Webinaire gratuit : Détection de la boiterie en stabulation libre

L’Association des pareurs d’onglons du Québec (APOQ) est fière de vous inviter à ce nouveau webinaire! Lors de cette conférence d’une heure trente, dispensée par madame Clémence Nash, gestionnaire de la production durable, Les Producteurs laitiers du Canada, il sera question des moyens pratiques pour la détection de la boiterie chez les vaches laitières gardées en stabulation libre. Ce webinaire est principalement destiné aux pareurs d’onglons, aux producteurs laitiers, aux vétérinaires et aux consultants de l’industrie. La présentation sera en français seulement.

  • Quand :  le 14 janvier 2021 à 19 h 00 (Heure de l’est)
  • Par : Clémence Nash, PhD, Les Producteurs laitiers du Canada

Pour information, communiquez avec : l’APOQ association.apoq@gmail.com

BIOGRAPHIE – Clémence Nash

Clémence a grandi dans le sud-ouest de l’Ontario et a obtenu son doctorat en épidémiologie au Collège vétérinaire de l’Ontario de l’Université de Guelph, avec un accent sur le comportement, le bien-être et la gestion des vaches laitières. Sa passion pour aider les producteurs à améliorer la santé et le bien-être des animaux l’a amené à se spécialiser dans l’évaluation des mesures pratiques basées sur les animaux et le diagnostic des problématiques de confort des vaches. Elle a travaillé pour Novus International en tant que directrice commerciale des ruminants et a mis en place le programme d’évaluation du confort des vaches à la ferme C.O.W.S. partout au Canada. Par la suite, elle est devenue responsable pour la division nord-américaine Digital Insights des ruminants pour Cargill, développant et mettant en oeuvre des solutions technologiques pour le monde agricole aux États-Unis et au Canada. Elle travaille maintenant à titre de gestionnaire de la production durable pour les Producteurs laitiers du Canada, où elle continue de diriger le programme de formation des évaluateurs du volet Bien-être animal du programme proAction® et soutient la mise en oeuvre du volet traçabilité animale.

NOUVELLE RECHERCHE : Offrir des opportunités de mouvement aux vaches laitières en redéfinissant les espaces intérieurs et extérieurs et les pratiques de gestion optimales

Offrir aux animaux laitiers une liberté de mouvement a été cité parmi les cinq grands motifs de préoccupation liés au bien-être par les répondants (43,75 % étaient des membres du public) dans le cadre du sondage en ligne sur les bovins laitiers de 2019 du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevagei. En tant qu’humains, nous considérons qu’il est bon pour notre santé de bouger plus et de faire davantage d’exercice. Par extension, les mêmes concepts sont appliqués aux animaux domestiques et aux animaux de production confinés. D’ailleurs, un nombre croissant de données scientifiques montrent des bienfaits sur la santé et le bien-être des animaux laitiers. Cependant, de nombreuses questions demeurent sur le COMMENT maximiser les bienfaits pour les bovins laitiers dans le contexte des pratiques de gestion et de logement existantes et POURQUOI les animaux se comportent de certaines manières pour faire de l’exercice ou plus de mouvement.

Une nouvelle recherche, dirigée par Elsa Vasseur à l’Université McGill et financée par la Grappe de recherche laitière 3 (Agriculture et Agroalimentaire Canada et les Producteurs laitiers du Canada), changera bientôt notre compréhension du mouvement et de l’exercice chez les vaches laitières en stabulation entravée. La chercheure et ses collaborateurs repensent la façon dont les espaces peuvent être adaptés afin d’offrir aux vaches laitières plus d’opportunités de mouvement et d’exercice. Ils développent, redéfinissent et testent des espaces intérieurs et extérieurs dans des environnements à stabulation entravée dans le but d’offrir plus d’opportunités de mouvement aux vaches, tout en minimisant les coûts liés aux changements et les impacts environnementaux. Leurs résultats serviront à mettre au point de meilleures pratiques de gestion qui seront efficaces, rentables et durables et qui auront des effets bénéfiques chez les animaux, entre autres une amélioration du confort et de la santé des vaches. 

Le projet de recherche est opportun étant donné les révisions au Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers (2009) et que les cibles permettant d’améliorer le bien-être des animaux sont considérées par l’industrie. Jusqu’à tout récemment, très peu de recherche avait été menée sur des options pertinentes et pratiques qui permettraient d’offrir des opportunités de mouvement ou d’exercice aux bovins laitiers en stabulation entravée. Les stabulations entravées représentent environ 70 % des systèmes de stabulation des bovins laitiers en usage au Canada et ont été bâties en raison des avantages qu’ils procurent, par exemple minimiser la concurrence pour les aliments et l’espace pour se coucher ainsi que permettre de prendre soin des animaux et de les observer individuellement. Cependant, pour le public en général, ils sont perçus comme limitant les comportements normaux ou naturels des animaux.

