Mise à jour de l’ACV de la production laitière

La mise à jour de l’analyse du cycle de vie (ACV) de la production laitière canadienne, réalisée par le Groupe AGÉCO et publiée en janvier 2019, évalue plusieurs facteurs environnementaux associés à la production laitière, notamment l’empreinte carbone, la consommation d’eau et l’utilisation des terres. Les résultats indiquent que le secteur laitier canadien a l’une des empreintes carbone les plus faibles au monde!

La mise à jour de l’ACV établit la performance environnementale de la production laitière canadienne en 2016 et la compare aux données de 2011. En 2012, la première analyse du cycle de vie de la production laitièrea été menée et publiée dans le cadre de la Grappe de recherche laitière (2010-2013), puis intégrée dans un outil exhaustif appelé Fermes laitières + dans le contexte de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018). L’outil Fermes laitières + est disponible à tous les producteurs laitiers canadiens qui souhaitent réaliser une auto-évaluation de leur performance environnementale et la comparer à celle de leurs pairs au FermesLaitieresPlus.ca.

Fondés sur des données scientifiques, les résultats de la mise à jour de l’ACV indiquent que les producteurs laitiers canadiens adoptent des pratiques favorables à l’environnement. Des pratiques telles qu’une rotation accrue des cultures, une gestion améliorée du fumier, un travail réduit du sol et des techniques d’agriculture de précision ainsi qu’une augmentation de la production laitière par vache, démontrent des améliorations continues de ces profils environnementaux.

PRINCIPALES CONCLUSIONS DE L’ÉTUDE

  • Le lait produit au Canada a l’une des empreintes carbone les plus faibles au mondeLa production d’un litre de lait au Canada génère 0,94 kg CO2 eq., soit trois fois moins de gaz à effet de serre (GES) que la moyenne mondiale. 
  • Au cours des cinq dernières années, l’empreinte carbone, la consommation d’eau et l’utilisation des terres associées à la production laitière ont diminué respectivement de 7, 6 et 11 %.
  • En raison des améliorations à la nutrition animale, à la génétique et au logement, la production laitière par vache a augmenté de 13 % depuis 2011.
  • En 2016, la production laitière canadienne n’a généré que 1,3 % des émissions totales de GES du pays.

 

PLC-Info-FR-F-17-12-2018

De plus en plus de données sur le rôle des produits laitiers dans la prévention des maladies chroniques

Les données scientifiques soutenant le rôle des produits laitiers dans la prévention des maladies chroniques continuent de s’accumuler.

shutterstock_255113662À cet égard, le site savoirlaitier.ca contient des articles scientifiques sur les produits laitiers et les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, le diabète de type 2 et plus encore. Par ailleurs, des études récentes sur les liens entre la consommation de produits laitiers et la santé cardiovasculaire et la prévention du diabète de type 2 révèlent que :

  • Une consommation de produits laitiers plus élevée est associée à un risque plus faible de mortalité et de maladies cardiovasculaires. Une étude dirigée par des chercheurs canadiens et publiée dans The Lancet en septembre 2018 regroupait 136 384 participants provenant de 18 pays et âgés de 35 à 70 ans qui ont été suivis pendant une durée médiane de 9,1 ans. Les chercheurs ont observé que la consommation de> 2 portions/jour de produits laitiers à pleine teneur en gras (lait, yogourt et fromage) était associée à une réduction de 25 % du risque de mortalité et de 32 % du risque de maladies cardiovasculaires majeures (comparativement à une consommation de < 0,5 portion/jour).

  • La consommation de gras laitier pourrait procurer un effet protecteur contre le diabète de type 2. Une méta-analyse de 2018 fournit les données les plus convaincantes disponibles à ce jour quant à l’association entre certains acides gras et la réduction du risque de diabète de type 2. L’étude a examiné l’association entre le diabète de type 2 et les concentrations en certains acides gras (mesurées dans le sang et les tissus adipeux), qui sont considérées comme étant des mesures objectives qui reflètent la consommation de gras laitier. Les différents acides gras ont été associés à une réduction de 19 à 45 % du risque de diabète de type 2.

