Nouvelles données sur l’empreinte en eau de la production laitière

image003Le scientifique d’Agriculture et Agroalimentaire Canada Andrew VanderZaag, Ph. D., et ses collaborateurs de l’Université de Guelph, du MAAARO, de la Livestock Research Innovation Corporation et de l’Université Wilfrid-Laurier ont mesuré l’utilisation de l’eau dans des fermes de l’Ontario. Leur objectif était de calculer l’empreinte en eau de la production laitière et de cibler des options pratiques et économiques pour réduire l’utilisation de l’eau en vue d’une meilleure durabilité. Le projet a bénéficié d’un investissement par les producteurs ciblant la production laitière durable en vertu de la Grappe de recherche laitière 2 (2013-2018).

L’évaluation de l’empreinte en eau de la production laitière est une nouvelle façon de mesurer la quantité d’eau utilisée par litre de lait produit. Il s’agit d’un outil de développement durable utilisé pour comparer les rendements et aider les producteurs à quantifier les impacts de leurs actions en vue d’améliorer la préservation et la conservation de l’eau.

La conservation de l’eau aide non seulement les producteurs à améliorer la durabilité des fermes, mais profite également aux opérations des fermes laitières en permettant de :

  • Réduire la quantité d’électricité utilisée – parce que moins d’eau est pompée et chauffée pour le lavage;
  • Réduire les coûts du traitement de l’eau – selon la qualité de l’eau, il peut s’agir d’un facteur important;
  • Réduire les coûts du carburant – parce que réduire la quantité d’eau dans l’entreposage du fumier signifie un volume moindre à transporter de l’entreposage vers les champs pour l’épandage.

L’utilisation de l’eau

L’équipe de M. VanderZaag a mesuré l’utilisation de l’eau dans différentes fermes laitières de l’Ontario (stabulation entravée, stabulation libre et traite automatisée) et a testé de nouvelles méthodes de préservation de la qualité de l’eau.

Ils ont découvert que la quantité d’eau moyenne utilisée par jour pour le nettoyage du système de traite était de :

  • ~75 litres/jour/vache[i]pour un système de traite automatisée
  • ~30 litres/jour/vache pour la traite en stabulation entravée
  • ~21 litres/jour/vache pour une salle de traite en stabulation libre

L’équipe a également observé ce qui suit :

  • Les systèmes de traite automatisée utilisent plus d’eau par vache que les salles de traite et les systèmes de traite en stabulation entravée;
  • La consommation d’eau potable est étroitement corrélée avec la température ambiante maximale – ainsi, en minimisant le stress thermique, on peut réduire l’empreinte en eau du lait en diminuant la demande en eau et en augmentant la production laitière;
  • Les fuites d’eau à la ferme peuvent mener à d’importants gaspillages;
  • Les fuites d’eau peuvent être minimisées aux abreuvoirs en prévenant les débordements dus à un mauvais contrôle des flotteurs et des niveaux dans les réservoirs;
  • La réutilisation de l’eau peut contribuer à réduire la consommation d’eau – par exemple l’eau des refroidisseurs à plaques peut être complètement récupérée;
  • Une étude de cas menée dans deux fermes (l’une à stabulation libre et l’autre à stabulation entravée) a révélé que l’empreinte en eau se situe dans une plage de 4 à 7 litres d’eau par litre de lait produit.

Les pertes en eau et en éléments nutritifs 

VanderZaag et ses collaborateurs ont également mesuré à l’aide d’instruments sophistiqués les pertes en eau et en éléments nutritifs pendant plusieurs années dans des sites d’étude près d’Ottawa. Leur but était de mesurer les pertes d’eau dans l’air, dans les systèmes de drainage par canalisation et dans le traitement des effluents associés à la laiterie, et en fonction du moment de l’épandage du fumier. L’équipe a utilisé des modèles fondés sur les mesures afin d’évaluer, d’une part, l’effet de divers scénarios de gestion agricole sur l’empreinte en eau et, d’autre part, diverses options pour réduire cette empreinte.