Les évidences à ce jour sur le mouvement et l’exercice chez les vaches suggèrent que ces pratiques peuvent entraîner des avantages sur le plan de la santé, du comportement et du bien-être chez les animauxii. Certaines études ont montré ce qui suit :

  • Les vaches sont motivées à aller à l’extérieur lorsqu’elles ont l’occasion de le faire, tant dans des conditions hivernalesiii qu’estivalesiv, lorsqu’elles sont logées dans différents systèmes de logement intérieurs (c.-à-d. étable à stabulation libre typique, étable sur litière accumulée compostée, etc.).
  • Les fermes à stabulation entravée qui offraient aux vaches un accès à l’extérieur présentaient 20 % moins de vaches boiteuses et 16 % moins de vaches avec des blessures aux jarrets à la fin de l’hiver (la période pendant laquelle les vaches sont le plus gardées à l’intérieur), comparativement aux fermes qui n’offraient pas d’accès à l’extérieurv
  • Les vaches en stabulation entravée présentaient moins de lésions aux onglons (10 % de moins) si elles avaient accès à l’extérieurvi.

Le COMMENT – Adapter les systèmes en stabulation entravée existants

Les chercheurs examinent plusieurs options pour accroître le mouvement des vaches logées dans des systèmes à stabulation entravée. Ils mesurent la quantité et la durée optimales des mouvements et de l’exercice à différentes fréquences; observent le comportement des vaches à l’intérieur et à l’extérieur; documentent les types d’activités réalisés par les vaches; et déterminent leur niveau d’activité pendant ces périodes d’exercice. Les chercheurs évalueront aussi les effets de l’exercice sur la locomotion des vaches, sur diverses mesures du bien-être (c.-à-d. temps passé en position couchée, blessures) et sur la production laitière. 

Une évaluation environnementale et économique permettra de déterminer les effets de périodes d’exercice à l’intérieur et à l’extérieur sur la charge de travail des producteurs et sur la qualité de l’air et des eaux souterraines.

Le POURQUOI – Le comportement des vaches relativement à une quantité supérieure d’exercice et de mouvement

Les chercheurs notent que certains défis pourraient devoir être pris en compte lorsque plus d’opportunités de mouvement ou d’exercice sont offertes aux vaches. Les résultats dépendent en effet de la motivation de chaque vache à saisir ces occasions de mouvement.

« Le plus grand obstacle à l’efficacité de l’accès à l’extérieur comme moyen d’entraîner une plus grande activité de locomotion chez les vaches est possiblement que l’efficacité dépend largement de la volonté de la vache à participer à ces activités de mouvement lorsqu’on les lui offre dans son environnement de logement. Les vaches qui présentent un niveau d’activité locomotrice plus élevé maintiendront probablement ce niveau d’activité dans n’importe quel environnement, et vice-versa pour celles dont le niveau est faible. Lorsqu’un accès libre à l’extérieur est offert, il faut considérer la préférence de la vache : aller à l’extérieur versus rester à l’intérieurvii. » 

Elise Shepley, une étudiante au doctorat qui travaille sur ce projet. 

Téléchargez un sommaire du projet ici : Offrir des opportunités de mouvement aux vaches laitières en redéfinissant les espaces intérieurs et extérieurs et les pratiques de gestion optimales

Aperçu du projet

Chercheure principale : Elsa Vasseur (Université McGill)

Co-chercheurs : Stéphane Godbout (Institut de recherche et de développement en agroenvironnement), Sébastien Fournel (Université Laval), Marianne Villettaz Robichaud (Université de Montréal), Yan Martel Kennes, Pierre Ruel (Centre de recherche en sciences animales de Deschambault) 

Collaborateurs : Anne-Marie de Passillé, Jeff Rushen (University of British Columbia), Steve Adam (Lactanet), Doris Pellerin (Université Laval) 

Période : 2018-2022

Partenaires : Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Producteurs laitiers du Canada, et une contribution en nature du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD)

Budget : 542 525 $


i https://www.nfacc.ca/pdfs/FR_FinalDairyReport23Sept2019_docx.pdf

ii https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168159120301143?dgcid=rss_sd_all

iii-iv Shepley et al., 2017b; Shepley et al., 2017a.

Palacio et al., 2017.

vi Desrochers et Daigle, 2017.

vii Elise Shepley. The way she moooves: Improving on our understanding of exercise in dairy cows. https://www.cowlifemcgill.com/post/the-way-she-moooves-improving-on-our-understanding-of-exercise-in-dairy-cows.

Des superhéros et la science derrière l’utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antimicrobiens

Une nouvelle bande dessinée originale a été créée pour expliquer le processus de recherche employé pour identifier les bactéries qui pourraient être résistantes aux antimicrobiens utilisés pour traiter les animaux laitiers malades. La bande dessinée, écrite dans un langage simple, présente l’histoire d’une équipe de chercheurs « superhéros » et de leurs étudiants alors qu’ils enquêtent sur un cas de mammite causé par des bactéries qui pourraient être résistantes aux médicaments. La bande dessinée a été publiée par Op+lait avec la participation de chercheurs et d’étudiants du Réseau mammite. Les Producteurs laitiers du Canada ont pour leur part offert un soutien financier pour la traduction de la bande dessinée du français à l’anglais.