Pour plus d’information sur d’autres sujets, visitez savoirlaitier.ca.

Nouvel outil génétique pour la santé des onglons

IMG_7017-FPLQ.jpgUne évaluation génétique pour la santé des onglons est maintenant disponible pour la race Holstein. Il s’agit d’un nouvel outil qui promeut une résistance accrue aux huit principales lésions des onglons.

La sélection en fonction de l’indice Santé des onglons a été rendue possible grâce à un projet de recherche financé par la Grappe de recherche laitière 2 (un partenariat entre Les Producteurs laitiers du Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada et le Réseau laitier du Canada (CDN)) qui a duré de 2014 à 2017 et qui visait à améliorer la santé des onglons dans les troupeaux laitiers canadiens. Seulement un an après l’achèvement du projet, le Réseau laitier canadien (CDN) est en mesure de transférer le projet sur le terrain sous forme d’évaluation génétique de la Santé des onglons.

En plus des évaluations génétiques de la Santé des onglons, deux principaux résultats découlent de ce projet. Le premier est le développement d’un pipeline de collecte de données allant des pareurs d’onglons au contrôle laitier canadien puis à CDN, où les données sont entreposées dans une base de données nationale. Le deuxième résultat inclut l’élaboration par le contrôle laitier canadien d’un rapport interactif pour la gestion de la santé des onglons qui sera à la disposition des producteurs au cours des prochains mois.

De l’évaluation génétique de la Dermatite digitale à un indice pour la Santé des onglons

La sélection génétique en fonction d’une résistance accrue à la Dermatite digitale a été rendue possible en décembre 2017. La nouvelle évaluation de la Santé des onglons (SO) remplacera la Dermatite digitale comme principal outil de sélection – une transition logique puisque la Dermatite digitale est une des huit lésions qui composent l’indice SO. La liste complète des lésions incluses dans la Santé des onglons est présentée au Tableau 1. La fréquence de la Dermatite digitale est la plus élevée parmi les huit lésions d’intérêt, à environ 17 %. Parmi les vaches présentées au pareur, 46 % souffrent d’au moins une lésion aux onglons au cours de leur vie.

Tableau 1 : Fréquence, héritabilité, corrélation et transfert à la VÉR
des huit lésions aux onglons incluses dans l’indice de Santé des onglons (SO)
Lésion Fréquence (%) Héritabilité (%) Corrélation avec l’indice de Santé des onglons (%) Hausse prévue du % de filles en santé pour chaque hausse de 5 points de la SO
Dermatite digitale 16,9 8 85 4,6
Dermatite interdigitale   2,6 5 70 0,9
Érosion en talon   2,9 8 76 0,1
Ulcère de la sole   8,5 5 74 3,0
Ulcère en pince   1,3 4 3 0,5
Lésion de la ligne blanche   4,7 4 9 1,4
Hémorragie de la sole   7,4 3 63 0,9
Hyperplasie interdigitale   2,2 7 40 1,1

L’héritabilité de chaque lésion individuelle est présentée au Tableau 1, allant de 3 % à 8 %. L’héritabilité de l’indice global de Santé des onglons est de 9 %, signifiant que 9 % de la variation des lésions aux onglons observées chez les Holstein peut être attribuée à la génétique. La corrélation des lésions individuelles avec l’indice global de Santé des onglons est aussi présentée au Tableau 1. Des lésions infectieuses comme la Dermatite digitale, la Dermatite interdigitale et l’Érosion en talon ont une corrélation élevée avec la Santé des onglons. La corrélation entre la Santé des onglons et les lésions non infectieuses comme l’Ulcère de la sole, l’Ulcère en pince, la Lésion de la ligne blanche, l’Hémorragie de la sole et l’Hyperplasie interdigitale est plus variable. Les lésions comme l’Ulcère en pince et la Lésion de la ligne blanche ont la corrélation la plus faible avec la Santé des onglons puisqu’elles ont chacune une légère corrélation génétique négative avec les trois lésions aux onglons infectieuses. Dans l’ensemble, la corrélation entre la Santé des onglons et à la fois l’IPV et Pro$ est de 58 %, signifiant que la sélection en fonction de l’un ou l’autre des indices nationaux entraînera une amélioration de la Santé des onglons.