Voici quelques-unes de leurs conclusions :

  • À l’échelle de l’ensemble de la ferme, plus de 99 % des pertes en eau engendrées par la production laitière proviennent des cultures et du pâturage, et le reste, de la consommation des bovins;
  • L’épandage du fumier au printemps réduit le lessivage de l’azote, comparativement à un épandage à l’automne;
  • Le fractionnement de l’épandage à deux moments distincts, à savoir lors de la plantation et lors de l’épandage entre les rangs, peut accroître davantage l’efficacité de l’azote si le taux d’épandage est ajusté selon les besoins des cultures;
  • L’épandage au printemps (avant la plantation, ou fractionné entre avant et après la levée) était bénéfique, peu importe le taux d’épandage d’azote;
  • L’accroissement de la luzerne dans les rotations a entraîné une diminution du niveau de pollution de l’eau et du lessivage du nitrate, et une réduction du lessivage d’azote par unité de rendement de l’azote, mais le rendement global a légèrement diminué.

Comment conserver l’eau et en préserver la qualité – NOUVEAUX feuillets d’information disponibles!

Deux nouveaux feuillets d’information produits par les Producteurs laitiers du Canada en consultation avec M. VanderZaag sont maintenant offerts afin d’aider les producteurs à accroître l’efficacité de leur ferme en matière d’utilisation de l’eau dans le cadre du programme proAction et de continuer à améliorer la durabilité dans leur ferme. Pour une copie des fiches, visitez la page suivante : RechercheLaitiere.ca.

 

« Si toutes les exploitations laitières du Canada réduisaient leur utilisation d’eau à l’étable de 1 %, environ 500 millions de litres d’eau seraient économisés chaque année », a expliqué M. VanderZaag.

 Messages à retenir :

  1. L’eau des refroidisseurs à plaques peut être récupérée et réutilisée (regardez la vidéo dans laquelle le producteur laitier Robin Flewwelling explique l’aménagement qu’il a réalisé pour récupérer et réutiliser l’eau des refroidisseurs à plaques);image002.jpg
  2. Les protocoles de nettoyage peuvent être optimisés, particulièrement pour les systèmes robotisés, afin de conserver l’eau;
  3. Le maintien d’un environnement frais pour les vaches en été peut entraîner une économie d’eau – la réduction du stress thermique est bénéfique pour les animaux et réduit leur consommation d’eau;
  4. Les fuites d’eau aux abreuvoirs peuvent être minimisées en prévenant les débordements dus à un mauvais contrôle des flotteurs et des niveaux dans les réservoirs.

[i]* Dans les systèmes de traite automatisée standards, la conservation de l’eau n’est habituellement pas le principal objectif (p. ex. nombre de cycles de lavage, préparation des trayons, système de chasse, lavage des sabots et du plancher).

 

Santé intestinale : un voyage intérieur

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Voici les faits saillants de l’édition 2018 du Symposium sur la nutrition et la santé présenté par les diététistes des Producteurs laitiers du Canada

Lors du symposium de 2018, des experts reconnus ont fait la lumière sur plusieurs sujets chauds en lien avec la santé intestinale, entre autres :

  • Comment le microbiote intestinal affecte la santé globale
  • Quand et comment appliquer la diète *FODMAP
  • Comment le yogourt peut favoriser la santé cardiométabolique
  • Stratégies pour gérer l’intolérance au lactose

*L’acronyme FODMAP réfère à : Fermentable, Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides et Polyols. On retrouve naturellement des FODMAP dans une grande variété d’aliments comme les fructanes, y compris les fructooligosaccharides (FOS) (artichaut, ail, oignons, blé et seigle), les galactooligosaccharides (GOS) (légumineuses), le lactose (dans le lait), le fructose en excès par rapport au glucose (poires, pommes et miel) et les sucres de type polyol (fruits à noyau, certains légumes et édulcorants artificiels). Source : www.savoirlaitier.ca

Karen Madsen, Ph. D., a fait une présentation sur le microbiome intestinal et son rôle dans la santé. Les humains ont évolué en même temps qu’un grand nombre de microorganismes qui exercent une profonde influence sur tous les aspects de notre santé et de notre bien-être. Une dysbiose, c’est-à-dire une modification de l’équilibre du microbiote intestinal, est associée à un large éventail de problèmes de santé, entre autres : les maladies inflammatoires de l’intestin, le syndrome de l’intestin irritable, les maladies auto-immunes, le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’obésité. Nous savons maintenant que l’alimentation joue un rôle clé dans la composition du microbiome intestinal et qu’un changement à l’alimentation peut modifier considérablement la composition et le métabolisme du microbiote.