Lisez Les aventures ExtrANTIBIOrdinaires en ligne ici : https://www.yumpu.com/fr/document/read/63027368/aventures-extrantibiordinaires

NOUVELLE RECHERCHE : Surveillance de l’utilisation et de la résistance aux antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitières

La hausse de la résistance aux antimicrobiens chez les bovins laitiers pourrait avoir des effets néfastes sur la santé et le bien-être des animaux, affectant ainsi la rentabilité des fermes laitières. Environ 48 % des antibiotiques prescrits dans les fermes laitières sont utilisés pour traiter la mammite chez les bovins[i]. Or, bien que la résistance aux antimicrobiens soit faible pour la plupart des agents pathogènes de la mammite, la sélection et l’utilisation d’autres antimicrobiens pour traiter des problèmes de santé chez les bovins peuvent entraîner un transfert de la résistance aux antimicrobiens chez des bactéries autres que les agents pathogènes de la mammite.

Des chercheurs développent un programme de surveillance visant à mesurer l’utilisation des antimicrobiens (UAM) et la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans les fermes laitières canadiennes de même que l’efficacité des programmes et protocoles de gestion des antimicrobiens. L’équipe, dirigée par les chercheurs Javier Sanchez et Luke Heider (University of Prince Edward Island) avec des collaborateurs de partout au Canada, recueille des données et de l’information pour aider les producteurs dans leurs efforts visant à appliquer des pratiques efficaces de gestion des antimicrobiens.

L’équipe pancanadienne a mis au point une plateforme pour recueillir des données et surveiller l’UAM et la RAM. Le Réseau laitier canadien sur la gouvernance et la résistance aux antimicrobiens (CaDNetASR en anglais) est une première pour le secteur laitier et est conçu de manière à être en conformité avec le plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada et les volets Salubrité des aliments et Biosécurité de proActionMD. Des données sont recueillies, sur une base annuelle, dans environ 150 fermes laitières en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

« Le réseau a été très actif depuis le financement du projet. Même dans le contexte de la COVID-19, ce projet s’est poursuivi et nous terminons la deuxième année de collecte de données. Nous nous concentrons sur deux activités principales du réseau. La première est l’harmonisation des registres des cliniques vétérinaires afin de quantifier l’utilisation des antimicrobiens dans chaque ferme participante, et cette activité est menée grâce à la participation active des cliniques vétérinaires représentant les fermes de l’étude. La deuxième activité est l’élaboration de stratégies d’intervention pour évaluer leur impact sur la mammite, la santé des vaches et le bien-être animal. En outre, nous finalisons le système de gestion des données qui permettra de générer des rapports qui seront envoyés aux producteurs. Ces rapports présenteront leur utilisation des antimicrobiens et leurs profils de résistance aux antimicrobiens, comparativement aux autres fermes de l’étude.»

Javier Sanchez, codirecteur du projet.

Pour fournir des données estimées sur l’utilisation des antimicrobiens, les registres de traitement consignés dans le contexte des volets Salubrité des aliments et Biosécurité de proActionMD et la récupération des réceptacles placés dans les fermes pour le stockage des contenants et bouteilles de médicaments vides sont utilisés. Afin de mesurer la résistance aux antimicrobiens dans les fermes laitières, des échantillons fécaux, environnementaux et de lait provenant du réservoir sont prélevés et analysés. L’information servira de base au développement et à la mise à l’essai d’outils efficaces fondés sur des données scientifiques pour les producteurs et leurs vétérinaires (c.-à-d. des procédures normalisées). 

« Le CaDNetASR a également créé un répertoire d’isolats bactériens qui, de pair avec d’autres données générées, permettra d’analyser et d’étudier l’UAM et la RAM dans les fermes laitières canadiennes. »

Luke Heider, codirecteur du projet.

Les résultats du projet appuieront les producteurs à continuer d’utiliser les antimicrobiens de manière responsable, d’appliquer des pratiques efficaces de gestion des antimicrobiens, et d’assurer la santé et le bien-être de leurs animaux laitiers et la salubrité des aliments pour les consommateurs. 

SEPT faits sur l’utilisation des antibiotiques et la résistance aux antimicrobiens dans le secteur laitier canadien

1. En vertu de proActionMD, le lait est produit conformément à des règlements fédéraux et provinciaux stricts et à des normes élevées en matière d’utilisation d’antibiotiques pour le traitement d’animaux malades. En effet, les normes mises de l’avant par proAction en matière de qualité du lait et de salubrité des aliments sont parmi les plus élevées au monde. 

2. Les producteurs laitiers utilisent des antibiotiques pour traiter les animaux malades lorsque nécessaire, et ils le font conformément aux instructions indiquées sur l’étiquette du médicament prescrit et aux directives données par le vétérinaire du troupeau.