Au cours des prochains mois, une Valeur d’élevage relative séparée pour chacune des huit lésions sera publiée sur le site web de CDN sous l’onglet « Santé » de tous les taureaux Holstein.

Vous pouvez télécharger l’article complet ici : La sélection génétique en vue d’améliorer la santé des onglons est maintenant possible

Blogue vidéo : Derek Haley et la santé des veaux

Un nouveau blogue vidéo (VLOG) est maintenant disponible. Il met en vedette Derek Haley, Ph.D., de l’Université de Guelph, qui présente ses résultats de recherche sur la santé et le bien-être des veaux et l’utilisation de nourrisseurs à veaux automatiques. Grâce à un financement en vertu de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018), Dr. Haley et ses collaborateurs ont étudié les exigences en matière de main-d’œuvre, les avantages potentiels sur le plan du bien-être des veaux et la capacité d’accélérer le rendement des veaux présevrés logés dans des groupes avec des dispositifs d’alimentation automatisés. Regardez le VLOG du Dr. Haley expliquant ses conclusions sur la chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière :

L’excellence en recherche laitière : le prestigieux prix Hans Sigrist de 2018 est décerné à une chercheure canadienne

 

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De gauche à droite : Norbert Trautmann, président de la Fondation Hans Sigrist, Université de Berne; Marina von Keyserlingk, lauréate du prix Hans Sigrist de 2018, Université de la Colombie-Britannique; Rupert Bruckmaier, directeur du département de physiologie vétérinaire, Université de Berne, et président du comité de recherche du prix Hans Sigrist.

La professeure de l’Université de la Colombie-Britannique Marina (Nina) von Keyserlingk a été saluée par la Fondation Hans Sigrist de l’Université de Berne, qui lui a remis le prix Hans Sigrist de 2018 pour sa contribution exceptionnelle au milieu universitaire dans le domaine des aliments d’origine animale produits de manière durable.

« Le comité de recherche a reconnu à l’unanimité qu’elle est réellement exceptionnelle comparativement aux autres travaillant dans le même domaine », a expliqué le président du comité, le professeur Rupert Bruckmaier, directeur du département de physiologie vétérinaire à l’Université de Berne.

La fondation remet le prix Hans Sigrist sous la forme d’une subvention de recherche d’environ 130 000 $ canadiens à une ou un chercheur universitaire à la moitié de sa carrière en reconnaissance de ses contributions à la recherche à ce jour et en vue d’encourager cette personne à poursuivre son travail exceptionnel. Les lauréats proviennent de divers secteurs universitaires; chaque année, la personne choisie provient d’un secteur différent et est sélectionnée sur la base de propositions soumises au conseil d’administration de la fondation aux fins de considération.

Depuis 2008, Dr.von Keyserlingk est titulaire d’une Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être animal appuyée par le secteur laitier, entre autres par les Producteurs laitiers du Canada. Elle est reconnue internationalement pour sa recherche de pointe sur le soin et le logement des vaches laitières et des veaux. De plus, elle est une pionnière de l’utilisation du comportement (particulièrement grâce à des mesures automatisées) pour le dépistage précoce et la prédiction de maladies chez les animaux. Son travail est axé sur l’utilisation des changements sur le plan de l’alimentation et du comportement social en tant qu’indicateurs précoces de maladie et a servi de base pour la nouvelle recherche en pleine effervescence sur l’évaluation automatisée de la santé dans les fermes.