Lire le résumé de cette présentation ou visionner sa webdiffusion ici.

 Jane Muir, Ph. D., qui fait partie des personnes à avoir mis au point la diète FODMAP, a souligné comment les diététistes peuvent utiliser cette diète dans leur pratique, en veillant à ce que les patients adoptent une approche en 3 étapes et n’excluent pas de groupes alimentaires essentiels. Par exemple, la phase initiale de la diète, c’est-à-dire la diète à faible teneur en FODMAP, devrait seulement durer de 2 à 6 semaines et devrait être suivie d’une phase de réintroduction visant à cibler toute sensibilité individuelle et à trouver un bon équilibre entre la maîtrise des symptômes et l’élargissement de la diète. Il est important de réintroduire les aliments afin d’améliorer la variété, l’apport en nutriments et l’inclusion sociale, et parce que certains FODMAP sont des prébiotiques1.

Lire le résumé de cette présentation ou visionner sa webdiffusion ici.

 André Marette, Ph. D., a parlé des données associées au yogourt et à la santé cardiométabolique. Des données convaincantes issues de multiples méta-analyses démontrent de façon constante une association inverse entre la consommation de yogourt et le risque de diabète de type 22.Des études suggèrent également que la consommation de yogourt pourrait contribuer au maintien d’un poids santé3. Les peptides bioactifs libérés au cours de la fermentation pourraient expliquer certains des effets bénéfiques de la consommation de yogourt sur la santé cardiométabolique de par leur rôle dans le microbiote intestinal.

Lire le résumé de cette présentation ou à visionner sa webdiffusion ici.

 Susan Barr, Ph. D., a présenté des données sur la prévalence de l’intolérance au lactose au Canada de même que des stratégies pour la gérer. L’intolérance au lactose, qu’elle soit réelle ou perçue, constitue un problème de santé potentiel pour de nombreux Canadiens. Environ 16 à 21 % des adultes au Canada se croient intolérants au lactose4,5. Or, cette situation peut entraîner l’exclusion des produits laitiers, ce qui peut faire en sorte qu’il soit plus difficile de répondre à ses besoins en calcium et en d’autres nutriments clés (même en prenant des boissons substituts et des suppléments). Les autorités en matière de santé conseillent aux personnes intolérantes au lactose de ne pas exclure les produits laitiers de leur alimentation. À cet égard, les professionnels de la santé peuvent collaborer étroitement avec leurs clients pour veiller à ce que les produits laitiers ne soient pas inutilement évités en misant sur des stratégies pratiques pour gérer l’intolérance au lactose.

Lire le résumé de cette présentation ou à visionner sa webdiffusion ici.

Vous pouvez lire le résumé des présentations ou visionner leur webdiffusion.

RÉFÉRENCES

  1. Tuck C et Barrett J. Re-challenging FODMAPs: the low FODMAP diet phase 2. J Gastroenterol Hepatol 2017;32:11-15.
  2. Drouin-Chartier JP et coll. Systematic review of the association between dairy product consumption and risk of cardiovascular-related clinical outcomes. Adv Nutr2016;7:1026-1040.
  3. Fernandez MA et coll. Yogurt and cardiometabolic diseases: a critical review of potential mechanisms. Adv Nutr2017;8:812-829.
  4. Barr SI. Perceived lactose intolerance in adult Canadians: a national survey. Appl Physiol Nutr Metab 2013;38:830-835.
  5. Dairy Farmers of Canada Nutrition Tracking. 2018.