3. Le lait canadien est exempt d’antibiotiques. Les vaches traitées avec des antibiotiques pour une raison médicale sont clairement identifiées, et leur lait est jeté. Le lait de ces vaches n’est pas réintégré au système avant la fin de la période de retrait obligatoire pour assurer que le médicament soit sorti du système de l’animal.

4. Tout le lait est analysé pour détecter l’éventuelle présence de résidus d’antibiotiques au moment de la cueillette à la ferme, puis à nouveau lorsqu’il arrive à l’usine de transformation, le tout dans le but de garantir qu’il est sans antibiotique.

5. La résistance aux antibiotiques survient lorsque les bactéries changent et deviennent résistantes aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections qu’elles causent (ii).

6. Le développement de la résistance aux antimicrobiens chez les principales bactéries pathogènes présentes chez les vaches laitières ne semble pas encore être un problème important en Amérique du Nord (iii). La plupart des traitements antibiotiques sont utilisés pour traiter la mammite, et les niveaux de résistance aux antimicrobiens demeurent faibles pour les agents pathogènes de la mammite (iv-vi). Cependant, la pression de sélectionner et d’utiliser des antimicrobiens pour traiter les animaux plus rapidement en vue d’améliorer leur santé peut entraîner l’émergence et le transfert de bactéries résistantes (iii).

7. La prévention des maladies est la clé dans une stratégie pour diminuer l’utilisation et la résistance des antimicrobiens!

Vous pouvez accéder au sommaire du projet en cliquant sur le lien suivant : Surveillance de l’utilisation et de la résistance aux antimicrobiens pour améliorer les pratiques de gestion et la santé des animaux dans les fermes laitières

Aperçu du projet

Chercheurs principaux : Javier Sanchez et Luke Heider (University of Prince Edward Island) 

Co-chercheurs : J Trenton McClure, Greg Keefe (University of Prince Edward Island), David Leger (Agence de la santé publique du Canada), Simon Dufour (Université de Montréal), Herman Barkema (University of Calgary), David Kelton (University of Guelph), Christopher Luby (University of Saskatchewan), et Kapil Tahlan (Memorial University of Newfoundland)

Collaborateurs : Marie Archambault, David Francoz, André Ravel, Jean-Phillipe Roy (Université de Montréal), Jeroen De Buck (University of Calgary), Scott McEwen, Jan Sargeant, Scott Weese (University of Guelph), Cheryl Waldner (University of Saskatchewan), Richard Reid Smith (Agence de la santé publique du Canada) 

Durée du projet : 2018-2022 

Partenaires du projet : Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Producteurs laitiers du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada

Budget total : 1 582 087 $ 


i Adapté de : Bauman CA et al. Canadian National Dairy Study: Herd-level milk quality. J Dairy Sci. 2018 Mar;101(3):2679‍-‍2691.

ii World Health Organization. Antibiotic Resistance – How it Spreads. www.who.int/drugresistance.

iii Oliver SP et al. Impact of antibiotic use in adult dairy cows on antimicrobial resistance of veterinary and human pathogens. Foodborne Pathog Dis. 2016;8(3):337-355. 

iv Call DR et al. Antimicrobial resistance in beef and dairy cattle production. Anim Health Res Rev. 2008;9(2):159-167. 

v Bengtsson B et al. Antimicrobial susceptibility of udder pathogens from cases of acute clinical mastitis in dairy cows. Vet Microbiol. 2009;136(1-2):142-149.

vi Cameron M et al. Antimicrobial susceptibility patterns of environmental streptococci recovered from bovine milk samples in the Maritime provinces of Canada. Front Vet Sci. 2016;3(79).

Webinaire gratuit : Détection de la boiterie en stabulation entravée

L’Association des Pareurs d’Onglons du Québec (APOQ) est fière de vous inviter à son tout premier webinaire ! Lors de cette conférence d’une heure, dispensée par madame Clémence Nash, gestionnaire de la production durable, Les Producteurs laitiers du Canada, il sera question des moyens pratiques pour la détection de la boiterie chez les vaches laitières gardées en stabulation entravée. Ce webinaire est principalement destiné aux pareurs d’onglons, aux producteurs laitiers, aux vétérinaires et aux consultants de l’industrie. La présentation sera en français seulement.

  • Quand :  le 8 décembre 2020 à 19 h 00 (Heure de l’est)
  • Par : Clémence Nash, PhD, Les Producteurs laitiers du Canada

Pour information, communiquez avec :

l’APOQ association.apoq@gmail.com ou Marianne Villettaz Robichaud marianne.villettaz.robichaud@umontreal.ca 