En outre, son travail compte parmi les premiers dans le domaine du bien-être animal à intégrer des méthodes qualitatives pour aborder les enjeux en lien avec le bien-être animal, notamment des entrevues, des groupes de discussion et des outils de production participative en ligne, pour comprendre les points de vue des producteurs, des vétérinaires et du public quant à l’utilisation des animaux et aux soins qui leur sont prodigués. Ce travail a servi de tremplin à de la recherche scientifique mieux ciblée sur les contraintes perçues et illustre une nouvelle tendance vers de la recherche interdisciplinaire visant à aborder les préoccupations de la société à l’égard de l’agriculture animale.

 

 

MOOCs sur la mammite

Une nouvelle série de cours en ligne (MOOC) sur la mammite est maintenant offerte gratuitement par l’entremise de l’Université de Montréal. Cette série a été conçue par le Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine et la qualité du lait (RCRMBQL) et l’Université de Montréal dans le cadre du programme CRSNG FONCER en qualité du lait. Les chercheurs ont réuni des experts de plus de 20 pays en vue de développer cette série de cours, dont l’objectif principal est d’initier les étudiants des cycles supérieurs à la science entourant la mammite et à les préparer pour leurs programmes de recherche. Des praticiens, professeurs et autres professionnels du secteur laitier possédant de bonnes connaissances scientifiques peuvent également s’inscrire à ces cours afin de parfaire leurs connaissances.

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Le premier cours en ligne intitulé « La glande mammaire et sa réponse à l’infection » est offert depuis novembre 2017. Ce premier cours présente des connaissances de base sur l’anatomie et la physiologie de la glande mammaire, la réponse immunitaire, le rôle de la génétique et la pathophysiologie. Pour obtenir plus d’information, visitez le : MOOC Mammite 1.

MOOC2_eng.jpgLe deuxième cours en ligne est intitulé « Épidémiologie et diagnostic de la mammite » et aborde les méthodes d’identification de la mammite et les méthodes de diagnostic. Pour vous inscrire ou obtenir plus d’information, visitez le : MOOC Mammite 2.

Un troisième cours en ligne intitulé « Contrôle de la mammite et qualité du lait » sera offert à une date ultérieure.

Nouvelles données sur l’empreinte en eau de la production laitière

image003Le scientifique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada Andrew VanderZaag, Ph. D., et ses collaborateurs de l’Université de Guelph, du MAAARO, de la Livestock Research Innovation Corporation et de l’Université Wilfrid-Laurier ont mesuré l’utilisation de l’eau dans des fermes de l’Ontario. Leur objectif était de calculer l’empreinte en eau de la production laitière et de cibler des options pratiques et économiques pour réduire l’utilisation de l’eau en vue d’une meilleure durabilité. Le projet a bénéficié d’un investissement par les producteurs ciblant la production laitière durable en vertu de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018).

L’évaluation de l’empreinte en eau de la production laitière est une nouvelle façon de mesurer la quantité d’eau utilisée par litre de lait produit. Il s’agit d’un outil de développement durable utilisé pour comparer les rendements et aider les producteurs à quantifier les impacts de leurs actions en vue d’améliorer la préservation et la conservation de l’eau.

La conservation de l’eau aide non seulement les producteurs à améliorer la durabilité des fermes, mais profite également aux opérations des fermes laitières en permettant de :

  • Réduire la quantité d’électricité utilisée – parce que moins d’eau est pompée et chauffée pour le lavage;
  • Réduire les coûts du traitement de l’eau – selon la qualité de l’eau, il peut s’agir d’un facteur important;
  • Réduire les coûts du carburant – parce que réduire la quantité d’eau dans l’entreposage du fumier signifie un volume moindre à transporter de l’entreposage vers les champs pour l’épandage.

L’utilisation de l’eau

L’équipe de M. VanderZaag a mesuré l’utilisation de l’eau dans différentes fermes laitières de l’Ontario (stabulation entravée, stabulation libre et traite automatisée) et a testé de nouvelles méthodes de préservation de la qualité de l’eau.