Fiche interactive : 10 enjeux prioritaires des producteurs laitiers sur la gestion et la santé des vaches

Auteur: Meagan King, Université de Guelph

Dans le cadre de l’évaluation des besoins pour l’Étude laitière nationale (phase 1), près de 700 producteurs laitiers ont répondu à une enquête leur demandant d’identifier leurs priorités sur le plan de la gestion et des maladie des bovins laitiers. Le projet de recherche de cinq ans a été dirigé par David Kelton de l’Université de Guelph et ses collaborateurs dans le cadre de la Grappe de recherche laitière 2.

Le sondage a permis d’identifié les priorités suivantes des producteurs laitiers :

Principaux problèmes au niveau de la gestion

  1. Bien-être animal
  2. Santé reproductive
  3. Coûts des maladies
  4. Longévité / décès des vaches
  5. Santé du pis

Principaux problèmes au niveau des maladies

  1. Boiterie
  2. Mammite
  3. Diarrhée des veaux
  4. Avortements
  5. Maladies des voies respiratoires

L’équipe de la Grappe de recherche laitière a compilé des ressources liées aux principaux enjeux dans l’affiche interactive suivante. Faites défiler chaque priorité pour découvrir une fenêtre contextuelle contenant des sources d’informations sur chaque problème et comment y remédier.

 

Étude laitière nationale – Ressources sur la gestion de la traite, la prévention de la mammite et la boiterie

Trois VLOGs (blogues en vidéos) mettant en vedette des étudiants responsables des projets et des résultats sur la gestion de la traite, la prévention de la mammite et la boiterie dans l’Étude laitière nationale (Grappe de recherche laitière 2) sont maintenant disponibles sur la chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière :

Évaluer la boiterie chez les bovins laitiers avec Stephanie Croyle

La formation des évaluateurs : une étape clé pour l’Étude laitière nationale avec Stephanie Croyle

Comprendre l’adoption des meilleures pratiques de traite pour la santé du pis avec Emilie Belage

Vidéos gagnantes du concours « Ma recherche en 180 secondes »

Durant le Symposium sur la recherche laitière en février 2018, deux étudiantes ont gagné des prix pour leurs vidéos dans le cadre du concours pour les étudiants « Ma recherche en 180 secondes ». Catalina Medrano-Galarza, étudiante de l’Université de Guelph a remporté la première place (vidéo bilingue ci-dessous) et Meagan King de l’Université Guelph s’est classée en deuxième place (vidéo en anglais seulement). Félicitations aux deux étudiantes pour leur beau travail!

Pratiques de gestion et de santé des veaux utilisant le logement en groupes et des distributeurs automatiques de lait

Boiterie et la santé des vaches dans les systèmes de traite robotisée

 

 

 

Symposium sur la recherche laitière 2018 : Le transfert des résultats en action

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Le 9 février 2018, plus de 100 producteurs, intervenants, transformateurs, partenaires et chercheurs du secteur laitier provenant de partout au Canada ont pris part au Symposium sur la recherche laitière des Producteurs laitiers du Canada (PLC) au Château Laurier, à Ottawa. L’événement, qui avait pour thème Le transfert des résultats en action, a mis en lumière certains des résultats issus de la recherche scientifique menée dans les trois secteurs prioritaires ciblés pour la Grappe de recherche laitière 2 : nutrition et santé humaines, génétique et génomique, et production laitière durable.

Toutes les présentations et resources sont disponibles en ligne au RechercheLaitière.ca.