BIOGRAPHIE – Clémence Nash

Clémence a grandi dans le sud-ouest de l’Ontario et a obtenu son doctorat en épidémiologie au Collège vétérinaire de l’Ontario de l’Université de Guelph, avec un accent sur le comportement, le bien-être et la gestion des vaches laitières. Sa passion pour aider les producteurs à améliorer la santé et le bien-être des animaux l’a amené à se spécialiser dans l’évaluation des mesures pratiques basées sur les animaux et le diagnostic des problématiques de confort des vaches. Elle a travaillé pour Novus International en tant que directrice commerciale des ruminants et a mis en place le programme d’évaluation du confort des vaches à la ferme C.O.W.S. partout au Canada. Par la suite, elle est devenue responsable pour la division nord-américaine Digital Insights des ruminants pour Cargill, développant et mettant en oeuvre des solutions technologiques pour le monde agricole aux États-Unis et au Canada. Elle travaille maintenant à titre de gestionnaire de la production durable pour les Producteurs laitiers du Canada, où elle continue de diriger le programme de formation des évaluateurs du volet Bien-être animal du programme proAction® et soutient la mise en oeuvre du volet traçabilité animale.

Ressources pour les producteurs laitiers : des fiches techniques pour améliorer les procédures de tarissement

  1. FICHE TECHNIQUE : Protocole recommandé pour l’administration d’un scellant interne à trayons chez les bovins laitiers

Cette nouvelle fiche technique est issue d’un projet de collaboration entre le Réseau mammite et les Producteurs laitiers du Canada. Offerte en français, en anglais et en espagnol, elle présente les pratiques optimales et les procédures visuelles étape par étape pour administrer un scellant interne à trayons lors du tarissement. D’ailleurs, de plus en plus de fermes utilisent un scellant à trayons comme mesure préventive pour améliorer la santé du pis dans le cadre d’une stratégie plus vaste visant à réduire l’utilisation des antimicrobiens dans les fermes laitières. 

Pour télécharger gratuitement la fiche technique, visitez reseaumammite.org.

Une série de fiches techniques additionnelles présentant des recommandations concernant l’évaluation, le traitement et la prévention de la mammite dans les fermes laitières est disponible dans le site web du Réseau mammite à reseaumammite.org.

  1. FICHE TECHNIQUE : Tarissement des vaches laitières de réforme en période de forte production et en situation d’urgence

Cette fiche technique publiée en août 2020 en français, en anglais et en espagnol comprend des procédures de tarissement pour les vaches laitières en lactation conformément aux normes élevées du Canada en matière de bien-être animal ainsi qu’à la réglementation fédérale sur le transport (2020). La nouvelle réglementation en matière de transport exige que les vaches en lactation ne soient pas transportées à moins d’être traites à des intervalles suffisants pour prévenir l’engorgement du pis[i].

Une équipe d’experts du Réseau mammite, dirigée par le Dr Trevor DeVries (Université de Guelph), a élaboré les recommandations de la fiche technique sur la base de données scientifiques récentes pour des pratiques optimales en matière de santé et de bien-être des animaux avant leur transport hors de la ferme. Les pratiques recommandées concernent les vaches hautes productrices et les vaches à faible production, ainsi que les mesures à prendre lorsque la date de départ de la ferme est connue ou inconnue, par exemple en situation d’urgence.

Pour télécharger gratuitement la fiche technique, visitez RechercheLaitiere.ca.


[i] Gouvernement du Canada, https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/C.R.C.%2C_ch._296/TexteComplet.html.


NOUVELLE RECHERCHE : Accroître la longévité des vaches dans les fermes laitières en améliorant la régie des veaux au cours de leur première année de vie

La longévité des vaches a un impact significatif sur la durabilité de la production laitière, considérant que la rentabilité d’un animal en production ne commence souvent qu’à la troisième lactation. Une bonne régie des veaux en début de vie semble avoir un effet sur la performance et la productivité future des animaux[i]; cependant, peu d’études existent sur l’influence à long terme des pratiques de régie et des stratégies d’alimentation utilisées pendant cette période.

Un projet mené dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 3 et dirigé par Greg Keefe et J Trenton McClure (Université de l’Île-du-Prince-Édouard), en collaboration avec Elsa Vasseur (Université McGill) et Débora Santschi (Lactanet), étudie les associations entre la régie et le bien-être des veaux et la productivité et la longévité réelles des vaches comparativement à leur plein potentiel génétique. 

« Notre objectif est d’identifier les meilleures pratiques de régie qui peuvent être adoptées pour aider les veaux à atteindre leur plein potentiel génétique, explique Greg Keefe. Ce travail, de pair avec la recherche d’Elsa Vasseur (Chaire de recherche industrielle CRSNG/Novalait/Producteurs laitiers du Canada/Lactanet sur la vie durable des bovins laitiers), favorisera une vie productive à plus long terme pour les vaches laitières canadiennes. »

L’équipe recueillera auprès de plus de 1 500 fermes du Québec et des Maritimes des données sur les pratiques de régie des veaux, y compris sur les pratiques de gestion du colostrum, l’alimentation pré-sevrage (croissance) et les événements liés à la santé des veaux (morbidité et mortalité). Les chercheurs utiliseront aussi des données déjà recueillies sur près de 3 500 veaux du Nouveau-Brunswick à l’aide d’un journal exhaustif sur les veaux permettant de rassembler toute l’information au sujet des animaux. Ces données incluront des facteurs tels que la santé et l’immunité, l’alimentation, le gain de poids et les maladies documentées au fil du temps. Des données sur la production de lait (production de 305 jours pour une lactation complète, production totale à vie jusqu’à la fin de l’étude), la date de réforme et les raisons pour lesquelles les vaches quittent le troupeau seront extraites annuellement de la base de données d’amélioration des troupeaux laitiers (DHI). De plus, les associations entre les données recueillies en début de vie et la productivité et la longévité des vaches adultes seront évaluées et calculées. 