Ils ont découvert que la quantité d’eau moyenne utilisée par jour pour le nettoyage du système de traite était de :

  • ~75 litres/jour/vache[i]pour un système de traite automatisée
  • ~30 litres/jour/vache pour la traite en stabulation entravée
  • ~21 litres/jour/vache pour une salle de traite en stabulation libre

L’équipe a également observé ce qui suit :

  • Les systèmes de traite automatisée utilisent plus d’eau par vache que les salles de traite et les systèmes de traite en stabulation entravée;
  • La consommation d’eau potable est étroitement corrélée avec la température ambiante maximale – ainsi, en minimisant le stress thermique, on peut réduire l’empreinte en eau du lait en diminuant la demande en eau et en augmentant la production laitière;
  • Les fuites d’eau à la ferme peuvent mener à d’importants gaspillages;
  • Les fuites d’eau peuvent être minimisées aux abreuvoirs en prévenant les débordements dus à un mauvais contrôle des flotteurs et des niveaux dans les réservoirs;
  • La réutilisation de l’eau peut contribuer à réduire la consommation d’eau – par exemple l’eau des refroidisseurs à plaques peut être complètement récupérée;
  • Une étude de cas menée dans deux fermes (l’une à stabulation libre et l’autre à stabulation entravée) a révélé que l’empreinte en eau se situe dans une plage de 4 à 7 litres d’eau par litre de lait produit.

Les pertes en eau et en éléments nutritifs 

VanderZaag et ses collaborateurs ont également mesuré à l’aide d’instruments sophistiqués les pertes en eau et en éléments nutritifs pendant plusieurs années dans des sites d’étude près d’Ottawa. Leur but était de mesurer les pertes d’eau dans l’air, dans les systèmes de drainage par canalisation et dans le traitement des effluents associés à la laiterie, et en fonction du moment de l’épandage du fumier. L’équipe a utilisé des modèles fondés sur les mesures afin d’évaluer, d’une part, l’effet de divers scénarios de gestion agricole sur l’empreinte en eau et, d’autre part, diverses options pour réduire cette empreinte.

Voici quelques-unes de leurs conclusions :

  • À l’échelle de l’ensemble de la ferme, plus de 99 % des pertes en eau engendrées par la production laitière proviennent des cultures et du pâturage, et le reste, de la consommation des bovins;
  • L’épandage du fumier au printemps réduit le lessivage de l’azote, comparativement à un épandage à l’automne;
  • Le fractionnement de l’épandage à deux moments distincts, à savoir lors de la plantation et lors de l’épandage entre les rangs, peut accroître davantage l’efficacité de l’azote si le taux d’épandage est ajusté selon les besoins des cultures;
  • L’épandage au printemps (avant la plantation, ou fractionné entre avant et après la levée) était bénéfique, peu importe le taux d’épandage d’azote;
  • L’accroissement de la luzerne dans les rotations a entraîné une diminution du niveau de pollution de l’eau et du lessivage du nitrate, et une réduction du lessivage d’azote par unité de rendement de l’azote, mais le rendement global a légèrement diminué.

Comment conserver l’eau et en préserver la qualité – NOUVEAUX feuillets d’information disponibles!

Deux nouveaux feuillets d’information produits par les Producteurs laitiers du Canada en consultation avec M. VanderZaag sont maintenant offerts afin d’aider les producteurs à accroître l’efficacité de leur ferme en matière d’utilisation de l’eau dans le cadre du programme proAction et de continuer à améliorer la durabilité dans leur ferme. Pour une copie des fiches, visitez la page suivante : RechercheLaitiere.ca.

 

« Si toutes les exploitations laitières du Canada réduisaient leur utilisation d’eau à l’étable de 1 %, environ 500 millions de litres d’eau seraient économisés chaque année », a expliqué M. VanderZaag.