Voici certaines des principales conclusions scientifiques de la session sur Les produits laitiers : ces aliments complets :

  • Les produits laitiers et la prévention du diabète de type 2 : Dans l’étude PROMISE, la majorité des acides gras issus des produits laitiers étudiés ont un impact bénéfique sur la sensibilité à l’insuline et l’insulinosécrétion chez les personnes à risque élevé (DrAnthony Hanley, Université de Toronto).
  • Certaines caractéristiques des produits laitiers pourraient être responsables de nombreux résultats positifs associés à leur consommation, notamment un meilleur métabolisme du glucose et une suppression de l’appétit. La consommation de produits laitiers entre les repas comme collation privilégiée et aux repas avec des glucides devrait être encouragée en tant que moyen de réduire les coûts des soins de santé publics associés à l’obésité et au diabète (DrHarvey Anderson, Université de Toronto).
  • Une première étude canadienne fournit des données scientifiques selon lesquelles le lait et les produits laitiers sont des facteurs importants dans l’atteinte de la santé des os durant l’adolescence, particulièrement chez les filles (DreHope Weiler, Université McGill).
  • De plus en plus de données suggèrent que les produits laitiers ont un impact bénéfique sur le syndrome métabolique et les troubles cardiométaboliques. (Le syndrome métabolique est diagnostiqué lorsqu’au moins trois des cinq troubles médicaux suivants sont présentes : obésité abdominale, hypertension, glycémie élevée, taux élevés de triglycérides sériques et faibles taux de lipoprotéines de haute densité (HDL). Le syndrome métabolique est associé au risque de développer une maladie cardiovasculaire et le diabète de type 2.) La consommation de produits laitiers des Canadiens est en deçà des recommandations dans la plupart des groupes d’âge depuis 2004 (selon les données de l’enquête nationale), et les stratégies de promotion devraient être plus précises et viser les groupes d’âge dont la consommation est plus faible et mettre l’accent sur le rôle des produits laitiers dans la santé (Dr Hassan Vatanparast, Université de la Saskatchewan).
  • Des données issues d’études cliniques et épidémiologiques indiquent que la consommation de produits laitiers, sous diverses formes, est soit bénéfique ou neutre quant à l’association avec les résultats cardiovasculaires et qu’elle n’a aucun effet nuisible apparent sur les facteurs de risque cardiométaboliques (Jean-Phillippe Drouin-Chartier, Université Laval).

Des principales conclusions de la session intitulé, Génétique et génomique – Des outils pour améliorer les entreprises laitières :

  • La sélection génomique est très payante pour le producteur laitier canadien – elle est plus efficace et rapide pour tous les caractères et la sélection pour de nouveaux caractères affecte les coûts de production (santé, fertilité, longévité des vaches).
  • Dans le futur, la sélection génétique aura un impact sur l’amélioration de la qualité du produit.

Ateliers interactifs : 

Trois ateliers interactifs animés par des experts canadiens ont mis en lumière des résultats qui permettront d’améliorer les pratiques dans les fermes grâce à des stratégies de prévention de la mammite, à un meilleur confort des vaches, à de meilleurs soins pour les veaux et à la prise en charge des obstacles liés à la transition vers des systèmes de traite automatisée (STA). Restez à l’affût du bloguerecherchelaitiere.ca pour les publications à venir sur les résultats des ateliers et des ressources disponibles!

Certaines des principales conclusions de la session sur les Nouvelles données scientifiques pour la durabilité laitière : 

Des présentations sur les pratiques de conservation de l’eau dans les fermes laitières, l’amélioration de la génétique et des pratiques de gestion pour accroître l’énergie des fourrages et les changements qui seront apportés à la teneur en protéines recommandée par le Conseil national de recherches (CNR) pour la ration des vaches laitières ont également été données par des scientifiques d’AAC.

  • L’eau utilisée à l’étable totalise de 4 à 7 L par litre de lait produit.
  • Des bonnes pratiques pour conserver l’eau inclut : recycler toute l’eau des refroidisseurs à plaques, amélioration des protocoles de nettoyage et confort des vaches l’été; réduire les pertes de nutriments (lessivage, ruissellement, eau de lavage) et la consommation d’énergie réduisent également l’empreinte hydrique.
  • Les petits changements comptent vraiment pour le secteur laitier dans son ensemble – si toutes les fermes laitières réduiraient leur utilisation d’eau par 1 pour cent, 500 000 000 litres d’eau pourraient être conservés.
  • Augmenter la production et l’utilisation des mélanges à base de luzerne est une stratégie durable pour améliorer la rentabilité à la ferme et réduire l’empreinte environnementale de l’industrie laitière canadienne.
  • Amélioration des estimations des apports et des besoins = meilleure formulation des rations – augmente le revenu net à la ferme et diminue l’empreinte environnementale.