Des données sur un sous-ensemble de ces animaux sur lesquels des tests génétiques ont été effectués lorsqu’ils étaient des veaux seront également liées aux données de gestion, d’alimentation et de santé afin d’étudier l’impact de la régie en début de vie sur l’atteinte du plein potentiel génétique des veaux au moyen de mesures relatives à la productivité et à la longévité de l’animal. 

« Nous travaillons avec une équipe formidable pour identifier les pratiques de régie et les événements de santé chez les veaux afin d’aider les producteurs à tirer le maximum du potentiel génétique de leurs animaux », explique J Trenton McClure. « C’est Lactanet qui gère l’enquête sur la gestion des veaux auprès des producteurs. De plus, nous recherchons des producteurs qui pratiquent le génotypage chez une portion de leurs veaux afin qu’ils contribuent au projet de recherche en participant à une autre courte enquête sur les pratiques vétérinaires et les événements de santé chez les veaux dans leur ferme » a conclu Dr. McClure.


Nous cherchons des producteurs laitiers pour cette étude de recherche!

Les producteurs laitiers du Québec et du Nouveau-Brunswick sont invités à participer à cette étude.

Si vous choisissez de participer, veuillez répondre à six courtes questions en cliquant sur le lien ci-dessous pour voir si votre troupeau se qualifie pour l’étude. 

Si vous vous qualifiez, les chercheurs vous contacteront pour vous demander de répondre à un court questionnaire de suivi d’environ 15 minutes en lien avec la régie de la santé de vos veaux. Les chercheurs vous demanderont également votre permission pour accéder par l’entremise de Lactanet à vos données de production à propos des animaux chez qui vous avez fait des tests génétiques. Les données auxquelles nous souhaitons avoir accès concernent ce qui suit : la production laitière, la fertilité, le taux de survie, les paramètres de santé et l’état de chair. 

Une fois que vous aurez répondu au questionnaire de 15 minutes, les chercheurs vous offriront une carte-cadeau de 10 $ de votre choix (Tim Hortons ou Canadian Tire) pour vous remercier de votre temps. Si vous avez des questions avant de prendre votre décision, n’hésitez pas à communiquer avec les personnes suivantes : en anglais, Elizah McFarland (edmcfarland@upei.ca) 902 566-0969, le Dr J.T McClure (jmcclure@upei.ca) 902 566-0717 ou le Dr Greg Keefe (gkeefe@upei.ca) ou en français, Cynthia Mitchell (camitchell@upei.ca) 902 566-6081. 

Merci de considérer de participer à ce projet!

Français : https://www.surveymonkey.com/r/TTG2CHL


Aperçu du projet

  • Chercheurs principaux : Greg Keefe et J Trenton McClure (University of Prince Edward Island)
  • Co-chercheurs : Elsa Vasseur (Université McGill), Luke Heider (University of Prince Edward Island) et Débora Santschi (Lactanet) 
  • Période : 2018-2022
  • Budget total : 269 100 $ 

Téléchargez un sommaire du projet ici : RechercheLaitiere.ca.


[i]Lohakare et al., 2012. Asian-Austrasas J. Anim. Sci. 25(9): 1338; Dingwell et al., 2006. J. Dairy Sci. 89(10): 3992 

NOUVELLE RECHERCHE : Identifier les meilleures pratiques de gestion pour la production d’un ensilage de grande qualité

La volatilité de la météo et les changements climatiques ont rendu la culture et les récoltes encore plus complexes pour les producteurs laitiers, et ce qui pourrait avoir un impact sur la qualité et les coûts des aliments pour les animaux. Avec le coût d’alimentation qui est une des dépenses les plus importantes dans une ferme laitière, une nouvelle recherche dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 3 vise à aider les producteurs à améliorer leurs pratiques pour produire un ensilage de haute qualité à moindre coût avec des plans de gestion spécifiques aux différentes régions. Ce projet de la Grappe aborde une priorité stratégique clé de la Stratégie nationale de recherche laitière des PLC ciblant la sélection et la gestion des fourrages en vue d’en améliorer le rendement, la résistance, la conservation, la qualité et la digestibilité.

Dres Nancy McLean (Université Dalhousie) et Linda Jewell (Agriculture et Agroalimentaire Canada [AAC] – St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador) dirigent ce projet de recherche avec une équipe de chercheurs de partout au Canada. Il s’agit de l’un des premiers projets pancanadiens à recueillir des données sur tous les aspects de la production et de la gestion de l’ensilage dans le but de fournir aux producteurs laitiers des données pratiques pour les aider à développer des plans de gestion ciblés.