 Messages à retenir :

  1. L’eau des refroidisseurs à plaques peut être récupérée et réutilisée (regardez la vidéo dans laquelle le producteur laitier Robin Flewwelling explique l’aménagement qu’il a réalisé pour récupérer et réutiliser l’eau des refroidisseurs à plaques);image002.jpg
  2. Les protocoles de nettoyage peuvent être optimisés, particulièrement pour les systèmes robotisés, afin de conserver l’eau;
  3. Le maintien d’un environnement frais pour les vaches en été peut entraîner une économie d’eau – la réduction du stress thermique est bénéfique pour les animaux et réduit leur consommation d’eau;
  4. Les fuites d’eau aux abreuvoirs peuvent être minimisées en prévenant les débordements dus à un mauvais contrôle des flotteurs et des niveaux dans les réservoirs.

[i]* Dans les systèmes de traite automatisée standards, la conservation de l’eau n’est habituellement pas le principal objectif (p. ex. nombre de cycles de lavage, préparation des trayons, système de chasse, lavage des sabots et du plancher).

 

Santé intestinale : un voyage intérieur

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Voici les faits saillants de l’édition 2018 du Symposium sur la nutrition et la santé présenté par les diététistes des Producteurs laitiers du Canada

Lors du symposium de 2018, des experts reconnus ont fait la lumière sur plusieurs sujets chauds en lien avec la santé intestinale, entre autres :

  • Comment le microbiote intestinal affecte la santé globale
  • Quand et comment appliquer la diète *FODMAP
  • Comment le yogourt peut favoriser la santé cardiométabolique
  • Stratégies pour gérer l’intolérance au lactose

*L’acronyme FODMAP réfère à : Fermentable, Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides et Polyols. On retrouve naturellement des FODMAP dans une grande variété d’aliments comme les fructanes, y compris les fructooligosaccharides (FOS) (artichaut, ail, oignons, blé et seigle), les galactooligosaccharides (GOS) (légumineuses), le lactose (dans le lait), le fructose en excès par rapport au glucose (poires, pommes et miel) et les sucres de type polyol (fruits à noyau, certains légumes et édulcorants artificiels). Source : www.savoirlaitier.ca

Karen Madsen, Ph. D., a fait une présentation sur le microbiome intestinal et son rôle dans la santé. Les humains ont évolué en même temps qu’un grand nombre de microorganismes qui exercent une profonde influence sur tous les aspects de notre santé et de notre bien-être. Une dysbiose, c’est-à-dire une modification de l’équilibre du microbiote intestinal, est associée à un large éventail de problèmes de santé, entre autres : les maladies inflammatoires de l’intestin, le syndrome de l’intestin irritable, les maladies auto-immunes, le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’obésité. Nous savons maintenant que l’alimentation joue un rôle clé dans la composition du microbiome intestinal et qu’un changement à l’alimentation peut modifier considérablement la composition et le métabolisme du microbiote.

Lire le résumé de cette présentation ou visionner sa webdiffusion ici.

 Jane Muir, Ph. D., qui fait partie des personnes à avoir mis au point la diète FODMAP, a souligné comment les diététistes peuvent utiliser cette diète dans leur pratique, en veillant à ce que les patients adoptent une approche en 3 étapes et n’excluent pas de groupes alimentaires essentiels. Par exemple, la phase initiale de la diète, c’est-à-dire la diète à faible teneur en FODMAP, devrait seulement durer de 2 à 6 semaines et devrait être suivie d’une phase de réintroduction visant à cibler toute sensibilité individuelle et à trouver un bon équilibre entre la maîtrise des symptômes et l’élargissement de la diète. Il est important de réintroduire les aliments afin d’améliorer la variété, l’apport en nutriments et l’inclusion sociale, et parce que certains FODMAP sont des prébiotiques1.

Lire le résumé de cette présentation ou visionner sa webdiffusion ici.

 André Marette, Ph. D., a parlé des données associées au yogourt et à la santé cardiométabolique. Des données convaincantes issues de multiples méta-analyses démontrent de façon constante une association inverse entre la consommation de yogourt et le risque de diabète de type 22.Des études suggèrent également que la consommation de yogourt pourrait contribuer au maintien d’un poids santé3. Les peptides bioactifs libérés au cours de la fermentation pourraient expliquer certains des effets bénéfiques de la consommation de yogourt sur la santé cardiométabolique de par leur rôle dans le microbiote intestinal.