Plus d’articles sur les résultats générés par la Grappe de recherche laitière 2 seront publiés au cours des prochains mois à bloguerecherchelaitiere.ca afin de transférer des connaissances pour prendre action!

FermesLaitieresPlus.ca Webinaire de formation en ligne : apprenez comment utiliser l’outil pour améliorer la durabilité de votre ferme laitière

Un webinaire de formation est maintenant accessible sur la chaîne YouTube de la Grappe de recherche laitière au : https://youtu.be/8ORhgwDNq1k. Accédez au webinaire préenregistré en tout temps pour savoir comment utiliser l’outil d’évaluation de la durabilité des fermes laitières FermesLaitieresPlus.ca en vue d’atteindre vos objectifs en matière de développement durable. L’outil en ligne vous offre les possibilités suivantes :

  1. Apprendre et évaluer la durabilité de votre ferme au moyen d’un questionnaire d’autoévaluation, et accéder à plus de 110 bonnes pratiques de gestion (BPG) dans la bibliothèque des BPG;
  2. Mesurer et comparer votre empreinte environnementale par rapport aux moyennes provinciales et nationales. En déterminant l’empreinte environnementale de votre ferme, vous obtenez une mesure de référence qui servira à évaluer votre performance en matière de durabilité d’année en année; et
  3. Agir – Utilisez cette section pour personnaliser votre plan d’action et établir vos priorités en fonction des recommandations de l’outil et de vos préférences ou avantages escomptés.

De nombreux producteurs laitiers ont déjà participé au webinaire, qui ne prend qu’environ 30 à 40 minutes à visionner. Accédez à l’outil à FermesLaitieresPlus.ca et consultez le manuel d’instructions lorsque nécessaire pour optimiser votre temps en ligne.

Lorsque vous aurez terminé, donnez-nous vos suggestions et votre rétroaction pour améliorer l’outil en remplissant le sondage de satisfaction en ligne à : http://sgiz.mobi/s3/AGECO-FLPLUS.

Pour de l’information ou des questions, veuillez communiquer avec Édouard Clément d’AGÉCO à edouard.clement@groupeageco.ca ou Shelley Crabtree à shelley.crabtree@dairyresearch.ca (Grappe de recherche laitière).

Une première étape vers l’amélioration de la santé des onglons : la Dermatite digitale

Le Canada publiera ses premières évaluations génétiques et génomiques de la Dermatite digitale (DD) en décembre 2017, ce qui constitue la première étape vers l’amélioration génétique directe de la santé des onglons chez les sujets Holstein canadiens. Cet exemple de réussite est le résultat de différentes initiatives de recherche réalisées depuis 2009, et dont le point culminant a été un projet national mené par l’Université de Guelph et suivi du développement d’évaluations génomiques de la Dermatite digitale chez les Holstein.

Collecte de données provenant de fermes canadiennes

b23Les producteurs laitiers reconnaissent que la boiterie est le principal problème de santé et de bien-être chez les animaux, avec une importante incidence économique à la ferme. Dans un effort visant à procurer aux producteurs de meilleurs renseignements en matière de gestion, incluant les évaluations génétiques, le Hoof Supervisor SystemMC a été sélectionné pour que les pareurs d’onglons partout au Canada recueillent des données détaillées liées aux 19 lésions aux onglons que l’on retrouve dans douze régions sur chacun des huit onglons. Ce système de collecte de données inclut un flux de données transmises par chaque pareur à la base de données nationale du contrôle laitier canadien, puis au Réseau laitier canadien (CDN).

Parmi les plus importantes lésions du sabot répertoriées, la dermatite digitale a un taux d’incidence de 18 % chez les vaches présentées aux pareurs et une héritabilité de 8 %. Pour cette raison, CDN a élaboré un système d’évaluations génétiques et génomiques spécifiquement destinées à améliorer la résistance à la dermatite digitale chez les Holstein. Les premières évaluations de la Dermatite digitale (DD) seront officiellement publiées en décembre 2017 et seront basées sur 300 000 relevés recueillis auprès de 125 000 vaches dans 1 200 troupeaux par 70 pareurs de sabots.