« Compte tenu de la variété de conditions climatiques dans chaque province pendant une période de végétation, nous évaluons des plans de gestion de l’ensilage spécifiques aux types d’ensilages produits dans différentes régions afin de déterminer ceux qui fonctionnent le mieux pour réduire les coûts, favoriser l’environnement et améliorer la santé et la longévité des vaches », explique Nancy McLean. 

L’équipe recueille de l’information détaillée sur la production d’ensilage au moyen d’une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de 400 fermes établies dans différentes régions. Le questionnaire prévoit une composante économique afin de mesurer les coûts de la production d’ensilage. De plus, l’équipe analyse des échantillons utilisés pour la formulation de la ration afin de mesurer la qualité de l’ensilage dans plus de 200 fermes. Des données seront aussi recueillies à partir des plans de gestion des éléments nutritifs et du fumier, et l’ADN sera extrait des échantillons d’ensilage pour identifier les contaminants fongiques présents dans les ensilages. 

« Les producteurs ont besoin d’un ensilage de haute qualité contenant des éléments bénéfiques pour les rations alimentaires en vue de maintenir la santé des animaux laitiers et la production de lait. La qualité de l’ensilage est affectée par de nombreux facteurs comme les espèces, le pourcentage de légumineuses inclus, la fertilité du sol, le stade de croissance lors de la récolte, la matière sèche, le type de silo et la gestion du silo. Dans le cadre de l’évaluation de la qualité, nous prélevons et analysons aussi des échantillons d’ensilage avant qu’il soit servi pour détecter et identifier les contaminants fongiques et déterminer si des espèces associées aux mycotoxines sont présentes dans les ensilages mal conservés. C’est aussi un élément important de la gestion de la qualité », ajoute Linda Jewell.

Aperçu du projet

  • Chercheures principales : Nancy McLean, Dalhousie University, et Linda Jewell, Agriculture et Agroalimentaire Canada (St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador)
  • Co-chercheurs : Kees Plaizier, Kim Ominski, Emma McGeough, Francis Zvomuya (University of Manitoba), Carole Lafrenière (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Shabtai Bittman (AAC-Agassiz), Emmanuel Yiridoe (Dalhousie University), David Dykstra (Ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick), Fred Waddy (LAIT 2020) 
  • Période : 2018-2022 
  • Budget total : 799 419 $ 

Téléchargez un sommaire du projet ici : RechercheLaitiere.ca.

Nouveau consensus d’experts sur les boissons saines pendant la petite enfance

Des recommandations sur la consommation de boissons saines pendant la petite enfance (de la naissance à l’âge de 5 ans) ont récemment été publiées par un panel d’experts issus d’organisations reconnues des domaines de la nutrition et de la santé, notamment : l’Academy of Nutrition and Dietetics, l’American Academy of Pediatric Dentistry, l’American Academy of Pediatrics et l’American Heart Association. 

Pendant la petite enfance, les boissons représentent une portion importante de l’alimentation et contribuent considérablement à l’apport en éléments nutritifs.

Le lait est une importante source de plusieurs éléments nutritifs dont les jeunes enfants ont besoin pour une croissance et un développement optimaux, par exemple : les protéines, le calcium, les vitamines A, D et B12, le potassium, le phosphore, la riboflavine et la niacine. Le lait entier peut être introduit à partir de l’âge de 12 mois. 

Bien que des nutriments soient ajoutés aux boissons végétales enrichies, entre autres du calcium et de la vitamine D, les quantités ne sont pas uniformes et varient selon le type de boisson et la marque. De plus, les données suggèrent que les nutriments contenus dans les boissons végétales ne sont pas aussi biodisponibles que ceux présents dans le lait.

Entre 2 et 5 ans, le lait et l’eau sont considérés comme étant les boissons de choix. 

Pour consulter le rapport, visitez : 
https://healthydrinkshealthykids.org/professionals/.

Des chercheurs canadiens récompensés pour leur excellence en recherche!

L’été dernier, des chercheurs canadiens ont été récompensés pour leurs contributions à l’avancement de la science au bénéfice du secteur laitier. Les Producteurs laitiers du Canada félicitent les lauréats suivants pour leur excellent travail et l’obtention de ces reconnaissances!