Lire le résumé de cette présentation ou à visionner sa webdiffusion ici.

 Susan Barr, Ph. D., a présenté des données sur la prévalence de l’intolérance au lactose au Canada de même que des stratégies pour la gérer. L’intolérance au lactose, qu’elle soit réelle ou perçue, constitue un problème de santé potentiel pour de nombreux Canadiens. Environ 16 à 21 % des adultes au Canada se croient intolérants au lactose4,5. Or, cette situation peut entraîner l’exclusion des produits laitiers, ce qui peut faire en sorte qu’il soit plus difficile de répondre à ses besoins en calcium et en d’autres nutriments clés (même en prenant des boissons substituts et des suppléments). Les autorités en matière de santé conseillent aux personnes intolérantes au lactose de ne pas exclure les produits laitiers de leur alimentation. À cet égard, les professionnels de la santé peuvent collaborer étroitement avec leurs clients pour veiller à ce que les produits laitiers ne soient pas inutilement évités en misant sur des stratégies pratiques pour gérer l’intolérance au lactose.

Lire le résumé de cette présentation ou à visionner sa webdiffusion ici.

Vous pouvez lire le résumé des présentations ou visionner leur webdiffusion.

RÉFÉRENCES

  1. Tuck C et Barrett J. Re-challenging FODMAPs: the low FODMAP diet phase 2. J Gastroenterol Hepatol 2017;32:11-15.
  2. Drouin-Chartier JP et coll. Systematic review of the association between dairy product consumption and risk of cardiovascular-related clinical outcomes. Adv Nutr2016;7:1026-1040.
  3. Fernandez MA et coll. Yogurt and cardiometabolic diseases: a critical review of potential mechanisms. Adv Nutr2017;8:812-829.
  4. Barr SI. Perceived lactose intolerance in adult Canadians: a national survey. Appl Physiol Nutr Metab 2013;38:830-835.
  5. Dairy Farmers of Canada Nutrition Tracking. 2018.

Fiche interactive : 10 enjeux prioritaires des producteurs laitiers sur la gestion et la santé des vaches

Auteur: Meagan King, Université de Guelph

Dans le cadre de l’évaluation des besoins pour l’Étude laitière nationale (phase 1), près de 700 producteurs laitiers ont répondu à une enquête leur demandant d’identifier leurs priorités sur le plan de la gestion et des maladie des bovins laitiers. Le projet de recherche de cinq ans a été dirigé par David Kelton de l’Université de Guelph et ses collaborateurs dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2.

Le sondage a permis d’identifié les priorités suivantes des producteurs laitiers :

Principaux problèmes au niveau de la gestion

  1. Bien-être animal
  2. Santé reproductive
  3. Coûts des maladies
  4. Longévité / décès des vaches
  5. Santé du pis

Principaux problèmes au niveau des maladies

  1. Boiterie
  2. Mammite
  3. Diarrhée des veaux
  4. Avortements
  5. Maladies des voies respiratoires

L’équipe de la Grappe de recherche laitière a compilé des ressources liées aux principaux enjeux dans l’affiche interactive suivante. Faites défiler chaque priorité pour découvrir une fenêtre contextuelle contenant des sources d’informations sur chaque problème et comment y remédier.

 

Étude laitière nationale – Ressources sur la gestion de la traite, la prévention de la mammite et la boiterie

Trois VLOGs (blogues en vidéos) mettant en vedette des étudiants responsables des projets et des résultats sur la gestion de la traite, la prévention de la mammite et la boiterie dans l’Étude laitière nationale (Grappe de recherche laitière 2) sont maintenant disponibles sur la chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière :

Évaluer la boiterie chez les bovins laitiers avec Stephanie Croyle

La formation des évaluateurs : une étape clé pour l’Étude laitière nationale avec Stephanie Croyle

Comprendre l’adoption des meilleures pratiques de traite pour la santé du pis avec Emilie Belage