Les producteurs souhaitant utiliser ce nouveau caractère pour la gestion du troupeau et l’amélioration génétique devraient encourager leur pareur d’onglons à acheminer leurs données au système national de collecte et travailler avec leur représentant de CanWest DHI ou de Valacta pour que les données sur leur troupeau soient acheminées à CDN.

Évaluations génétiques

Dans le cas de la Dermatite digitale (DD), CDN a introduit une nouvelle méthodologie de pointe visant à calculer l’évaluation génétique de chaque animal, qui devient automatiquement une évaluation génomique pour les animaux génotypés. Pour pouvoir obtenir une épreuve officielle pour la Dermatite digitale, les taureaux doivent avoir des données rapportées par les pareurs d’onglons pour des filles dans au moins cinq troupeaux différents et une Fiabilité minimum de 70 % après que toute l’information génomique disponible ait été incluse. Compte tenu du volume de données actuellement disponibles, plus de 2 500 taureaux Holstein dépassent ces exigences. Cela signifie qu’environ les deux tiers des meilleurs taureaux éprouvés selon l’IPV obtiendront une épreuve officielle pour la Dermatite digitale. Par ailleurs, chaque taureau génotypé, qu’il soit éprouvé ou non, obtiendra une évaluation génomique pour ce caractère et la Fiabilité de la plupart des jeunes taureaux génomiques en I.A. excédera 60 %. Les valeurs moyennes de la Fiabilité sont plus élevées chez les taureaux éprouvés, atteignant plus de 80 % pour ceux avec un IPV officiel au Canada et 67 % en moyenne pour ceux avec un IPV MACE au Canada. Toutes les femelles obtiendront aussi une évaluation de la Dermatite digitale et les niveaux de Fiabilité excéderont généralement 60 % chez les génisses et les vaches génotypées.

En ce qui concerne tous les caractères fonctionnels, l’épreuve moyenne pour la DD des taureaux est établie à 100. Les taureaux avec une Valeur d’élevage relative (VÉR) plus élevée devraient avoir une proportion plus élevée de filles en santé, comme l’indique la Figure 1. En moyenne, 82 % des filles de taureaux avec un indice de 100 ne devraient subir aucun cas de dermatite digitale et ce pourcentage augmente de 1 % pour chaque hausse d’un point dans la VÉR de la Dermatite digitale. Avec une héritabilité de 8 %, ces évaluations donnent la possibilité, lors de la sélection de taureaux, de réduire l’incidence de la dermatite digitale dans le troupeau, conjointement avec de bonnes pratiques de gestion de troupeau associées à une amélioration de la santé des onglons.

Pour information : www.cdn.ca

 

Symposium sur la recherche laitière 2018 – Des résultats pour prendre action

Joignez-vous à nous vendredi le 9 février 2018 à l’hôtel Château Laurier, Ottawa, Ontario de 8 h 00 à 15 h 00 pour la conférence de synthèse de la Grappe de recherche laitière 2 des PLC pour 2018. Les résultats issus de la recherche seront présentés dans un format pratique et portera sur des sujets tels que Génétique et génomique : des outils pour améliorer les entreprises laitièresLes produits laitiers : ces aliments complets et Nouvelles données scientifiques sur la durabilité laitière. 

symposium_recher_017_freTrois ateliers interactifs seront animés par les plus grands spécialistes au Canada dans le domaine. Les sujets de ces trois ateliers seront :

  1. Les facteurs des systèmes de traite automatisée affectant la santé, la productivité et le bien-être;
  2. Le référencement du bien-être animal et les nouvelles pratiques relatives aux soins prodigués aux veaux laitiers; et
  3. Les coûts de la mammite et les stratégies de prévention émergentes.