Chaouki Benchaar
AAC

Chaouki Benchaar, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), a reçu le prix Excellence in Nutrition and Meat Sciences (Société canadienne de science animale). Dr Benchaar a été reconnu pour ses nombreuses contributions au secteur de l’alimentation des animaux d’élevage et des animaux laitiers au Canada. Il dirige le seul programme de recherche sur l’atténuation du méthane au Canada pour les bovins laitiers. De plus, il est reconnu à l’échelle internationale comme étant une sommité dans le domaine de l’utilisation des extraits végétaux (c.-à-d. les huiles essentielles) en tant que modificateurs du rumen dans le contexte de l’alimentation des vaches laitières. Dr Benchaar a dirigé plusieurs projets ayant bénéficié du soutien financier des PLC, entre autres deux projets de la Grappe de recherche laitière (2010-2018) qui ont fourni des données scientifiques sur les stratégies d’alimentation visant à atténuer les émissions de méthane issues des bovins laitiers. Pour un résumé de ses résultats, cliquez ici : Atténuation des émissions de méthane provenant de la fermentation entérique chez les vaches laitières et impact sur les émissions de fumier : combler les lacunes en matière de connaissances

Christiane Girard
AAC

Christiane Girard, chercheuse scientifique, AAC, a reçu la bourse de recherche de la Société canadienne de science animale et le prix de l’American Feed Industry Association (American Dairy Science Association-ADSA). Dre Girard a été reconnue pour sa recherche sur les vitamines B et les besoins alimentaires des vaches laitières visant une amélioration de la santé et de la performance de reproduction. Ses études avaient également pour objectif d’accroître la teneur en vitamine B12 du lait et des produits laitiers afin d’améliorer la santé humaine. Dre Girard a reçu un soutien financier des PLC pour divers projets, dont un projet de la Grappe de recherche laitière (2013-2018) qui examinait la teneur en vitamine B12 et sa biodisponibilité dans plusieurs produits laitiers. Les résultats ont confirmé que les produits laitiers, particulièrement le fromage Cheddar, sont des sources fiables et bénéfiques de vitamine B12.

Pierre Lacasse
AAC

Pierre Lacassechercheur scientifique, AAC, a reçu le Zoetis Physiology Award (ADSA). Dr Lacasse a fait des contributions exceptionnelles permettant de mieux comprendre les processus biologiques responsables de la lactation et de la résistance immunitaire, et de concevoir des outils et des méthodologies pour améliorer la santé, le bien-être et la longévité des vaches laitières. Il a été un maillon essentiel de projets de recherche appuyés par les PLC dans le cadre de la Grappe de recherche laitière (2010 à aujourd’hui) et par le Réseau mammite. Pour un résumé des plus récents résultats issus de son projet de la Grappe de recherche laitière, cliquez ici : Gestion des vaches laitières pour la prochaine génération.

Benoît Lamarche
Université Laval

Benoît Lamarche, professeur à l’Université Laval, a reçu le Khursheed Jeejeebhoy Award for Best Application of Clinical Nutrition Research Findings to Clinical Practice (Société canadienne de nutrition). Dr Lamarche est l’un des chercheurs les plus cités au Canada dans le domaine de la nutrition et de la santé cardiométabolique. Son laboratoire a, entre autres, produit des articles d’envergure dans le domaine de la prédiction du risque cardiométabolique sur la base de facteurs de risque émergents et non traditionnels associés au syndrome métabolique. Il a publié de nombreux articles décrivant l’impact sur la santé cardiométabolique de la diète méditerranéenne et de plusieurs gras d’origine alimentaire, d’un point de vue clinique, mais également physiologique. Dr Lamarche était le chercheur principal du projet de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018) intitulé Programme de recherche intégrée sur les produits laitiers, les matières grasses du lait et la santé cardiovasculaire. Les résultats ont fourni des données de qualité pour soutenir l’absence d’association défavorable entre la consommation de gras laitier, sous forme de beurre et de fromage, et le risque de maladies cardiaques.

Michael Steele
University of Guelph

Michael Steele, professeur à l’University of Guelph, a reçu l’ADSA Foundation Scholar Award in Dairy Production (ADSA). Dr Steele a été reconnu pour son innovation et son engagement en recherche et en enseignement dans le domaine de la nutrition et de la gestion des veaux et des vaches laitières. Sa passion de toujours pour l’amélioration de la nutrition et de la santé des bovins laitiers a mené à la création d’un programme de formation et de recherche hautement productif ayant un impact remarquable sur le secteur laitier canadien.

Dan Weary
University of British Columbia

Dan Weary, professeur à l’University of British Columbia, a reçu l’United Federation for Animal Welfare Medal for Outstanding Contributions to Animal Welfare Science de 2020 et le Zinpro Award for Excellence in Dairy Science (ADSA). Dr Weary est le co-fondateur du programme de bien-être animal de l’University of British Columbia (créé en 1997) et le cotitulaire de la Chaire de recherche industrielle du CRSNG en bien-être des bovins laitiers (une chaire co-financée par les PLC depuis 1997). Sa recherche a entraîné des changements aux normes de bien-être animal fondées sur la science et a produit des données scientifiques permettant l’élaboration de pratiques de gestion exemplaires pour l’alimentation, le logement, le contrôle de la douleur et la détection des maladies chez les bovins laitiers au Canada. Pour un résumé des résultats de recherche qu’il a produits à ce jour dans le cadre de la chaire du CRSNG, visitez le https://www.nserc-crsng.gc.ca/Chairholders-TitulairesDeChaire/Chairholder-Titulaire_fra.asp?pid=159.