une étude de cohorte multinationale à grande échelle menée dans 21 pays auprès de personnes âgées de 35 à 70 ans. Les chercheurs ont suivi les apports alimentaires et la consommation de lait, de yogourt et de fromage au fil du temps chez 138 484 personnes. Ils ont également évalué la mortalité et les événements cardiovasculaires majeurs totaux (c.-à-d. les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus du myocarde majeurs) afin d’évaluer toute association entre la consommation de produits laitiers totaux et de produits laitiers précis et la mortalité et les événements cardiovasculaires. L’équipe de chercheurs a trouvé une association entre la consommation de produits laitiers, particulièrement de produits laitiers à pleine teneur en matières grasses, et un risque plus faible de mortalité et d’événements cardiovasculaires majeurs au sein d’une population diverse multinationale.

Pour plus d’information sur l’étude PURE, lisez l’article à bloguerecherchelaitiere.ca.