La détection automatisée des chaleurs fonctionne aussi bien que les protocoles de synchronisation et fournit des données sur la fertilité

La détection automatisée des chaleurs fonctionne aussi bien que les protocoles de synchronisation et fournit des données sur la fertilité

Auteurs : Dr Ronaldo Cerri (Université de la Colombie-Britannique) et Meagan King, (Post-doc, Université de Guelph)

Pourquoi les moniteurs d’activité automatisés (MAA) sont-ils de plus en plus populaires sur les fermes laitières canadiennes? La recherche financée par les PLC a montré que les MAA peuvent fonctionner aussi bien que les protocoles de synchronisation tout en prédisant également quelles vaches seront les plus fertiles.

Les colliers attachés au cou ou les podomètres attachés à la patte sont actuellement utilisés sur 10 % des fermes laitières canadiennes comme principale stratégie de gestion de la reproduction (> 50 % des inséminations). La détection visuelle des chaleurs et l’insémination artificielle (IA) à temps prédéterminé sont encore davantage utilisées que les MAA, mais cela pourrait changer puisque l’utilisation d’hormones fait de plus en plus l’objet d’une haute surveillance.

Deux essais importants sur le terrain en Ontario et en Colombie-Britannique (financés par la Grappe de recherche laitière 2 et supervisés par le Dr Ronaldo Cerri de l’Université de la Colombie-Britannique et les étudiants Tracy Burnett, Augusto Madureira et Liam Polsky) ont révélé que les programmes de reproduction utilisant les MAA pour la détection des chaleurs sont aussi efficaces que ceux qui se fondent largement sur les protocoles de synchronisation.

Les vaches reproductrices, selon les données des MAA, avaient des taux de gestation similaires par IA et par jours ouverts comparativement à ce qui était observé avec un programme strict d’IA à temps déterminé (programme « Presynch-Ovsynch »). Dans le but d’améliorer l’exactitude de la détection des chaleurs et l’utilisation des données des MAA pour la prise de décisions de gestion à la ferme, le groupe de recherche du Dr Cerri étudie comment les périodes d’œstrus et leur intensité sont liées à l’ovulation, à la fonction ovarienne/utérine, à la fertilité et au rendement des programmes de reproduction des vaches laitières.

Les chercheurs ont aussi découvert que les vaches ayant des chaleurs intenses et des changements importants de leur activité (durant l’œstrus spontané et induit) avaient de meilleurs taux de gestation par IA et étaient plus fertiles, comparativement aux vaches ayant des chaleurs de faible intensité qui présentaient plus fréquemment un défaut d’ovulation. De plus, les vaches se retrouvant parmi les 25 % les plus productives avaient les chaleurs les moins intenses et les plus courtes. Les vaches plus âgées, celles ayant un état de chair faible, et celles ayant un indice température-humidité élevé (plus de 65) ont également montré un comportement œstral plus faible.

Dans l’essai sur le terrain mené en Colombie-Britannique, il y avait une variation importante entre les fermes quant au rendement des programmes basés sur la détection des chaleurs, probablement parce que les MAA sont plus sujets aux variations entre les fermes que les protocoles établis d’IA à temps déterminé. Cela signifie que le meilleur programme de reproduction pour chaque ferme peut varier selon les forces de la ferme, particulièrement selon qu’elles parviennent mieux à utiliser les MAA ou les horaires d’injection correctement et uniformément. Les vaches anovulatoires et celles ayant une mauvaise santé des pattes peuvent également altérer le rendement des programmes de reproduction utilisant les MAA.

Ultimement, il faudrait tenir compte des différences de points de vue et de préférences des producteurs laitiers canadiens (mis en évidence dans un sondage national effectué par José Denis-Robichaud) au moment de choisir les outils optimaux de gestion de la reproduction. Par exemple, les producteurs ont différentes opinions sur les hormones de reproduction en ce qui concerne leur rentabilité et leurs effets à long terme sur la fertilité. Cependant, pour les fermes qui obtiennent déjà des taux de conception de 30 à 35 % en pratiquant la mise à la reproduction durant l’œstrus, cela restera plus rentable que d’effectuer les protocoles complets de synchronisation.